Cole Caufield : L'ascension d'une étoile du hockey

Cole Caufield, jeune attaquant talentueux, s'est rapidement imposé comme un joueur clé des Canadiens de Montréal. Son parcours, marqué par des performances impressionnantes et une détermination sans faille, en fait une figure montante de la Ligue Nationale de Hockey (LNH). Cet article explore son impact sur l'équipe, son évolution sous la direction de Martin St-Louis, et les perspectives d'avenir qui s'offrent à lui.

Un collectif soudé et une culture renouvelée sous Martin St-Louis

Sous la direction de Martin St-Louis, le plan de jeu des Canadiens de Montréal s’est affirmé autour de principes clairs, mais aussi d’une évolution stratégique notable. St-Louis a misé sur une approche axée sur la rapidité d’exécution, la créativité offensive et l’engagement collectif, tout en demandant à ses joueurs d’être plus agressifs afin de passer moins de temps à défendre et de déstabiliser l’adversaire.

Son système privilégie la transition rapide et encourage les défenseurs, même très jeunes, à soutenir l’attaque, ce qui a permis à des joueurs comme Lane Hutson de s’illustrer cette saison.

Sur le plan défensif, St-Louis a introduit une couverture hybride, mélangeant le marquage homme à homme et la couverture de zone, une stratégie inspirée par les récents champions de la Coupe Stanley. Cette approche vise à offrir plus de flexibilité, mais elle exige une grande compréhension tactique et une communication constante entre les joueurs.

Si cette structure a parfois exposé les plus jeunes défenseurs à des situations difficiles en début de saison, St-Louis est resté convaincu que le système finirait par porter ses fruits à long terme, préférant miser sur l’apprentissage et la responsabilisation de ses joueurs plutôt que sur la simplification du jeu.

L’entraîneur insiste également sur l’attitude et la volonté en zone défensive, rappelant que l’exécution doit être sans hésitation et que la discipline collective fait la différence dans une ligue aussi compétitive.

Selon lui, « chaque situation est différente, mais pour moi, ça commence avec les joueurs… Si vous ne comprenez pas quand c’est noir ou blanc, vous ne pouvez pas jouer dans cette ligue! À mes yeux, vous devez avoir un rythme et une volonté de travailler en zone défensive. Ça commence avec votre attitude ».

Malgré les critiques et les moments difficiles, notamment lors du pire début de saison sous son mandat, St-Louis a su garder le cap, motivant ses joueurs à tout donner lors des matchs décisifs : « On ne veut pas quitter ce match avec des regrets. On n’aura pas l’occasion de recommencer, alors il faut tout laisser sur la glace ».

Sa capacité à maintenir la confiance du groupe et à ajuster son approche, tout en restant fidèle à ses principes, a été un facteur déterminant dans le redressement du CH cette saison.

Montembeault qui souhaitait « continuer de s’améliorer et, en tant que gardien, d’être constant, de donner une chance à l’équipe de gagner tous les soirs. », s’est imposé comme numéro un avec un taux d’arrêts de .899 (25e NHL) et une moyenne de 2,90, tandis que Dobes devenu doublure en milieu de saison, a brillé en relève (.909, 2,63 GAA, 10e NHL chez les gardiens avec au moins 10 matchs joués).

L'impact de l'arrivée d'Ivan Demidov

L’arrivée d’Ivan Demidov a insufflé un souffle nouveau pour l’attaque des Canadiens. Repêché en 2024 et tout juste débarqué de la KHL, le jeune Russe de 19 ans a été accueilli en véritable héros par les partisans. Dès son premier match, il a inscrit un but et une passe, démontrant déjà son flair offensif et son aisance sur la grande scène nord-américaine.

« C’est fou! J’ai ressenti l’amour des partisans, c’est cool. » - Ivan Demidov

« C’est fou comme ça semble facile pour lui. En plus, il a fait des replis défensifs, il a soulevé des bâtons et il a créé des chances de marquer pour tout le monde. Il est très spécial. » - Lane Hutson, à propos d’Ivan Demidov

Ses coéquipiers n’ont pas caché leur enthousiasme face à ce nouveau talent, qui a immédiatement créé des occasions et dynamisé l’attaque montréalaise. Demidov, auteur de 49 points en 65 matchs dans la KHL avant son arrivée, s’impose comme un atout majeur pour le présent et l’avenir du club.

Une progression mesurable et une identité compétitive retrouvée

Le redressement des Canadiens s’appuie sur une progression mesurable dans les statistiques avancées, l’éclosion de jeunes piliers, l’apport stabilisateur d’Alexandre Carrier et la force du collectif insufflée par Martin St-Louis. Si le CH demeure perfectible dans la création d’occasions de grande qualité (26e NHL), il a franchi un cap majeur et retrouve enfin une identité compétitive et une base solide pour l’avenir.

Un avenir rempli d’espoirs avec l’arrivée d’Ivan Demidov qui a électrisé le Centre Bell et tout le Québec. Sa présence, combinée à l’éclosion de Suzuki, Caufield et Hutson, laisse entrevoir une attaque redoutable pour les prochaines saisons et une dynamique renouvelée dans la quête d’un retour durable parmi l’élite de la LNH que nous ne manquerons pas de suivre.

Mais il y a aussi et surtout les jeunes Lane Hutson (20 ans) et Cole Caufield (24 ans). Le premier, défenseur de son état, dispute sa première saison pleine de NHL et a déjà inscrit 31 points. Il est à la lutte en ce moment pour le trophée de meilleur « rookie » de la saison (joueur de première année). Caufield joue, lui, à Montréal depuis quatre ans. Il est actuellement le sixième meilleur buteur (ex aequo) du Championnat avec 23 buts, dont cinq lors des cinq derniers matches.

Pour encadrer tout ce beau monde, la formation québécoise se repose sur Nick Suzuki, qui avait pris part à la finale en 2021, actuel meilleur marqueur de Montréal avec 42 points. Des cadres de l'équipe, il est un des rares à avoir connu les play-offs et la pression inhérente. Un manque qui pourrait toucher les Canadiens s'ils parviennent à se qualifier pour les phases finales.

Alexandre Texier : Une rédemption à Montréal

« Texier, Texier, Texier ». Le 8 janvier dernier, les spectateurs du Center Bell, la salle des Canadiens de Montréal, scandent à l’unisson le nom de leur Frenchy préféré. Alexandre Texier vient d’inscrire un triplé lors du succès (6-2) contre Florida lors d’un match de saison régulière de la NHL (Ligue de hockey sur glace professionnelle nord-américaine).

Dès son arrivée là-bas, Alexandre Texier se montre efficace avec sa nouvelle équipe. Son coach lui fait confiance au point de l’inclure dans le premier trio d’attaquants aux côtés des deux stars de la formation québécoise, Cole Caufield et Nick Suzuki. Résultat : en 30 rencontres avec les Canadiens, « Tex » totalise 17 points (10 buts et 7 passes décisives).

Très proche de sa famille, cet affectif bénéficie également du soutien de sa mère qui l’a rejoint au Canada.

Aujourd’hui, il peut désormais regarder devant lui. Son nouveau statut est forcément un plus pour cette équipe de France en manque de talents. « Alexandre veut être performant aux Jeux olympiques, c’était un de ses gros objectifs en début de saison, insiste Fabrice Texier. Il aime l’équipe de France et veut représenter au mieux son pays.

Les probabilités de la série selon NLice Data

Alors que les séries éliminatoires de la NHL battent leur plein, l’affrontement entre les Capitals de Washington et les Canadiens de Montréal suscite beaucoup d’intérêt. Pour éclairer les chances de chaque équipe, nous nous tournons vers le modèle prédictif NLice Data.

Les Capitals de Washington : Légèrement Favoris

Selon les données de NLice Data, Washington possède une probabilité globale de 56% de remporter la série face à Montréal. Le modèle détaille également les chances de victoire en fonction du nombre de matchs nécessaires :

  • Victoire en 4 matchs : 8%
  • Victoire en 5 matchs : 15%
  • Victoire en 6 matchs : 17%
  • Victoire en 7 matchs : 17%

Ces chiffres suggèrent que, bien qu’une victoire rapide en quatre ou cinq matchs soit moins probable, Washington a des chances solides de s’imposer si la série s’étend, avec des probabilités similaires pour une victoire en six ou sept rencontres.

Les Canadiens de Montréal : L’étincelle nécessaire ?

De leur côté, les Canadiens de Montréal affichent une probabilité totale de victoire de 44%. Voici la répartition de leurs chances selon la durée de la série :

  • Victoire en 4 matchs : 5%
  • Victoire en 5 matchs : 10%
  • Victoire en 6 matchs : 14%
  • Victoire en 7 matchs : 14%

Bien que partant avec un léger désavantage selon le modèle, Montréal a tout de même des chances non négligeables de renverser la vapeur, surtout si la série s’étire. Les probabilités d’une victoire en six ou sept matchs sont encourageantes pour les partisans des Canadiens.

Tableau des Probabilités de Victoire

Équipe Probabilité Totale de Victoire Victoire en 4 matchs Victoire en 5 matchs Victoire en 6 matchs Victoire en 7 matchs
Capitals de Washington 56% 8% 15% 17% 17%
Canadiens de Montréal 44% 5% 10% 14% 14%

En novembre, après un mois de saison régulière de NHL, les Canadiens de Montréal pointaient dans le bas de classement de leur Division et de la conférence Est, avec seulement quatre victoires en 15 rencontres. Rien de surprenant. Depuis trois saisons, et après leur qualification surprise pour la finale en 2021 (battue par Tampa Bay), la franchise québécoise, pourtant équipe mythique de la ligue pro nord-américaine avec ses 24 titres de champion, figurait parmi les dernières places.

Mais, un peu avant les fêtes de fin d'année, les Canadiens ont su réagir et restent désormais sur une série de neuf victoires lors de leurs 11 derniers matches. Surtout, Montréal gagne en déplacement et chez certaines des meilleures équipes de NHL : 4-0 contre les Florida Panthers, les champions en titre, le 27 décembre ; 5-2 à Tampa Bay le lendemain ; 3-2 à Las Vegas, le champion 2023, le 30 ; 2-1 (t.a.b.) face à Colorado le 4 janvier, et enfin 3-2 (a.p.) à Washington, n°1 de la conférence Est, vendredi.

Actuellement, les Canadiens ne sont que cinquièmes de la Division Atlantique et dixièmes à l'Est. La faute à leur mauvais début de saison. Mais ils ne sont désormais plus qu'à un point des Columbus Blue Jackets, pour l'instant huitièmes et derniers qualifiables pour les play-offs, alors que la mi-saison de NHL est atteinte. Plusieurs raisons expliquent l'accumulation de bonnes performances du côté des « Habs » (l'un des surnoms officieux de l'équipe, diminutif des « Habitants »).

Le retour de Laine et l'arrivée de Carrier

Avant le début de la saison, l'équipe entraînée par Martin Saint-Louis (en poste depuis trois ans ; au Hall of Fame en tant que joueur après 16 ans de carrière, principalement à Tampa Bay, champion et MVP de la saison en 2004) a vécu un coup dur, en perdant sur blessure (genou) l'attaquant finlandais Patrik Laine, qui venait d'être recruté. Mais celui-ci est revenu au jeu en décembre et a marqué huit buts en seulement 13 matches.

Les Canadiens ont également fait l'acquisition mi-décembre du défenseur Alexandre Carrier, qui jouait depuis 2016 à Nashville. « Il s'agissait d'ajouter quelqu'un qui pouvait jouer [...] des minutes contre des MacKinnon, des McDavid ou des Matthews (les stars de la NHL) », a expliqué Kent Hughes, le manager général de Montréal sur le site de la NHL, à propos du recrutement de Carrier.

Le gardien Jakub Dobes

La franchise de Québec a également lancé un nouveau gardien, comme doublure du titulaire Sam Montembeault. Âgé de 23 ans, le Tchèque Jakub Dobes, qui évoluait dans l'équipe-filiale de Laval en AHL, la D2 nord-américaine, a disputé trois matches depuis la fin du mois de décembre. Bilan : trois victoires.

Les Canadiens peuvent également compter sur leurs quatre lignes en attaque, puisque la quatrième, composée de Jake Evans, Emil Heineman et Joel Armia, s'est montrée productive dernièrement.

Absence aux Jeux Olympiques de Milan

Jugés trop frêles par le staff des États-Unis, Cole Caufield et Lane Hutson ne figurent pas dans la liste des 25 Américains sélectionnés pour les Jeux de Milan en février. Bill Guerin, le manager général de la sélection des États-Unis, avait prévenu fin novembre auprès de The Athletic : « Peu importe à quel point tu es doué offensivement, si tu ne peux pas mettre de mises en échec, ce n'est probablement pas le tournoi pour toi. »

Et pourtant, Caufield, auteur de 20 buts cette saison, et Hutson, élu rookie de la saison dernière, avaient de bons arguments à faire valoir malgré leur taille (1,73 m et 1,75 m). Mais le staff du Team USA, prétextant les dimensions inhabituellement petites de la patinoire du tournoi (60 mètres sur 26, contre 61 sur 30 selon les règles internationales), a fait le choix de la robustesse en préférant notamment Tage Thompson (Buffalo Sabres) pour accompagner en attaque sa star Auston Matthews (Toronto).

Plus surprenant, l'ailier des Dallas Stars Jason Robertson, pourtant meilleur pointeur américain cette saison en NHL du haut de son mètre 90 (24 buts, 24 mentions d'aide), a lui aussi été snobé alors que Matthew Tkatchuk, qui n'a plus joué depuis le 18 juin et le nouveau sacre des Florida Panthers à cause d'une blessure aux adducteurs, fera le voyage à Milan avec son frère Brady.

Matchs de la Lettonie

La Lettonie rêve encore aux quarts de finale, mais n’a plus son destin en mains. Cole Caufield entre en zone, donne une passe-abandon pour son capitaine Brady Tkachuk. Zīle tente sa chance de la bleue, Lindgren capte de la mitaine. Un tir de l’aile de Zīle est repoussé par Lindgren, et Tralmaks saute sur le rebond. Sur l’engagement, Daugaviņš remonte le palet à la bleue vers Mamčics, qui lance à travers le trafic et rend le match très intéressant (3-4). Deux buts en seize seconde !

Eduards Tralmaks (attaquant de la Lettonie) : « Bien sûr, il y a de la déception en ce moment, c’est indéniable. Mais la plus grande joie est que nous n’ayons jamais abandonné. Nous y croyions tous. Jouer le dernier match contre les Américains et croire que nous pouvons les vaincre et atteindre les quarts de finale, c’est quelque chose d’irréaliste.

Kaspars Daugaviņš (attaquant de la Lettonie) : « Personne ne conteste que nous pourrions avoir plus de savoir-faire, mais nous avions plus de cœur, de caractère, d’âme. Je suis fier des gars qui n’ont abandonné à aucun moment. Nous nous sommes battus à 1-4, où nous pouvions théoriquement jouer jusqu’à la fin et rentrer à la maison nous reposer. Nous avons trouvé un moyen de rendre le match intéressant. »

Mardi 21 mai 2024, 16h20. Ostravar Arena, Tchéquie. 0-3 à 22′34′′ : Caufield assisté de Boldy et Tkachuk (sup.

Octobre est déjà terminé et la NHL

Avec 9 victoires sur 13 possibles, Montréal s’illustre à la première place de la division Atlantique. Bien que cette équipe n’ait pas arrêté de progresser depuis l’année passée, ce bilan est encore plus encourageant. Malgré des lacunes défensives persistantes, leur attaque (deuxième meilleure de la ligue avec trois autres formations) est en forme olympique. Portée notamment par Caufield, meilleur co-buteur de la NHL, et Suzuki, leader sur les passes. Les Canadiens, bien soutenus par leur public, ne lâchent jamais rien, avec un mental d’acier qui en veut, mais aussi un collectif où toutes les lignes participent. Plus de dix joueurs comptent six points ou plus.

Montréal continue très bien son développement et doit, en grande partie, sa première place à ce joueur. Ce buteur pur montre qu’il a les épaules pour faire gagner son équipe en toute circonstance : tirs puissants, finesse, il réussit tout ce qu’il entreprend. Bien aidé par le meilleur passeur de la ligue, Suzuki, Caufield a tout pour faire une grande saison. Seulement 21 ans pour ce joueur et sa deuxième saison complète dans la grande ligue. Il montre qu’il a les qualités d’un scoreur pur, qui se créé de nombreuses occasions et également co-meilleur buteur avec 10 buts en seulement 12 matchs et une moyenne de « seulement » 18 minutes de jeu.

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