La ville de Boston est intimement liée à ses équipes sportives, incarnant une passion et une fierté inégalées. Parmi elles, les Boston Bruins occupent une place spéciale dans le cœur des habitants. Cet article explore l'histoire riche et passionnante des joueurs de hockey qui ont marqué cette franchise emblématique.

Les Bruins de Boston partagent le stade des Celtics, le TD Garden (aussi appelé « The Vault »). Les Celtics de Boston sont une équipe de basketball de la National Basketball Association (NBA), fondée en 1946. Les Celtics ne sont pas l’équipe de Basketball dont on entend le plus parler ces dernières années, mais elle reste pourtant la franchise la plus titrée de la NBA, avec un total de 17 titres de Champions de NBA. Les C’s de Boston restent les ennemis jurés des Lakers de Los Angeles, qu’ils ont affronté 12 fois en finale de Championnat de la NBA.
Une saison régulière 2022-23 historique
La saison régulière 2022-23 des Boston Bruins restera gravée dans les annales de la Ligue nord-américaine de hockey sur glace, la fameuse NHL. Les Bruins ont amélioré de trois points le record de 132 points établi par Montréal en 1976-77. Les Bruins l’ont conclue ce jeudi avec une 65e victoire et un total de 135 points.
Pour signer ce record, les Bruins se sont ainsi imposés 5-4 à Montréal, avec notamment un but de David Pastrnak. Son 62e de la saison ! Une saison pour l’histoire, qu’il faudra désormais transformer en exercice légendaire avec la Coupe Stanley au bout des play-offs.
Lors du 1er tour des play-offs NHL, qui débutent le 17 avril, les Bruins (six Coupes Stanley remportées, la dernière fois en 2011), seront opposés aux Florida Panthers. Mais ce record n’est pas forcément un bon présage pour les Bruins : Détroit et Tampa Bay ne sont pas parvenus à remporter la Coupe Stanley, le titre suprême, après leur saison régulière record.
Fabian Lysell : un jeune talent prometteur
Le 15 octobre 2022, Fabian Lysell marquait son premier but en AHL. Le prospect des Boston Bruins évolue dorénavant à Providence, dans le club-école de l’équipe noire et or. C’est donc sans surprise qu’en 2020, le natif de Göteborg est choisi par l’équipe de Colombie-Britannique lors de la Draft d’Import (dédiée aux joueurs internationaux) de la Ligue canadienne de Hockey, en 1re ronde (30e choix).
Puis arrive le 8 décembre 2020. Lysell demande à jouer dans un club de la SHL, l’élite suédoise. Une manière d’accélérer son développement. Il joue 26 matchs, mais sa production diminue drastiquement. Qu’importe, Fabian Lysell joue face à des joueurs au gabarit plus imposant et gagne de l’expérience en attendant les sirènes de la NHL.
Fin mai 2021, le Service de recrutement de la NHL classe Lysell 9e joueur européen. The Hockey News compare même le suédois à Brock Boeser. En effet, on loue la capacité du joueur à mettre le palet au fond des filets tout en insistant sur les capacités de développement de l’équipe junior de Frolunda.
Pour s’adapter aux patinoires nord-américaines, Fabian Lysell prend le chemin des Vancouver Giants pour la saison 2021-2022. Là, ses qualités de playmaker s’expriment totalement au contact de joueurs de sa génération. Le résultat ? 53 matchs, 22 buts et 40 assistances. Un total de 62 points en saison régulière. En playoffs, il totalise 17 points (4 buts et 17 passes) en 12 matchs. C’est le meilleur total de son équipe, éliminée en finale de division par les Kamloops Blazers.
Quelques mois avant la sortie des playoffs des Vancouver Giants, le boss prend la parole et prend de court les médias bostoniens : « Après sa campagne junior, il pourrait rejoindre l’une des deux équipes (NDLR : Boston en NHL ou Providence en AHL). Il a les aptitudes, la puissance et la vitesse. Mais pour l’instant, à l’aile droite, les Bruins ont ce qu’il faut.
Envoyé en AHL début octobre avec l’équipe de Providence, il marque son premier but sur son premier tir le 14 octobre 2022 dans une victoire 3-1 face aux Bridgeport Islanders, club-école des New York Islanders. Doté de qualité offensives réelles, Fabian Lysell n’a pas encore fait étalage de tout son potentiel. Le petit échantillon de son expérience en AHL (deux matchs à l’écriture de ses lignes) laisse présager qu’il a encore beaucoup à prouver.
Mais à l’heure où les Boston Bruins sont dans l’incertitude concernant le futur de leur alignement en attaque, la potentielle venue de Lysell pourrait arriver comme une bouffée d’air frais.
Bobby Orr : une légende du hockey
Beaucoup de spécialistes hésitent entre Wayne Gretzky et Bobby Orr pour désigner le plus grand hockeyeur de tous les temps toutes positions confondues. Le résultat d'un vote organisé en 1998 par le journal The Hockey News en témoigne. Les nombreuses personnes consultées à l'époque par la revue canadienne (joueurs, entraîneurs, dirigeants et journalistes) hésitèrent beaucoup pour choisir entre le célèbre numéro 99 et le non moins fameux numéro 4.
Au cours de sa carrière, qui aura duré seulement douze ans (de 1967 à 1978), Robert Gordon "Bobby" Orr a balayé tous les schémas de jeu en évoluant avec un culot stupéfiant en toute liberté dans la zone offensive, selon son propre instinct, redéfinissant du coup un poste qui était à priori cantonné à une posture défensive. Bobby Orr fut le défenseur moderne par excellence. Le précurseur d'une nouvelle ère où un arrière, contrairement au passé, pouvait conserver le palet et tenter des incursions dans la zone offensive jusqu'à venir tirer sur la cage adverse.
Pour bien comprendre l'impact que provoqua l'avènement de cet arrière, il faut se rendre compte qu'à l'époque on ne s'attendait pas à voir arriver un tel phénomène. À cette époque, ces deux arrières renommés ne pensaient pas à marquer des buts car ce n'était pas encore dans les mœurs et les habitudes. Ils s'efforçaient surtout de reporter toute leur attention pendant le match sur l'opposition face aux adversaires devant leur cage afin de protéger leur gardien et pour éviter d'encaisser des buts. Bref, ils faisaient avant tout le "ménage".
Mais avec l'arrivée de Bobby Orr dans la Ligue Nationale, le rôle du défenseur fut complètement modifié. Ce fut un total bouleversement à ce poste.
L'équipe des dépisteurs du club de Boston, qui était composée en 1960 de Milt Schmidt, Wren Blair, Lynn Patrick et Weston Adams, repéra le petit phénomène lors d'un tournoi à Ganonoque auquel l'équipe "bantam" de Parry Sound participait. Immédiatement, c'est le chétif Bobby Orr qui attira l'attention sur lui en jouant un match pendant 58 minutes d'affilée et en passant les deux minutes restantes du temps réglementaire... sur le banc des pénalités. Les trois "scouts" dépêchés par le club pro de Boston furent ébahis.
Le premier à s'en rendre compte et à lui donner un large écho fut Harry Howell lui-même. En effet, lors de la remise du trophée Norris récompensant le meilleur arrière de NHL en 1967, il avoua avec beaucoup de modestie et de lucidité qu'il ne s'attendait absolument pas à recevoir cet honneur. Selon lui, personne d'autre que le jeune Bobby Orr, alors âgé de 19 ans, ne pouvait mériter cette distinction.
Sa saison 1969-1970 fut à ce titre un véritable chef-d'œuvre et une suite incroyable de succès. Pour couronner le tout, c'est Bobby Orr en personne qui marqua le but décisif offrant la Coupe Stanley au club de Boston lors du dernier match de la série finale contre Saint-Louis. La photo de Bobby Orr planant dans les airs après avoir sauté devant la cage gardée par le gardien des Blues Glenn Hall, pendant que le palet glissait au fond, reste une des images les plus célèbres dans l'album de la NHL.

Face à un tel phénomène, les équipes adverses de la NHL essayèrent en vain toutes les tactiques possibles pour le neutraliser. La plus mémorable manœuvre "anti-Orr" qui échoua fut celle tentée par le célèbre coach Scotty Bowman pendant la série finale de la Coupe Stanley de 1970 qui opposait son équipe des Blues de Saint-Louis à celle des Bruins de Boston.
Jusque là, il n'était pas dans les habitudes de faire suivre comme son ombre un défenseur adverse. Mais pour essayer de neutraliser un tel génie, Scotty Bowman osa rompre la tradition en demandant à Jimmy Roberts de ne plus lâcher le redoutable numéro 4 d'une semelle. Le seul et unique ordre donné à Jimmy Roberts fut de se coller comme une sangsue au redoutable défenseur du Massachusetts.
Sélectionné dans l'équipe des étoiles de la NHL sans interruption pendant neuf saisons, Bobby Orr atteignit le point culminant de sa carrière en 1976 lorsque la première édition de la Coupe Canada fut organisée. Il fut élu meilleur joueur du tournoi rassemblant les meilleurs hockeyeurs du monde, alors qu'il était blessé et qu'il patina tout au long de cette prestigieuse compétition presque sur une seule jambe !
Après une de ces opérations, les Bruins abaissèrent la proposition de contrat de 4 millions de dollars sur 10 ans qu'ils avaient faite à Alan Eagleson, qui avait accédé à la présidence du syndicat des joueurs de NHL et au pouvoir grâce à son statut d'agent d'Orr, qu'il a aidé dès l'âge de 16 ans. Orr, faisant toute confiance en son agent Alan Eagleson (ils rompirent les ponts plus tard en 1980), quitta les Bruins, très fâchés, pour signer un contrat-record de trois millions de dollars sur cinq ans avec les Black Hawks de Chicago.
Sa nouvelle équipe ne profita guère de sa présence, car il dut interrompre sa carrière pendant deux saisons. Au mois de septembre 1978, Bobby Orr tenta bien de revenir sur le circuit de la NHL. Mais toujours handicapé par son genou récalcitrant, il décida finalement d'abandonner définitivement la compétition.
Lorsque Phil Esposito, son ancien coéquipier, devenu la star des Rangers de New York, se retira à son tour du circuit professionnel en 1981, il tint à dire dans son discours d'adieu : "Bobby Orr a été le plus grand défenseur que le hockey sur glace ait connu."
Depuis sa retraite, Bobby Orr continue de vivre dans la région de Boston avec son épouse Peggy et il est resté en contact avec le hockey sur glace en devenant l'agent de jeunes joueurs tout en apparaissant, notoriété oblige, dans plusieurs spots de publicité à la télévision. En 2002, le génial défenseur a quitté l'entreprise de marketing sportif Woolf Associates qu'il avait acheté pour lancer sa propre entreprise, le "Orr Hockey Group", une agence au sein duquel il s'occupe des contrats d'une trentaine de joueurs.
Patrice Bergeron : un capitaine exemplaire
Capitaine exemplaire, il n’a jamais cherché la lumière, mais l’excellence silencieuse. Toujours constant, toujours juste, il incarne l’âme des Bruins de Boston. Son héritage est simple : On joue pour l’équipe, pas pour soi.
David Krejci : une retraite après 15 saisons
Le Tchèque David Krejci, attaquant des Boston Bruins qu'il a menés vers le titre de champions de NHL en 2011, a annoncé sa retraite lundi, quelques semaines après son capitaine Patrice Bergeron. Après 15 saisons en NHL sous les couleurs des Boston Bruins, le Tchèque David Krejci a annoncé sa retraite lundi, quelques semaines après son capitaine Patrice Bergeron, autre pilier de la franchise du Massachusetts.
L'attaquant de 37 ans avait remporté la Coupe Stanley en 2011, terminant meilleur buteur (12 buts) et meilleur pointeur (23 points) des play-offs cette saison-là. Drafté par les Bruins à la 63e position en 2004, David Krejci a disputé toute sa carrière en NHL à Boston, affichant 786 points (231 buts et 555 passes) en 1 032 matches de saison régulière.
« Lorsque j'ai été repêché en 2004, je n'avais aucune idée que j'allais travailler avec des personnes aussi incroyables et passionnées qui nous mèneraient à trois finales de la Coupe Stanley et au but ultime en 2011 », s'est exprimé Krejci dans un long message. Après avoir joué en République tchèque en 2021-2022, il était revenu à Boston l'an dernier, participant à l'incroyable saison régulière de la franchise (65 victoires et 135 points, le record de la ligue nord-américaine). Les Bruins avaient été éliminés au premier tour des play-offs par Florida (3-4).
L'ambiance unique des matchs au TD Garden
On raconte qu’à Boston, certains enfants apprennent à patiner avant même d’apprendre à marcher.
Ambiance TD Garden, Flyers vs Bruins !!!
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Les Bruins continuent d'écraser la NHL
Les Boston Bruins continuent d'écraser la saison de NHL. Victorieux des New Jersey Devils (2-1) samedi, les Boston Bruins ont ainsi signé leur 62e succès en saison régulière de NHL. Ils ont égalé le record de la ligue pro nord-américaine.
Les Boston Bruins, meilleure équipe de la saison régulière de NHL, ont battu les New Jersey Devils (2-1), samedi. Ils ont ainsi décroché leur 62e victoire de la saison, égalant le record de la saison régulière détenu par les Detroit Red Wings (en 1995-1996) et le Tampa Bay Lightning (en 2018-2019). La franchise du Massachusetts peut battre ce record puisqu'elle a encore trois matches à son programme avant le début des play-offs.
Samedi, Connor McDavid, la star des Edmonton Oilers et de la NHL, a inscrit deux buts et délivré une assistance et est devenu le premier joueur en 27 ans à atteindre la barre des 150 points dans une saison de la ligue pro nord-américaine. Le dernier en date était Mario Lemieux, la légende des Pittsburgh Penguins, en 1996.
| Joueur |
|---|
| Phil Esposito |
| Wayne Gretzky |
| Steve Yzerman |
| Bernie Nicholls |
Egalement auteur de deux buts et d'une passe décisive, Sidney Crosby, autre star de la NHL, qui porte les couleurs de Pittsburgh, est, lui, devenu le 15e joueur à atteindre les 1 500 points en carrière. On y trouve aussi Jaromir Jagr, Mark Messier, Gordie Howe, Joe Sakic ou encore Ray Bourque.