Joueurs de Football Juifs Célèbres: Une Histoire d'Intégration et de Résilience

Le football, sport universel, a été marqué par la contribution de nombreux joueurs de différentes origines. Parmi eux, les joueurs de football juifs ont joué un rôle significatif, souvent confrontés à des défis uniques liés à l'antisémitisme et à la discrimination. Cet article explore l'histoire de ces joueurs, leur intégration dans le sport et les obstacles qu'ils ont surmontés.

L'Intégration des Juifs dans le Sport

Dès la fin du XIXe siècle, la pratique sportive s’est démocratisée et diffusée en Europe, touchant toutes les sphères de la société. L’engouement pour les nouvelles disciplines sportives et l’attrait pour l’activité physique au sein des clubs mixtes ont favorisé le brassage culturel et le changement des mentalités. Le processus d’intégration par le sport concerne tous les groupes sociaux et notamment les communautés juives dès le début du XXe siècle.

En Hongrie, la participation des Juifs aux mouvements sportifs est particulièrement importante. Ils sont fortement représentés dans plusieurs disciplines, notamment dans le water-polo, et ce jusque dans l’équipe nationale. Pour la communauté juive, influencée par l’appel de Max Nordau pour un judaïsme du muscle, le sport est perçu comme un moyen de se réapproprier la force juive et d’accéder à la réussite sociale malgré un contexte hostile lui fermant souvent les portes de l’université.

Béla Komjadi, entraîneur juif de l’équipe nationale, est une figure emblématique de cette réussite. Son rôle significatif dans le développement d’un style de jeu novateur a permis de propulser l’équipe hongroise jusqu’à la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932.

Toutefois, le durcissement du régime de l’amiral Horty et la multiplication d’actes antisémites poussent certains sportifs juifs à émigrer vers des pays plus propices à leurs carrières. André Roder, défenseur central du Magyar TK de Budapest, quitte la Hongrie en 1930 pour jouer au Racing à Paris, puis rejoint l’équipe de la Barrichonne de Châteauroux comme entraîneur-joueur en 1938.

Les Années Sombres : Antisémitisme et Exclusion

Paradoxalement, à l’époque où l’équipe hongroise de water-polo, composé en partie d’athlètes juifs, fait le déplacement à Berlin pour les Jeux Olympiques en 1936 et remporte la médaille d’or, d’autres athlètes juifs ne peuvent concourir. C’est le cas de la sauteuse en hauteur allemande d’origine juive, Gretel Bergmann, écartée de l’équipe nationale à un mois des jeux.

Des sportifs de tous pays appellent à boycotter les Jeux du Reich mais, finalement assez peu prennent la décision de ne pas se rendre à Berlin, à l’exception des nageuses de l’Hakoah de Vienne, Judith Deutsch et Ruth Langer. Dans leur lettre de renoncement à prendre part au Jeux, elles dénoncent les mesures antijuives mise en place en Allemagne par les nazis ainsi que les exclusions et actes de violence dont sont victimes, les Juifs.

Après les Jeux de Berlin, l’étau se resserre sur l’Europe et les dispositions antisémites se multiplient dans les clubs sportifs en Europe centrale et orientale. Des paragraphes aryens sont adoptés, excluant les Juifs des clubs et de l’utilisation des équipements sportifs.

En raison de leur boycott des Jeux Judith Deutch et Ruth Langer sont écartée de l’équipe autrichienne de natation avant de réussir à s’exlier, avec plusieures nageuses de l’Hakoah, à quelques mois de l’Anschluss.

À cette occasion, un match de football est organisé entre l’Allemagne et l’Autriche pour célébrer l’événement. Lors de cette rencontre, Matthias Sindelar, surnommé le Mozart du football autrichien, marque deux buts et offre la victoire à son équipe, défiant ainsi les dignitaires nazis présent et signifiant son opposition à l’annexion. Quelques semaines plus tard, il refuse d’intégrer la nouvelle équipe du Reich. Fin janvier 1939, il est retrouvé mort dans son appartement dans des circonstances mystérieuses, probablement assassiné. Le jour de son enterrement, près de 15 000 personnes suivent le cercueil dans les rues de Vienne.

La Résistance par le Sport

Dès le début de la guerre, certains sportifs rejoignent l’opposition et la résistance armée. C’est le choix de Janusz Kusocinski, champion de Pologne sur 800, 1500 et 5000 et 10 000 m au début des années 1930. Au Jeux Olympique de Los Angels en 1932, il décroche la médaille d’or sur 10 000 mètres et entre dans l’histoire comme le premier athlète polonais, champion olympique.

Après la capitulation polonaise, il rejoint une organisation de résistance. Wilki (Les Loups). Arrêté le 28 mars 1940, il est fusillé au cours d’une exécution de masse, le 21 juin, dans la forêt de Palmiry, au nord de Varsovie.

Destins Tragiques : Sportifs Juifs Pendant la Seconde Guerre Mondiale

En France, la Seconde Guerre mondiale bouleverse le destin de sportifs, souvent au sommet de leurs performances. Victimes des persécutions nazies et de la législation antisémite de Vichy, ils sont pourchassés, arrêtés et déportés. Trois figures aux destins singuliers ont été confrontées à cette situation :

  • Alfred Nakache : Nageur français, arrêté et déporté à Auschwitz avec sa femme et sa fille, assassinées dès leur arrivée. Il rejoint le camp d’Auschwitz-III-Monowitz. Il reprend l’entraînement de manière intensive et participe aux Jeux Olympiques de Londres en 1948.
  • Alex Ehrlich : Pongiste polonais installé en France, arrêté en juin 1944 et déporté à Auschwitz. Après la libération des camps, il s'installe définitivement à Paris, intègre l’équipe de France et devient entraîneur de renommée internationale.
  • Victor Young Perez : Boxeur tunisien, arrêté pour défaut de port de l’étoile jaune et déporté à Auschwitz en 1943. Il est affecté au camp d’Auschwitz-III-Monowitz et employé aux cuisines du camp de Buna-Monowitz, il intègre l’équipe de boxe, constituée par le commandant du camp, d’automne 1943 à mai 1944.

Ces trois sportifs au sommet de leur discipline dans les années 1930 Alfred Nakache, Victor Young Perez et Alex Ehrlich sont arrêtés, internés à Drancy puis déportés. Ils font la terrible expérience de l’univers des camps de concentration. Au même titre que les centaines de milliers de déportés à Auschwitz. Ils subissent la faim, le froid et les humiliations.

Au même titre que les centaines de milliers de déportés à Auschwitz. Ils subissent la faim, le froid et les humiliations. Reconnus ils sont souvent victimes de tortures sportives Alfred Nakache doit aller récupérer des clés et des cailloux au fond d’une citerne d’incendie. Ces séances, qui se répètent régulièrement, lui valurent le nom de nageur d’Auschwitz, éludant parfois sa stature de champion français, recorman du monde.

Victor Young Perez, affecté au camp d’Auschwitz-III-Monowitz, se fait aussi connaître comme ancien boxeur. Un combat resté célèbre l’oppose à un boxeur de catégorie poids lourd. Il doit confirmer la supériorité du combattant aryen, le matche est interrompu par les gardes SS pour éviter la victoire de Perez. Envoyé dans les kommandos de travail en représailles, il tente de s’évader, repris, il est battu pendant plusieurs jours : sa raison n’est jamais altérée.

Rino Della Negra: Un Footballeur Résistant

L'histoire de Rino Della Negra est particulièrement poignante. Ouvrier, footballeur et résistant, Rino Della Negra est un exemple de courage et d'engagement. Membre des FTP-MOI, il est arrêté et fusillé en 1944. Son parcours, retracé dans une biographie, révèle comment son engagement dans la Résistance était lié à sa passion pour le football. Arrêté par la Gestapo le 12 novembre 1943, après une fusillade et une course folle en plein Paris. La dernière du feu follet d'Argenteuil, pour qui le football aura été un refuge jusqu'au bout.

Les historiens Jean Vigreux et Dimitri Manessis, qui découvrirent cette histoire en fréquentant la tribune « Rino », ont fait paraître la première biographie sur le joueur, Rino Della Negra, footballeur et partisan (éd. Libertalia, 2022). Au-delà de retracer son engagement hors du commun, ils font surgir le footballeur. En plus du palmarès et des lignes de statistiques, on découvre la personnalité d'un joueur talentueux, ailier droit ultrarapide et fin technicien pour qui le football était tout.

En février 1944, la presse collaborationniste avait largement relayé le procès et la condamnation à mort des vingt-quatre du groupe Manouchian, reprenant, mot pour mot, les éléments de langage transmis par les nazis : « terroristes », « étrangers », « bolcheviques », « Juifs ». Della Negra était présenté comme un naïf embrigadé dans cette organisation secrète simplement parce qu'il voulait jouer au football et que les FTP-MOI lui offraient un refuge, lui le clandestin, réfractaire du STO.

« Terroriste pour pouvoir jouer au football » pouvait-on ainsi lire dans Paris-Soir. « Résistant parce que footballeur », répondrait-on maintenant que l'on perçoit plus nettement sa trajectoire fulgurante.

De vitesse, il est évidemment question quand on évoque sa vie brève. 11'' au 100 m, 5,89 m au saut en longueur : le jeune ouvrier qui brille chaque week-end sur les pistes du stade Henri-Barbusse d'Argenteuil est une fusée. À 14 ans, en 1937, il entre à l'usine, pur produit de l'époque du Front populaire. Le football est alors bien différent de nos standards et très bouleversé par les années de guerre.

Dans les locaux de ceux qui ne cessent de fustiger les « bolcheviques » et les « Juifs » dans leurs éditoriaux, le futur résistant et ses coéquipiers d'Argenteuil, immigrés et ouvriers, viennent chercher la coupe, la tête haute. Dans les deux premières années d'occupation, Della Negra devient la coqueluche des journaux locaux, relayés par la presse nationale stupéfaite de ses performances avec Argenteuil et plus encore avec Thiais, où il s'affirme comme l'un des principaux espoirs du ballon rond en région parisienne. Quand, à l'hiver 1943, il refuse le STO, il continue le football.

Six mois plus tard, le grand Red Star, récent vainqueur de la Coupe de France de la zone occupée, frappe à sa porte. Personne ne sait alors qu'il est clandestin, qu'il a déjà commis plus d'une dizaine d'attentats et qu'il risque sa vie chaque jour. Peut-être parce que sa vie de footballeur lui offrait la meilleure des couvertures, il commence à s'entraîner avec les pros.

Ajax Amsterdam et Tottenham : Des Clubs Associés à l'Identité Juive

Les équipes, qui se retrouvent en demi-finales retour de Ligue des champions, cultivent une même identité juive qui trouve ses racines dans les communautés de Londres et Amsterdam. Les « Super Joden » (super-juifs) contre la « Yid Army » (l’armée des Youpins). Ou l’histoire juive de deux clubs juifs malgré eux. Celle de l’Ajax Amsterdam et de Tottenham, qui se retrouvent mercredi en demi-finales de la Ligue des champions. Deux clubs qui cultivent la même idée du beau jeu sur le terrain, mais aussi une identité juive portée en tribunes par leurs supporteurs. Une identité commune qui s’est forgée dans les années 1970 avec la montée du hooliganisme et la structuration des premiers groupes ultras, mais qui trouve des racines bien plus profondes, accompagnant l’histoire des communautés juives à Londres et à Amsterdam.

Comme lors du match aller, en Angleterre, il ne sera donc pas étonnant de voir dans la Johann Cruyff Arena des drapeaux israéliens, de croiser des fans arborant fièrement un tatouage représentant l’étoile de David, ou d’entendre des « Qui ne saute pas n’est pas juif ! » Les supporteurs des deux clubs entretiennent ce symbolisme bien qu’ils n’aient, dans leur grande majorité, aucun lien avec le judaïsme, et qu’ils peineraient, pour la plupart, à placer Tel-Aviv sur une carte.

« Tottenham et l’Ajax sont deux clubs non juifs, mais installés dans des quartiers qui comptaient de nombreux juifs, explique au Monde Simon Kupper, correspondant du Financial Times à Paris et auteur d’Ajax, the Dutch, the War, un ouvrage qui retrace l’histoire du club d’Amsterdam. Les juifs ont utilisé ces clubs pour s’intégrer dans la société. Etre fan de Tottenham ou de l’Ajax était aussi une manière de devenir londonien ou amstellodamois. »

Ajax Amsterdam : La « Jérusalem de l'Ouest »

Amsterdam a longtemps compté la plus importante communauté juive en Europe, à tel point que la ville, qui compte 80 000 juifs sur les 140 000 présents dans le pays avant la seconde guerre mondiale, est surnommée la « Jérusalem de l’Ouest. » L’Ajax Amsterdam, fondé en 1900, n’est encore qu’un club amateurs. Mais l’ancienne enceinte du club, le stade De Meer, est proche du Jodenbuurt, le quartier juif d’Amsterdam, à l’est de la ville. Les Juifs se mettent alors à supporter naturellement cette équipe : « dans le stade, il y avait un mélange entre juif et “goyim”, et tout se passait très bien jusqu’à la guerre », poursuit Simon Kuper.

La seconde guerre mondiale marque un tournant. L’Ajax navigue en zone grise et le club compte dans ses rangs aussi bien de « féroces collaborateurs qui n’ont pas hésité à dénoncer des juifs », que de résistants qui, au contraire, ont aidé à « les cacher ou à s’échapper », explique le journaliste. « On ne peut pas dire que le club a été pro- ou antijuifs. Il y avait des situations humaines très complexes à appréhender. » 80 % des juifs vivant aux Pays-Bas, sous occupation allemande, ont été tués.

Il faut attendre les années 1960 pour voir des « survivants se concentrer autour de l’Ajax ». Joueurs, dirigeants et sponsors juifs participent à la structuration du club, à commencer par Jaap van Prag, nommé président en 1965, et qui choisira comme entraîneur de l’équipe un certain Rinus Michels, grand architecte du « football total ».

A l’époque, deux joueurs de cette équipe mythique symbolisée par Johann Cruyff sont juifs : Bennie Muller et Sjaak Swart. Ce dernier, surnommé « Mister Ajax », détient encore le record de nombre de matchs joués avec le club. Salo Muller, qui a, plus tard, contraint la compagnie ferroviaire néerlandaise à verser des indemnisations aux survivants de la déportation vers les camps nazis ou à leurs descendants, devient, quant à lui, à la fois le masseur, le soigneur, l’intendant et le confident de l’équipe. L’Ajax Amsterdam se révèle aux yeux du monde du football et renforce aussi son image de « club juif ».

L’un de meilleurs clubs de football en Europe « AJAX AMSTERDAM » a été fondé par des Juifs et les joueurs juifs comme Johnny Roeg, Bennie Muller, Sjaak Swart et Daniel de Ridder l’ont rendu célèbre. Un grand sportif d’AJAX, Edward « Eddy » Hamel, a été déporté et assassiné à Auschwitz en 1943. Traditionnellement, les présidents du Club et les médecins de l’équipe étaient juifs : Jaap van Praag, Uri Coronel, Michael van Praag, Salo Muller…

Tottenham : La « Yid Army »

L’explication est similaire pour le club Tottenham, crée en 1882. Des millions de juifs fuient les pogroms en Russie à la fin du XIXe siècle et nombreux trouvent refuge à Londres, dans l’est de la ville. S’ils auraient du théoriquement supporter West Ham plutôt que Tottenham, situé dans le nord de Londres, c’est bien vers les Spurs qu’ils se tournent.

« West Ham était situé dans le quartier des docks, on y travaillait aussi le fer. Les juifs, eux, travaillaient dans un autre domaine d’activité, majoritairement dans le textile. West Ham était donc un club pour les dockers, pas pour les tailleurs juifs, explique Anthony Clavane, auteur de l’ouvrage Does your Rabbi know you’re here ?, un livre sur l’histoire et l’impact de la communauté juive au sein du football anglais. Tottenham était un club plus ouvert que West Ham pour les communautés étrangères. Il était simple de se rendre au stade en tramway et, avec le temps, de nombreux juifs se sont aussi installés au nord. Ils se sont donc mis à supporter Tottenham. »

Et ce n’est qu’après la première guerre mondiale que les juifs - ceux de la seconde génération, nés en Angleterre - commencent à investir massivement les travées du stade. « Avant la guerre, la majorité des membres de la communauté juive était très pieuse. Ils ne jouaient pas au foot et n’allaient pas au stade pendant shabbat [vendredi et samedi]. Après la guerre, les juifs sont devenus plus séculiers, moins pratiquants », explique Anthony Clavane.

Cette adhésion n’est pas forcément bien vue par les dirigeants de l’époque. Le stade de Tottenham, White Hart Lane, accueille même en 1935 le infamous game entre l’Angleterre et l’Allemagne, marqué par les saluts nazis des joueurs allemands. Il faudra d’ailleurs attendre 1982 pour qu’un président juif, Irving Scholar, prenne les manettes des Spurs.

Pour l’Ajax comme pour Tottenham, ce n’est véritablement qu’à partir des années 70 et 80 que les supporteurs commencent à revendiquer cette identité juive et à manier les symboles israélites dans leur stade. Une période qui marque la structuration des groupes ultras mais aussi la montée du hooliganisme. « Une sombre période pour le foot en Angleterre », juge Anthony Clavane, mais qui sera suivie dans de nombreux pays européens. Racisme et antisémitisme sont monnaie courante et les supporteurs des deux clubs, identifiés comme juifs, en sont les principales victimes.

En Angleterre, certains fans de Chelsea, et d’autres clubs rivaux des Spurs, commencent ainsi à utiliser le terme antisémite de « Yids » pour nommer les supporteurs de Tottenham. Ces derniers « décident alors de se réapproprier ce mot et de l’utiliser positivement », explique Anthony Clavane. « We are the Yids ! » est repris par les supporteurs de Tottenham.

Du côté de Tottenham, « la position du club est aussi floue que celle des Anglais sur le Brexit », s’amuse Anthony Clavane, qui estime toutefois « que les dirigeants ne souhaitent pas rentrer en conflit avec leurs supporteurs sur cette question. » Ils ont toutefois lancé une consultation en 2014 auprès de leurs supporteurs sur l’emploi du pudiquement nommé « Y- word ». Résultat sans appel : 74 % des répondants, juifs comme non-juifs, n’estiment pas ce terme offensant et avalisent son utilisation.

Ils ne s’en priveront pas à la Johann Cruyff d’Amsterdam face à leurs « frères » de l’Ajax.

Joueurs Juifs Moins Connus

Il existe également des joueurs juifs moins connus du grand public, mais qui ont marqué l'histoire du football. Johann Neeskens, milieu défensif néerlandais des années 1970, est l'un d'eux. Mickaël Madar, né à Paris en 1968, a joué à Sochaux, à Cannes, au Paris-Saint-Germain, à la Corogne, à Everton, et comme tout juif errant retourne en Israël (non je déconne), il est revenu à Paris puis à Créteil.

Notre idole du mois est connue pour son jeu de tête. Quand on mesure 1,90m, ça aide. Bref, notre ami a joué trois matches en équipe de France, il a même offert un but à Zidane.

Exemples de Joueurs de Football Juifs
Nom Nationalité Poste Faits marquants
Bennie Muller Néerlandais Milieu de terrain Joueur de l'Ajax Amsterdam
Sjaak Swart Néerlandais Ailier "Mister Ajax", record de matchs joués avec l'Ajax Amsterdam
Alfred Nakache Français Nageur Déporté à Auschwitz, a participé aux JO de Londres en 1948
Victor Young Perez Tunisien Boxeur Champion de France, déporté à Auschwitz
Alex Ehrlich Polonais Pongiste Entraîneur de renommée internationale
Rino Della Negra Français Ailier droit Résistant et footballeur
Mickaël Madar Français Attaquant A joué en équipe de France

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