Le handball est un sport qui se joue à sept joueuses, et à la fin c’est souvent la Norvège qui gagne chez les femmes. Dimanche 14 décembre 2025, la Norvège et l’Allemagne se retrouvaient pour la grande finale du tournoi.
Ce sont les Scandinaves qui l’ont emporté, difficilement dans un match serré (20-23). La Norvège a désormais réuni sous son toit les trois principales couronnes du handball féminin après avoir ajouté ce dimanche, en battant l’Allemagne à Rotterdam (23-20), le titre mondial à celui de champion d’Europe et olympique en 2024.
Championnes du monde destituées par la France en 2023, la Norvège retrouve sa couronne mondiale. Elle cumule dorénavant le titre olympique, mondial et européen, comme c’était le cas en 2008 et en 2015.
En dominant une équipe d’Allemagne qui n’aura pas à rougir de sa prestation et plus globalement de son très grand mondial. Les tombeuses des Bleues ont livré un grand match et auront été la seule équipe à vraiment inquiéter cette équipe de Norvège.
En première période, les deux sélections se sont rendues coup pour coup, sans qu’aucune ne parvienne à prendre un sérieux avantage. Dès le début du second acte, les championnes olympiques et d’Europe en titre essaient de prendre un petit matelas d’avance, mais sans réussite, car Allemandes et Norvégiennes se sont tenues à un, deux, voire trois points d’écart.

Un Match Intense et Serré
Les deux équipes ont décidé de procéder comme dans un match de boxe, en rendant coup pour coup, but pour but, dans un début de partie avec un rythme déjà démentiel (4-4, 5ème). L’Allemagne s’offre des situations, mais Katrine Lunde, pour son dernier match international, débute déjà sur de grosses bases (quatre parades en six minutes). Elle sera la sauveuse norvégienne de ce premier acte.
Les Allemandes ont abordé cette finale sans aucun complexe d’infériorité et ont décidé de voler dans les plumes de Norvégiennes un peu déboussolées, qui perdent quelques ballons inhabituels. Comme contre la France en demie, les Allemandes mettent la main sur le match (8-6, 12ème). Des immanquables ratés, mais des Norvégiennes perdues sur le terrain. On a rarement vu cette équipe perdre autant de ballons que lors de ce premier acte, balbutiant des situations parfois évidentes et rendant des munitions aux adversaires.
À cela s’ajoutent des échecs aux tirs (53% de réussite après 25 minutes). L’Allemagne parvient à neutraliser une arme offensive comme Henny Reistad, qui ne marque aucun but dans le premier acte, fait rarissime dans un match de handball. Heureusement pour les championnes olympiques et d’Europe, les Allemandes n’arrivent pas à en profiter (10-9, 22ème et encore 10-9, 27ème), elles aussi très maladroites devant le but (48 % de réussite à la pause).
Nina Engel cafouille un ballon de +2 et les Norvégiennes basculent à hauteur à la pause (11-11). Quand on n’enfonce pas la Norvège, on s’expose à la punition. Si la Norvège n’est toujours pas la meilleure du monde depuis le début de cette finale, elle prend les commandes de ce second acte (12-15, 37ème). Les Allemandes ont perdu beaucoup trop de ballons pour espérer tenir la cadence.
La différence entre l’immense expérience des Norvégiennes et le manque d’expérience de l’Allemagne, qui dispute sa première finale depuis 1993. Des Allemandes qui n’ont marqué que deux buts dans le premier acte. Des munitions perdues et sur les rares situations, Katrine Lunde se montre impériale, à près de 50 % de parades après 40 minutes de jeu. La meilleure gardienne de tous les temps était trop décidée à boucler sa carrière internationale sur un titre.
Ce titre, la Norvège a quand même dû aller se le chercher avec le cœur et les tripes, avec une équipe d’Allemagne qui n’a pas rendu les armes (17-17, 47ème), retrouvant une énorme solidité défensive et une grande vaillance dans la solidarité. Mais la moindre petite faille est punie (17-19, 52ème). En difficulté tout le premier acte, Henny Reistad retrouve son bras au meilleur moment. Elle inscrit deux buts très importants pour son équipe.
Quelques échecs aux tirs plus tard (et quelques décisions arbitrales pour le moins étranges), la Norvège compte trois buts d’avance à trois minutes du terme (19-22, 57ème). Les Norvégiennes ont posé définitivement le grappin sur cette finale. La célébration sera à la hauteur de l’immense délivrance.
Germany vs Norway 2025 Women’s Handball World Cup Final
Les Bleues en Bronze
Les championnes du monde en titre décrochent leur première médaille depuis l’arrivée de Sébastien Gardillou au poste de sélectionneur un an après s’être inclinées contre la Hongrie (25-24) dans le match pour la troisième place de l’Euro pour ses débuts sur le banc.
C'est terminé à Rotterdam, les BLEUES s'imposent au bout du suspense, après prolongation, face aux Pays-Bas et s'offrent une belle médaille de bronze amplement méritée ! Les Bleues ont dominé la prolongation et six jours après leur défaite en poules contre ces mêmes Néerlandaises (26-23), qui ont retardé l’échéance grâce à Dione Housheer, à quatre secondes de la fin du temps réglementaire (26-26).

La gardienne Katrine Lunde a encore été décisive (14 arrêts sur 34 tirs), alors que les Norvégiennes ont été accrochées pour la première fois de la compétition, par des Allemandes qui disputaient leur première finale depuis… 1994 (Euro).
Les Bleues n'ont pas su contrer la défense allemande et la gardienne Katharina Filter (11 arrêts). C'est la deuxième défaite en demi-finales d'un grand tournoi sous Gardillou (après l'Euro 2024 contre le Danemark).
Réactions d'Après-Match
Je suis satisfait, presque content. Je le serais si on monte sur la boite. Les filles ont été à la hauteur de leur engagement depuis le début de la compétition. Elles ont été rugueuses en défense, exactement comme elles voulaient l’être. On a mis une intensité folle dans les duels et on s’est mis à la hauteur de l’enjeu de la rencontre.
Les filles ont fait preuve d’efficacité au shoot, elles ont perdu très peu de ballons. Il faut bien garder en tête que battre le Danemark en quart de finale d’un Mondial, ce n’est pas anodin. Elles ont géré de main de maitre. On a choisi de commencer avec Pauletta à droite car on pensait que Lena pourrait se retrouver en difficulté face à Anne Mette Hansen, physiquement.
Je les ai laissé décider, et elles ont choisi cette option. Je n’impose pas les stratégies, on les valide ensemble. En tout cas, le groupe a fait preuve d’un super état d’esprit. On a été attentif à ça dans la préparation du match et la qualité du travail fourni a été exceptionnelle. J’ai dit qu’on avait perdu 900 sélections avec les absentes mais, en attendant, avec nos forces, avec notre peu de sélections, on a su livrer un très beau match.
| Équipe | Points |
|---|---|
| Norvège | 23 |
| Allemagne | 20 |