Jeux Olympiques de Sotchi 2014 : Le Triomphe du Hockey

Les Jeux Olympiques d’Hiver de 2014 ont marqué un événement historique en étant les premiers organisés sur le sol de la Fédération de Russie, succédant aux Jeux d’Été de Moscou 1980 sous l’Union Soviétique. Ces jeux se sont distingués par leur organisation en deux pôles distincts : un pôle côtier à Sotchi pour les épreuves sur glace et un pôle montagneux à Krasnaya Polyana pour les sports de glisse et de ski.

Vue panoramique du Parc Olympique de Sotchi pendant les Jeux Olympiques d'hiver de 2014.

Organisation et Infrastructures

Le Parc Olympique de Sotchi, construit le long de la côte de la Mer Noire dans la vallée d’Imeretinskaya, regroupait tous les sites de glace, incluant le Palais des Glaces Bolchoï, le Palais des Glaces Maly, l’Anneau Olympique, le Centre Olympique de Patinage de Sotchi, le Centre Olympique de Curling, ainsi que le Stade Central, le Village Olympique Principal, le Centre International de Diffusion et le Centre Principal de Presse, tous spécialement construits pour les Jeux de 2014.

Le pôle montagneux de Krasnaya Polyana accueillait tous les sports de glisse et de ski. Encore une fois, la montagne n’a pas empêché à ces Jeux de rester très compacts, avec une distance moyenne de 4 km entre le sous-village et les sites.

Sotchi a été élu le 4 juillet 2007 par les membres du Comité International Olympique (CIO) lors de la 119ème session à Guatemala City.

Tournois de Hockey sur Glace

Ice Hockey - Men's Gold Medal Final - Sweden v Canada | Sochi 2014 Winter Olympics

Les tournois de hockey sur glace aux Jeux olympiques de Sotchi ont eu lieu du 8 au 23 février 2014. Les deux compétitions sont remportées par le Canada, l'équipe féminine battant les États-Unis 3-2 en prolongation alors que l'équipe masculine blanchit la Suède 3-0. Le vétéran Teemu Selänne remporte avec la Finlande la médaille de bronze tout en étant élu meilleur joueur de la compétition.

Qualifications

Pour pouvoir participer aux Jeux olympiques, certaines nations doivent jouer des phases de qualification. Ainsi, pour les femmes, les tournois de pré-qualification olympique débutent en octobre 2012. Ils opposent les équipes classées de treize à vingt-six dans le classement mondial 2012 de la Fédération internationale de hockey sur glace. Les deux premières équipes jouent avec les équipes classées sept à douze les deux tournois de qualification olympique en février 2013.

Comme pour le hockey sur glace féminin, les qualifications masculines débutent près de deux ans avant les débuts des Jeux olympiques. À l'issue de tous les matchs des qualifications, les trois équipes qualifiées pour jouer les Jeux sont l'Autriche, la Lettonie et la Slovénie.

Format des Compétitions

Les huit équipes sont divisées en deux groupes pour le tour préliminaire avec les quatre meilleures équipes au monde dans le groupe A et les quatre suivantes dans le B. Le tournoi de hockey sur glace féminin débute le 8 février par deux rencontres du groupe A : États-Unis contre la Finlande et Canada contre la Suisse. Le lendemain, les deux premières rencontres du groupe B sont jouées : Suède-Japon et Russie-Allemagne.

Les deux premières équipes du groupe A se qualifient directement pour les demi-finales tandis que les troisième et quatrième affrontent respectivement le deuxième et le premier du groupe B en quarts de finale. En parallèle, des matchs de classement pour les cinquième et septième places sont joués, rassemblant les perdants des quarts de finale et les deux dernières nations du groupe B.

Compétition Féminine

Les deux meilleures équipes au monde s'affrontent en finale : le Canada et les États-Unis et le Canada remporte une quatrième médaille d'or consécutive. Le Canada s'impose sur le score de 3-2 après avoir été mené 2-0 par les États-Unis à moins de trois minutes de la fin.

Marie-Philip Poulin égalise pour le Canada à 55 secondes de la fin du match puis donne la victoire aux siennes au bout de huit minutes de prolongation. Le match pour la médaille de bronze est gagné par la Suisse qui remporte son premier trophée international en battant la Suède sur le score de 4-3.

Florence Schelling, qui évolue avec la Suisse, est désignée meilleur gardienne du tournoi mais également meilleure joueuse de l'ensemble de la compétition.

Compétition Masculine

Les premiers matchs ont lieu le 12 février avec deux matchs du groupe C : Tchéquie-Suède et Lettonie-Suisse. À l'issue des matchs du tour préliminaire, les douze équipes sont classées afin de répartir les équipes pour les séries éliminatoires et pour calculer le classement final à l'issue des Jeux olympiques.

Les demi-finales du tournoi voient les confrontations des quatre meilleures équipes de la première phase : Suède-Finlande d'un côté et États-Unis contre le Canada de l'autre. Le match pour la médaille de bronze a lieu le 21 février et alors que les États-Unis comptaient montrer que la défaite contre le Canada n'était qu'une erreur, ils sont battus sur le score de 5-0 par la Finlande dont deux réalisations par leur vétéran et capitaine Teemu Selänne.

Il compte alors 24 buts et 43 points depuis ses débuts olympiques 22 ans plus tôt aux Jeux de 1992 et est le meilleur pointeur de l'histoire des Jeux olympiques. La finale du tournoi masculin oppose donc le Canada, dernier champion olympique, à la Suède, champion du monde en titre et champion olympique en 2006.

Sur l'ensemble du tournoi, le Canada ne concède que trois buts et Price est sacré meilleur gardien de la compétition.

Attentes et Désillusions Russes

Irrésistible au temps de l'URSS, le hockey russe n'a remporté aucune médaille d'or aux Jeux depuis 1992. À Sotchi, où l'équipe nationale a débuté face à la Slovénie, l'attente était forte. Depuis les Jeux d'Albertville, en 1992, l'équipe de hockey sur glace de Russie n'a plus goûté au sacre olympique. Autant dire une éternité.

Cette année-là, l'équipe unifiée d'ex-URSS remporte son huitième titre en trente-six ans. Une habitude pour la « Grande Machine rouge », son surnom d'alors : en dix éditions, depuis les Jeux de Cortina (Italie), en 1956, l'URSS n'est jamais descendue du podium, « échouant » à la deuxième place en 1980, à Lake Placid, et à la troisième marche à Squaw Valley, en 1960. Mais, depuis Albertville, il y a vingt-deux ans, l'attente n'a cessé de grandir.

Elle atteint des sommets pour les Jeux de Sotchi. Au début de janvier 2014, le président russe Vladimir Poutine a enfilé les patins et un casque pour faire glisser le palet sur la glace de l'enceinte Bolchoï du village olympique. Face à une équipe d'anciens champions russes, l'opposition tenait surtout de l'exercice de communication. Avec un message clair : le hockey fait partie des disciplines, où toute autre place que la première marche du podium apparaîtrait comme un échec.

Vladimir Poutine jouant au hockey avant les Jeux Olympiques de Sotchi 2014.

« La Russie représente, historiquement, aux côtés du Canada, l'une des deux plus grandes nations du hockey mondial. C'est leur sport », explique Florian Hardy, gardien de l'équipe de France.

Pour ses débuts avec les Bleus, en mai 2013, celui-ci a participé à la première victoire de la France contre les Russes (2-1) en compétition officielle, lors de la phase de poules des championnats du monde. « Un sentiment incroyable » pour le gardien français : « Battre les Russes aux championnats du monde, c'est comme battre le Brésil au football. »

Bien réel, l'exploit des Bleus doit cependant être relativisé au vu de la déroute des hockeyeurs russes face aux Etats-Unis quelques jours plus tard, en quarts de finale. La sélection nationale encaissa alors pas moins de huit buts face à son meilleur ennemi (8-3). Une humiliation.

Performances des Équipes

Si la Russie, troisième nation mondiale, fait toujours partie des favoris, sa domination absolue a fondu ces dernières années. Champions du monde en 1993, 2008, 2009 et 2012, les Russes connaissent moins de réussite aux Jeux. Ils glanent l'argent à Nagano (1998), butant en finale sur la République tchèque et son gardien Dominik Hasek. En 2002, ils remportent le bronze.

Mais, en 1994 et 2006, ils échouent au pied du podium. Pire, en 2010, à Vancouver, ils terminent 6es. « Je pense que les Russes sont aussi forts qu'avant, seulement leur système de jeu est tourné vers l'attaque et le spectacle, estime Florian Hardy. C'est un style de jeu qui parfois ne fonctionne pas quand on joue contre des équipes très performantes qui ont un système défensif vraiment rodé. C'est ce qui a fait que ces dernières années ils n'ont pas remporté de titre olympique. Et puis les Jeux sont une compétition extrêmement relevée, c'est très difficile de les gagner. »

Au niveau du palmarès, le constat est donc indiscutable : la Russie est bien rentré dans le rang. Mais il s'agit encore du premier, celui des élèves les plus assidus aux places d'honneur. Au rayon des explications, les changements opérés chez ses adversaires. Au temps de l'URSS, les « amateurs » soviétiques n'en avaient que le nom. Tous jouaient au hockey à plein temps. A contrario, face aux Etats-Unis, ils affrontaient des équipes composées d'universitaires américains.

Match de hockey féminin - Finlande contre Russie | Jeux olympiques d'hiver de Sotchi 2014.

Matchs Clés

La Russie est en deuil. Son équipe de hockey sur glace, sport national, a été éliminée, dominée par la vaillante Finlande (3-1) en quart de finale du tournoi olympique de hockey sur glace messieurs. L'armada russe menée par trois des meilleurs joueurs de la prestigieuse Ligue Nationale de Hockey (NHL), Ovechkine, Malkine et Datsyuk n'a rien pu faire face à la solidité du gardien du « Suomi », Tuuka Rask et du vétéran Teemu Selane.

La Russie n'avait sûrement pas connu de pareille déconvenue dans cette discipline depuis le « miracle sur la glace » à Lake Placid en 1980, où, favoris, les « Soviétiques » d'alors s'étaient inclinés face à l'équipe américaine en finale de Jeux Olympiques.

Les Russes, qui n'ont plus gagné l'or en hockey depuis les Jeux d'Albertville en 1992, ont donc été éliminés au même stade de la compétition qu'aux Jeux de Vancouver en 2010.

Le Canada, champion olympique en titre, et les Etats-Unis se sont affrontés en demi-finale du tournoi olympique, après leur victoire respective contre la Lettonie (2-1) et la République tchèque (5-2), en quarts de finale. Les médaillés d'or de Vancouver ont retrouvé les médaillés d'argent pour une réédition de l'affiche de la finale des JO de Vancouver. Les Canadiens ont peiné pour venir à bout des modestes Lettons, passés par les qualifications pour se rendre à Sotchi.

Faits Marquants et Anecdotes

Zinetoula Bilialetdinov, l'actuel entraîneur de la sélection nationale, a bien connu cette période dorée. Joueur, il a été défait avec ses coéquipiers lors du « miracle de glace » des Jeux de Lake Placid, en 1980.

La victoire des universitaires américains face aux hockeyeurs soviétiques avait alors le goût de l'impossible, sur fond de guerre froide. Logique, pour ce sport d'hiver qui charrie plus qu'aucun autre les tensions politiques. « Le hockey est un savant mélange de glisse acrobatique et de seconde guerre mondiale », résumait Alfred Hitchcock.

Les temps ont bien changé depuis l'effondrement de l'URSS. Désormais, les équipes nationales sont composées de joueurs professionnels évoluant dans les meilleures ligues du monde, avec un fort tropisme pour l'Amérique du Nord. La Russie n'échappe pas à cette règle. Sur les 25 joueurs retenus dans la sélection russe, 15 jouent en NHL, la ligue américaine, à l'image de la star Alexandre Ovetchkine, contre 10 en KHL, le championnat de Russie. Le niveau s'est resserré entre les meilleures nations.

Le mythe de la « Russie, terre de hockey », s'il est bien réel, se révèle par ailleurs un peu exagéré. Les chiffres de l'IHF, la fédération internationale, permettent de relativiser l'omniprésence du hockey sur glace au sein du pays hôte. Ainsi, avec 66 551 licenciés, la Russie arrive très loin derrière le Canada (625 152 licenciés) ou les Etats-Unis (510 279). Avec 386 patinoires couvertes pour 5 000 en plein air, elle est encore très largement distancée par le Canada (2 631 couvertes, 5 000 en plein air).

Si les Russes veulent parvenir à mettre fin à plus de vingt années sans or olympique, il leur faudra supporter la pression nationale. Etre forts dans leur tête. Et se souvenir de cette pensée d'un ancien joueur de hockey canadien, Jim McKenny : « La moitié du jeu est mentale, l'autre moitié est mentale.

Jamais titrée depuis la fin de l'Union soviétique, la Russie vise le sacre en hockey sur glace lors des jeux Olympiques de Sotchi, sous la pression de son public mais aussi sous celle de son président, Vladimir Poutine.

Depuis 1991 et la chute de l'URSS, la Russie n'a pas réussi à décrocher l'or. Elle s'est contentée de l'argent en 1998 et du bronze en 2002.

Les Russes n'ont encore jamais été à la hauteur de la "Machine rouge", l'équipe des riches et belles années soviétiques, avec ses 7 sacres olympiques de 1956 à 1988 - à l'exception de 1980 où les Etats-Unis les ont battus dans ce qu'on a appelé "le miracle sur glace".

Presque une honte pour une nation passionnée de hockey. Dès le plus jeune âge, les Russes jouent au hockey sur des patinoires extérieures en hiver.

Alors le président Poutine, sportif dans l'âme, a envoyé un message fort à ses troupes en jouant lui-même lors d'un match amical contre des stars du hockey, à Sotchi même, où il s'était rendu pour visiter les installations.

L'équipe nationale ne peut le décevoir et c'est fort de ses meilleurs éléments qu'elle va tenter de monter sur la plus haute marche.

La NHL en Force

En tête de liste, il y a un trio estampillé NHL: Evgeni Malkin, Alexander Ovechkin et Pavel Datsyuk.

A la faveur du jeu à domicile, les Russes ont un léger avantage mais ce ne sera peut être pas suffisant pour dominer le Canada, venu défendre son titre acquis à domicile il y a 4 ans et porté par son nouveau capitaine Sidney Crosby.

Le héros des Jeux de Vancouver en 2010, qui avait apporté la victoire à son pays avec un but dans la prolongation face aux Etats-Unis, est le meilleur marqueur cette saison en NHL avec son équipe des Pittsburgh Penguins.

Les Etats-Unis, qui n'ont plus remporté l'or depuis l'exploit de 1980, ont aligné la meilleure équipe de toute leur histoire. Et la Suède, victorieuse en 2006 et 1994, a composé une sélection faite presque entièrement de joueurs NHL, tout comme la Finlande, bronzée en 2010.

La France ne prendra pas part à ce moment historique. Pour la troisième fois de suite, les Bleus ont échoué à se qualifier pour le rendez-vous olympique.

Triomphe Canadien

Le Canada a envoyé son plus grand contingent aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi. Parmi les grands moments des Jeux, le Canada a réussi un record de quatre doublés (tous en ski acrobatique) incluant un trio de médailles d’or et d’argent en bosses masculines, en bosses féminines et en ski cross féminin.

Le Canada a récolté un total de neuf médailles en ski acrobatique, le plus grand nombre de médailles remportées par un seul pays dans ce sport. Alexandre Bilodeau est devenu le premier athlète masculin du Canada à défendre sa médaille d’or olympique remportée à une épreuve individuelle en l’emportant sur son coéquipier Mikaël Kingsbury.

Le Canada a connu sa meilleure première journée d’ouverture de tous les temps aux Jeux d’hiver avec trois médailles (l’or et l’argent de Justine et Chloé Dufour-Lapointe aux bosses et le bronze de Mark McMorris en slopestyle en surf des neiges). Pour la deuxième édition consécutive des Jeux olympiques, le Canada a enlevé la médaille d’or en hockey masculin et en hockey féminin.

Hayley Wickenheiser, Jayna Hefford et Caroline Ouellette sont devenues les premières athlètes canadiennes médaillées d’or à quatre éditions consécutives des Jeux. Le Canada est devenu le premier pays à gagner l’or aux tournois masculin et féminin de curling au cours de la même édition des Jeux.

Kaillie Humphries et Heather Moyse célèbrent leur médaille d’or à la finale de bobsleigh aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, en 2014.

Le patineur de vitesse sur courte piste Charles Hamelin a gagné l’or au 1500 m, ce qui a fait de lui le deuxième athlète masculin canadien à remporter trois médailles d’or olympiques en carrière.

Denny Morrison et Gilmore Junio à la Maison olympique canadienne.

Domination Canadienne en Hockey sur Glace

Les hockeyeurs canadiens ont remporté leur deuxième titre olympique d'affilée, après avoir battu la Suède, 3-0, en finale du tournoi, remportant ainsi la 98e et dernière épreuve des Jeux. Le Canada a couronné sa suprématie sur le hockey sur glace mondial en conservant son titre de Vancouver dimanche au terme d'une victoire exceptionnelle de maîtrise face à la Suède, 3-0. Le Palais des glaces Bolchoï en est resté coi.

Sur la piste aux étoiles, les Canadiens ont offert un magnifique ballet, laissant muet les spectateurs, pour devenir avec neuf sacres, le pays le plus titré du hockey olympique, devant les huit médailles d'or de l'URSS (puis équipe unifiée en 1992). Ou bien était-ce la tension d'une finale olympique de haute tenue ?

« Sid the Kid », Héros une Deuxième Fois

Les Suédois ont bien résisté à la maestria canadienne, grâce notamment à « King » Henrik Lundqvist. Le gardien a multiplié les exploits, mais le « Tre Kronor », privé de ses deux meilleurs attaquants, Backstrom et Zetterberg blessés, a bien fini par céder. Jonathan Toews brisait la glace d'une petite déviation en première période.

Le capitaine Sidney Crosby, muet pendant tout le tournoi, ouvrait ensuite son compteur personnel : « Sid the Kid », le héros de la finale de Vancouver, s'offrait la couronne du « King » Henrik sur une feinte de corps. Dans le dernier tiers, Chris Kunitz envoyait un laser dans la lucarne suédoise pour clore les débats, tandis qu'en face, le dernier rempart canadien tenait bon.

Carey Price a attrapé, repoussé, dévié toutes les rondelles qui s'aventuraient près de lui. Le portier des Canadiens de Montréal a même bénéficié de l'aide de son poteau dans le premier tiers. A Sotchi, « Jesus » Price a marché sur l'eau avec seulement trois buts encaissés sur toute la compétition.

« Sbornaïa », le Destin Kafkaïen

Si le Canada, vainqueur aussi du tournoi féminin, a déclenché les « oh! » et les « ah! » du Bolchoï, les Russes, eux, ont inspiré de bien différentes réactions à leur public. Pour la Russie, ces Jeux auront été marqués par la sortie précoce de sa « Sbornaïa », défaite en quarts de finale par la Finlande.

Le président Vladimir Poutine avait pourtant rêvé d'une finale Russie-Canada comme acmé de « ses » Jeux... Mais les tsars de la crosse n'ont pas fait mieux que leurs prédécesseurs. La génération dorée des Ovechkin, Malkin, Radulov repart bredouille, comme en 2006 et 2010.

« Le plus beau rêve sportif dans l'histoire de la Russie contemporaine s'est envolé », déplorait la presse russe au lendemain du camouflet. De leurs côtés, les petites Lettonie et Slovénie se sont comportées comme des grandes en atteignant les quarts de finale, même si l'exclusion pour dopage de Vitalijs Pavlovs a un peu assombri le tableau balte.

La Finlande, elle, a fait aussi bien qu'à Vancouver, en décrochant le bronze aux dépends des Etats-Unis dans la petite finale. Au rayon des flops, la Suisse et la Slovaquie occupent des places de choix. La « Nati », finaliste du dernier Mondial, s'est complètement dissoute dans la Mer Noire, éliminée par la Lettonie dès les barrages. La Slovaquie, elle, a lamentablement tout perdu.

Reste à savoir, si le public pourra à nouveau se régaler de la présence des joueurs de la NHL aux Jeux de Pyeongchang. « Nous savons qu'il y a une opportunité de faire briller le hockey international, a confié le commissaire de la NHL, Gary Bettman, lors de la quinzaine olympique. Mais nous ne pouvons présager de l'issue de la discussion. »

Pas sûr que le Canada laisse filer, dans quatre ans, la possibilité d'accrocher un triplé sans ses meilleurs joueurs. Et puis, en 2018, la NHL célèbrera son siècle d'existence... ce serait quand même un beau cadeau.

Composition de l'équipe canadienne

  • Attaquants: David Backes (Blues de Saint-Louis), Dustin Brown (Kings de Los Angeles), Ryan Callahan (Rangers de New York), Patrick Kane (Blackhawks de Chicago), Ryan Kesler (Canucks de Vancouver), Phil Kessel (Maple Leafs de Toronto), T.J.

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