Le football africain a une histoire riche et complexe, marquée par des moments de gloire, des défis et une évolution constante. Des premiers Jeux Africains de Brazzaville en 1965 à l'essor des jeunes talents contemporains, le continent a toujours vibré au rythme du ballon rond. Cet article explore cette histoire fascinante, mettant en lumière les événements clés et les figures emblématiques qui ont façonné le football africain tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Football aux Jeux Africains de 1965 à Brazzaville
Les Premiers Jeux Africains de Brazzaville (1965)
La fin du mois de juillet a commémoré dans l’indifférence les cinquante-neuf ans des premiers Jeux africains de l’histoire sportive du Continent, organisés du 18 au 25 juillet 1965 à Brazzaville. Cinq ans après son accession à l’indépendance, le Congo Brazzaville était choisi comme pays organisateur des premiers jeux africains en 1965. Cet événement historique, Jean-Michel M’Bono ‘’Sorcier’’, 78 ans révolus, en parle avec émotion, comme s’il venait à peine de se dérouler : «C’était un moment magique, Brazzaville était la capitale du sport africain. C’est, en quelque sorte, des Jeux olympiques du Continent». Sélectionné en équipe nationale de football, Jean-Michel Mbono, dit ’’Sorcier’’, avait décroché avec ses coéquipiers la médaille d’or.
Initialement y participaient les seules délégations des pays francophones d’Afrique ainsi que les équipes de la France et celles de ces territoires d’Outre mer. Par la suite, on enregistra la participation, timide à Abidjan, plus importante à Dakar, des États africains d’expression française ainsi que celle de la République arabe unie et des pays du Maghreb.
Jean-Michel Mbono se souvient aussi que c’est à Makala, dans le périmètre de la Cité de l’OMS, que lui et ses coéquipiers furent placés en régime internat, pour se préparer aux Jeux. «Nous y étions astreints à une discipline de vie et à consentir des sacrifices. Les dirigeants étant à cheval sur la discipline, ils avaient dû radier de l’effectif cinq des meilleurs joueurs du groupe. Ils avaient fait le mur», confie-t-il. Et de rappeler les propos du ministre Ndalla ‘’Graille’’: «Je préfère perdre avec des joueurs disciplinés que de gagner avec des joueurs indisciplinés». Pour les remplacer, explique Mbono ‘’Sorcier’’, les dirigeants avaient rappelé quelques joueurs de France et de Belgique.
Dans sa maison du Plateaux des 15 ans, à Brazzaville, les photos de la sélection congolaise de 1965 sont toujours là, comme sa médaille d’or. «Notre but était l’or, et nous l’avions remporté en venant à bout du redoutable Mali en finale, grâce au plus grand nombre de corners. C’était une grande joie», se souvient notre médaillé qui révèle que cette victoire leur avait valu une prime… de 7000 francs CFA.
L'Évolution du Football Africain : Défis et Progrès
Des deuxièmes Jeux africains, qui se sont achevés à Lagos (Nigeria) le 18 janvier, l'histoire retiendra qu'ils permirent à un jeune Tanzanien de vingt ans, Filbert Bayi, d'infliger au grand Kip Keino une défaite inattendue dans un 1 500 mètres couru en 3 min. 37 sec. 2/10. On se souviendra également qu'ils furent l'occasion, pour Ben Jipcho, d'établir le premier record du monde d'athlétisme en territoire africain (record égalé avec un temps de 8 min. 20 sec. 8/10 au 3 000 mètres steeple).
Comparée aux excellents résultats obtenus dans les courses, la faiblesse, généralement insigne des disciplines techniques n'aura pas eu non plus de quoi surprendre : le lancement du marteau fut gagné avec un jet de 50,64 mètres, résultat inférieur à la cinquantième performance française de la saison passée. Connu depuis longtemps, ce développement inégal de l'athlétisme africain correspond fidèlement à la situation du sport sur un continent où, seuls, le football et la boxe jouissent d'une réelle popularité.
Il est évident qu’il n’était plus possible, dans cette perspective nouvelle, de reconduire les formules selon lesquelles avait été conçue jusqu’alors l’organisation technique des jeux. C’est pour cette raison que l’assemblée des ministres de la Jeunesse et des Sports, réunie à Dakar le 12 avril 1963, chargea le Congo-Brazzaville d’étudier et de définir les nouvelles règles qui seraient appliquées aux Jeux de 1965 à la fois sur le plan des structures et sur celui de la participation. Comme un symbole, la 11e édition des jeux africains, appelés « jeux du cinquantenaire », s’est tenue à Brazzaville du 4 au 19 septembre 2015.
Les Jeux Africains de la Jeunesse : Un Tremplin pour l'Avenir
Sport : Jeux africains de la jeunesse, programme de la 3ème journée
L’Angola entre dans l’histoire en accueillant pour la première fois les 4èmes Jeux Africains de la Jeunesse - ANGOLA 2025. Une compétition continentale multisports majeure, destinée aux jeunes athlètes africains âgés de 14 à 17 ans. Cet événement d’envergure se déroulera à Luanda et dans d’autres villes angolaises du 10 au 20 décembre 2025, réunissant l’élite sportive juvénile de 54 pays africains. L’Angola est le premier pays lusophone à accueillir les Jeux Africains de la Jeunesse. Un événement continental majeur pendant lequel le pays va célébrer les 50 ans de son indépendance avec 54 nations africaines.
Ces Jeux, dont le logo et la mascotte, la « Galinha d’Angola » (poulet d’Angola), qui ont été officiellement approuvés par l’ACNOA, sont bien plus qu’une simple compétition. Leurs objectifs fondamentaux sont de promouvoir le sport chez les jeunes Africains, de découvrir et de développer des talents sportifs en vue des futures compétitions internationales, notamment les Jeux Africains « seniors », les Jeux Olympiques de la Jeunesse (Dakar 2026), voire les Jeux Olympiques. Ils visent également à favoriser l’intégration, les échanges culturels et l’unité entre les pays africains à travers le sport et les valeurs Olympiques.

Logo des Jeux Africains de la Jeunesse Angola 2025
L’organisation de cet événement historique est le fruit d’un accord officialisé entre l’Angola et l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA). Le document a été signé par le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Rui Luís Falcão Pinto de Andrade, le Président de l’ACNOA, Mustapha Berraf, et le Président du Comité Olympique Angolais (COA), Gustavo da Conceição.
Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Rui Luís Falcão Pinto de Andrade, a déclaré: « Ces Jeux Africains de la Jeunesse sont une opportunité pour l’Angola de démontrer sa capacité organisationnelle et de renforcer les infrastructures sportives nationales, positionnant ainsi le pays comme centre stratégique pour le sport africain. ». Il a également assuré que les conditions financières sont réunies, avec des ressources provenant du Budget Général de l’État (OGE) dans le cadre des célébrations du 50ème anniversaire de l’indépendance du pays, le 11 novembre 2025.
Une délégation de l’ACNOA, incluant son Président Mustapha Berraf et le Vice-Président João Da Costa Alegre AFONSO, a effectué des visites d’évaluation des infrastructures sportives et sociales en décembre 2024, confirmant que l’Angola « présente des conditions adéquates ». Les sites évalués comprennent le Pavillon Multisports de Kilamba, le Stade du 11 novembre, le Centre Polyvalent Olympafrica, la Piscine d’Alvalade, et bien d’autres, attestant de la capacité du pays à accueillir des événements de niveau international ou intercontinental.
Un Programme Sportif Diversifié
Les Jeux Africains de la Jeunesse Luanda 2025 proposeront environ 33 disciplines sportives, offrant une plateforme diversifiée pour les jeunes talents. Parmi les sports au programme figurent l’Athlétisme, l’Aviron, le Basketball 3×3 et le Basketball, la Boxe, le Cyclisme (course sur route et BMX), l’Escrime, l’Equitation, le Football et Football de plage, le Futsal, le Golf, l’haltérophilie, la Gymnastique, le Handball et Handball de plage, le Judo, le Karaté-Dô, la Lutte, la Natation, le Rugby, le Tennis, le Tennis de table, le Taekwondo, le Triathlon, le Skateboard, le Breakdance, le Tir sportif, et même des jeux traditionnels africains comme le Kiela ou le Wela.
La compétition est répartie sur plusieurs villes hôtes : Luanda, Benguela, Lubango, Huambo, Moçâmedes et Caxito.
Le Séminaire des Chefs de Mission : Une Étape Cruciale
L’approche des 4èmes Jeux Africains de la Jeunesse Angola 2025 franchit une étape déterminante avec l’organisation du Séminaire des Chefs de Mission prévu du 11 au 15 septembre 2025. Cette rencontre stratégique, organisée à moins de trois mois de la compétition (10-20 décembre 2025), rassemblera les responsables des délégations des 54 nations africaines participantes, afin de finaliser tous les aspects opérationnels de cet événement continental majeur.
Pour les Jeux Africains de la Jeunesse Angola 2025, cette rencontre revêt une importance particulière car elle intervient dans un contexte exceptionnel : l’Angola devient le premier pays lusophone de l’histoire à accueillir cette compétition continentale, coïncidant avec la célébration des 50 ans d’indépendance du pays.
Cette session de travail intensive permettra aux organisateurs angolais, soutenus par l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA), de présenter en détail les arrangements finaux concernant l’hébergement, le transport, l’accréditation, la sécurité et la logistique générale de l’événement qui se déploiera à travers six villes : Luanda, Benguela, Lubango, Huambo, Moçâmedes et Caxito.
Le Chef de Mission occupe une position centrale et multifonctionnelle dans l’architecture des compétitions sportives internationales. Véritable chef d’orchestre de la délégation nationale, il assume des responsabilités qui dépassent largement le cadre purement sportif pour englober des dimensions diplomatiques, logistiques, médicales et psychologiques essentielles au succès de sa mission.
Tableau Récapitulatif des Jeux Africains de la Jeunesse Angola 2025
| Événement | Dates | Lieu Principal | Nombre de Pays Participants | Nombre de Sports |
|---|---|---|---|---|
| 4èmes Jeux Africains de la Jeunesse | 10 - 20 décembre 2025 | Luanda, Angola | 54 | 33 |
Ces Jeux représentent une étape significative pour le sport jeune en Afrique, et pour l’image de l’Angola sur la scène internationale. Les Jeux Africains scolaires et les Jeux Africains de la Jeunesse constituent des étapes supplémentaires pour renforcer le mouvement. En investissant dans notre jeunesse et en créant de nouvelles plateformes de compétition adaptées à différents niveaux de développement, nous posons les fondations d’un écosystème sportif robuste et inclusif sur notre continent.
Ces Jeux revêtent une importance stratégique particulière car ils serviront de qualifications pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, offrant aux jeunes talents africains une opportunité unique de progression vers les plus hautes compétitions internationales.
Les 4èmes Jeux Africains de la Jeunesse Angola 2025 promettent d’écrire une nouvelle page de l’histoire du sport africain, combinant excellence sportive, célébration culturelle et diplomatie continentale dans un événement qui restera gravé dans les mémoires.