NBA 2K19 est le vingtième jeu de la franchise NBA2K et le successeur de NBA2K18, développé par Visual Concepts et publié par 2K Sports. Mis à la disposition du public depuis le 11 septembre 2018, NBA 2K19 est le jeu officiel qui relate le déroulement de la saison 2018-2019 de la National Basket-ball Association. Cette 20ème édition de la série NBA 2K met à l’honneur l’aillier fort des Bucks de Milwaukee Giannis Antetokounmpo que l’on peut voir en pleine action sur la pochette de l’édition standard. La star planétaire Lebron James qui est maintenant au légendaire club des Lakers est quant-à-lui en tête d’affiche de l’édition spéciale 20ème anniversaire de la série 2K.
Comme les jeux de NBA précédents, il s'appuie sur plusieurs modes de jeu, un gameplay puissant et des graphismes exceptionnels. Doté de graphismes à la hauteur des attentes du plus aguéri des gamers, ce jeu est la référence même en matière de simulation pour les passionnés du ballon orange.
Surtout que rarement un épisode de la saga n’aura autant fait l’objet de divisions auprès de ses utilisateurs que NBA 2K18 qui, malgré sa richesse et son rendu exceptionnels, souffrait de plusieurs bugs gênants et disposait d’un mode MaCarrière à la scénarisation décevante. Mais plus que tout, c’est avec cette version 2018 que les joueurs ont commencé à se considérer comme des vaches à lait par 2K Games, la faute d’une incitation au pay-to-win bien trop marquée, avec ces fameux VC (Virtual Currency, la monnaie du jeu) indispensables à la progression de l’avatar créé.
POST SCORING TUTORIAL - NBA2K19 - MAÎTRISER LES BASES
Améliorations et Innovations
Les développeurs de chez Visual Concept ont tout fait pour satisfaire sa communauté de joueurs et a pris en compte toutes les lacunes de la version précédente dans la mise au point de ce dernier opus. NBA 2K19 apporte son lot de petites retouches et nouveautés, le chemin parcouru est tout de même assez impressionnant depuis 20 ans et pas qu’au niveau de l’esthétisme, je me souviens encore des jeux de basket à deux boutons qui me donnaient pourtant l’impression de quelque-chose de réaliste.
Dans NBA2K19, les joueurs peuvent montrer leur plein potentiel en débloquant des capacités spéciales sur le terrain et en activant la nouvelle fonction de reprise. Les dernières innovations réalisées sur NBA 2K19 se ressentent surtout au niveau du gameplay qui a été affiné de manière à s’accorder un peu plus avec les réalités vécues par les joueurs sur le terrain. Par rapport aux versions précédentes, NBA2K19 propose un meilleur espacement entre les sols et il est beaucoup plus satisfaisant de réaliser les mouvements originaux de Lebron James sur le terrain. Il propose également un mouvement physique amélioré de la balle où les joueurs peuvent la passer et la faire rebondir de meilleure manière. L'outil CAP offre plus d'options car vous pourrez modifier les coiffures et la fonction ADN de votre personnage.
Gameplay et Défis
Pendant le test que nous avons effectué, nous avons surtout pu remarquer l’ardeur des défenseurs gérés par la machine. Même si des niveaux de difficulté peuvent être sélectionnés en fonction de vos performances, c’est toujours un challenge qui procure un réel plaisir de vaincre la console sur son propre terrain. L’aspect technique de ce jeu fait aussi sa particularité. La durée de pulsion sur la touche de tir en dehors de la ligne des 6,75 m est en effet déterminante pour la réussite du panier. Si appuyer une fraction de seconde de plus entraîne des shoots trop courts, relâcher rapidement le bouton diminue la précision du tir de manière considérable. Il est de facto important de trouver le juste milieu en passant tout d’abord par la phase d’entraînement avant d’entrer dans le mode carrière.

Modes de Jeu
NBA 2K19 vous permet de jouer en solo, en multijoueur local et en réseau. Comme les jeux de NBA précédents, il s'appuie sur plusieurs modes de jeu, un gameplay puissant et des graphismes exceptionnels. Il existe également un quartier mis à jour où vous pourrez jouer au basket-ball toute la nuit jusqu'à l’aube dans un 3 contre 3 passionnant. Le meilleur mode est probablement le mode campagne lorsque les joueurs essaieront de percer dans la scène mondiale.
Que ce soit dans ses modes de jeu ou le fonctionnement général de MaCarrière, les choses n’ont que très peu évolué dans la forme. Les matchs immédiats, en NBA, sur les Playgrounds ou en salle d’entraînement sont toujours présents avec le retour des équipes historiques et les effectifs All-Time de chaque franchise, idem pour le mode de jeu de cartes MyTeam. Le mode en ligne ou en local propose aussi les mêmes configurations que les parties classiques, ainsi que l’aventure MonGM et donc l’inévitable mode MaCarrière.
En tout c’est une douzaine de modes de jeux qui vous permettront de vous balader entre ligues, playgrounds, play-offs, entraînements, saisons, GM et MyCareer, le tout toujours superbement habillé.
Le Mode MaCarrière
Nous pouvons dans ce sens constater les diverses améliorations réalisées dans le mode carrière qui s’inspire un peu plus de la réalité. NBA 2K19 permet aussi au joueur de créer un personnage et de contribuer à son ascension dans la ligue nord américaine de basket-ball professionnel. Cette démarche qui prend énormément de temps et de persévérance offrira au tout nouveau basketteur la possibilité de s’améliorer et d’enchaîner les victoires.
Les critiques se sont fait entendre, et même si la scénarisation accuse encore de cinématiques parfois lourdes en temps et en mode balek, surtout dans la partie introductive à MaCarrière (le Prélude, encore une fois uniquement disponible en avant-première sur PS4 et Xbox One, mais toujours pas sur Switch), force est de constater que l’histoire et ses scénettes sont bien plus agréables à suivre, évitant de frustrer une partie des joueurs qui ne souhaitent que mettre la main sur le cuir. Mais grande et belle nouvelle, l’ensemble de ces cinématiques peuvent enfin être passées, pour ne se focaliser que sur le jeu.
Et il faut admettre que ce Quartier s’est lui-même également grandement amélioré dans son ergonomie. Il bénéficie en effet d’un menu bien plus lisible et accessible et d’une possibilité de passer directement après un match à la salle d’entrainement, au Quartier lui-même ou carrément à la prochaine rencontre. D’une superficie revue à la baisse pour une bien meilleure exploration et une énorme diminution des temps de chargement, ce hub est donc passé d’une accumulation de rues interminables à une sorte de grande place fermée, accueillant les Playgrounds du Parc, permettant les parties en ligne à 1 contre 1, 2 contre 2, 3 contre 3 ou 5 contre 5, des mini-jeux (les cages et leurs trampolines, le Jordan Rec Center qui oppose deux équipes de cinq joueurs en ligne), les matchs du circuit compétitif Pro Am pour ceux qui rejoignent des équipes créées par les joueurs eux-mêmes et l’ensemble des éléments faisant évoluer le mode MaCarrière.
Après la modélisation de son avatar avec des options allant chercher des détails proprement hallucinants dans leur fidélité, le joueur devra sélectionner un double archétype définissant le style de jeu produit par AI. Toutes les combinaisons sont envisageables, allant d’un pivot très physique et bon shooteur à longue distance à l’extérieur spécialiste de la pénétration et des tirs primés.

Graphismes et Performances sur Switch
Une chose est sûre et c’est une excellente nouvelle, les développeurs ne nous font pas une Wii U, et continueront vraisemblablement à publier des versions de leurs jeux sur Switch, avec les inévitables régressions graphiques et techniques, mais en préservant un contenu identique aux autres plateformes. Les joueurs de l’édition 2018 ne seront absolument pas dépaysés puisqu’il n’y a que très peu d’évolution graphique, mais l’ensemble demeure très agréable, que ce soit au regard des animations, des représentations des joueurs, de l’ambiance générale des gradins ou des séquences scénarisées. Les mêmes bugs de collision sont toujours présents sur les animations hors du terrain, un défaut reconnu comme une véritable signature de la franchise. Nombreux sont les bras qui transpercent le corps du joueur assis à côté, ou les athlètes qui traversent les murs sans hésitation (le problème est présent dans toutes les éditions du jeu, quelle que soit la console). À côté de cela, l’ambiance en match est toujours aussi bluffante, avec un public réagissant en adéquation avec l’action sur le terrain.
La grosse amélioration se trouve dans la fluidité d’un framerate bloqué à 30 images par secondes, qui avait la fâcheuse habitude de tousser très souvent l’an passé, surtout dans les cinématiques du mode MaCarrière. Ici, l’ensemble est bien plus satisfaisant, même en ligne. Le jeu demeure à 90 % fluide, avec ici et là des petits sursauts peu gênants. Il est cependant notable que ces saccades n’apparaissent pas en mode portable, de loin la configuration la plus propre. Ce framerate demandera cependant un temps d’adaptation, notamment pour la gestion des jauges de tir. Attention à ceux qui joueront à NBA 2K19 sur plusieurs plateformes, les sensations générales ne seront donc pas les mêmes.
Cette nouvelle mouture est aussi plus lourde que la version précédente, avec 32,5 Go d’espace nécessaire à son installation (contre 26 pour 2K18). Autant dire qu’une carte micro SD aux capacités conséquentes est indispensable.
Monnaie Virtuelle (VC) et Microtransactions
Pour les fans, ceux-ci permettront d’accumuler les contrats publicitaires accessibles par paliers (premier contrat à 50 000 fans, puis 100 000, 200 000, 500 000, etc.) et s’obtiennent soit en réalisant de grosses actions en match, soit en flattant les supporteurs lors des interviews. Les statistiques gonflées permettront également d’atteindre les objectifs de carrière fixés, comme atteindre le poste de sixième homme, devenir titulaire ou encore être dans les premiers choix de sélection pour le All-Star Game. Cet aspect du jeu dépend uniquement de l’éthique et de la volonté de chaque joueur. En sachant qu’il est nécessaire d’accumuler 200 000 VC pour atteindre une note globale de 85 et que chaque match permet de gagner au mieux 2 000 VC, il peut être compréhensible que certains veuillent accélérer le processus, surtout que l’avatar se retrouve totalement dépassé physiquement et qualitativement dans son jeu au début de sa carrière en NBA.
En sachant également, qu’outre les statistiques personnelles, ces VC permettent également d’acheter des vêtements, des baskets ou des skates, le passage à la caisse est tentant. Nombreuses sont les petites b… euh les opportunistes (mode trash-talking On) sortant leur CB pour atteindre rapidement le niveau 90, afin d’être immédiatement compétitifs en mode Pro Am. La tristesse de ces sessions de jeu risque un jour de faire du tort à l’intérêt porté à la franchise 2K. Pour le moment, une seule question doit trotter dans la tête du joueur : mériter son niveau par la persévérance et le travail, thème largement exploité dans la scénarisation du Prélude cette année, ou le booster facilement avec PayPal ? À chacun d’y trouver la réponse qui lui convient.
Pour faire gagner un peu plus de VC sans payer, saluons la dynamisation importante du Quartier. Outre les cycles jour/nuit amenant différents événements ponctuels (Court Conqueror, Ball All Night, DodgeBall…), le hub propose des objectifs journaliers individuels (faire un nombre fixé de passes décisives, de contres et d’interceptions en une journée, remporter un certain nombre de matchs…) et collectifs (accumuler un total de dix-mille interceptions ou contres en un jour). Une roue de la chance est également régulièrement disponible, histoire de faire dire que Visual Concepts ne pousse pas automatiquement les utilisateurs à faire appel à leur porte-monnaie.
Gameplay Approfondi
Avec son contenu gargantuesque, NBA 2K est une saga évidemment tout aussi connue pour son gameplay aux petits oignons, peaufiné d’année en année. Cette fois, l’évolution se remarque très vite, essentiellement dans les comportements défensifs. Au revoir les attaques en un contre un où le joueur passait l’épaule devant son adversaire avec une facilité déconcertante pour une finition sous le panier. En mode bataille de tranchée, les défenseurs seront bien plus résistants et solides dans leurs placements défensifs, grâce notamment à une gestion des collisions plus vraie que nature, amenant l’utilisateur à user du stick droit pour crosser ou trouver un décalage, demander un écran ou enclencher un système tactique. Et ce côté combat peut se ressentir dans la raquette, sur les défenses extérieures ou même dans la lutte pour le rebond.
Dans le détail, le jeu connait plusieurs retouches bienvenues. En premier lieu, la jauge de lay-up fait son grand retour, évitant les ratés incompréhensibles dans la version 2018. Chaque mouvement d’attaque au cercle bénéficiant d’un timing qui lui est propre, le joueur aura intérêt à tester toutes les possibilités pour voir celles avec lesquelles il sera le plus à l’aise. Comme évoqué plus haut, la défense étant remise en avant, la lutte « in the paint » (dans la raquette) contre les intérieurs dominants est maintenant facilitée, permettant de résister physiquement et de gentiment se bousculer à coup de coude et d’épaule, à l’ancienne.
En défense toujours, 2K introduit un tout nouveau système pour la gestion des interceptions, basé sur la zone et la situation dans laquelle se retrouvent le passeur et son receveur, tout comme le porteur de balle à qui on souhaite piquer la gonfle. Il s’agit d’un élément qu’il serait judicieux de réajuster légèrement, tellement le vol de ballon s’avère aisé une fois le mécanisme connu, que ce soit pour le joueur ou pour l’intelligence artificielle. Enfin, c’est le comportement collectif en défense et en attaque qui a été également revu.
Mais la très grosse nouveauté de cette version 2019 est le mode Takeover, matérialisant davantage les séquences où le joueur est « on fire » ou « in the zone », lorsqu’il enchaîne plusieurs actions spectaculaires et clutch, qu’il a la main chaude et devient le joueur à qui donner la balle en priorité. Dès qu’il produit une action qui lui permet de prendre le dessus sur l’adversaire en fon... Techniquement car les jauges de tir sont difficiles à apprécier pour ceux qui n’ont pas l’habitude.
Bien que relâchant rapidement le tir, nos joueurs sont souvent jugés trop tardifs, de plus votre niveau de démarquage sur votre défenseur aidera grandement à faire entrer un shoot. Comme en vrai, un joueur NBA avec un tir ouvert marque dans 90% des cas (si tant est qu’il soit à une position de confort pour lui). Idem pour les lay-up, la jauge de tir faisant son retour.
Tactiques et Entraînement
Tactiquement il faudra s’investir dans les stratégies de votre équipe ou trouver LE move qui fonctionne cette année, tant faire la différence individuellement semble compliqué. Rassurez-vous cependant, le jeu dispose de modes d’entraînements, pour vous exerce, aussi bien seul sur le terrain qu’en groupe défensif ou offensif. Et en options, vous pouvez demander au jeu de poser des systèmes automatiquement. Vous pourrez aussi en appeler manuellement mais là encore, il faudra un tantinet de pratique pour réussir à les appliquer, le chrono des 24 secondes vous empêchant de rêvasser ou de rater un cercle de positionnement.
La petite nouveauté, puisqu’il en faut une, est le TakeOver, une jauge se remplissant à mesure de l’efficacité de vos actions, attention aux pertes de balles qui feront descendre la jauge.
Animations et Réalisme
Les animations, quant à elles, sont bonnes mais perfectibles. Un joueur sautant pour contrer réagit trop lentement et ses pieds ne décollent que de quelques centimètres. Les écrans sont posés au ralenti et de manière générale on a plus l’impression que les joueurs glissent que marchent ou courent.
Carrière de Joueur et de Manager
C’est du lourd, du très lourd mais soyons honnêtes, un match de basket reste un match de basket. Pour la carrière de joueur, vous débuterez en tant que joueur non choisi lors de la Draft NBA et se retrouvant dans le championnat chinois dans une équipe fictive (une histoire de licence et histoire de ne vexer personne) des Shanghai Bears, avant de progresser étape par étape vers la NBA. Ne vous étonnez donc pas que les premiers matchs soient commentés dans la langue de l’ex-empire du milieu.
Notons que rarement création de personnage aura été aussi ergonomique, rapide et claire. Quant à la carrière de manager vous rependrez là ou le scénario vous laissait l’an passé. Pour le reste c’est Cliché 2K19 pour les scénarios et dialogues : amitiés contrariées, coéquipier perso, coach débonnaire et matchs scriptés, si vous avez fait un mode carrière scénarisé dans un jeu de sport quel qu’il soit, vous connaissez déjà tous les « rebondissements » (non pas de jeu de mot non) du scénario et des échanges entre les acteurs.
Présentation Visuelle et Sonore
On est sur TNT, la chaîne NBA, Shaq et K.Smith ont le visage un peu amorphe mais les commentaires sont d’une qualité dont devraient s’inspirer les jeux de foot, que ce soit dans la profondeur du catalogue de leurs interventions, leur pertinence (analyse du match et le la saison de l’équipe ou du joueur) et la teneur des hors-sujets.
En Résumé
Modes de jeu à foison (mais encore une fois un match reste un match), esthétisme irréprochable, gameplay sérieux mais demandant de l’investissement, Hub en ligne retravaillé. Si vous aimez le basket vous serez comblé par ce NBA 2K19 pourtant non-exempt de petits défauts. Si vous êtes compétiteur vous pesterez contre les baleines (les gens craquant un RSA en monnaie virtuelle). Mais chaque match vous fera gagner des VC, monnaie utilisée pour toutes les micros-transactions, et après le tollé de l’an passé, les ratios ont l’air d’avoir été revus à la baisse en notre faveur.
Nous avions laissé l’année passée NBA 2K18 dans une plutôt belle forme. L’éditeur avait innové avec son nouveau mode carrière proposant de se promener dans un quartier, permettant autant de faire du shopping que de s’entraîner ou de jouer en ligne.