C’est un des sujets qui agace le plus les fans au quotidien : l’arbitrage en NBA. Entre marchés non-sifflés, traitements de faveur et changement de décisions au quotidien, suivre un match peut parfois devenir exténuant dans notre Ligue. Comment comprendre les hommes au sifflet ? Pas un jour ne se passe, sans qu’une vidéo ne surgisse sur les réseaux sociaux et crée une discorde dans la communauté basket. Tel un péage de la honte, la critique de l’arbitrage en NBA s’est installée dans nos petites habitudes. Non mais regarde, il marche ! Attends, genre y’a pas faute là au buzzer ? Chaque jour, c’est la même. Tout cela est bien triste, mais pour éviter de rester dans cette frustration permanente, il convient de savoir à quel jeu nous jouons.
Car c’est bien là le point sur lequel nous allons nous poser et vous inviter. Avant de vous lancer dans un jeu de société, vous lisez bien les règles, non ? Il en va de même pour la NBA, qui a ses propres codes et règles, éloignées de celles enseignées dans toutes les écoles de basket. Oui, cela peut paraître idiot au premier abord, sachant qu’on devrait partager le même bouquin signé James Naismith. Mais il est important d’installer ce premier matelas pour mieux comprendre la suite.

Un Regard dans le Rétroviseur : L'Histoire de la NBA et son Influence sur l'Arbitrage
Rien ne vaut une petite piqûre du passé, car c’est ainsi qu’on peut analyser au mieux le présent. Et dans le domaine de l’arbitrage, on doit bien regarder dans le rétroviseur afin d’installer les bases d’une critique construite. Il faut savoir que, dans sa longue et belle histoire, la NBA est passée par des étapes aussi glorieuses que stressantes. On pense en premier lieu à l’ascension de la ABA dans les années 70, et le plongeon dramatique de la NBA à la même époque, qui avait failli causer la disparition de notre Ligue chérie.
D’un côté, une compétition fraîche et excitante, qui autorisait les tirs à trois-points, les and-one et donnait carte-blanche aux grandes gâchettes de l’époque. Exciter les fans, c’était un moyen d’augmenter sa visibilité en donnant la possibilité à ces figures de plus en plus importantes de s’exprimer librement. Gonfler les audiences, c’était une façon de faire rentrer des sous dans la banque de la Ligue et donc assurer son maintien, un modèle qui deviendra le ciment de ce championnat pour les décennies suivantes. Car s’il y a bien un point sur lequel la NBA était encore un peu en retard, c’était sur la médiatisation de ses stars, des personnalités fleurissantes et qui ne demandaient qu’à être envoyées sur le devant de la scène. Après des années passées à limiter l’impact identitaire des Elgin Baylor, John Havlicek et autres Bob Pettit, l’heure était venue de s’ouvrir aux phénomènes comme Julius Erving ou David Thompson, des extra-terrestres redessinant le basket et surtout la place des sportifs dans le paysage commun. Bien jouer n’était plus la seule chose qui importait, il fallait aussi avoir l’attitude qui allait avec, le style, un aspect visuel tellement ancré dans les années 70. C’est pourquoi, en 1976, la NBA réalisait un grand coup en effectuant une fusion avec la ABA.
L'Ère Magic-Bird et l'Ascension de Michael Jordan
Lors de la décennie des 80s, la NBA réalise un véritable boom médiatique en mettant quasiment en permanence les Lakers et les Celtics en avant, les contrats télévisés signés avec CBS vont d’ailleurs dans ce sens. Impossible de regarder les Hawks, compliqué de voir les Pistons, le monopole des deux franchises était en quelque sorte acté et voulu car c’était ainsi que la Ligue pouvait se promouvoir au mieux. Sans noter que l’opposition Magic-Black-Colgate / Bird-White-Timberland était idéale pour permettre à chacun de choisir son camp, tel un script hollywoodien. Kenny Smith, analyste aujourd’hui chez TNT, le résumait d’ailleurs assez bien en 2013 lors d’une émission Open Court : quoi qu’il arrive, chaque saison, on allait se retrouver avec les verts et/ou les jaunes au bout, c’était fait ainsi.
Propulsée par le duo Magic-Bird, la NBA faisait déjà bien en sorte que Los Angeles et Boston se retrouvent en Finales, car la rivalité allait booster son image et son statut. Cependant, dans les 90s, l’image globale n’est pas aussi bonne que dans la décennie précédente, malgré l’explosion du numéro 23. Jeu physique et plus lent, scoring global en chute libre (de 220 points par match en 1986 à 198 points par match en 1995), bastons pour sublimer le tout, David Stern ne veut pas de ça et souhaite faire de son jouet une plateforme incontournable dans le monde entier, en ce qui concerne le divertissement sportif. Le patron décide alors d’axer sa politique globale vers un jeu plus fun, plus attractif, plus grand public. Et donc, par conséquent, vers un jeu qui avantage nettement plus les attaquants que les défenseurs, un point qu’il faudra retenir impérativement pour mieux comprendre les chapitres suivants. Car ce « qu’on veut voir » selon le boss, ce n’est pas un 84-78 des Bad Boys avec une multitude de fautes et des barfights, mais bien un festival offensif avec des actions spectaculaires et des joueurs adorés par le public : la Dream Team poussera notamment le patron dans ce constat, lors des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992.
L'arbitre le plus tricheur de tous les temps
Relations Joueurs-Arbitres : Un Fléau Moderne ?
Après avoir exploré l’histoire de la NBA, voici venu le sujet le plus épineux de ce guide ultime : Les relations entre joueurs et arbitres, un véritable fléau qui s’est propagé dans la Ligue et a définitivement gangrené l’image des hommes au sifflet. En regardant la NBA actuelle, une évidence vieille comme le monde se dresse devant nous, celle de la différence de traitement en pleine rencontre. Croire que tous les joueurs vont être arbitrés de la même manière est un doux rêve qu’il faut impérativement quitter. Comme nous y viendrons en détail dans les chapitres suivants, LeBron James ne vit pas sous le même régime que celui de Yogi Ferrell, c’est comme ça. Dans un monde parfait, peut-être que chaque arbitre évoluerait sans directive de la Ligue insistant sur la protection des stars, mais ce n’est pas notre cas. Et même s’il existait, on aurait tout de même droit à différentes façons d’aborder la gestion de ces joueurs aux différents palmarès sur le même terrain.
En effet, alors qu’auparavant une simple main sur l’épaule d’un arbitre était considéré comme un acte intolérable, question de distanciation pour rester aussi objectif que possible, la NBA a ouvert les portes à de véritables buddies. On se lâche des sourires, on se fait des clins d’oeil, on en voit même devenir potes, bref la profession a pris un coup de pompe dans le ventre, avec d’anciens arbitres qui ont tout simplement décidé de ne plus regarder ce basket à la télévision, par dégoût de cette déformation. Dans l’ancien bouquin de la Ligue, il était tout simplement interdit d’engager la moindre conversation avec un coach ou un joueur, ce qui a totalement explosé lorsqu’on voit les interactions actuelles. Câlins avant le match, blagues entre deux lancers, tape sur les fesses lorsqu’un call est abusé : ce qui faisait justement la pureté de l’arbitrage a disparu en grande partie, et les actions de jeu ont été forcément impactées par cette liberté globale.
On ne peut croire qu’un arbitre sera totalement objectif, s’il entretient une véritable amitié avec certains joueurs qu’il doit pourtant juger. Ce serait comme croire qu’un juré d’assises condamnerait un assassin si l’homme en question était un proche. Et c’est justement cet oubli des principes de base, cette « copinisation » des relations entre joueurs et arbitres, qui a notamment mené à des pistes parfois troublantes. Voir Joey Crawford arbiter LeBron était devenu une véritable blague d’avant-match, tant le bilan du King sous les ordres du chauve était proche de la perfection. Apercevoir Tony Brothers dans l’Oklahoma enclenchait des pronostics plus tristes qu’amusants, tant le Thunder alignait les victoires avec le vétéran en chef de file. Des statistiques montées de toute pièce, afin de pointer la NBA du doigt ? Peut-être bien. Mais aussi une attitude logique, après avoir vécu le scandale entourant Tim Donaghy et les Playoffs truqués de 2002, la Ligue devant faire avec ce lourd héritage.
Car c’est bien ce point qu’Adam Silver va devoir traiter dans les prochaines années, s’il souhaite se lancer comme annoncé dans l’amélioration globale de l’arbitrage en NBA : le retour nécessaire à cette distanciation, afin d’obtenir un jugement le plus pur possible.
Les Playoffs NBA : Le Rendez-vous Incontournable
Le rendez-vous annuel de la planète Basket. Ils sont grands, ils sont forts, ils sont rapides, et ils tiennent toute la nation - et plus encore - en haleine pendant 3 mois. Les meilleurs joueurs des meilleures équipes de basketball se retrouvent tous les ans d’avril à juin lors des Playoffs NBA, les incontournables du basket à l’américaine. Des 16 équipes phares des conférences Est et Ouest, bientôt, il n’en restera plus qu’une… Vous voulez en savoir plus ?
Les Règles Fondamentales du Basket-ball
James Naismith publie rapidement « les 13 règles originelles », régissant les petits débuts de ce qui sera un grand sport - et un sport de grand. Avec un panier à 3 mètres 05 du sol, sur un terrain de 13 à 15 mètres de large, et 22,5 à 29 de long, le basket se joue à 5 contre 5. Une fois en possession de la balle, une équipe a 24 secondes pour tirer, et au moins toucher le panier ; si ce n’est pas le cas, le ballon est donné à l’équipe adversaire et le chronomètre des 24 secondes repart. Un match de basket s’étale sur 4 quarts-temps, de 12 minutes chacun, avec une mi-temps de 15 minutes où les équipes changent de panier. Le chronomètre s’arrête à chaque faute, sortie, ou temps mort demandés (de façon illimitée) par l’entraîneur.
Créée en 1946, la BAA (Basketball Association of America) est devenue la NBA après sa fusion avec la NBL (National Basketball League). La saison régulière se déroule en 82 matches, à partir de la fin du mois d’octobre - après un mois consacré à des essais - jusqu’à avril. Vers les mois d’avril, mai et juin, la planète Basket ne vit donc plus que pour les Playoffs, où les 8 meilleures équipes de chaque conférence s’affrontent. Les 8 équipes de chaque conférence sont classées de 1 à 8, et les Playoffs commencent avec l’équipe 1 contre l’équipe 8, la 2 contre la 7, la 3 contre la 6 et la 4 contre la 5.

Faits Marquants des Playoffs NBA
Les playoffs NBA sont toujours synonymes de surprises, et les récentes saisons n’ont pas fait exception. Bien que l’exploit reste rare, il est important de noter que le nombre de fois où une équipe classée numéro 8 a battu une équipe classée numéro 1 au premier tour a augmenté légèrement ces dernières années. Michael Jordan conserve son record impressionnant de points marqués en playoffs, avec 5 987. Les Celtics de Boston détiennent toujours le record du nombre de titres NBA, avec 17 victoires, devançant les Lakers de Los Angeles. Les Bulls de Chicago, les Spurs de San Antonio, les Philadelphia 76ers, les Pistons de Detroit, les Golden State Warriors et le Miami Heat continuent de figurer parmi les équipes les plus titrées de la NBA.
| Record | Détenteur | Nombre |
|---|---|---|
| Points marqués en playoffs | Michael Jordan | 5 987 |
| Titres NBA | Celtics de Boston | 17 |