Le Palmarès Exceptionnel de Jérôme Fernandez, Légende du Handball Français

Jérôme Fernandez, ancien joueur de handball international français, a marqué l'histoire de ce sport grâce à un palmarès impressionnant et une carrière riche en succès. Évoluant au poste d’arrière gauche, il est considéré comme l'un des plus grands joueurs français de tous les temps.

Jérôme Fernandez en 2014 (Source: Wikimedia Commons)

Débuts et Ascension

Originaire d’une famille de handballeurs, Jérôme Fernandez a développé une passion pour ce sport dès son enfance. Il a débuté sa carrière au club de Floirac/Cenon, puis a rejoint les Girondins de Bordeaux en sport-études. Toutefois, son temps de jeu y étant limité, il a décidé d’intégrer le club de Toulouse, entraîné par Claude Onesta. Il y a côtoyé de grands joueurs et a réussi à s’imposer comme un pilier au sein de l’équipe.

Durant cette saison, le club a réalisé sa meilleure performance en remportant la Coupe de France et en terminant 3ème du Championnat de France. Suite à cette saison remarquable, Jérôme Fernandez a été appelé à rejoindre l’équipe de France pour sa première sélection en novembre 1997, à l’âge de 20 ans.

Carrière en Club : Espagne et Retour en France

Finalement, Jérôme Fernandez a décidé de se lancer de nouveaux défis et est parti en Espagne, où il a joué dans deux grands clubs : le FC Barcelone et le BM Ciudad Real.

Il a tout d’abord rejoint le FC Barcelone et a remporté de nombreux titres :

  • La SuperCoupe d’Espagne
  • La SuperCoupe d’Europe
  • La Ligue des Champions
  • Deux titres de champion d’Espagne
  • Un titre européen

Après quelques années au FC Barcelone, il a rejoint un autre grand club de handball espagnol, le BM Ciudad Real, avec lequel il a remporté une Ligue des Champions et deux fois le titre de champion d’Espagne.

Enfin, Jérôme Fernandez est rentré en France et a rejoint son club de cœur, Toulouse. Celui que l’on surnomme « Fernand » a également voyagé en Allemagne à Kiel, avant de revenir à Toulouse aux « Fenix » en 2011, pour finalement terminer sa carrière au Pays d’Aix. Tout au long de ses expériences, le Girondin de naissance remporte notamment deux Ligues Européennes des Champions, mais est aussi double champion de France et quadruple champion d’Espagne.

Carrière Internationale : Un Palmarès Époustouflant

La carrière en club de Jérôme Fernandez est tout aussi remarquable que sa carrière en sélection nationale. En effet, il a été capitaine de l’équipe de France de 2008 à 2015 et a remporté de nombreux titres durant ses sélections.

Jérôme Fernandez a clairement marqué l’histoire du Handball puisqu’il est l’un des internationaux français les plus titrés avec 9 médailles d’or et détient le record du nombre de buts en l’équipe de France avec un total de 1463 buts marqués.

Voici un aperçu de son palmarès international :

L'INCROYABLE ÉVOLUTION D'UNE LÉGENDE DU HANDBALL - L'HISTOIRE DE JÉRÔME FERNANDEZ

Tableau des Titres Majeurs de Jérôme Fernandez en Équipe de France

Année Compétition Rang
2001 Championnat du Monde 1
2005 Championnat du Monde 3
2006 Championnat d'Europe 1
2008 Jeux Olympiques 1
2008 Championnat d'Europe 3
2009 Championnat du Monde 1
2010 Championnat d'Europe 1
2011 Championnat du Monde 1
2012 Jeux Olympiques 1
2014 Championnat d'Europe 1
2015 Championnat du Monde 1

Reconversion et Après-Carrière

En 2015, Jérôme a intégré le club Pays d’Aix Université Club Handball en tant qu’entraîneur-joueur puis, il est devenu entraîneur officiel de l’équipe en 2017. Il quittera le club en 2020 après des performances mitigées, pour se réorienter comme consultant avec France Télévision, dans le cadre des JO de Tokyo. Depuis le 12 septembre 2022, il est devenu le directeur de projet au sein du Billère Handball qui évolue en deuxième division.

Aujourd’hui, Jérôme Fernandez est conférencier chez WeChamp et intervient lors de conférences en entreprise de type questions-réponses. En plus de tout ça, l'ex-capitaine des Bleus et quatre fois champions du monde, partage également son expérience en tant que conférencier sportif en entreprise. Ses interventions consistent notamment à rapprocher le monde du sport et de l'entreprise. Lui qui a connu le très haut niveau en tant que joueur, mais aussi en tant qu'entraîneur entre 2015 et 2020 peut apporter son expertise dans le management ainsi que la performance.

Le 30 avril 2023, il entre dans le Hall of Fame du handball français pour récompenser son immense carrière, ponctuée de succès mémorables et de distinctions légendaires avec ses clubs et les Bleus qui ont fait de lui l'un des meilleurs joueurs du monde.

Jérôme Fernandez n'a jamais caché sa passion pour le padel, sport qu'il avait découvert du côté de la Catalogne lorsqu'il évoluait sous les couleurs de la section handball du FC Barcelone entre 2002 et 2008. Dans une interview donnée à Padel Magazine en août 2023, à l'occasion de l'Human Padel Open de Toulouse, l'ancien champion olympique, d'Europe et du monde, explique que depuis la fin de sa carrière en 2020, il joue jusqu'à quatre fois par semaine au padel.

Jérôme Fernandez, double champion olympique de handball, a profité de son séjour à Saumur pour visiter l’IFCE.

Double champion olympique, quadruple champion du monde, triple champion d’Europe… Le palmarès de Jérôme Fernandez est à l’image du bonhomme : immense.

Jérome Fernandez, a eu la grande gentillesse de m’accorder un peu de son temps, pour évoquer ses 24 années passées au plus haut niveau dans le monde du handball professionnel.

Bonjour. J’ai découvert le handball dès mon plus jeune âge. Mes parents étant eux-mêmes joueurs, ils m’ont initié très tôt à la discipline. Mes copains jouaient aussi, ils étaient mes coéquipiers à Bordeaux. Tout a donc toujours tourné autour de ce sport. J’ai surtout eu la chance de commencer ma carrière quand le handball était en train de devenir un sport professionnel. Il l’a façonnée. Mise à part la chance que j’ai eue de faire du handball ma carrière professionnelle, ce sport a toujours fait partie de ma vie et de mon quotidien.

J’essaie de profiter de mon temps libre pour être présent auprès de ma famille. Pendant ma carrière, j’ai beaucoup voyagé, je n’étais pas souvent à la maison. Je tente aussi de préparer mon avenir dans le handball. Par le biais de ma notoriété, je rends le plus possible service, notamment pour les enfants malades atteints de la leucodystrophie.

Je pense qu’elles sont importantes. Ce sont des valeurs que l’on peut aussi retrouver dans le monde de l’entreprise. Dans le sport, on a généralement le sens du respect. On essaie toujours de se dépasser pour atteindre le meilleur objectif possible. Les sports collectifs sont aussi marqués par la notion de partage et de cohésion.

Il y en a eu plusieurs. Je reste proche de beaucoup de joueurs. Même si on n’a pas forcément le temps de s’appeler, on se met des petits mots. Au niveau des entraîneurs j’ai gardé une excellente relation avec Valero Rivera qui était mon coach à Barcelone, et aujourd’hui sélectionneur du Qatar. Tous les entraîneurs que j’ai côtoyés, même ceux avec qui cela a été plus compliqué, je m’entends bien avec eux.

Il y a eu beaucoup de moments clés dans mon parcours. C’est vrai que le fait d’avoir eu le courage de quitter très tôt ma famille et Bordeaux, pour tenter ma chance comme professionnel, en fait partie. A l’époque, les jeunes joueurs de handball de la région bordelaise, lorsqu’ils atteignaient le niveau professionnel, faisaient l’ensemble de leur carrière à Bordeaux. J’ai pris mon courage à deux mains et ça a payé. Cela m’a permis d’ »exploser », de me montrer et surtout d’accélérer ma progression. Puis il y a eu, évidemment mon intégration au sein de l’Equipe de France.

Rejoindre ceux qu’on appelait les « costauds » à l’époque, a « boosté » ma carrière, alors que j’étais très jeune. Cela a notamment suscité l’intérêt des plus grands clubs, d’abord nationaux comme Montpellier, puis des clubs européens. C’était quelque chose d’incroyable, d’autant plus que ça ne faisait pas très longtemps que j’avais rejoint l’Equipe de France. J’étais encore très jeune, je venais d’avoir 23 ans. J’étais encore, à ce moment-là, dans l’acceptation de la légitimité de faire partie de ce groupe. J’ai eu la chance de vivre une compétition en France devant notre public, d’aller au bout et de remporter le titre. C’est vrai que ce sacre devant nos supporters, avait une saveur particulière et il l’a d’ailleurs toujours aujourd’hui.

Le staff m’a confié le capitanat de l’Equipe de France, alors que je n’avais rien demandé. Cela fut une très bonne surprise. A l’époque, on savait qu’Olivier Girault allait prendre sa retraite. Il y avait plusieurs joueurs qui avaient le profil pour lui succéder, du fait de leur personnalité et de leur talent. Le staff m’a confié le capitanat de l’Equipe de France, alors que je n’avais rien demandé. Je ne m’y attendais vraiment pas.

J’ai accepté la mission, tout en sachant qu’au départ cela allait être très difficile car j’avais dans ma génération des joueurs à fort caractère. J’avais surtout peur que ce capitanat change nos relations. Ce titre de capitaine, je l’ai donc accepté avec honneur mais aussi avec des pincettes, en tentant de rester toujours le coéquipier que j’avais pu être. Je ne voulais pas tirer la couverture à moi et me mettre en avant par rapport aux autres joueurs.

La double casquette de joueur/entraîneur, je l’ai « subie ». Ce fut un choix de mon « vestiaire » et de mes dirigeants. J’étais arrivé à Aix, en ayant la volonté et la sécurité de pouvoir être entraîneur à la fin de ma carrière. Il me restait deux ans à jouer mais au bout de quelques mois, mes coéquipiers ont émis le souhait de changer d’entraîneur et de méthode de travail. Etant le joueur le plus expérimenté, mes dirigeants m’ont proposé de prendre ce rôle plus tôt que prévu. J’ai accepté le défi et cela m’a permis de gagner du temps sur ce que je voulais mettre en place dans l’équipe. D’un autre côté, cela m’a empêché de savourer complètement ma fin de carrière de joueur, parce que la responsabilité de penser à l’équipe en tant qu’entraîneur m’a rajouté de la pression. J’ai toujours voulu me reconvertir comme entraîneur, mais j’ai simplement été contraint de le faire un an et demi plus tôt.

Je suis aujourd’hui très épanoui dans ce nouveau rôle, qui correspond à ce que j’attendais au niveau de ma philosophie, et de ma façon de voir les choses. Je pense qu’on a fait du très bon travail, depuis 4 ans maintenant, à Aix. Pour une première fois en tant qu’entraîneur, c’était une magnifique expérience qui va d’ailleurs malheureusement se terminer d’ici un an.

D’une certaine manière, oui. Je pense que les aspects techniques, organisationnels, mais aussi le relationnel par ma crédibilité auprès des joueurs, m’ont rendu service. Il fallait absolument que j’arrive à construire une relation forte avec ce groupe pour que les « garçons » aient envie de me suivre, et je pense que j’ai réussi à le faire. Mais vous savez, la crédibilité ça se perd très vite. Des difficultés, on en rencontrera toujours partout, qu’on soit joueur ou entraîneur. On apprend le métier, on prend de l’expérience, on apprend de ses erreurs. Il ne faut pas avoir peur de se tromper, car ce sont les échecs qui nous font progresser et nous permettent de mieux réussir après.

Oui, je suis très fier de ce que j’ai pu réaliser avec tous les joueurs de toutes les générations que j’ai pu connaître et avec qui j’ai eu la chance de jouer. Je ne m’attendais pas à cette carrière. Mon rêve était d’un jour intégrer les Bleus, mais je ne m’étais jamais imaginé participer et gagner autant de compétitions, représenter mon pays autant de fois, ou bien encore marquer autant de buts.

Je pense que l’Equipe de France est dans une période de transition de génération. On atteint la fin du cycle des « Experts ». C’est le début de l’aventure des plus jeunes générations qui ont déjà eu la chance, et le talent, d’être Champions du Monde et d’Europe en Junior. Il faut leur laisser du temps pour grandir et s’aguerrir au plus haut niveau. La marche entre les compétitions junior et senior est assez importante. Quoi qu’il en soit, ce sont des joueurs avec d’énormes potentiels. Dans quelques mois ou quelques années, la France redeviendra la nation dominante du handball.

(Rires), il y en a eu beaucoup. Je me suis rendu compte que pendant ma carrière, notamment quand j’étais jeune, j’attachais beaucoup d’importance à l’échauffement. Quand je me sentais bien à l’échauffement et que j’étais en réussite au tir, j’avais le sentiment que le match allait toujours bien se dérouler et dans le cas contraire, que j’allais rater mon match. J’ai appris avec le temps et l’expérience que ce n’était pas du tout lié, que ça ne servait à rien d’avoir une routine d’avant match.

La santé déjà. Ensuite, de pouvoir continuer à faire du sport parce que c’est vrai je suis un amoureux du sport en général. J’essaie de continuer à en faire le plus souvent possible.

Je remercie énormément Jérôme Fernandez pour sa franchise et sa simplicité. J’en profite pour le féliciter pour sa brillante carrière qui fait de lui une personnalité ancrée dans l’histoire du Handball.

40 ans, c’est pourtant déjà pas mal, surtout après une telle carrière. Petit bilan avec l’intéressé et quelques proches, tous très bavards quand il faut évoquer un des plus beaux palmarès du hand (et du sport) français.

Jérôme Fernandez : « Le plus important, c’est le penalty en finale du championnat du monde, contre le Danemark, en 2011. J’étais tireur remplaçant, mais comme les tireurs étaient en échec sur ce match, j’ai pris mes responsabilités de capitaine. J’avais 34 ans, j’étais serein. Le record de buts (1463 !), par contre, c’est devenu complètement anecdotique. Ça s’explique par ma longévité ! J’ai un moins bon ratio par match que d’autres, mais comme j’ai joué pendant 18 ans… »

Daniel Constantini, patron des Bleus de 1985 à 2001 : « Il n’était pas difficile à repérer ! C’était le meilleur buteur des Juniors et son sélectionneur ne tarissait pas d’éloge. J’étais allé le voir disputer un France-Russie, du côté de Pornic. Il avait marqué 12 buts avec une facilité déconcertante. Il avait un gabarit hors-norme. On n’a pas tout de suite vu qu’il serait le grand joueur qu’il est devenu, bien sûr, mais on s’est dit qu’on tenait l’artificier dont on rêvait ! »

Jérôme Fernandez : « Après les JO de Pékin. Je me suis rendu compte que j’avais gagné les trois titres avec l’équipe de France, que je jouais au Barça, que j’avais gagné la Ligue des champions… C’était au-delà de toute espérance. Quand j’étais jeune, je me disais "si tu joues en première division, ce sera déjà super !" J’aurais jamais imaginé arriver si tôt en équipe de France, gagner autant de titres, faire un tour d’honneur avec la Ligue des champions dans le Nou Camp devant 100.000 socios… C’est magique ! »

Claude Onesta (quasi père spirituel) : « On l’a remarqué très tôt. Il fait partie de ceux qui ont une compréhension et une connaissance tactique la plus développée. Parmi des joueurs avec un même vécu, certains vont déchiffrer le jeu avec pertinence, d’autres pas du tout. Jérôme n’est pas devenu bon par obéissance ou par apprentissage répété. C’est quelqu’un qui a une capacité très naturelle pour adapter le jeu. Et ça, c’est un élément important pour réussir sur le banc ! »

Jérôme Fernandez : « Les JO d’Athènes. Jackson ( Richardson) était porte-drapeau, c’était une grande fierté pour le handball qui était encore un peu dans l’anonymat à l’époque. On pensait faire un podium. Et on se fait piéger en quart de finale contre la Russie. Ça nous a laissé un immense sentiment de gâchis, par rapport à notre effectif, par rapport à Jackson. »

Didier Dinart : « C'était d'abord un très grand joueur, son nombre de buts, son palmarès parlent pour lui. C'était un très bon capitaine aussi : un capitaine relativement positif, plutôt consensuel. Il apaisait les tensions dans un groupe avec beaucoup d'egos ! Il servait de tampon ! »

Claude Onesta : « J’avais une vision pour l’équipe de France. Je pensais qu’il serait plus utile dans le staff que dans l’équipe pour les JO de Rio. Pour lui, ça passait par le terrain. Ma sortie médiatique ? Je n’aime pas laisser les histoires floues. Et la mission qu’on m’avait confiée, ce n’était pas de faire des commémorations, c’était de construire ce qui nous permettrait de continuer à performer. »

« On a une relation forte avec Jérôme, je suis allé le chercher chez ses parents quand il avait 18 ans (pour l’emmener à Toulouse). La fin de l’histoire est un peu compliquée, un peu plus douloureuse, mais… (il se reprend) L’histoire n’est pas finie ! »

Jérôme Fernandez : « C’est digéré… Je suis rentré très tôt en équipe de France, j’ai tout connu, tout gagné ! On ne peut pas tout avoir dans la vie, et j’ai déjà eu beaucoup. J’ai vécu les Jeux par procuration en tant que consultant. C’était jouissif jusqu’à la finale, qui était un peu frustrante : j’étais là, avec mon micro, et je sentais que le match avait basculé pour les Danois. Qu’il fallait peut-être faire rentrer de l’expérience… Et que je n’y étais pas ! »

Jérôme Fernandez : « Non, je n’aurai pas la gorge nouée. C’était une année bonus pour compléter l’effectif, je pensais arrêter l’année dernière. Très sincèrement, j’ai aussi hâte que ça se termine, de me mettre à fond dans mon rôle d’entraîneur, de ne plus ressentir la fatigue physique des entraînements et des matchs. L’adrénaline, je l’ai sur le banc. J’avais peur de ne pas ressentir ça mais je suis rassuré, je l’ai touché du doigt cette année : je prends autant de plaisir à coacher qu’à jouer !

Depuis le début des années 2000, la France marche sur le handball mondial, grâce à une génération dorée dont a été membre Jérôme Fernandez, devenu le meilleur buteur de l'histoire des Bleus. Mais que devient-il après sa carrière flamboyante ?

Arrière gauche costaud, grâce à un physique impressionnant (1,99 m pour 106 kg), Jérôme Fernandez a été le cauchemar des défenses adverses pendant plusieurs années. Considéré comme un joueur légendaire, il ne s'est pas éloigné du handball après sa retraite. Bien au contraire, celui qui a été sur le toit du monde avec l'équipe de France par quatre fois, a toujours le handball dans le sang.

Né à Cenon, en Gironde, Jérôme Fernandez va rapidement taper dans l'œil du plus gros club de la région, les Girondins de Bordeaux HBC. Après des passages à Toulouse puis à Montpellier où il découvre entre-temps l'équipe de France, Fernand comme il a été prénommé pendant toute sa carrière, va tenter plusieurs expériences concluantes à l'étranger.

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