Le football, sport universellement pratiqué, attire des millions de personnes à travers le monde. Selon un comptage publié par la FIFA le 31 mai 2007, le football est pratiqué dans le monde par 270 millions de personnes dont 264,5 millions de joueurs (239,5 millions d'hommes et 26 millions de femmes). On compte environ 301 000 clubs pour 1 700 000 équipes et 840 000 arbitres. Parmi ces passionnés, une minorité parvient à atteindre le statut de footballeur professionnel.
Devenir footballeur professionnel exige de l'engagement, du talent et un parcours bien défini. De nombreux joueurs en herbe rêvent de jouer au plus haut niveau, mais le parcours exige un entraînement intense, de la persévérance et des décisions stratégiques. La pratique d'exercices de possession de balle et d'exercices de football pour l'entraînement permet d'améliorer ces compétences.
Le football exige une condition physique irréprochable. Rejoindre un club de football compétitif est une étape importante vers le professionnalisme. Faire des recherches sur les clubs de football ou s'inscrire dans une académie de football européenne permet de mieux se faire connaître. Les joueurs commencent généralement dans des ligues locales ou amateurs avant d'accéder à des niveaux plus élevés. Ceux qui excellent peuvent avoir des opportunités dans une académie de football professionnel.
Les essais de football offrent une voie directe vers les équipes professionnelles. Les recruteurs jouent un rôle crucial dans l'identification des talents. Les joueurs se demandent souvent comment se faire repérer dans le football ou comment les recruteurs les contactent. Une fois dans un centre de formation, les joueurs doivent prouver leur valeur pour obtenir un contrat professionnel. Les blessures liées au football sont fréquentes. Tous les essais ou toutes les opportunités de repérage ne sont pas couronnés de succès. La réussite exige de la persévérance.
En développant des compétences clés, en rejoignant des clubs compétitifs, en participant à des essais et en impressionnant les recruteurs, les footballeurs en herbe peuvent augmenter leurs chances de réussite.
Les jeunes joueurs découvrent généralement le football dans la cour de récréation, dans la rue (le sport du football de rue est un dérivé du football) ou sur des terrains de fortune sur lesquels les buts sont simplement signalés par des cartables ou des blousons. L'étape de la découverte passée, l'intégration à une école de football dans un club de jeunes est nécessaire pour acquérir quelques fondamentaux. Dès cette période, les joueurs les plus prometteurs, techniquement ou physiquement, sont détectés et rejoignent des centres de formation (France), des Academies (Royaume-Uni) ou des clubs dits « formateurs » qui ont la charge de préparer les joueurs au métier de footballeur.
Deux méthodes pédagogiques principales sont proposées aux jeunes joueurs. Dans la première, analytique, utilisée depuis des décennies, l'éducateur découpe l'activité en gestes techniques. Il démontre chaque geste et le fait répéter. Dans la deuxième, appelée globale ou intégrée, l'éducateur met en place des situations qui posent des problèmes aux joueurs. Il appartient aux joueurs de trouver des solutions et de mettre en place des stratégies pour y parvenir. Dans cette méthode, les jeunes joueurs sont actifs de leur apprentissage.

L'Évolution des Droits et des Salaires des Joueurs
Les premiers joueurs sont principalement des étudiants. Gentlemen et ouvriers constituent la deuxième vague. On retrouve cette même évolution en dehors des îles britanniques dans de nombreux pays. Les joueurs gardent le contrôle du jeu à ses débuts, puis les dirigeants prennent l'ascendant au niveau professionnel comme amateur. Commence alors la longue période de l'« esclavage » avec des joueurs liés à vie à leur club et transférables selon le bon vouloir des dirigeants qui s'arrangent pour tirer les salaires vers le bas.
Pour l'exemple, après quinze ans de carrière, l'international français Thadée Cisowski ne touche que 400 francs par mois en 1961, soit environ 30 % de plus que le SMIC. Des syndicats de joueurs se forment pourtant dès le début du XXe siècle au Royaume-Uni, mais ces derniers ne parviennent pas à peser réellement sur ces problèmes. La situation change dans les années 1960 avec la constitution de syndicats modernes, comme l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) en France. Ces derniers militent pour une hausse des salaires, la mise en place du contrat à temps ne liant plus à vie le joueur et le club et une amélioration des conditions de retraite.
Les clubs et autres organismes dirigeants ne prennent pas au sérieux ces revendications, puis doivent céder. Le contrat à temps est ainsi adopté en France en 1969. Le combat est mené conjointement en Angleterre depuis 1961. Le syndicat des joueurs anglais obtient quelques avantages financiers mais les clubs refusent d'accorder la formule du contrat à temps. Billy Bremner publie un texte fameux au début du printemps 1974 resté sous le nom de « L'esclave blanc » : « Il n'y a pas de raison de faire de discrimination entre les hommes et les footballeurs ». Le gouvernement britannique intervient dans la foulée (avril 1974) en dépêchant des observateurs à Paris auprès de la FFF, de la Ligue et de l'UNFP pour évaluer le système du contrat à temps.
Il faut toutefois attendre 1978 pour voir l'Angleterre adopter le contrat à temps. Ce type de contrat se généralise ensuite. Les nations de l'Europe de l’Est conservent ainsi les droits sur leurs joueurs à vie jusqu'à la chute du système communiste. Depuis les années 1970, les « esclaves » se sont progressivement transformés en « mercenaires ». Conseillés par des agents, ils jouent désormais avec les lois de l'offre et la demande pour tirer les salaires vers le haut.
Au milieu des années 1980, les salaires des footballeurs restent encore en retrait par rapport à d'autres disciplines comme la Formule 1, le basket-ball américain, la boxe, le golf et le tennis notamment. Diego Maradona ne reçoit que l'équivalent de 7,5 millions de francs français par saison à Naples tandis que le boxeur Larry Holmes perçoit plus de 45 millions sur la seule année 1984.
Joueurs Emblématiques
Le football possède ses héros depuis la fin du XIXe siècle. Certains de ces joueurs sont aujourd'hui tombés dans l'oubli, mais ils furent pourtant salués en leurs temps comme les plus brillants pratiquants du jeu. Le FIFA 100, liste des 125 plus grands footballeurs vivants dressée par l'ancien international brésilien Pelé, ne s'intéresse pas à ces grands anciens.
Parmi ces joueurs emblématiques, ce chapitre distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès quant au nombre de sélections et de titres remportés en club ou avec une sélection nationale. Par leur activité, ils couvrent la période 1894-2008.
Chez les gardiens de but, l'Espagnol Ricardo Zamora (1901-1978) et l'Autrichien Rudi Hiden (1909-1973) sont considérés comme les meilleurs portiers des années 1930. Le Russe Lev Yachine (1929-1990), l'Anglais Gordon Banks (1937-2019) et l'Italien Dino Zoff (1942-) s'imposent après la Seconde Guerre mondiale. À partir des années 1980, les gardiens de but majeurs sont les Allemands Harald Schumacher (1954-), Oliver Kahn (1969-) et Manuel Neuer (1986-). Ce dernier innove le poste en lui donnant une participation plus active dans la construction du jeu.
Chez les attaquants, le Gallois Billy Meredith (1874-1958), l'Autrichien Matthias Sindelar (1903-1939), l'Uruguayen Pedro Petrone (1905-1964), les Italiens Giuseppe Meazza (1910-1979) et Silvio Piola (1913-1996), les Brésiliens Leônidas (1913-2004), Garrincha (1933-1983), Pelé (1940-2022), Ronaldo (1976-) et Ronaldinho (1980-), les Français Just Fontaine (1933-2023) et le Marocain jouant en équipe de France Larbi Benbarek (1910-1992), l'Anglais Stanley Matthews (1915-2000), les Argentins Ángel Labruna (1918-1983), Alfredo Di Stéfano (1926-2014) et Lionel Messi (1987-), les Hongrois Ferenc Puskás (1927-2006) et Sándor Kocsis (1929-1979), les Allemands Uwe Seeler (1936-) et Gerd Müller (1945-2021), les Portugais Eusébio (1942-2014) et Cristiano Ronaldo (1985-), et le Néerlandais Marco van Basten (1964-) furent parmi les plus efficaces.
Le joueur ayant inscrit le plus grand nombre de buts en match officiel est l'Autrichien Josef Bican (1913-2001) (804) devant les Brésiliens Romário (1966-) (771) et Pelé (765).

Répartition Mondiale des Joueurs
Au niveau des nations, la Chine est en tête avec 26,166 millions de joueurs pratiquants. Derrière la Chine, on trouve les États-Unis (24,473 millions), l'Inde (20,588), l'Allemagne (16,309), le Brésil (13,198), le Mexique (8,480), l'Indonésie (7,094), le Nigeria (6,654), le Bangladesh (6,280), la Russie (5,803), l'Italie (4,980), le Japon (4,805), l'Afrique du Sud (4,540), la France (4,190) et l'Angleterre (4,164). Ces chiffres prennent en compte les licenciés et les pratiquants non licenciés.
Concernant les joueurs licenciés, le tableau ci-dessous présente les données des douze fédérations nationales comptant le plus de joueurs licenciés. Après la participation en finale de la Coupe du monde 2006 de l'équipe de France, le nombre des joueurs licenciés a dépassé le cap des 2 millions en France (2 020 634).
| Pays | Nombre de joueurs licenciés |
|---|---|
| Allemagne | 6 300 000 |
| Brésil | 13 198 000 |
| France | 2 020 634 |
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