Le monde du football lorrain est en deuil suite au décès d'Isaac Niego, affectueusement surnommé "Peppone". L'emblématique président du club de Jarville s'est éteint à l'âge de 90 ans, laissant un vide immense. Cet événement a profondément ému le monde du football lorrain, en particulier Alain Rigole, l'entraîneur de Jarville jeunes football.

Le stade Marcel Picot, où Jarville a disputé des matchs mémorables en Coupe de France.
Un pilier du football lorrain
Alain Rigole, proche d'Isaac Niego, a exprimé sa tristesse : "Je ne m'attendais vraiment pas à ça! Pour moi Peppone était un dur, un roc, c'est comme Johnny, on les pensait insubmersibles et finalement on apprend cette terrible nouvelle, forcément ça fait mal. Peppone et moi, sommes marseillais tous les deux, on se ressemblait énormément. On était d'accord pour faire le maximum pour tous ces jeunes des quartiers et je pense qu'on a bien fait puisqu'on a évité la taule à bon nombre d'entre-eux. Certains ont fait de belles carrières de footballeurs, d'autres ont tout simplement trouvé un chemin. C'était ça aussi l'objectif de Peppone".
Le journaliste de l'Est Républicain, Julien Bénéteau, a immortalisé la vie d'Issac Niego dans un livre intitulé "On l'appelle Peppone, après la taule, la rédemption par le sport", paru aux éditions La Serpenoise. Il l'a dédicacé aux côtés de Peppone en septembre dernier au "Livre sur la Place".
CALEDOFOOT n°17 | Sélection A à GIBRALTAR [Partie 2] = séance terrain + arrivée des 'expatriés'
Une école de la vie plus qu'une école de football
Pour le journaliste, Peppone était "un voyou qui a bien tourné. Un braquage a mis fin à son histoire de délinquant puisqu'il s'est retrouvé en prison pour dix ans et c'est à ce moment là qu'il s'est amendé. Ensuite il a mis toute son énergie au profit des jeunes pour les aider à trouver leur voie. A Jarville, il allait chercher les jeunes au pied des tours pour les emmener sur le terrain de football. Avec Alain Rigole, ils ont fait de ce club de Jarville d'abord une école de football, c'est devenu un club formateur reconnu, et ils en ont fait aussi une école de la vie. Plutôt que de former des footballeurs, ils formaient surtout des citoyens. C'était leur objectif prioritaire à tous les deux".

Isaac Niego et Julien Bénéteau lors de la dédicace du livre "On l'appelle Peppone".
Les débuts du Jarville Jeunes Football
Autour de chez vous Jarville Jeunes Football existe sous sa forme actuelle depuis 1977 1978 avec l'arrivée d'Alain RIGOLE aux destinées du club. Il restructura le club tant sur le plan administratif (rattachement à la MJC Jarville Jeunes) que sur le plan sportif. Avec l'aide d'un amoureux du football et industriel local M. BECKER Charles dit « Charly » et du Président M. Ce fut le début d'une période de croissance avec une manière de faire, de penser différente de tout le monde.
En 1989, sous la présidence de Christian RAGAZZI, J.J.F. devient le premier club lorrain à conquérir la France dans la coupe nationale des poussins en battant le club de Tournefeuille (banlieue de Toulouse) dans l'arène mythique du parc des princes en lever de rideau de la finale MONACO MARSEILLE et dans un stade plein comme un oeuf , au couleur blanche et bleue de l'OM. On notera que pour l'occasion A.RIGOLE a eu le nez creux, il avait choisi de troquer notre tunique rouge au profit d'une tenue blanche et bleue....comme l'OM, lui le méridional, pour être encouragé.
La saison 90 91 verra les minimes (-15 ans aujourd'hui) accéder au championnat national des -15 ans avec dans leur rang MOUSTAID Youssef (1er international du club et futur pro à NANCY) et SAVINE Jessie (futur international junior et futur pro a NANCY) pour la 1ère fois. Les séniors font leur premier pas en Division d'Honneur Régionale ponctué par un 64ème de finale de coupe de France perdu 4 0 devant Troyes entrainé alors par P.FLAMION et J.L. COUSTILLET.
En 1993, nous somme de retour au Parc des Princes avec les poussins sans pour autant avoir pu conquérir le titre...la faute à un groupe où figurait le futur Champion ST ETIENNE avec V.PERICARD (Juventus de Turin) et le vice-champion de France MONTFERMEILLE et à un but contre notre camp... En 1994, le club gagne la coupe du Distrit Seniors pour la première fois avant de la disputée.
Les années 1995 2004 verront le club progresser de plus en plus vers le haut niveau puisque les 15 ans et 18 ans accéderont tour à tour au championnat national de leur catégorie dans des groupes très difficiles notamment pour les 18 ans. L'élite ayant été réduite à 64 clubs pour la saison 2002-2003, ils y affronteront pour la première fois des clubs comme L'Olympique Lyonnais ou l'AJ Auxerre.
L'arrivée en 2000 de notre truculent président, M. En CFA2 depuis la saison 2004/2005, le club nourrit certaines ambitions. Le passage éclair de Claude CUNY (Président fondateur de l'ASNL) et l'arrivée de personnes influentes ont permis au club d'évoluer.
Dans le même temps, le club a vu revenir a la maison certains de ses plus beaux fleurons aguerris aux joutes du milieu professionnel notamment Michel ENGEL en tant qu'éducateur, celui-ci a évolué en L1, L2 et Antony RIGOLE. On notera aussi qu'un des fidèles serviteurs du club, COURRIER Jérôme est parti aux Emirats Arabes Unis au club de AL AIN pour travailler avec Moussa BEZAZ pendant 2 ans comme entraineur adjoint et préparateur physique. Le club attend avec impatience son terrain synthétique prévu pour la fin de l'année 2007, merci à M. Le Maire André BAILLY. Celui-ci sera situé entre le dépôt de bus de la Connex et les vestiaires de la zone de loisirs.
Une saison 2006/2007 mémorable
La saison 2006/2007, restera comme un grand cru dans les mémoires. En effet, l'équipe Fanion a atteint les 16éme de finale de la Coupe de France, ne s'inclinant qu'après prolongation contre Libourne St Seurin (L2) 3-5. Le match ayant eu lieu au Stade Marcel Picot. Chez les Jeunes, elle fût tout aussi exceptionnel ! Les 18 ans accédent pour la 4ème fois au très difficile Championnat des 18 ans Nationaux après un match nul arraché dans les dernières minutes à Chalon / Saone (2-2).
En cette fin d'année 2007 et une inauguration en grande pompe, la Municipalité de Jarville, grâce à Messieurs BAILLY (maire) et PIGATO (adjoint aux sports), a mis à disposition un joyau : un terrain Synthétique dernière génération ( le premier en Lorraine). Seuls les joueurs professionnels du FC BALE (Suisse) et Bayern de Munich (ALL) s'entraînent et jouent sur la même surface.
Cette saison 2007 - 2008 est dans la continuité de la précedente. Le club a encore progressé. L'équipe fanion s'est maintenue assez facilement en CFA2 malgré un parcours chaotique à l'extérieur. En Coupe de France, si l'équipe n'a pu réalisé l'exploit de l'année précédente, elle échoua en 64eme de finale, ponctué par un difficile déplacement au Stade de l'Aube à Troyes, pour y affronter l'ESTAC, club local évoluant en Ligue 2. Les séniors B ont échoué d'un rien à l'accession en DHR. Ils terminent 2ème de leur poule. Chez les jeunes, toutes les équipes ont tenu leur rang. Les 18 ans, engagé dans le très difficile Championnat National (11 club pro sur 12), ont eu beaucoup de mérite malgré la dernière place et une demie finale de Coupe de Lorraine. Toutes les autres équipes se maintiennent dans leur division.
Coupe de Lorraine 2009 : Une victoire historique
En effet, en battant l'équipe de Blainville-Sur- l'Eau (DHR) et de leur emblématique coach et néanmoins ami Claude Gondrexon aux tirs au but. Devant pas moins de 1000 spectateurs ravis, après un score de 3-3 au terme de la rencontre et d'une remarquable prestation du gardien jarvillois Marzoug lors de la séance de tirs au but, Jarville Jeunes Football a inscrit son nom en lettre d'Or pour la 4ème fois en 7 ans (03 ; 05 ; 07 et donc 09) au palmarès de la Coupe de Lorraine (anciennement Trophée de Wendel) , et demeure depuis ce 15 juin 2009, le recordman des victoires dans cette prestigieuse compétition.

L'équipe victorieuse de la Coupe de Lorraine en 2009.
Ce record faisant suite à un joli parcours en championnat de CFA2 en terminant à une honorable 4ème place, qui aurait pu se transformer en 3ème ou 2ème place avec un brin de réussite supplémentaire. Belle satisfaction chez les "Jeunes", avec la 1ère accession en U17 Nationaux (ex 16 ans Nationaux), des 15 ans de Rodolphe Couqueberg.
Au terme d'une saison plus que réussie, en terminant (2ème) à 3 pts du FC Metz 2 (1er), mais à 14 pts du second accédant potentiel ... ! La saison de cette équipe aurait pu avoir une saveur particulière, si la défaite en finale de la Coupe de Lorraine "Roussel" aux tirs au but face à Amnéville (2-2) ,après avoir mené 2-0 à un quart d'heure de la fin, n'était pas venu entâcher celle-ci...
Cette fin de saison est marquée également par la refonte des catégories d'âge, place donc aux U19 (ex 18 ans) , U 17(ex 15 ans) , U15 (ex 13 ans) , U13 (ex Benjamins) , U11 (ex poussins) et U9 (ex Débutants) ; ainsi que la disparition programmée du Championnat Fédéral des 14 ans transformer en U15 interrégional sous l'égide des Ligues d' alsace et de Lorraine.
Antony Rigole : Fidélité et fierté
Le Nancéien, qui fêtera ses 41 ans demain, revient sur sa fidélité à « Jarville Jeunes Football ». Avec Michel Engel, son acolyte à la tête de la JJF, en N3. Cette fois-ci, c’est la bonne. En tout cas, « sûrement… à 95% ». Comme si la retraite était un mot qu’Antony Rigole ne voulait pas prononcer officiellement. Trente-six ans de football, trente-deux dans le club de la banlieue nancéienne avant et après des expériences chez les pros de l’AS Nancy Lorraine et avec la réserve de l’OCG Nice, soit autant de souvenirs et d’anecdotes. Avec à la clé : 613 matches pour 424 buts.
Sincèrement, oui je pense… Même si là, je joue avec l’équipe III en D2 de district pour rigoler. On va dire que c’est vraiment l’arrêt de ma carrière… mais à 95%. C’est la première fois que je le dis. Ça faisait deux ou trois saisons que ça me trottait dans la tête et je trouvais toujours des arguments pour rempiler. Et surtout, ce que je faisais sur le terrain me confortait dans cette idée de continuer. L’an dernier, en cours de saison, je l’avais annoncé sans savoir qu’on allait monter de Régional 1 en N3. Finalement, c’était une fin en apothéose.
Notre gardien Sonny (Lautar) a mis du temps à se remettre d’un Covid long. Donc je l’ai remplacé vu qu’en plus j’avais de plus en plus de douleurs aux genoux. J’ai toujours voulu être gardien depuis tout jeune. C’est mon père (Alain, au club depuis 1974 et actuel président, Ndlr) qui ne voulait pas car il voulait me voir plus utile sur le terrain.
De la fierté. Je sais ô combien c’est difficile de marquer des buts. Je suis fier d’avoir offert des victoires à mes coéquipiers, d’avoir concrétisé leurs efforts parce que j’étais au bout de la chaîne. C’était à moi de marquer. Je suis fier d’avoir fait parler de Jarville, d’avoir fait d’une petite ville de 8 000 habitants une place forte du football lorrain. Sur 10 ans, on a quasiment tout gagné localement. Fier d’avoir fait parler de nous en Lorraine avec nos Coupes de Lorraine mais aussi dans l’Hexagone avec des épopées en Coupe de France, en jouant contre six clubs pros dont certains à Marcel-Picot.
Aucun joueur n’a de salaire fixe à Jarville, donc il faut bien les motiver avec autre chose. Nous, c’était notre esprit de famille. Et puis, on avait surtout de bons joueurs de ballon. Les générations 1981-82-83 ont fourni beaucoup de très bons joueurs sauf qu’avec les catégories de jeunes, nous n’avions jamais joué tous ensemble.
Oui, dans des niveaux intéressants. Jessy Savine a joué en pro à l’AS Nancy Lorraine, Rodolphe Couqueberg à Raon-l’Etape, Sebastien Denay à Forbach en CFA. Il y a aussi Romain Ferraro qui n’a jamais voulu faire des tests pour aller plus haut, mais il avait 100 fois le niveau… Et puis, en 2003, on est tous revenu au club et là, c’était régalade. On prenait tellement de plaisir.
Coupe de France : Des souvenirs inoubliables
La Coupe de France, ce sont des souvenirs qui restent. Une accession n’a pas la même saveur, même la saison passée avec des barrages qui ressemblaient à une coupe d’Europe. Au-delà des matches, au-delà de jouer des clubs professionnels, dans des grands stades, c’est surtout un engouement à part. Que ce soit à l’entraînement, avec une intensité totalement différente, ou après, quand on avait des discussions qui partaient dans tous les sens, parce qu’on se mettait à rêver.
Personnellement, contre Libourne Saint-Seurin (janvier 2007, club de Ligue 2) parce que je marque trois buts même si on est éliminés (3-5). Mais, plus globalement, c’est contre Sochaux en 2011 avec 12 000 personnes à Marcel-Picot, face à Ryad Boudebouz et Marvin Martin ! Sochaux a fini européen en fin de saison (5e).
Alain Rigole : Un mentor
Je lui dois tout. Il a quasiment toujours été mon entraîneur. Que ce soit depuis tout jeune à Jarville ou en seniors. Même quand je suis parti à l’ASNL, c’était mon entraîneur, car il était adjoint de Moussa Bezaz. Il a passé un temps fou derrière moi. Au-delà des deux ou trois séances collectives quand on était petits, il faut savoir qu’il me les faisait doubler avec des surentraînements à la maison à faire du jonglage, des passes, de la conduite de balle. J’étais un peu gentil, il m’a forgé un gros caractère.
Un parcours professionnel riche
Avec Jarville, en CFA2, en 2004-2005. De 2000 à 2003, vous rejoignez la réserve de l’ASNL puis les professionnels pour quelques apparitions en D2 (11). Je ne vais pas dire « frustrante » mais je suis arrivé au mauvais moment et je me suis blessé deux fois au pire moment. Sinon, je la trouve bonne. J’arrive de Jarville sur la pointe des pieds.
A Nancy, je fais un an et demi de CFA où j’étais capitaine. Lors de ma deuxième saison, je fais 10 matches en D2 (dont un en Coupe de France) avec Francis Smerecki comme coach. A l’intersaison, Moussa Bezaz arrive à la tête des pros, je suis le banc et je ne rentre pas. A l’entraînement, je prends un tacle par derrière; verdict : double entorse de la cheville. Et quand je reviens, le jour où Pablo Correa reprend l’équipe parce que Moussa Bezaz s’est fait virer, je me blesse aux ligaments interne et externe.
Je mets 8 buts en 13 rencontres avec la réserve pour mon retour. J’arrive tout de même à refaire un bout de match avec Pablo Correa comme coach, contre Istres. Mais le club avait des difficulté financières et avait décidé de ne pas renouveler des fins de contrats dont Youssouf Hadji ou Youssef Moustaid. Il n’y avait plus d’argent, donc la direction ne pouvait pas se permettre de renouveler les contrats et voulait passer dans une autre ère.
Donc vous retournez à Jarville pour deux saisons avant de rejoindre la réserve de l’OCG Nice à l’été 2005. Michel Engel (ex pro à Dijon, Beauvais, Epinal et Nancy en D1 et D2), avec qui je partage le rôle de coach, avait une connaissance dans le staff de Nice. Je sortais d’une saison à 30 buts en 30 matches pendant laquelle je frappais de n’importe où et n’importe comment, ça rentrait, donc il glisse mon nom. Surtout qu’à l’époque, j’ai 23 ans.
Expérience à Nice et retour à Jarville
Je fais un essai, mais je ne le réussis pas. A mon retour, quand je le raconte à Michel, il me dit qu’il va insister pour que j’en fasse un second. C’était de signer avec la réserve. Mais on m’avait dit que le staff des pros voulait dégraisser l’effectif et passer de 28 à 22 joueurs. Alors, je me disais qu’avec peu de pros, si j’étais bon, j’aurais ma chance. Sauf que dans le renouvellement de l’effectif, ils ont d’abord acheté sans parvenir à vendre.
Vu que ça se passait bien dans le relationnel qu’on avait, le club m’a proposé de signer à Raon-l’Etape comme porte de sortie, sauf que je connaissais Raon, vu que c’était à 70 km de chez moi. Je n’étais pas du tout chaud. En fait, vu que l’équipe réserve était sauvée, ils ont souhaité faire monter la jeune génération. A ma place, ils fondaient beaucoup d’espoir sur Anthony Modeste, j’ai donc quitté le club au bout de six mois car j’allais manquer de temps de jeu. En plus, Jarville, où je suis reparti, était en difficulté en championnat à la trêve hivernale, donc j’avais pour mission de les sauver.
Six mois à Nice mais suffisant pour jouer avec le jeune Hugo Lloris. Il avait déjà les dents longues car il voulait prendre la place de Damien Gregorini et ne se privait pas de le « tailler » d’ailleurs. Mais dans les faits, les fois où il était venu avec la réserve, il nous avait couté deux buts et donc deux matches. Il avait des qualités, une grosse ambition, il aimait travailler mais il était très jeune (19 ans en décembre 2005) et n’avait pas encore pris cette épaisseur.
L'avenir du club
J’étais déjà entraîneur-joueur sur ma fin de carrière avec Michel (Engel) sur la touche, pour faire des changements même si je faisais les causeries et les compositions. Aujourd’hui, on est en doublon. Je suis salarié de la mairie de Jarville, mis à disposition à temps plein pour le club. Donc l’avenir d’Antony Rigole, je touche du bois si tout va bien, c’est Jarville pour faire la même carrière que mon père jusqu’à la fin.
On a fait le choix de ne pas changer l’équipe qui était montée pour récompenser les acteurs de l’accession. Vu qu’on ne paie pas les joueurs à Jarville, on ne pouvait pas se permettre de recruter des mercenaires et de perdre dix joueurs en cas de redescente. On a misé sur la stabilité.
L’emblématique entraîneur Alain Rigole prépare son départ avant l’arrivée de son fils Antony sur le banc. Après avoir évolué en CFA 2 (2003 à 2012), Jarville a retrouvé la division d’honneur depuis trois saisons. Le club assure sans problème son maintien parmi l’élite du football lorrain, grâce à sa philosophie tournée vers la formation.
Jarville, un club formateur
Avec près de 400 licenciés qui complètent les 30 équipes, Jarville Jeunes Football reste l’un des clubs formateurs prolifiques en Lorraine. Malgré de nombreux départs à la fin de chaque saison, le club ne manque pas d’ambition. En moyenne cinq à sept joueurs quittent Jarville pour d’autres clubs aux moyens financiers plus importants. Pas de quoi inquiéter Antony Rigole l’un des meilleurs attaquants du football régional : «Nous sommes habitués à être pillés, cela nous amène à continuer à former nos jeunes et les amener en équipe première.»
Antony Rigole réfute cet argument : «Former des jeunes prend du temps, il faut être patient. Excepté Romain Ferraro, Mathieu Paul et Antony Rigole, la moyenne d’âge de l’équipe est de 21 ans. Dans un championnat exigeant comme la division d’honneur, Jarville s’en sort très bien.»
Une culture club forte
Ces performances sont le fruit d’un esprit club, d’une culture club qui ne sont pas étrangers aux bons parcours réalisés en Coupe de France (16ème de finale en 2006/2007 et une élimination en 32ème de finale contre Sochaux en 2011), des valeurs inculquées par Alain Rigole. Le coach jarvillois devrait passer le témoin à son fils Antony en fin de saison, le changement d’homme n’aura aucune incidence sur la suite. Jarville gardera sa ligne de conduite et les 25 éducateurs qui œuvrent continueront à «sortir» de bons footballeurs. Youssef Moustaid, Abdeslam Ouaddou, Jessy Savine, Jérôme Bottelin, Michel Angel, Antony Rigole sont des exemples. Tous ces joueurs sont passés par l’équipe professionnelle de l’ASNL.
| Saison | Compétition | Performance |
|---|---|---|
| 1989 | Coupe Nationale des Poussins | Vainqueur |
| 2006/2007 | Coupe de France | 16ème de finale |
| 2009 | Coupe de Lorraine | Vainqueur |
| 2011 | Coupe de France | 32ème de finale |
Les obsèques de Peppone ont eu lieu lundi à 14h30, suivi de son incinération au crématorium de Vandœuvre.