L'équipe de France de handball a croisé le chemin de Bahreïn à plusieurs reprises dans des compétitions internationales. Ces rencontres, souvent à sens unique, ont marqué l'histoire du handball français. Retour sur ces moments clés.
Lors des quarts de finale des JO de Tokyo, l’équipe de France a affronté Bahreïn. Au terme d’une rencontre à sens unique, où elle n’aura jamais été menée ni inquiétée, l’équipe de France s’est imposée 42-28 et a filé en demi-finale. Le match s'est déroulé dans un huis clos complet au Yoyogi Stadium de Tokyo. L’horaire (9h30, 2h30 heure française) n’a sûrement pas aidé à rameuter les privilégiés de la bulle olympique.
Déjà bien content de se retrouver face aux champions olympiques 2008 et 2012 et vice-champions à Rio 2016 sur un match à élimination directe, le plan de jeu de Bahreïn consistait à tenir le plus longtemps possible. Les Bahreïnis auront tenu vingt minutes. Avant que l’armada bleue ne hausse le ton les dix suivantes, dans la droite ligne de ce qu’elle a proposé offensivement depuis le début du tournoi. Kentin Mahé, très propre offensivement (9 sur 10 aux tirs) et Dika Mem (cinq buts dont quatre à neuf mètres) se sont notamment chargés de mettre au fond en première mi-temps. Puis tout le monde s’est fâché en seconde, et les buts ont alors afflué de tous les côtés (42-28 score final).
Avec Bahreïn, qu’elle n’avait rencontré qu’une fois en compétition officielle (lors du Mondial 2011 et une démonstration), la France s’était fait un cadeau.
La seule confrontation de l'histoire entre les deux pays, en phase de groupe du Mondial 2011, avait été à sens unique en faveur de la France (41-17).
Qualifiée pour les quarts de finale des JO de Tokyo et assurée de la première place du groupe A, l'équipe de France a découvert l'identité de son adversaire dimanche matin : mardi (l'horaire reste à confirmer), elle affrontera Bahreïn, improbable quatrième du groupe B.
Les Bleus partiront très largement favoris contre cet adversaire atypique, qui avait déjà créé la surprise en se qualifiant pour les Jeux pour la première fois de son histoire, en devançant le Qatar chez lui à l’automne 2019.
« C'est quelque chose d'énorme pour Bahreïn, a déclaré le sélectionneur islandais de l'équipe du Golfe, Aron Kristjansson. Notre meilleur classement au Mondial, c'était une vingtième place (en 2019). Maintenant, on est dans le Top 8 des Jeux Olympiques, le tournoi le plus compétitif de tous. Pour nous, aller en quarts de finale, c'est comme remporter le titre pour la France... »
Largement battu par l'Égypte un peu plus tard dans la matinée (20-30), Bahreïn était déjà assuré de terminer à la quatrième place de son groupe, au bénéfice d'une différence de buts particulière favorable sur le Portugal et le Japon (+1 contre 0 aux Portugais et -1 aux Japonais).
Voici un tableau récapitulatif des confrontations entre le Japon et Bahreïn :
Un match exceptionnel de la LNVoile2020 à revivre en intégralité avec Benoit Charon aux commentaires

Focus sur un joueur : Anri Doi
Il sera l’une des attractions de France-Japon. Quand il a posé ses valises en Savoie, en 2012, l'ailier gauche avait fait une croix sur son rêve de devenir international, à cause d'un genou récalcitrant. Il souhaitait «étudier le français», la langue de son père, et «aller voir les matches de Chambéry le weekend au Phare(la salle du CSH)». Mais le destin en a décidé autrement...
Alors quand il décide de quitter le Japon pour la France, son père lui conseille de rejoindre la Savoie et vante ses mérites auprès des dirigeants du club. De fil en aiguille, Anri Doi - c'est son nom japonais - se retrouve à faire les entraînements avec le centre de formation puis les matches avec la réserve en national 1 (troisième division), ses pépins physiques l'ayant laissé tranquille.
«Quand je me suis retrouvé dans le vestiaire avec Bertrand Gille(l'ancien pivot du club et de l'équipe de France), j'avais l'impression de rêver encore», raconte le jeune métis de 27 ans, deuxième dans la hiérarchie des ailiers gauche à Chambéry où il est en fin de contrat. «Au début, c'était dur de m'adapter. Il ira au bout de son rêve en intégrant la jeune sélection japonaise.
La médaille de bronze décrochée début 2016 lors du Championnat asiatique à Manama (Bahreïn) scelle la qualification de son équipe pour le Mondial en France. Un aboutissement et une «fierté»pour Feutrier qui a inscrit 5 buts face à la Russie jeudi soir pour son premier match dans cette compétition sans pouvoir empêcher la lourde défaite des siens (29-39). Il a maintenant «hâte»d'affronter la France. «Ce sera très difficile mais il ne faut pas avoir peur.
| Date | Compétition | Résultat |
|---|---|---|
| Mondial 2011 | Phase de groupe | France 41 - 17 Bahreïn |
| JO Tokyo | Quart de finale | France 42 - 28 Bahreïn |

Le Japon est devenu le premier pays à décrocher son billet pour la Coupe du monde 2026 grâce à son succès 2-0 face à Bahreïn en qualifications de la zone Asie, jeudi à Saitama.
Largement en tête du groupe C avec 19 points à trois journées de la fin, la sélection japonaise est assurée d'une qualification pour la Coupe du monde coorganisée par le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, qualifiés d'office en tant que pays-hôtes. Daichi Kamada (66e) et Takefusa Kubo (87e) ont inscrit les deux buts japonais face à Bahreïn, 5e du groupe.
Les Japonais signent un parcours quasiment sans faute dans le groupe 3 avec six victoires et un nul (contre l'Australie) lors des sept première rencontre. Les coéquipiers du Monégasque Takumi Minamino et du Rémois Junya Ito comptent neuf points d'avance sur l'Australie, deuxième et 13 sur un quatuor composé de l'Arabie saoudite, de l'Indonésie, du Bahreïn et de la Chine.
Ils sont d'ores et déjà assurés de terminer à l'une des deux premières places directement qualificatives pour le Mondial.
Le Japon va disputer le huitième Mondial de son histoire (la huitième fois de suite) vingt-six ans après sa première participation en France, en 1998.