Quadruple championne du monde et double championne d’Europe, l’Italie compte parmi les sélections les plus prestigieuses du football mondial. Au fil des décennies, la Squadra Azzurra s’est forgée une identité unique, alliant rigueur défensive et finesse technique.
Mais alors, qui sont les meilleurs joueurs italiens de l'histoire ?
Voici une liste non exhaustive des joueurs italiens qui ont marqué l'histoire du football :
Gardiens de But
L'Italie est réputée pour avoir d'excellents gardiens. Pour commencer ce onze de légende Italie, le choix s’est avéré très difficile entre Gianluigi Buffon et Dino Zoff, deux monuments du football italien.
Ces deux gardiens légendaires possèdent d’ailleurs de nombreux points communs : une longévité exceptionnelle, des réflexes fulgurants et un leadership naturel.
Nous avons finalement retenu Gigi, notamment pour son incroyable Mondial 2006 et son record de sélections avec la Squadra Azzurra.

Dida
Présent une dizaine d'années dans les buts du Milan AC, il alternait les arrêts réflexes sortis de nulle part dont il avait le secret et les boulettes toujours plus cocasses. Toutefois, disposant de qualités évidentes, grand, calme, silencieux, discret, professionnel, il a réussi à se tailler un palmarès impressionnant au niveau national. Il joue un rôle indispensable dans la victoire de son équipe en Ligue des Champions en 2003. Il détourne 3 tirs au but de la Juventus de Buffon en finale. C’est le grand soir du portier brésilien, avec cette image inoubliable de l’étreinte de Shevchenko au terme de la séance. Le portier brésilien s’offre également la Série A en 2004 et une nouvelle finale européenne en 2005.
On retrouve un deuxième portier dans ce classement ! Le bonheur de sa sélection nationale date déjà de plusieurs années ! Dino Zoff a fait le bonheur de sa sélection nationale de 1968 à 1983.
Défenseurs
L'Italie est une référence au poste de défenseur central.
Infatigable sur son côté droit, Gianluca Zambrotta présentait la particularité d’être un latéral ambidextre. Figure emblématique de l’équipe championne du monde en 2006, il s’illustre par ses montées tranchantes et ses qualités défensives tout au long du tournoi. C’est lui qui ouvre le score en quart de finale contre l’Ukraine. Complet techniquement et tactiquement discipliné, Zambrotta faisait également preuve d’une précision remarquable dans ses centres et ses longues transversales.
Capitaine de la Squadra Azzurra lors du sacre mondial en 2006, Fabio Cannavaro a livré un tournoi éblouissant de bout en bout, au point de gagner le surnom de Mur de Berlin. Il remportera d’ailleurs le Ballon d’Or cette même année. Le défenseur italien a toujours compensé sa taille modeste (1,75 m) par un sens du placement exceptionnel et un timing parfait dans les duels aériens. Sa capacité à relancer proprement, son vice et son charisme lui ont également permis de se hisser parmi les meilleurs défenseurs italiens de l’histoire.
Champion du monde en 1982 sans disputer un match, Franco Baresi reste aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire. Sa lecture du jeu exceptionnelle, son leadership silencieux et son élégance ont inspiré toute une génération de défenseurs. Devenu capitaine, il dispute deux demi-finales avec la Nazionale (Euro 88 et Mondial 90) avant de livrer une prestation légendaire en finale du Mondial 94 contre le Brésil de Romario, seulement 23 jours après une opération du ménisque.
Symbole d’élégance et de longévité, Paolo Maldini n’aura malheureusement remporté aucun trophée avec la Nazionale. La faute à deux finales perdues (Mondial 94 et Euro 2000) et à trois éliminations aux tirs au but. La légende de l’AC Milan n’a pourtant pas grand-chose à se reprocher, ayant toujours été excellent avec l’Italie au poste d’arrière gauche ou en défense centrale. Son sens du placement, ses qualités techniques et son intelligence de jeu en ont fait un modèle intemporel. Paolo Maldini est l'une des plus grandes légendes du Milan AC.
Il a marqué l'histoire au poste de latéral gauche. Paolo Maldini et Franco Baresi ont évolué toute leur carrière dans le même club. Ils ont également de la Squadra Azzurra.
Précurseur du latéral moderne, Giacinto Facchetti a révolutionné le football des années 1960 par sa capacité à se projeter vers l’avant tout en maintenant une rigueur défensive exemplaire. On se souvient également de lui pour son élégance sur le terrain. Capitaine emblématique lors du premier sacre européen de l’Italie en 1968, il détient toujours le record de brassards avec la Nazionale (70). La légende de l’Inter disputera également une finale de Coupe du Monde en 1970, perdue face au Brésil de Pelé.
Arrière de devoir, rude et aguerri par les joutes du Calcio, il va écrire les plus belles lignes de son palmarès avec le Milan AC. Avec les Rossoneri, il évolue aux côtés de grands noms et développe son football grâce à une tactique italienne bien célèbre: le Catenaccio. À l’aise dans la langue de Dante, il devient l'un des meilleurs défenseurs du globe. En 1967, les milanais remportent leur toute première coupe d'Italie. Dans le sillage de ce succès, les Rouge et Noir remportent un titre de champion en 1968 et la Coupe des Coupes contre le club allemand du Hambourg SV. En 1969, il remporte la célèbre Coupe d'Europe des Clubs Champions contre l'Ajax à Madrid au stade Santiago Bernabeu sur le score de 4 buts à 1. Il est le premier allemand à triompher dans ces deux compétitions européennes.
Le défenseur a marqué l’histoire du Calcio, et en particulier celle du Milan AC. Véritable légende parmi les légendes, ce grand brun aux yeux bleus compte presque 350 rencontres avec le Diavolo. Technique, élégant, aérien, c’est brassard au bras qu’il conquiert la première C1 de l’histoire du Milan en 1963, contre le Benfica Lisbonne de Eusébio. Une première pour une équipe italienne. Le père Maldini a été le premier italien à brandir la Coupe d'Europe des clubs champions, en 1963, à Wembley. Agressif mais correct, bon récupérateur de ballons grâce à son sens de l'anticipation, doté d'un excellent jeu de tête, véloce, il possédait tous les atouts du défenseur moderne.
L'un des défenseurs les plus emblématiques du Milan AC.
Milieux de Terrain
The Genius of Andrea Pirlo
Maestro au pied droit magique, Andrea Pirlo a orchestré le jeu de la Squadra Azzurra avec une élégance inégalée pendant plus d’une décennie. Positionné en regista, il dictait le rythme depuis sa position basse, que ce soit par des transversales chirurgicales de 50 mètres ou des feintes subtiles. Son talent de métronome a illuminé la Coupe du Monde 2006. Il est d’ailleurs nommé trois fois homme du match durant le tournoi, y compris en finale.
Quel palmarès pour Andrea Pirlo ! Il a illuminé le milieu de terrain de l'AC Milan. Andrea Pirlo a brillé avec sa sélection nationale. Andrea Pirlo a illuminé la Squadra Azzurra durant la Coupe du Monde 2006.

Marco Tardelli reste à jamais associé à sa célébration extatique après son but en finale du Mondial 82 contre l’Allemagne. Ce cri de joie symbolise d’ailleurs parfaitement son intensité sur le terrain. Infatigable ratisseur de ballons, il montrait toujours une détermination féroce et un timing parfait dans ses interventions. Son intelligence tactique lui permettait également de se projeter souvent vers l’avant. Avec Paolo Maldini, il est le seul joueur de notre onze de légende Italie à n’avoir remporté aucun titre avec la Nazionale.
Gennaro Gattuso savait motiver tous ses coéquipiers. On se souvient qu'il a joué près de dix ans avec la Squadra Azzurra.
Numéro 10 au talent hors-norme, il s’installe dans un Milan orphelin de son Gre-No-Li depuis le départ du Professore Gren en 1953. Avec l'attaquant uruguayen, les Rossoneri retrouve un meneur, un chef d’orchestre.
Il fait partie des meilleurs meneurs de jeu à avoir posé leurs valises en Italie. Avec l'aide de ses deux compatriotes, Gunnar Nordahl et Nils Liedholm, il va immédiatement mettre fin à une série de noire de quatre décennie sans titre.
En 17 ans de carrière, le métronome a prouvé qu'il était l'un des meilleurs joueurs de sa génération et a laissé une trace indélébile dans le coeur des supporters du Milan AC, son club de toujours. Il se forge un palmarès gigantesque, dont notamment cinq Scudetti. Plus qu'un bon milieu de terrain, il sait séduire les observateurs et se montre profondément attaché à l'équipe lombarde. Les entraîneurs défilent, Albertini reste.
Leader du Milan de Sacchi et Capello, ce joueur hyper puissant était souvent décrit comme un travailleur de l’ombre mais n’en était pas moins un technicien insoupçonné, capable de participer, voire d’organiser le jeu. Son bagage technique et sa surprenante élégance pour un homme de sa stature feront la différence dans une Série A qu’il éclaboussera de son talent aux côtés de ses compatriotes Gullit et Van Basten.
Attaquants
Poète maudit, Roberto Baggio demeure l’un des joueurs les plus talentueux de l’histoire du football italien. Son élégance balle au pied, sa vision du jeu et ses feintes de corps en ont fait un numéro 10 d’exception. Héros du Mondial 94, il porte l’Italie jusqu’en finale à la force de ses exploits individuels, notamment contre le Nigeria, l’Espagne et la Bulgarie. Auteur de 5 buts à partir des huitièmes, Il Divin Codino rate malheureusement son tir au but en finale contre le Brésil.
Roberto Baggio reste dans les mémoires. La finale de la Coupe du Monde 1994 face au Brésil aux penaltys reste dans les mémoires.
Première grande star du football italien, Giuseppe Meazza a dominé les années 1930 par son talent hors norme et son charisme. Sa vitesse, ses dribbles déroutants et son efficacité redoutable devant le but en faisaient un cauchemar pour les défenses adverses. Avec Giovanni Ferrari, il est le seul joueur italien à avoir remporté deux Coupes du Monde. Auteur du seul but en quart contre l’Espagne en 1934, il marque le but de la victoire quatre ans plus tard en demi face au Brésil.
L'Italie a remporté deux Coupe du Monde avec l'Italie et Giuseppe Meazza en fait partie. Giuseppe Meazza a marqué l'histoire au niveau international. Il a connu le succès au Mondial en 1934 et 1938.
Avant-centre racé et efficace, Silvio Piola impressionnait par sa détente, son jeu de tête et sa puissance de frappe des deux pieds. Il se distinguait également par un opportunisme et un sens du placement hors du commun, ce qui explique son ratio impressionnant de quasi 1 but par match en sélection. Auteur de 5 buts durant le tournoi (dont un doublé en finale), Piola est le joueur majeur de l’Italie championne du monde en 1938.

Il n'est pas le plus connu de cette liste. Les jeunes supporters italiens ne peuvent toutefois pas l'oublier ! Silvio Piola fait partie des premières grandes stars de la sélection italienne. Silvio Piola a marqué à part dans l'histoire de cette sélection italienne. Durant sa carrière, Silvio Piola s'est offert 30 buts.
On peut avoir été attaquant du Milan AC pendant neuf saisons, avoir remporté trois titres de meilleur buteur du championnat italien, mais n’avoir gagné aucun trophée.
Archétype de l'attaquant moderne, l'attaquant ukrainien était capable de secouer une défense à lui tout seul, ses qualités de vitesse et physiques étant des atouts pour lui. Devenu à plusieurs reprises meilleur canonnier de Série A, il devient très vite le second meilleur buteur de l'histoire du club avec 175 pions. La saison 2002-2003 sera l'un des points d'orgue de sa carrière. Il remporte sa seule et unique Ligue des Champions, face à l'ennemi juré, la Juventus de Turin. En finale, le match va jusqu'aux tirs au but. Ultime tireur, Shevchenko ne tremble pas et offre sa sixième Coupe aux grandes oreilles aux Rossoneri.
Buteur prolifique - 126 buts en 300 matchs -, Pippo savait surtout marquer quand il le fallait. En onze ans chez les Rossoneri, on ne compte plus ses buts salvateurs à la dernière seconde en s’arrachant sur un dernier ballon et qui ont fait exploser le taux d’adrénaline des tifosi du Diavolo. L'avant-centre italien se sublimait surtout le soir, en milieu de semaine, un tiers de ses réalisations ayant été inscrites dans les compétitions continentales.
Autres Joueurs Notables
Francesco Totti a quitté son club de cœur. Il n'a pas remporté beaucoup de trophées avec l'écurie romaine. Et il a pu se rattraper avec la sélection italienne ! Totti a fait partie de l'équipe du sacre en Coupe du Monde 2006. Cannavaro peut compter sur le soutien de Francesco Totti. Il a été stratosphérique durant le sacre mondial en 2006. Il a été dure à tous les attaquants adverses.
Avec les deux défenseurs italiens Franco Baresi et Paolo Maldini, Gianni Rivera incarne au plus haut degré la quintessence du Milan AC. Le Golden Boy avait toutes les qualités d’un sublime numéro 10: vision du jeu, bonne technique, rapidité, créativité, bon dribbleur et tir efficace. Le premier Ballon d'Or italien en 1969 a passé 19 saisons chez les Rossoneri. En 1969, Gianni Rivera impressionnait à son poste de numéro 10.
Il n'est pas le plus connu de cette liste. Il n'est pas le plus connu des listes italiennes, pourtant, il en fait bien partie ! Salvatore Bagni a marqué l'histoire. Salvatore Bagni est importante dans les grands noms de la sélection italienne.
Il est l'une des plus grandes légendes du Milan AC. Grand, élégant, remarquablement endurant et doté d’un talent évident balle au pied, il passera douze saisons avec les Rossoneri.
C'est le type de joueur qu’on ne retrouve plus de nos jours. Fidèle à jamais au Diavolo, de 1977 à 1997, il est le symbole de la période dorée des Rossoneri mais aussi celle de la déchéance. Avec ses joies (le Scudetto de la Stella) et ses peines (Totonero, montée puis redescente puis remontée), il finit par les années de gloire de l'ère Berlusconi. Il représente parfaitement les valeurs qu’incarne le Milan, classe, charisme, expérience et à la fois discrétion et modestie. Le voir aligné était une garantie.
"Beep Beep", c’est le petit surnom d’un des jokers les plus efficaces de l’histoire du club. L’homme de la providence. Quatre scudetti, deux coupes intercontinentales et deux C1. Le point d’orgue arrive en finale de Ligue des champions 1994 avec un doublé en première période face au Barça. Sa performance face aux Catalans laisse une trace tout aussi indélébile dans la prestigieuse histoire de l’institution.
Quand il signe au Milan AC à l'issue de son contrat en 2003, à trente-trois piges, beaucoup le croient sur la pente descendante et proche de la fin de carrière. Il n'en est évidemment rien.
Surnommé "Basletta" à cause de son menton pointu, le milieu s'est sacrifié dans l'entrejeu durant neuf saisons, de 1961 à 1970, pour offrir un nombre incalculable de ballons au maître à jouer lombard, Gianni Rivera.
Trop souvent mésestimé, c'était l'un des meilleurs portiers du club lombard. Tout en sobriété. Il gardera durant douze saisons les buts d’un très grand Milan AC, entre 1990 et 2002.
Avec les Rossoneri, entouré des Baresi, Maldini, et autre Gullit et Van Basten, Carletto gagne tout ce qu’il est possible de gagner, avec deux Scudetti (1988 et 1992), deux C1 (1989 et 1990), deux Supercoupe de l'UEFA (1989 et 1990), deux Coupes Intercontinentales (1989 et 1990) et une Supercoupe d'Italie (1988). Associé à Frank Rijkaard, il balaye tout devant la défense et relance aussi bien les ballons. Passé sur le banc de touche, Sacchi avait surnommé Ancelotti son "entraîneur sur le terrain." En Lombardie, il y a eu les Imortali de Sacchi, les Invincibili de Capello, et puis les Meravigliosi d'Ancelotti.
Milanais pur-sang, le pur produit du centre de formation du Milan y fait ses débuts et y passe toute sa carrière de 1957 à 1971. Titulaire à partir de 1960, Le Trap était un milieu de terrain hargneux mais aussi un excellent contre-attaquant, et un des seuls à remporter les deux premières Coupe d’Europe des clubs champions du club en 1963 et 1969.
Le croate est resté dans les mémoires comme un des animateurs du grand Milan AC, tout au long des années 90. À la fois relayeur et meneur de jeu, il participe aux plus belles heures du Diavolo et remporte ses principaux titres avec: Ligue des champions et Supercoupe de l'UEFA en 1994, quatre titres de Série A et deux Supercoupes italiennes. Il est également finaliste de la C1 en 1993 et 1995.
Il était une machine en attaque, un véritable buteur qui a fait les beaux jours des Rossoneri. Vainqueur de la Coupe intercontinentale, de deux C2 et d'un Scudetto, il se met en évidence lors de la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1969 face à l'Ajax Amsterdam. Ce jour-là dans un Santiago Bernabéu bondé, le Milan étrille le futur grand d'Europe 4 buts à 1. Pierino va frapper fort et inscrire un triplé mémorable, deux sont marqués sur des passes du maître à jouer et futur Ballon d'or Gianni Rivera.
Il est l'un des symboles des Invincibili et de la domination du Milan au milieu des années 90. Son sens du dribble avec notamment un pied gauche magique en ont fait l'un des grands artistes des Rossoneri.
La boule de muscle et de nerf va connaître connaitre une belle histoire d'amour avec le Milan AC. En treize saisons, il est parvenu à se maîtriser en exprimant son agressivité à bon escient, ce qui lui a permis de collectionner les titres avec le club lombard.
Débarqué en 2001 à l’AC Milan, il restera près de dix saisons en Lombardie.
Une force de la nature. C'est au Milan AC qu'il va s’offrir les plus belles années de sa carrière.
Réputé pour sa conduite de balle et sa qualité de passe, le joueur aux dreadlocks était un peu plus qu'un simple footballeur, un mec ultra-complet avec une dimension physique hallucinante.