La NBA, ces trois lettres qui font rêver tous les basketteurs du monde entier. Au fil des ans, et depuis les débuts de Tariq Abdul-Wahad, premier tricolore à jouer en NBA, la France est devenue un pays incontournable au sein de la meilleure ligue du monde. Au point qu'aujourd'hui, le joueur le plus prometteur de NBA est un Français, Victor Wembanyama, 1st pick de la Draft 2023. Qu’ils soient des joueurs confirmés, nouveaux dans la Grande Ligue ou pas encore bien installés, aujourd’hui on fait plein phare sur nos représentants tricolores en NBA.

Les Pionniers et les Stars d'Aujourd'hui
Au fil des ans, de nombreux joueurs français ont foulé les parquets de la NBA, laissant leur marque et inspirant les générations futures. Parmi eux, certains noms se distinguent particulièrement.
Tariq Abdul-Wahad : Le Pionnier
Le pionnier. Son parcours parlement moins aux plus jeunes et, mis en perspective avec les performances de certains de ses compatriotes par la suite, il peut sembler anodin. Mais ce n’est absolument pas le cas. TAW a brisé des codes en étant drafté à sa sortie de l’université de San José (11e choix en 1997) avant de s’imposer comme un titulaire dans plusieurs équipes différentes à une époque où les Européens n’étaient pas regardés d’un bon œil. Les blessures ont un peu précipité sa fin de carrière après quelques belles saisons à Sacramento, Orlando, Denver et Dallas. Mais ce spécialiste défensif ne doit absolument pas être oublié.
Tony Parker : La Légende
TP a mis la France sur la carte du basket international et, avec d’autres, a cassé la barrière qui empêchait les Américains de respecter les joueurs européens. Arrivé sur la pointe des pieds, mais avec l’avantage de parler la langue, Tony Parker a charbonné pour se mettre Gregg Popovich dans la poche et le convaincre de lui faire confiance. Bien en a pris au mythique coach des Spurs, qui a pu faire du meneur tricolore un membre du trio le plus victorieux de l’histoire de la NBA. TP aux Etats-Unis, c’est : 4 titres de champion, un titre de MVP des Finales, 6 sélections au All-Star Game et, honneur suprême, une entrée au Hall of Fame en 2023.

Nicolas Batum : Le Couteau-Suisse
Le capitaine de l’équipe de France est en train d’achever une belle et longue carrière en NBA, dans le costume perpétuel de lieutenant, puis de soldat capable de tout faire pour le bien de son équipe et de ses coéquipiers. En cela, ce qu’a fait Nicolas Batum dans la ligue est admirable. Mais au moment de distinguer des individualités, cet altruisme et cette personnalité le desservent un peu. Contentons nous du coup de tout ce qui lui permet d’être tout de même dans notre top 6 : 7 belles saisons à Portland, une saison de calibre All-Star à Charlotte autour de périodes plus nébuleuses, un five-by-five en 2012, puis une renaissance chez les Clippers où la franchise entière n’a eu que des mots incroyablement positifs à son égard. En définitive, Batum aura entretenu une image immaculée de team player et de couteau-suisse précieux.
Rudy Gobert : Le Défenseur Élite
Si la tendance est au Gobert bashing, essayons d’éclairer la carrière de Rudy avec un peu de sérieux. Quoi que l’on pense du joueur, ne pas respecter ses accomplissements et son niveau de jeu est malhonnête. A l’heure de ces lignes, le pivot des Bleus est en bonne voie pour remporter un QUATRIEME trophée de Defensive Player of the Year. Quatre ! Ajoutez à cela ses 7 présences dans la All-Defense First Team, une place de 37e contreur le plus prolifique de l’histoire de la NBA et l’impact qu’il a eu sur le Jazz et les Wolves, ses deux seules équipes à ce jour, et vous avez un futur membre du Panthéon de la ligue.
Evan Fournier : L'Attaquant
A son arrivée en NBA à Denver, Evan avait été décrit comme un “désastre international” par Mark Kiszla, un journaliste local. Si son aventure avec les Knicks n’a pas été aussi épanouissante et réussie qu’il l’aurait aimé, Evan peut tout de même se targuer d’avoir battu le record du nombre de paniers à 3 points sur une saison pour un joueur de la franchise.
Boris Diaw : Le Polyvalent
Babac a eu deux vies en NBA. Une première entre 2003 et 2012, où il a montré de très belles choses par instants, notamment du côté de Phoenix où il a décroché le titre de MIP et fait partie d’une équipe qui aurait pu et dû disputer des Finales NBA à un moment. Mais c’est la seconde, entre 2012 et 2018, qui lui a vraiment donné ses lettres de noblesse. Son trade vers San Antonio après des saisons moribondes à Charlotte, a été une renaissance. Boris a été comme un poisson dans l’eau et une pièce-maîtresse du groupe de Popovich en 2013 et 2014, avec deux Finales NBA et un titre de champion.
Joakim Noah : L'Intense
“Jooks” était un joueur assez unique en NBA, avec cette rage et cette intensité inégalables, mais aussi une panoplie lui permettant d’être un point forward ultra précieux en attaque, en plus d’être l’un des meilleurs défenseurs du monde. Si on retiendra majoritairement ses années chez les Bulls, en tentant d’oublier son rêve avorté de briller chez lui à New York, c’est parce qu’il est devenu une véritable icône à Chicago. Avec Derrick Rose, Noah a incarné le vrai retour de l’ambition à Windy City. Deux fois All-Star, ennemi public de LeBron James et de l’Ohio, et personnalité aussi entière qu’imprévisible, Noah a même réussi à faire manger son article à un journaliste local qui ne croyait absolument pas en lui à son arrivée dans la ligue.
Victor Wembanyama : Le Prodige
Too soon ? Too high ? En l’espace d’une saison, Victor Wembanyama a déjà réalisé des accomplissements statistiques énormes, décroché (sauf cataclysme) le titre de Rookie of the Year, donné quelques maux de tête aux votants pour le titre de Defensive Player of the Year et pour les meilleurs cinq défensifs alors que son équipe est dernière à l’Ouest et de loin, caracolé en tête du classement des contreurs, réalisé un five-by-five, mais aussi et surtout survécu à l’immense hype autour de lui.
Ronny Turiaf : Le Vétéran
Ronny Turiaf n’a pas forcément eu le rôle qu’on pouvait lui prêter à la suite de ses excellentes saisons à Gonzaga. Mais il a su s’imposer comme un cadre de vestiaire, un pilier dans des groupes. Dont certains effectifs sont allés très loin : les Lakers de 2008 (finalistes NBA) ou encore le Heat de 2012, champion NBA.

En parlant du Black Mamba, comment ne pas mentionner le “Kobe stoppeur”, Mike Pietrus ! La mention peut faire sourire aujourd’hui mais “Air France” a été un temps une valeur sûre à son poste et dans son rôle de 3 and D très athlétique. Le genre de joueurs dont voulaient les meileures équipes.
Arrivé discrètement à San Antonio en 2007, deux ans après sa draft et en profitant d’une certaine manière de la réussite de Tony Parker et de l’attention portée sur le championnat de France, Ian Mahinmi ne s’est pas fait de suite son trou dans la ligue. Il a notamment été ralenti par une grosse blessure à la cheville mais ça ne l’a pas empêché de décrocher une bague dans un rôle réduit avec les Mavericks de 2011. Il a réussi à se faire une place en tant que pivot remplaçant - et même titulaire l’espace de deux saisons à Indiana puis Washington plus tard - et, reconnaissons-le, ce n’est vraiment pas une chose facile à ce niveau.
Les Objectifs de la Saison 2022-2023
Ils seront donc neuf cette saison en NBA, neuf porte-bannières des couleurs tricolores au sein de la Grande Ligue. Les ambitions et les objectifs des uns et des autres sont divers mais tous ont bien l’intention de lâcher du lourd.
- Nicolas Batum (Los Angeles Clippers): Objectifs de la saison : aller chercher le titre avec les Clippers, c’est clair, net et précis.
- Evan Fournier (New York Knicks): Objectifs de la saison : opération reconquête pour Evan Fournier à New York !
- Rudy Gobert (Minnesota Timberwolves): Objectifs de la saison : transféré durant l’été chez les Wolves, Rudy Gobert débute une nouvelle aventure dans la région des Grands Lacs.
- Killian Hayes (Detroit Pistons): Objectifs de la saison : l’année ou jamais pour Killian Hayes ?
- Ousmane Dieng (Oklahoma City Thunder): Objectifs de la saison : prendre ses marques en NBA et dans la nurserie du Thunder.
- Frank Ntilikina (Dallas Mavericks): Objectifs de la saison : sorti du placard Knicks, Frank Ntilikina a retrouvé quelques couleurs chez les Mavs.
- Théo Maledon (Charlotte Hornets): Objectifs de la saison : conserver sa place en NBA, c’est aussi simple que ça.
- Moussa Diabaté (Los Angeles Clippers): Objectifs de la saison : gratter des minutes au max, faire l’éponge et se développer.
- Olivier Sarr (Portland Trail Blazers): Objectifs de la saison : se montrer à chaque occasion.

Draft NBA 2025 : La Relève Tricolore en Marche
3 joueurs français supplémentaires ont été sélectionnés par les équipes de NBA au second tour de la draft. Trois joueurs français ont été retenus jeudi au second tour de la draft NBA, portant à six le nombre total des élus tricolores avec le premier tour, mercredi, un nouveau record. À Noa Essengue (n°12), Joan Beringer (17) et Nolan Traoré (19), mercredi, ont succédé jeudi Noah Penda (32), Maxime Raynaud (42) et Mohamed Diawara (51).
- Noah Penda (Orlando Magic): Élu meilleur jeune joueur d'Élite après sa saison au Mans, Noah Penda (2,02 m, 20 ans) a été sélectionné par les Boston Celtics, qui l'ont immédiatement transféré à Orlando.
- Maxime Raynaud: L'équipe, emmenée par le pivot All-Star Domantas Sabonis, a été renouvelée ces deux dernières années et cherche à retrouver la voie des play-offs.
- Mohamed Diawara (Cholet): La liste a été complétée par Mohamed Diawara (2,05 m, 20 ans), qui vient de terminer fort sa saison à Cholet lors du premier tour des play-offs d'Élite face à Bourg-en-Bresse.
C'est la dixième année consécutive qu'au moins un Français se fait sa place à la draft NBA. Une fois encore, le coq aura le vent en poupe et la Marseillaise sera un tube à la mode chez l’Oncle Sam cette saison.
Le Cas Joakim Noah
L'histoire se répète. Encore et encore. Joakim Noah a une nouvelle fois annoncé qu'il ne jouerait pas avec l'équipe de France cet été, lors du Mondial 2014 qui se déroulera en Espagne du 30 août au 14 septembre. Comme toujours, le basketteur a trouvé une excuse aussi bancale que nébuleuse. "Quand les Français me demandent si je vais jouer, j'ai du mal à me prononcer, c'est difficile de prédire ce qui va se passer au cours de l'année ou dans deux ans. Je vis ma vie au jour le jour et j'ai le sentiment que la NBA est un championnat difficile. Jouer toute l'année est quelque chose de trop difficile pour moi. Rien d'étonnant pour le joueur qui est devenu expert en faux-fuyants depuis des années.
Les Bleus, eux, attendent encore que le fils de l'ancien capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis daigne les honorer en revenant en sélection. Aujourd'hui, il se dit "mobilisé" pour les JO 2016.