Le hockey sur glace est un sport d'équipe rapide et physique qui se joue sur une patinoire. Six joueurs par équipe, dont un gardien, sont simultanément sur le terrain de jeu. La position de gardien peut également être prise par un joueur de champ.
Le but est de mettre le palet dans le but de l'adversaire en frappant le palet avec la crosse. L'équipe qui a le plus de buts à la fin d'un match gagne. Le palet, contrairement à un ballon de football, est relativement petit et peut être joué très rapidement, ce qui peut le rendre difficile à suivre pour les spectateurs. C'est pourquoi, pendant les matchs d'équipes professionnelles, des lumières clignotent derrière les cages.
Avant même que l’arbitre ne donne le signal du premier engagement, la patinoire elle-même impose ses règles. Une patinoire de hockey répond à des standards précis.
La Patinoire
Le hockey sur glace se joue sur une patinoire. La patinoire est découpée en trois grandes zones séparées par des lignes bleues : la zone défensive (autour de son propre but), la zone neutre (au centre), et la zone d’attaque (devant le but adverse). La ligne rouge centrale coupe la patinoire en deux. Cinq cercles d’engagement (ou face-off) sont répartis sur la surface : un central et quatre en zone défensive de chaque équipe.
En France, la surface de jeu mesure 60 x 30 mètres, ce qui représente une surface à la fois plus longue et plus large que les 40 x 20 mètres habituels d'un terrain de handball, basket-ball, etc. Les patinoires NHL sont plus étroites : 26 mètres contre 30 mètres en IIHF. Ce détail change radicalement le jeu : moins d’espace en zone neutre, plus de contacts physiques, un rythme encore plus haché. Chaque but mesure 1,83 mètre de large sur 1,22 mètre de haut.

Schéma d'une patinoire de hockey sur glace
La glace est marquée par des sortes de zones qui traversent la patinoire. C'est ce qu'on appelle les lignes de but (les deux "lignes d'arrêt" dans chaque extrémité du but, les lignes bleues et la ligne centrale, qui est rouge). Une patinoire de hockey sur glace comporte neuf cercles de mise-en-jeu où le jeu peut reprendre après un arrêt de jeu. Un cercle de mis-en-jeu est marqué en rouge en plus du centre de la patinoire, qui est bleu.
Le territoire de l'arbitre est délimité lui aussi par un demi-cercle rouge. Sur toute la surface se trouvent des points, certains entourés par des cercles. Ces derniers sont appelés points d'engagement. Le bully correspond à un coup d'envoi ou une remise en jeu au football. Après une interruption, l'arbitre remet le palet en jeu sur l'un des points d'engagement rouge. Après un but, au début d'un nouveau tiers temps ou bien lors d'un "icing" (voir plus bas), le palet est remis en jeu sur le point central d'engagement (point bleu). Un joueur de chaque équipe essaye de récupérer le palet pour son camp.
La zone de défense est comprise entre la balustrade derrière le but défendu par l’équipe et la première ligne bleue. Cette zone comprend également une ligne rouge fine, appelée ligne de but, sur laquelle est placé le but à défendre. La zone neutre, quant à elle, est la partie de la patinoire comprise entre les deux lignes bleues. Au milieu de la zone, une ligne rouge aussi épaisse que les lignes bleues symbolise le milieu de la glace et est appelée la ligne rouge centrale. Enfin, la zone d’attaque va de la deuxième ligne bleue à la bande derrière le but défendu par l’équipe adverse.
Les buts sont situés respectivement sur chaque ligne de but. Au hockey sur glace, il est possible de jouer derrière la cage du gardien. La surface de but est délimitée par une zone bleu clair et un demi-cercle rouge.
Composition des Équipes et Durée du Match
Une équipe de hockey aligne 6 joueurs simultanément : un gardien de but et cinq patineurs (deux défenseurs et trois attaquants). Chaque équipe dispose de quatre lignes d’attaque (trois attaquants chacune) et de trois paires de défenseurs.
Au hockey sur glace, les joueurs sont la plupart du temps une minute sur la glace puis sont remplacés. Les changements ne s’effectuent pas lors des arrêts de jeu uniquement : le changement à la volée - en plein jeu - est l’une des grandes spécificités du hockey.
Un match de hockey sur glace se compose de trois tiers-temps de 20 minutes effectives chacun, séparés par deux pauses de 15 minutes - le temps de refaire la glace avec la surfaceuse. A la fin de chaque tiers temps, les équipes changent de côté.
En cas d'égalité à la fin des 60 minutes de temps de jeu règlementaire, une prolongation est jouée avec "mort subite" ou une série de tir au but a lieu. En Synerglace Ligue Magnus, cette prolongation dure 5 minutes en 4 contre 4 (format « mort subite » : le premier but met fin au match). Sans vainqueur à l’issue de ces 5 minutes, les équipes s’affrontent aux tirs au but (shoot-out) : chaque équipe désigne alternativement un tireur, qui part de la ligne centrale et affronte le gardien seul.
Règles du Jeu
Après chaque arrêt de jeu, un arbitre procède à un engagement (face-off) : il laisse tomber le palet entre les deux centres adverses qui s’affrontent à la crosse pour en prendre possession. La zone où se déroule l’engagement dépend de la raison de l’arrêt (pénalité, hors-jeu, dégagement interdit, tir sauvé…).
Au hockey sur glace il existe aussi le concept de hors-jeu. Un hors-jeu se produit lorsqu'au moins un joueur de l'équipe attaquante se trouve dans le troisième tiers avant que le palet n'ait franchi la ligne bleue. Un joueur est en hors-jeu lorsqu’il pénètre dans la zone d’attaque adverse avant le palet. Concrètement : les deux patins d’un attaquant doivent se trouver en zone neutre (ou sur la ligne bleue) au moment où la rondelle franchit cette même ligne bleue.
Les deux lignes bleues divisent le terrain en trois zones. La zone défensive est le tiers dans lequel se trouve la cage d'une équipe. La partie sur laquelle se trouve la cage de l'équipe adverse est donc la zone d'attaque. Les zones de défense et d'attaque sont aussi appelées zones d'extrémité.
Il est très important de noter que la ligne bleue appartient à la zone d’où vient le palet. Les lignes sont en effet très larges et la largeur de la ligne appartient à la zone d’où provient le palet.
En cas de hors jeu direct, le jeu est interrompu immédiatement du fait que l’équipe fautive, qui est en position de hors jeu, est sous contrôle du palet. Si un attaquant envoie le palet dans sa zone d’attaque depuis la zone neutre alors qu’un de ses coéquipiers à l’attaque se trouve dans la zone d’attaque ou y pénètre avant le palet, alors la position de hors jeu sera signalée (bras levé du juge de ligne) en hors jeu différé. Le ou les attaquants présents en zone d’attaque avant le palet doivent ressortir de la zone d’attaque afin que la position de hors jeu soit annulée (le juge de ligne rabaissera son bras). Si un ou plusieurs attaquants se trouvent en position de hors jeu et qu’un joueur de l’équipe à la défense entre intentionnellement le palet dans sa zone de défense (donc dans la zone d’attaque des joueurs en position de hors jeu) le hors jeu ne sera pas différé ni signalé et les joueurs à l’attaque peuvent jouer le palet malgré leur position. Le fait qu’un défenseur entre le palet dans sa zone de défense annule tout hors jeu possible. Attention, on parle d’un défenseur qui entre sciemment le palet dans sa zone de défense : si le palet qui entre en zone provient d’un attaquant mais qu’il a été simplement touché ou dévié volontairement ou involontairement par un défenseur, le hors jeu sera signalé.
Moins intuitif que le hors-jeu, le dégagement interdit - ou icing - est l’une des règles les plus caractéristiques du hockey. Elle est sanctionnée lorsqu’un joueur envoie le palet depuis sa propre zone défensive (derrière la ligne rouge centrale) jusqu’au-delà de la ligne de but adverse, sans que personne ne touche la rondelle au passage.
Si un joueur tire ou dévie le palet hors de sa zone de défense et jusqu'au delà de la ligne de but de l'équipe adverse, l'arbitre siffle un icing. Le jeu reprend avec un bully dans la zone défensive de l'équipe sanctionnée. Si une équipe tente un icing, elle n'aura pas le droit au changement de joueurs lors de l'interruption de jeu suivante.
L'icing est prononcé, à moins que l'équipe ne prenne possession du palet avant l'adversaire. Cette règle a été inventée pour empêcher les temps morts parce qu'un icing entraîne une mise-en-jeu dans la propre zone défensive en faveur de l'adversaire.
Les joueurs peuvent pousser du pied le palet, par contre il est interdit de marquer un but de cette manière.
Tout Savoir Sur Les Penalités Hockey Sur Glace 🏒
Pénalités
Afin d'éviter que la situation ne dégénère complètement, il existe, comme pour tout autre sport, des règles fixes. La pratique du hockey sur glace est très physique et il n'est pas rare que de véritables rixes aient lieu sur la glace. Ces altercations ont un attrait particulier pour les novices mais l'investissement corporel des joueurs fait partie intégrante du jeu. Il est ainsi autorisé aux joueurs de déstabiliser un adversaire pour récupérer le palet. En Ligue nationale de hockey ou LNH (NHL en anglais) les contacts physiques sont d'ailleurs plus brutaux qu'en Europe.
Au hockey, le fautif ne sort pas simplement du terrain : il rejoint le banc des pénalités, surnommé avec affection la « prison » par les amateurs. Pendant sa durée de peine, son équipe joue en infériorité numérique - ce qu’on appelle le penalty kill - tandis que l’adversaire profite d’une supériorité numérique (power-play).
Une autre infraction classique des règles concerne la crosse. Celle-ci ne doit jamais être tenue au-dessus des épaules, sans quoi le joueur fautif sera pénalisé de 2 à 5 minutes d'exclusion de jeu. Une infraction peut aussi être de faire un croche-pied, frapper un joueur avec sa crosse ou de le charger. Une telle faute sera sanctionnée par l'arbitre et le joueur incriminé sera exclu du jeu pour 2 voire même jusqu'à 5 minutes. Il en résulte la supériorité numérique pour l'équipe adverse : le powerplay.
Une dureté excessive entraîne presque toujours une pénalité de méconduite. Le joueur sanctionné doit reste sur le banc des pénalités pendant 10 minutes sans pour autant que son équipe soit obligée de jouer en infériorité numérique. En cas de comportement particulièrement brutal, le joueur incriminé peut se voir infliger la pénalité la plus lourde au hockey sur glace : la pénalité de match.
L'arbitre siffle un penalty lorsqu'une réelle chance de but a été empêchée par une faute de l'équipe adverse. C'est généralement le cas lorsqu'un attaquant remonte seul vers le but adverse et est stoppé de manière injuste.
Les règles d'execution de penalty sont les suivantes : seul le joueur victime de la faute peut procéder au tir de pénalité sauf si il a été blessé lors de la faute.
Voici les différents types de pénalité :
- Pénalité mineure : 2 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités.
- Pénalité majeure : 5 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités et peut engendrer une expulsion.
- Pénalité de méconduite : 10 minutes -> Le joueur va au banc de pénalités mais il n’y a pas d’infériorité numérique pour son équipe, l’équipe reste à 5.
- Pénalité de méconduite de match : 20 minutes -> Assortie d’une expulsion mais pas d’infériorité pour l’équipe.
- Pénalité de match : 25 minutes -> Assortie d’une expulsion et une suspension d’un match minimum. L’équipe sera en infériorité pendant 5 minutes.
Voici quelques pénalités les plus récurrentes au hockey sur glace:
- Obstruction : pénalité sifflée lorsqu'un joueur met en échec un adversaire n'ayant pas la possession du palet.
- Charge contre la bande : pénalité sifflée lors d'une mise en échec contre la bande jugée trop violente par les arbitres.
- Charge dans le dos : pénalité sifflée lorsque la mise en échec est réalisée sur un joueur étant de dos, donc inapte à se défendre. Si ce dernier se met intentionnellement de dos à l'adversaire, aucune pénalité n'est sifflée.
- Retenir : pénalité sifflée lorsqu'un joueur se sert de son corps ou de sa crosse pour empêcher la progression d'un adversaire.
- Cinglage : pénalité sifflée lorsqu'un joueur met un coup de crosse à un de ses adversaires. Un coup de crosse non agressif porté à la culotte ou aux jambières d'un joueur n'est pas répréhensible d'une pénalité.
- Faire trébucher : pénalité sifflée lorsqu'un joueur fait tomber un adversaire avec n'importe quelle partie de son corps, ou avec sa crosse.
- Attitude anti-sportive : pénalité sifflée lorsqu'un joueur commet des actes qui ne sont pas dignes d'un sportif, qui sont contre l'esprit du sport tels que: insultes, manque de respect envers l'arbitre, simulation de chute, etc…
Prolongations et Tirs au But
En cas d'égalité à la fin du temps de jeu règlementaire une prolongation en mort subite de 5 minutes peut être jouée pour déterminer le vainqueur. Seuls 4 joueurs sont sur la glace. Si un but est marqué, le match est terminé. Dans le cas contraire, le vainqueur doit être désigné avec une séance de tirs de pénalité appelés également « tirs de fusillade ».
Play-offs
Les play-off sont une sorte de compétition ayant lieu à la fin d'une saison régulière permettant de déterminer le vainqueur. En Ligue Magnus, 8 équipes s'affrontent en play-off. En quart de finale les équipes qualifiées se rencontrent comme suit : le 1er contre le 8ème, le 2d contre le 7ème, le 3ème contre le 6ème et le 4ème contre le 5ème du classement. En demi-finale, l'équipe la mieux placée joue contre la moins bien placée des équipes restantes. Les play-offs se disputent au meilleur des sept matchs. Une équipe doit donc remporter 4 victoires contre une même autre équipe pour être qualifiée pour le tour suivant.