Homme du Match : Real Madrid contre Atlético Madrid, une Analyse Approfondie

Le Real sera toujours le Real, même face à un Atlético de Madrid déterminé. Battu lors du match retour des huitièmes de finale (1-0), le Real Madrid a validé son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions grâce à une séance de tirs au but haletante.

Les hommes de Carlo Ancelotti affronteront Arsenal au prochain tour, après un match aller où ils se sont imposés 2-1.

The Derby Of Madrid | Atletico-Real Tactical Analysis

Le Film du Match

Mais il s’en est vraiment fallu de peu face à l’Atlético de Madrid, qui a encore échoué à l’épreuve des tirs au but. Les Colchoneros auront au moins eu le mérite de faire douter leurs voisins, en dessous dans l’agressivité et dans l’utilisation du ballon.

Les Merengue ont passé leur temps à enchaîner les longues phases de possession, sans parvenir à trouver la faille face au bloc compact concocté par Diego Simeone. Preuve en est, Kylian Mbappé n’a même pas tiré une seule fois, en 120 minutes.

Les Colchoneros ont aussi eu la bonne idée de marquer très tôt dans cette partie. Conor Gallagher a marqué le but le plus rapide de la saison en Ligue des champions, en se jetant sur un centre de Rodrigo De Paul (1-0, 1ère). Cette ouverture du score a permis à l’Atlético de faire son retard et, surtout, de gagner de la confiance pour faire front commun, avec ce supplément d’âme apporté par Diego Simeone.

Mais le Real Madrid n’a fait que ronronner, entre un Vinicius bien défendu, un Jude Bellingham trop nerveux et un Rodrygo transparent. La seule fois où Kylian Mbappé a eu un semblant d’espace, il a obtenu un penalty face à Clément Lenglet, penalty complètement raté par Vinicus (70e). Cet échec a coûté sa place au Brésilien, privé des tirs au but en toute fin de soirée.

Un Match Fermé

Pour le 500e match de son histoire en Ligue des champions, le Real Madrid s'est imposé contre son rival de l'Atlético lors d'un derby de Madrid plutôt fermé (2-1), en huitièmes de finale aller de la plus prestigieuse des Coupes d'Europe.

Le club merengue a très bien entamé sa rencontre, grâce notamment aux jambes de feu de Rodrygo. Lancé par Federico Valverde, longtemps incertain, le Brésilien de 24 ans a pris de vitesse le pauvre Javi Galan, est rentré sur son pied gauche et a expédié un superbe tir dans la lucarne de Jan Oblak (4e).

Deux minutes plus tard, la faute de Javi Galan sur Rodrygo n'a pas donné lieu à un penalty. Les Colchoneros, menacés par Vinicius (15e) et un coup franc plongeant de Rodrygo (29e), ont mis le nez à la fenêtre avant la demi-heure de jeu. Giuliano Simeone, de la droite, a adressé plusieurs centres intéressants.

L'un d'eux a failli être repris par Julian Alvarez, qui n'a pas laissé passer une autre chance à la 32e. « L'Araignée », achetée 75M€ à Manchester City l'été dernier, s'est imposée au duel face à Eduardo Camavinga sur la gauche puis a repiqué à l'intérieur pour enrouler un magnifique tir du droit poteau rentrant.

Sans Koke, son capitaine, l'Atlético n'a pas réussi à enfoncer le clou, malgré un sacré contrôle. C'est sur un de ses temps forts qu'il a été puni : Brahim Diaz, l'un des seuls joueurs du Real à surnager, a fixé José Giménez, l'a couché d'un dribble et a placé une frappe du droit dans le petit filet opposé (55e).

En seconde période, le Real Madrid a eu un gros temps faible. Tenus en échec, sans idées, les locaux ne sont pas arrivés à mettre le pied sur le ballon et se sont fait siffler par le Bernabeu. À la 53e minute, un centre colchonero venu de la gauche a été mal apprécié par Antonio Rüdiger, lobé, et Rodrigo De Paul s'est retrouvé seul devant le but, à 10 mètres.

Le Tournant du Match

Mais l'Argentin a raté son contrôle et Ferland Mendy est parvenu à écarter le danger. Moins de deux minutes plus tard, le Real repassait devant grâce à Brahim Diaz. L'Atlético n'aura eu quasiment plus une seule occasion par la suite : seul un tir croisé de Griezmann a été sorti par Thibaut Courtois (59e).

Leaders du championnat espagnol après six succès en autant de rencontres, les hommes de Xabi Alonso ont chuté pour la première fois de la saison, qui plus est, sur le terrain de l’Atlético de Madrid, ce samedi, à l’occasion de la 7e journée. Pour ce choc face aux Colchoneros, l’entraîneur espagnol avait décidé de relancer d’entrée Jude Bellingham au milieu, avec Tchouaméni et Valverde.

Poussé par son public, l’Atlético a bousculé un Real beaucoup attentiste et a vu sa bonne entame de match être récompensée après seulement un quart de jeu. Après un centre de Simeone, Robin Le Normand prenait le dessus sur Tchouaméni et catapultait le ballon de la tête au fond des filets de Courtois (14e, 1-0). Un avantage de courte durée puisque le Real a vite répondu, et comme souvent, grâce à Kylian Mbappé.

Lancé dans le dos de Lenglet, le numéro 10 du Real s’en allait battre Oblak d’une frappe croisée pour l’égalisation… sur la première occasion de la Maison Blanche (25e, 1-1). Passeur, Arda Güler s’est ensuite mué en buteur, en reprenant de volée un centre de Vinícius Júnior pour donner l’avantage aux visiteurs (36e, 1-2). Si Lenglet a vu son but être refusé pour une main (44e), l’égalisation d’Alexander Sorløth, de la tête, a bien été validée (45e+3, 2-2).

La seconde période n’a pas baissé en intensité et a vu l’Atlético reprendre les devants, grâce à un penalty de Julián Álvarez (51e, 3-2). Le champion du Monde 2022, s’est même offert un doublé après un magnifique coup franc, imparable pour Courtois (63e, 4-2).

L’Homme du Match : Julian Alvarez

Sous les yeux de Radamel Falcao en tribunes, le buteur argentin a démarré discrètement avant de prendre de l’importance au fil des minutes. Dans un rôle plus reculé que celui de Sorloth, il a régalé par sa qualité technique et son activité, adressant plusieurs centres dangereux dans la surface du Real. Sans opportunités franches dans le jeu, la Araña a profité d’un penalty (51e) puis d’un coup franc direct pour s’offrir un doublé. Sa deuxième réalisation, un tir parfaitement enroulé du pied droit au-dessus du mur, est absolument sublime.

Les Notes des Joueurs

  • Oblak (4) : le gardien slovène n’a pas commis de bourdes, mais n’a pas réalisé de miracles non plus, se montrant impuissant face aux tentatives des joueurs du Real Madrid. Trop lent à se coucher, il a vu Mbappé marquer dans un angle fermé dès sa première tentative (25e).
  • Llorente (5) : il a profité des premières minutes étouffantes de son équipe pour se mettre en évidence offensivement, en combinant avec Barrios et Simeone dans le couloir droit, mais il a souffert face à Vinicius une fois que le Real a posé le pied sur le ballon.
  • Le Normand (5,5) : l’international espagnol a concrétisé l’excellente entame de match des Colchoneros. Dans la surface, il a sauté plus haut que Tchouaméni et Militão pour smasher le ballon dans la cage de Courtois, servi par un centre de Simeone (14e).
  • Lenglet (5) : comme son compère en défense centrale, il a souffert face aux assauts du Real Madrid dans la surface colchonera.
  • Hancko (5) : à l’image de ses coéquipiers de grande taille, il a su protéger l’espace aérien de l’Atlético et apporter de la présence dans la surface adverse lors des coups de pied arrêtés offensifs. Défensivement, ses statistiques sont plus qu’honorables, avec surtout deux tirs bloqués et quatre tacles réussis.
  • Simeone (7) : pas toujours juste techniquement, l’Argentin a fait honneur à la combativité et à la grinta de son père. Multipliant les courses dans le dos de Carreras en première période, il s’est offert une jolie passe décisive avec ce centre précis vers Le Normand (14e). Malgré un carton jaune à la 82e, il a harcelé Vinicius puis Rodrygo pendant toute la rencontre.
  • Barrios (7,5) : le milieu de 22 ans a signé une prestation des plus complètes. Des passes précises pour contourner le pressing adverse, plusieurs courses vers l’avant balle au pied, une bonne réaction à la perte de balle… le tout avec une précision déjà caractéristique.
  • Koke (6,5) : le capitaine des Colchoneros a livré une prestation très sérieuse au milieu de terrain. En 90 minutes, le vétéran de 33 ans n’a perdu que cinq ballons.
  • Gonzalez (6) : arrivé cet été de la Juventus, l’Argentin de 27 ans a retrouvé des couleurs à Madrid. Aligné dans un rôle d’ailier gauche, il a mis en difficulté Carvajal jusqu’à son remplacement par Griezmann (83e).
  • Sorloth (6) : le Norvégien a été un élément clé dans le dispositif de Diego Simeone, dominant la défense du Real dans les airs grâce à son 1,94 m. C’est ainsi qu’il a égalisé de la tête avant la pause, devant Huijsen, sur un centre lointain de Koke (45e+3). En revanche, il n’a pas fait preuve de la même efficacité au sol et peut s’en vouloir d’avoir perdu deux face-à-face avec Courtois après avoir trop tardé à déclencher (3e, 62e).
  • Courtois (3,5) : aligné dans les buts madrilènes, le Belge se distinguait d’abord par un dégagement manqué (2e). Après une claquette rassurante sur la tête de Sorloth (11e), il s’inclinait finalement sur le coup de casque de Le Normand (14e). Pas exempt de reproches sur son placement sur le but des Colchoneros, il était ensuite sauvé par son poteau sur la frappe d’Alvarez (39e) avant de s’incliner sur une nouvelle tête à bout portant de Sorloth (45+2e). Encore battu sur le penalty d’Alvarez (51e), il s’interposait face à Gonzalez dans la foulée (60e) avant de sortir le grand jeu face à Sorloth (62e).
  • Carvajal (3,5) : capitaine des Merengues, le latéral droit espagnol a fait preuve d’une belle solidité sur le plan défensif, notamment face à Julian Alvarez. Plus discret sur le plan offensif, il a globalement bien tenu son rang. Un match trop neutre dans l’ensemble. Remplacé par Camavinga, repositionné dans l’entrejeu.
  • Militao (4) : le défenseur brésilien n’a pas tardé à briller dans ce derby madrilène. Auteur d’un retour splendide dans les pieds de Sorloth (3e), il sauvait une première fois ses partenaires. Un geste salvateur qui ne cachait toutefois pas la fragilité des Madrilènes en début de match. Trop laxiste sur l’ouverture du score des Colchoneros, il cédait finalement sa place à la pause, touché à la cheville. Remplacé par Asencio (3,5). Le jeune espagnol se montrait d’abord solide avant de découper Alvarez et d’écoper d’un carton jaune.
  • Huijsen (3) : arrivé de Bournemouth cet été, le défenseur de 20 ans a vécu une rencontre très compliquée. Gêné par la mobilité d’Alvarez et Sorloth, le Néerlandais était totalement battu sur le second but des Colchoneros (45+2e). Friable dans les airs et rarement rassurant, il a trop souvent été dépassé.
  • Carreras (2,5) : présent dans le couloir gauche de la défense madrilène, l’ancien joueur de Benfica est totalement passé à côté de sa première période. Face aux montées de Marcos Llorente et Giuliano Simeone, l’Espagnol a souvent failli. Peu rassurant techniquement, coupable de plusieurs pertes de balle, trop laxiste sur le but de Sorloth et averti d’un carton jaune sur une nouvelle intervention ratée, il poursuivait sa disasterclass au retour des vestiaires.
  • Tchouameni (3,5) : aux côtés de Valverde, l’international français a, lui aussi, rendu une copie assez neutre. Pris de la tête sur l’ouverture du score (14e), il a parfois affiché quelques difficultés face à l’envie et l’intensité des ouailles de Diego Simeone. Très discret balle au pied, il était finalement replacé en charnière centrale après l’entrée en jeu de Camavinga.
  • Bellingham (4) : de retour dans le onze du Real, l’international anglais n’a pas compté ses courses. Auteur d’un gros retour défensif (17e), il a largement contribué à l’équilibre de son équipe. Un rendement défensif intéressant contrastant avec le déchet technique observé lors de ses prises d’initiative sur le plan offensif.
  • Güler (5,5) : préférée à Mastantuono pour débuter ce derby, la pépite merengue a rapidement donné raison à Xabi Alonso. Complice avec Mbappé, il offrait un caviar à ce dernier sur le but de l’égalisation (25e). Inspiré et souvent trouvé par ses partenaires, il se muait en buteur. D’une frappe soyeuse, il redonnait l’avantage aux siens (37e). Malheuresement pour lui, sur une intervention non maitrisée, il était averti d’un carton jaune et offrait un penalty aux locaux (51e).
  • Mbappé (5,5) : auteur d’un début de saison fantastique, KM10 a d’abord porté les Merengues. Déterminé, impliqué défensivement et joueur le plus dangereux offensivement, il se voyait récompenser de ses efforts en égalisant d’une frappe croisée clinique sur la première réelle occasion madrilène (25e). Toujours plein d’envie, il peinait malgré tout à se mettre en évidence, conséquence directe de la prestation collective très décevante de la Casa Blanca.
  • Vinicius Jr (4) : en difficulté ces dernières semaines, l’ailier brésilien a livré un premier acte assez paradoxal. Brouillon sur ses premières courses et frustré par l’intensité mise par les Colchoneros dans les duels, il s’offrait finalement un numéro de soliste sur le but de Guler (37e). Après cette offrande, il est malheureusement retombé dans ses travers. Peu trouvé, peu inspiré, il multipliait les pertes de balle, précipitant la défaite du Real.

Réactions d'après-match

  • Rodrygo : "C'était une très belle action avec Fede (Valverde). Il a compris mon intention, je dribble vers l'intérieur et je termine avec mon pied gauche. Je le fais souvent à l'entraînement et c'est ce que je fais aussi en match. (La tactique de l'Atlético) Ils nous ont un peu surpris. Normalement, on attaque toujours contre eux et aujourd'hui, par moments, ils ont eu plus le ballon. Il a fallu défendre, jusqu'au but de Brahim. Maintenant, il faut tenir. Le match retour sera difficile. Si nous sommes concentrés, nous pouvons nous qualifier."
  • Brahim Diaz : "Jouer ici, c'est quelque chose d'incroyable, d'unique. Le but était beau, il nous aide à gagner. Mais il nous reste encore à passer le match retour. Je pense que nous avons toujours été équilibrés. C'est le meilleur club du monde, une nouvelle soirée magique au Bernabéu. Tout reste ouvert (avant le match retour). C'est bien qu'on ait gagné à domicile. Mais ce n'est pas fini. C'est la Ligue des Champions et chaque petit détail fait la différence. Je suis ici pour tout donner à l'équipe et apporter le plus possible au club."
  • Julian Alvarez : "Ils ont marqué les buts aux bons moments. Parfois, on a eu le contrôle du jeu. On savait que ça n'allait pas être facile. On était sur leur terrain. Il reste 90 minutes. C'était un beau but. On a eu plus d'occasions de marquer. Maintenant on peut penser au match du week-end. Il y a un but d'écart, il reste 90 minutes et nos supporters sont à domicile."

Le Real Madrid a connu sa première défaite de la saison dans le derby face à l'Atlético (5-2). Kylian Mbappé a marqué son 10e but de la saison mais ça n'a pas suffi face à des Colchoneros bien supérieurs, portés par Julian Alvarez. En fin de match, Antoine Griezmann a aussi marqué.

L'Atlético avait besoin d'une victoire et c'est chose faite avec ce derby remporté 5-2. Dans un match maîtrisé, le Real a fait illusion en première période avant de craquer et de connaître sa première défaite de la saison. Julian Alvarez, auteur d'un doublé et d'un match XXL, est le héros du jour. Kylian Mbappé et Antoine Griezmann ont aussi marqué.

Sur une attaque rapide, Baena glisse le ballon à Griezmann qui conclut subtilement du droit devant Courtois. 5-2, l'Atlético a balayé le Real aujourd'hui.

Son coup-franc passe parfaitement au-dessus du mur et vient se loger dans le but. Courtois touche le ballon mais ne peut pas le dévier suffisament. 4-2 pour l'Atlético, doublé de Julian Alvarez.

Sur un centre d'Alarez venu de la gauche, Güler met le pied au niveau du visage de Nico Gonzalez. L'arbitre n'hésite pas, pénalty pour les Colchoneros. Güler prend même un carton jaune.

Au bout d'un match fermé, le Real Madrid s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions en éliminant l'Atlético de Madrid aux tirs au but, ce mercredi soir. Mais que cela fut dur pour le club merengue, qui reste sur quatre demi-finales d'affilée en C1.

Les hommes de Carlo Ancelotti ont vu leur petite avance (et leur plan de jeu) fondre en l'espace de... 28 secondes, le temps pour le pitbull Connor Gallagher d'initier une action et de la conclure, bien trouvé par un centre de Rodrigo De Paul.

Dans une chaude ambiance, les Colchoneros n'ont jamais pu creuser l'écart, l'intenable Alvarez échouant sur Courtois (25e, 47e) ou dans son petit filet (39e). Piégé par la densité de l'Atlético dans l'axe, le Real Madrid n'a rien montré, dans l'intensité ou l'utilisation de sa large possession (62 % en première période). Mais sa défense a tenu le choc jusqu'au bout, Courtois repoussant un tir lointain de Simeone (71e) et Rüdiger s'imposant sur un centre de Correa (92e).

Lancé par Jude Bellingham, Kylian Mbappé a obtenu un penalty sur un joli enchaînement et une erreur de Clément Lenglet, qui l'a fait tomber. Jamais en réussite face à l'Atlético, Vinicius s'est alors présenté face à Jan Oblak et a expédié son tir très largement au-dessus de la cage colchonera (69e). Ce gros raté, le premier du Real dans un derby depuis celui de Luis Figo face à Burgos il y a 22 ans, a obligé son équipe à disputer la prolongation puis les tirs au but...

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