Histoire du Hockey sur Glace à Vannes : Un Regard sur le Club

Le hockey sur glace en France a une histoire riche et diversifiée, marquée par des clubs emblématiques, des joueurs passionnés et des moments mémorables. Cet article explore divers aspects de cette histoire, des défis financiers rencontrés par certains clubs aux traditions uniques qui façonnent l'identité de chaque équipe.

Les Béliers de Lanester et le Développement du Hockey chez les Jeunes

L’association de hockey sur glace Les Béliers de Lanester a joué un rôle actif dans le développement du hockey sur glace chez les jeunes. Les Béliers de Lanester ont accueilli le 3e plateau Fair Play’zir de l’année, organisé par la Ligue de Bretagne à la patinoire de Lanester (Morbihan). Sous la conduite de Sergueï Toukmatchev, les Béliers de Lanester ont accueilli le 3e plateau de la ligue de Bretagne Fair Play’zir.

« Ce sont onze enfants de 4 à 7 ans, garçons et filles, qui sont venus avec leurs parents participer au 3e plateau de hockey sur glace Fair Play’zir », explique Antoine Orgeur, secrétaire et chargé de communication du club des Béliers de Lanester (Morbihan).

Les Ducs d'Angers et la Continental Cup

François Ferrari, ancien joueur des Ducs entre 1995 et 2004 quand l’équipe a disputé sa campagne européenne en Continental Cup n° 1. Du 14 au 16 novembre, les Ducs d’Angers vont disputer, à domicile, le 2e tour de la Continental Cup. Une compétition que le club avait découverte et jouée, déjà à Angers, en 1999-2000 pour ce qui était la première de ses cinq campagnes européennes. François Ferrari, aujourd’hui entraîneur dans la section amateurs du club, y était alors joueur.

Villard-de-Lans : Reconstruction et Défis Financiers

À Villard-de-Lans, le hockey sur glace se reconstruit. En attendant, c'est l'ancien joueur et actuel trésorier Louis Smaniotto qui "tient les reines", au quotidien. "Avec Didier Beuque [vice-président démissionnaire], le passage des informations se passe très bien", assure le "directeur" officieux, qui compte aussi sur l'appui d'Anthony Carminati pour le hockey mineur, de Christophe Bonnard pour le marketing, ou encore de Luc Beau.

Le club est déjà entré en phase de recrutement pour constituer une équipe senior qui pourrait jouer en D3 ou, plus vraisemblablement, en D2. Même si cet affairement, avant-même l'assemblée générale, en agace certains. Ainsi peut-on lire cet autre commentaire : "le nouveau comité directeur provisoire de notre club (du provisoire qui va durer, vu qu'ils font bien leurs petites salades entre eux) n'a rien à foutre de nos avis et des idées que l'on pourrait apporter."

La Question de la Ligue Magnus

Ne dites pas à Louis Smaniotto que les Ours ont été "éjectés" de la prestigieuse Ligue Magnus. "C'est le club qui a décidé, en confrontant ses moyens et les nouvelles exigences de la fédération, de ne pas y aller", affirme le trésorier. Toutes les équipes ont jusqu'au 30 juin pour déposer leur dossier financier, après quoi une commission décidera qui a les moyens d'aller en Magnus, en D2 et en D3. Les Ours devraient aller en D2, mais ils ne seront fixés qu'autour du 15 juillet.

Quid de la situation financière des Ours pour 2014-2015 ? "Peut-être que la campagne de recherche de partenaires va être difficile, car même si on a mis la barre plus basse en renonçant à la Magnus, c'est aussi pour cette raison qu'on risque d'avoir des défections", prévoit Louis Smaniotto. "La municipalité s'était engagée à poursuivre son aide, à la même hauteur, pendant encore deux ans, alors à nous de faire nos preuves", ajoute-t-il, "mais c'est certain que ça ne va pas être facile".

Les Exigences du Hockey-Business

Cette année, la fédération a décidé que les clubs participant à la Magnus devaient acquérir le statut de Société anonyme sportive professionnelle (SASP) et donc notamment se payer un manager, un secrétaire, un entraîneur à temps plein et un médecin référent. Pour Louis Smaniotto, c'est "le sens de l'Histoire". "Les petits clubs comme nous souffrent de ces nouvelles règles, mais l'avenir nous dira si c'est une bonne chose pour le hockey en général", analyse-t-il calmement.

Certains craignent toutefois que cette évolution forcée ne soit arrivée trop tôt. Jusqu'ici, seuls les clubs de Rouen et Grenoble avaient le statut de SASP. Et encore , l'an dernier, les Brûleurs de Loups avaient dû s'y reprendre à plusieurs fois pour faire valider leur dossier financier par la commission.

Les Difficultés Financières de Grenoble

Gratianopolis a écrit : En 1991, le CSGG dépose bilan suite à son titre : autrement dit, la dette a été effacée… En plus, de mémoire, il me semble qu’il y avait eu deux ou trois mois de salaires non honorés auprès des joueurs qui furent pris en charge par fond de solidarité de la FFSG. On peut parler de titre acheté par du vide...

Et je rappelle qu’au moment de l’élargissement de l’Elite (passage à 16 clubs), soit 12 mois après son dépôt de bilan, Grenoble a « magiquement » franchi 2 échelons sportifs pour retrouver le plus haut niveau hexagonal sans avoir gagner ce droit sur la glace. En 2009 encore une fois juste après un titre, quand la gestion de Jean-Luc Blache a été pointée du doigt pour de lourdes anomalies dans les comptes du club (insincérité des rapports financiers présentés pour validation du clubs), Grenoble s’en sort juste avec 6 points de pénalité en 2009-2010 et une amende symbolique « pour ne pas creuser le trou de plusieurs centaine de K€ » (dixit la FFHG). Alors, certes, là il n'y a pas eu de dépôt de bilan... Mais encore un titre acheté par du vide !

Et quand Reboh reprend le club en 2016, n'y avait-il pas une bonne dette (plusieurs centaines de K€ de mémoire) laissée par l'équipe précédente qui aurait normalement justifier d'une rétrogradation au moins en D1 ?!.... Enfin, si on cumule 1991, 1999, 2009 et 2016, on doit dépasser le 2 M€ de dette cumulée voire s'approcher des 3 M€ de dette cumulée (donc des 20 millions de francs de 1996 pour le RHC).

Tristan Alric : Une Figure Clé du Hockey Français

Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence, Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Avec un tel parcours, il est donc bien placé pour avoir une analyse pertinente sur notre sport favori.

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Logos des Clubs : Un Véritable Bestiaire

Mais, il s’agissait encore d’une simple décoration vestimentaire. En effet, la presse anglaise fut à l’origine de cette appellation imagée car un journaliste sportif parla à plusieurs reprises des « French Flyers » pour évoquer les hockeyeurs parisiens en raison des nombreux déplacements qu’ils effectuaient en avion. L’ex-défenseur international, qui était âgé de 27 ans à l’époque, créa par la même occasion un logo très évocateur représentant deux grandes ailes déployées en s’inspirant de celles qui étaient dessinées sur le blason militaire de la Royal Canadian Air Force dont la devise latine « Per ardua ad astra » peut traduire par la formule « A travers les embûches jusqu’aux étoiles ».

En prenant cette initiative, nos clubs ont voulu ainsi copier une tradition qui existait depuis longtemps déjà dans les sports collectifs nord-américains, notamment dans la NHL où se côtoient les « Pingouins » de Pittsburgh, les « Requins » de San José, les « Canards » d’Anaheim, les « Panthères » de Floride ou encore les « Coyotes » de l’Arizona. Le but des clubs français fut également de se doter d’une image décalée beaucoup plus accrocheuse médiatiquement dans un pays peu habitué à cette mode.

Désormais chaque club de hockey sur glace de l’hexagone posséda individuellement un « marqueur » original facilement reconnaissable et porté fièrement par leurs supporters. Dans certains clubs le choix d’un surnom s’est fait grâce à un vote interne après consultation des joueurs, des dirigeants et parfois des supporters. C’est ainsi que le surnom choisi a repris parfois l’image déjà utilisée par un sponsor local comme par exemple les « Ecureuils » à Amiens car à une époque c’était la banque Caisse d’Epargne qui finançait le club. Même chose pour les anciens « Mammouths » de Tours car le supermarché du même nom était son principal partenaire.

A Reims, le club opta pour les « Flammes Bleues » après avoir signé un partenariat avec l’entreprise Deville qui était spécialisée dans le chauffage à bois. Mais d’autres clubs français ont choisi leurs surnoms en se référant cette fois à l’histoire de leur ville. Ce fut le cas à Dunkerque avec un vote unanime en faveur des « Corsaires ». En effet, le personnage historique et emblématique de la ville du département du Nord est le célèbre marin chasseur de pirates Jean Bart qui fut un grand serviteur du roi Louis XIV.

A Belfort, le club a choisi tout aussi spontanément et en toute logique le nom des « Lions » car c’est dans la ville de Franche-Comté que se trouve le célèbre monument du Lion de Belfort, œuvre du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi qui commémore la résistance de la ville assiégée par les Prussiens durant la guerre franco-allemande de 1870. A Viry-Châtillon, le club a aussi choisi un surnom pour faire référence à l’histoire de la ville. Pour l’anecdote, j’avais demandé à l’époque à Patrice Pourtanel qu’elle était la particularité de sa commune. Ce dernier, qui dirigeait le club castelvirois avec son père Claude, m’expliqua que c’est à Viry-Châtillon que fut construit le premier aérodrome en France. Je lui ai alors proposé de surnommer désormais ses joueurs les « Jets » dans mes articles qui étaient publiés régulièrement dans le journal L’Equipe.

Lors d’un déplacement sur place, j’ai confié à l’ancien président de Briançon Philippe Pacull : « Depuis le début de la saison vos joueurs se battent comme des diables. Ce n’est pas les Rouges qu’il faut les surnommer, mais les « Diables Rouges » ! Si vous êtes d’accord, je donnerai régulièrement ce surnom plus sympa à votre équipe dans mes articles. Vous devriez l’adopter car sur le plan marketing ce serait plus vendeur.

Pour le club d’Annecy, ce fut le choix des « Chevaliers du Lac » car cette appellation avait là encore une double signification. En effet, dans le lac d’Annecy, les pêcheurs ramenaient parfois dans leurs filets « l’omble chevalier » qui est un poisson rare de la famille des saumons dont on retrouve le dessin sur le blason de la ville de la Haute-Savoie. De plus, Annecy étant une cité médiévale le choix des Chevaliers s’imposait. Certains clubs ont tenu en revanche à faire référence à leur forte identité régionale comme celui d’Anglet qui a choisi comme nom original « Hormadi » un mot basque que l’on peut traduire à la fois par « glace » ou « endroit froid ».

De son côté, le club de Brest, avant d’opter pour les « Albatros », avait choisi à ses débuts le nom de « Pen Baz » qui désigne en breton le bâton traditionnel utilisé par les paysans de la région. En choisissant cette appellation, le premier président brestois Jean Le Guily voulut faire un rapprochement astucieux entre le bâton de berger et la crosse de hockey sur glace. Par ailleurs, à Saint-Brieuc, si on en croit la légende, à l’origine l’Armorique grouillait de créatures merveilleuses qui s’appelaient « les Korrigans ».

Mais, dans leur très grande majorité, nos clubs de hockey sur glace, privés de références évidentes, ont choisi de puiser dans le large domaine animalier pour choisir un surnom même si l’adoption du logo ne fut pas un choix forcément…bête. Dans le haut du classement, on trouve en deuxième position le surnom très prisé des « Lions » qui a été choisi par 6 clubs : Argenteuil, Belfort, Châtellerault, Compiègne, Lyon et Wasquehal.

Mais pour être complet, il y a aussi une longue liste de clubs qui ont choisi un surnom unique ou très peu partagé. Certains clubs de hockey français, en activité ou disparus, n’ont cependant pas cherché « la petite bête » pour choisir le nom de leurs logos sur lesquels ne figurent donc pas un animal. Enfin, il y a deux clubs qui ont su faire preuve d’originalité et de créativité. En effet, le club de La Roche-sur-Yon en Vendée a inventé un acronyme singulier le « Hogly » en combinant certaines lettres issues du nom composé : hockey-glace-Yonnais (HO-GL-Y). De son côté, le club de Laon dans l’Aisne a opté pour un jeu de mot astucieux associant le nom de sa ville et l’élan, ce mammifère de la famille des cervidés ce qui donne les « Elaons ».

Les Patinoires en France

En France, lors de la construction de nouvelles patinoires, les propriétaires essayent désormais de faire preuve d’imagination et d’originalité pour choisir des noms qui se démarquent et attirent l’attention. Le choix historique qui semble le plus évocateur est celui de la patinoire d’Amiens car son nom fait volontairement référence au Colisée de Rome. Il faut noter cependant que dans une vingtaine de villes les patinoires sont éponymes. Autrement dit, elles portent le nom d’une personnalité locale ou nationale emblématique pour lui rendre hommage.

A Briançon, la patinoire porte le nom de « René Froget » car cet ancien président du club de hockey local fut arrêté par la gestapo et mourut en déportation en 1945 à l’âge de 52 ans. Concernant la ville de Dunkerque, sa nouvelle patinoire a conservé le nom de l’ancienne, à savoir « Michel Raffoux », en hommage à ce marin, ancien commandant de ferry, décédé en 1990, qui fut également le président emblématique du club de hockey local. On peut citer aussi la patinoire « Serge Charles » à Wasquehal qui rend hommage cette fois à son ancien maire après son décès en 1994.

Mais la personnalité encore en vie dont le nom a été le plus honoré est celui du célèbre patineur artistique Philippe Candeloro, âgé de 49 ans, devenu commentateur régulier de sa discipline à la télévision, puisque trois patinoires françaises portent son nom : Colombes, Font-Romeu et Valloire. A noter une particularité : si la patinoire de Gap s’appelle désormais « Alp’Aréna », les noms de Roger Brown et de Jean Ferrand, deux anciens présidents du hockey local disparus, ont été cependant conservés dans la nomination complète de cette piste.

Pour conclure cette revue d’effectif très hétéroclite, je tiens à dire que je regrette personnellement que la ville de Grenoble, qui est devenue une place forte du hockey sur glace français grâce au légendaire entraîneur canadien Pete Laliberté, n’ait pas voulu baptiser sa nouvelle patinoire avec son nom lors de son ouverture en 2001. Pourtant, il est de notoriété publique que le célèbre « Pete » a été incontestablement l’animateur sportif le plus populaire et le plus admiré de la ville de l’Isère dans les années 1960. C’est grâce à lui si le hockey sur glace est devenu un grand événement local qui a déplacé un public considérable.

Le plus navrant, c’est que même l’ancienne patinoire de Grenoble, qui était située sur le boulevard Clémenceau, reconvertie désormais en salle omnisports (Volley, Escrime, Hand), n’a pas été baptisée « Espace Laliberté » comme le souhaitaient au moins de nombreux anciens joueurs et dirigeants ! Ce fut notamment le cas de l’ancien hockeyeur et dirigeant Jimmy Biguet qui est intervenu directement et à plusieurs reprises, malheureusement sans succès, auprès du responsable des sports de la mairie de Grenoble.

Enfin, j’ajoute que l’ancien président de la Ligue Nationale des Arbitres Français de hockey (LNAF), André Catelin, avait également lancé de son côté une pétition et s’est battu dans la région parisienne pour que la patinoire de Boulogne-Billancourt, qui n’a pas d’appellation officielle, soit baptisée du nom de Jacques Lacarrière, le père fondateur de notre sport, ancien directeur de la « Fédérale » et son créateur. Pourtant, une fois de plus, cette demande très légitime n’a pas abouti.

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