L'Histoire et les Triomphes des Los Angeles Kings au Hockey sur Glace

Les Los Angeles Kings, une équipe emblématique de la Ligue Nationale de Hockey (NHL), ont une histoire riche en rebondissements, avec des moments de gloire et des défis surmontés. Cet article explore l'évolution de l'équipe, ses joueurs vedettes et ses conquêtes les plus mémorables.

Les Débuts de la Franchise

Dans les années 60, la NHL cherchait à s’étendre, et le propriétaire des Lakers a décidé de créer la franchise des Kings en 1966. Installée dès 1967 au Great Western Forum, l’équipe termine deuxième de la Conférence Ouest pour sa première saison. Lors de leur premier match, les Kings affrontent une autre nouvelle équipe, les Flyers de Philadelphie.

Les Premières Décennies

Les bons scores commencent vraiment à arriver dans les années 70 suite à de nombreux changements au sein du staff notamment celui de Bob Pulford qui était joueur et devient entraîneur et à l’acquisition des joueurs Butch Goring et Dick Duff. En 1973, l’équipe entame une suite de saisons historiques dont celle de 1975 qui voit l’équipe remporter 42 victoires pour seulement 17 défaites.

Les années 80 voient débarquer un nouveau propriétaire, Jerry Buss qui réalise là un des achats les plus conséquents du monde sportif mais cela ne semble pas payer puisque l’équipe a du mal à se hisser au sommet de la ligue. Cette période donne néanmoins naissance au fameux trio « Triple Crown Line » composé des joueurs Dionne, Taylor et Simmer qui permettent à l’équipe de réaliser une fantastique saison en 1981. La saison qui suit reste moyenne mais l’équipe arrive à réaliser de gros coups comme le fameux Miracle sur Manchester le 10 Avril 1982 pendant un match contre les Oilers d’Edmonton qui a vu la recrue Daryl Evans inscrire un but victoire magistral à deux minutes de la fin de la période supplémentaire.

L'Ère Wayne Gretzky

La fin des années 80 permet l’arrivée de nouveaux talents qui font partir les stars comme Marcel Dionne. C’est lors de la saison 1992/1993 que l’équipe des Kings a les meilleures chances de remporter la coupe Stanley. Malgré une blessure de la star de l’équipe, Gretzky, la franchise atteint la finale en battant les Calgary Flames et les Maple Leafs de Toronto mais est battue par les Montreal Canadiens alors qu’elle touchait son rêve du bout des doigts !

En 1995 les Kings sont vendus et en profitent pour essayer de se réinventer et d’atteindre leur niveau de 1993. L’année 1999 voit le Staples Center prendre forme, ce qui ponctue la meilleure année de jeu de l’équipe en neuf ans.

Trophées Individuels

Malgré la difficulté à se hisser en finale de championnat et être passée très près de la Coupe Stanley, l’équipe des Kings a gagné de nombreux trophées notamment en individuels. La star Marcel Dionne remporte ainsi en 1980 et avec 137 points marqués le trophée Art Ross qui récompense le meilleur pointeur. En 1989, Gretzky reçoit le Trophée Hart et se voit décerner le titre de joueur le plus utile à son équipe.

Les Triomphes en Coupe Stanley

Les LA Kings connaissent leur véritable heure de gloire très récemment lors des saisons 2011/2012 et 2013/2014 pendant lesquelles leurs efforts sont couronnés de succès car ils remportent à deux reprises la coupe Stanley !

L’équipe entraînée par Darryl Sutter, nommé en cours de saison, est entrée dans l’histoire de la LNH à plus d’un titre. Mieux, il ne lui a fallu que 14 matches de play-offs (4-1 contre Vancouver, 4-0 contre Saint-Louis, 4-1 contre Phoenix), record dans l’histoire de la LNH, pour atteindre la finale.

Alors que les observateurs commençaient croire possible le sacre de New Jersey, emmené par son impressionnant gardien de but Martin Brodeur, Los Angeles a dissipé les doutes dès le premier tiers-temps du match 6 sur sa glace. « Cela fait 45 ans que cette ville attend cela, je suis très fier d’être le premier King à brandir la Coupe Stanley », s’est félicité le capitaine Dustin Brown. Dustin Brown et les Los Angeles Kings ont remporté leur première Coupe Stanley en venant à bout de New Jersey.

En 2018, Washington soulève la Stanley Cup (4-1 contre les Las Vegas Golden Knights) et Ovechkin le trophée de MVP de la finale. Champion du monde en 2008 avec sa sélection, le Russe gagne enfin un titre avec sa franchise. Un soulagement.

Évolution des Logos et Uniformes

Adepte des changements de joueurs et de membres de son staff, l’équipe des Kings change aussi beaucoup d’équipements et de logos au fil des années. Lors de sa création en 1967, la franchise dispose d’un logo composé d’une couronne de couleur or avec le mot Kings écrit en mauve sur le dessus. Ces deux couleurs sont traditionnellement associées à la royauté et permettent aux Kings d’affirmer leurs ambitions sportives ! Ces couleurs sont également portées par leur équipe voisine, les Lakers, qui sont détenues par le même propriétaire.

En 1987 et suite à d’autres changements, le logo arbore les couleurs argent et noir qui sont les couleurs officielles des Raiders de Los Angeles. L’histoire de l’uniforme des Kings est tout aussi mouvementée que celle de ses joueurs, entraîneurs, logos et résultats ! Suite à cette période nommée « Purple and Gold Era », une nouvelle couleur est instaurée en 1988 avec l’arrivée de Gretzky pour marquer un nouveau départ.

Saison 2014-2015 : Une Saison Difficile

Hockey Archives vous présente un bilan détaillé de la saison de chaque équipe de la NHL. Suite de ce tour d’horizon avec le milieu de tableau : les Los Angeles Kings, champion 2014. Le champion 2012 et 2014 faisait à nouveau partie des favoris. Equipe physique et accrocheuse, dotée d’une superbe défense et d’un grand gardien ainsi que d’une armada offensive, la franchise californienne a pourtant vécu une saison noire.

Tout a commencé dès le début de saison, lorsque le défenseur vedette Slava Voynov entamait des démêlés judiciaires le 20 octobre, accusé de coups et blessures sur sa compagne. Voynov se trouvait suspendu sans salaire par la NHL, qui continuait cependant à décompter ce salaire dans la masse salariale des Kings, en attendant la longue procédure judiciaire. Le staff devait alors jongler avec ce paramètre pour établir l’effectif, plombé en outre par le salaire de Mike Richards, de moins en moins performant et de plus en plus problématique hors glace. Des rumeurs de soucis du vestiaire avec le coach Darryl Sutter transpirent dans la presse.

Puis, l’équipe se retrouve pénalisée de 100 000 $ par la NHL pour avoir autorisé Voynov à s’entraîner avec le groupe… Et pour couronner le tout, le centre Jarrett Stoll est arrêté sur la route en possession de cocaïne à la fin de la saison… Une saison noire ! Et rater les playoffs pour 2 points, c’est encore pire…Alors, où chercher les motifs d’échec sur le plan purement sportif ? Incontestablement, le bilan en fusillade, le pire de la ligue, joue énormément : il ne faut pas chercher plus loin les deux points manquants pour accrocher une wild-card.

Dominateurs défensivement - les Kings terminent en tête pour le plus petit nombre de tirs concédés - les Kings ont connu plus de difficultés offensivement, en dépit d’une possession de palet parmi les meilleures de la ligue. Los Angeles entame mal, perdant le match d’ouverture, celui de la bannière, face à des Sharks revanchards. Le mois d’octobre reste plutôt bon, avec une série de six victoires de rang à domicile (6-3-2). Malheureusement, elle est suivie de quatre défaites en déplacement, ce qui lance une période d’inconstance. Les Kings peinent à enchaîner trois victoires de suite en novembre où le bilan s’avère plus modeste (6-4-3).

Les Californiens rentrent dans le rang et il faut attendre fin décembre pour qu’une bonne série les remonte au classement, avec quatre victoires de suite vers Noël. Janvier n’est pas très bon (3-4-4) et beaucoup se demandent si le départ « diesel » qui avait conduit aux titres 2012 et 2014 n’est pas en train de se reproduire. D’ailleurs, les Kings commencent à faire peur en février avec pas moins de huit victoires consécutives, qui les replacent aux abords du top-8. Verra-t-on encore le favori des pronostics passer la cinquième et accélérer dans le sprint final ? Non. Malgré le renfort d’Andrej Sekera en défense lors de la date limite des transferts, l’attaque ne trouve pas la bonne carburation et reste trop souvent muette en mars-avril.

Plombé par un mois de janvier décevant, Los Angeles échoue lors de la dernière semaine avec trois défaites de suite face aux formations de l’Ouest Canadien. La saison des Kings apparait en deux temps sur le plan défensif. La défaite 7-6 après prolongations contre Nashville le 3 janvier se révèle un net séparateur. Avant, les Kings alternent très bons matchs (5 blanchissages) et série de « cartons ». Après ce 3 janvier, Los Angeles verouille mieux sa défense à la faveur de sa série de succès de février, et termine avec moins d’amplitude dans les scores.

On peut en dire autant d’une attaque à la peine. Blanchie à sept reprises, l’offensive n’a pas réussi à dépasser les deux buts marqués à 41 reprises. Seuls 26 matchs ont permis aux attaquants de marquer quatre buts ou plus. Jonathan Quick a été fidèle à lui-même la majeure partie de la saison, mais il ne réussit pour autant pas une prestation hors norme. Avec 91,8% d’arrêts, il fait mieux que l’an dernier (91,5%) mais moins bien qu’en 2012 (92,9%). En revanche, ses 72 apparitions sont le plus haut total depuis 2010. La fatigue de cette sur-utilisation a peut-être coûté des points.

Le remplaçant Martin Jones s’en sort correctement en moyenne de buts encaissés, mais son pourcentage d’arrêts en demi-teinte a probablement forcé le staff à se tourner vers Quick. Drew Doughty a réalisé une saison en tous points exceptionnelle. Productif (46 pts), il mène la ligue en temps de jeu (près de 29 minutes) et affiche la meilleure statistique de possession (410 en « Corsi »). Autrement dit, lorsqu’il est sur la glace, les Kings ont lancé 410 tirs de plus qu’ils n’en ont reçu ! Un chiffre ébouriffant, secondé par celui de Jake Muzzin, aligné à ses côtés.

Le méconnu Muzzin mène les arrières avec 10 buts, la meilleure production de sa carrière (41 pts), le deuxième Corsi de la ligue et une médaille d’or à Prague. Derrière ces deux hommes, Los Angeles a reçu une contribution prometteuse de l’ancien Sabres Brayden McNabb, auteur de 24 pts et d’un joli ratio de +11. Il a parfaitement secondé le héros des playoffs 2014, Alec Martinez, dont on attendait sans doute plus offensivement. Les deux vétérans Robyn Regeher et Matt Greene auront été moins à leur aise, avec un rôle strictement défensif, notamment en infériorité.

L’un des tout meilleurs attaquants défensifs de la ligue, Anze Kopitar, 3e de la NHL en « Corsi », n’a pourtant pas réalisé une saison aussi productive que l’on pouvait l’espérer, avec seulement 16 buts au compteur. Plus passeur que finisseur, le Slovène a surtout contribué en supériorité numérique, manquant de réalisme à cinq contre cinq, et terminant avec son pire bilan depuis son année de rookie. Derrière lui, l’autre centre, Jeff Carter, avait démarré en feu sur la ligne « 70 » avec Toffoli et Pearson. Malheureusement, ce dernier s’est blessé et n’a joué que 42 matchs, ce qui n’est pas pour rien dans les soucis offensifs de son équipe.

Autre joueur gêné par des pépins physiques, Marian Gaborik, précieux pour porter le danger dans le camp adverse et finir les actions, avec 27 buts au compteur, soit le 2e score derrière Carter. Le vétéran Justin Williams est généralement plus décisif en playoffs qu’en saison régulière, et cela se voit, avec une saison honnête, sans plus. Le gros souci est venu des 3e et 4e lignes, beaucoup moins efficaces. Le capitaine Dustin Brown signe la pire saison de sa carrière, tant offensivement (seulement 27 pts) que défensivement (ratio de -17, le pire de l’équipe, à comparer au +25 de Toffoli !), même s’il a apporté sa traditionnelle contribution en mises en échec.

Dwight King ou Trevor Lewis ont fait leur boulot défensif, sans parvenir à apporter en attaque. Pas mieux pour Jarrett Stoll, précieux aux mises au jeu, mais qui n’a pas pu apporter son slap ravageur, avant d’être viré en fin de saison suite à son affaire de cocaïne. Autre déception, le vétéran Mike Richards, dont les soucis extra-sportifs n’ont pas vraiment servi les intérêts, alors que le club lui offrait une seconde chance. Des cadres en dessous des attentes, des problèmes hors glace qui ont pollué toute la saison : malgré tout, les Kings échouent à un cheveu des playoffs, deux points.

Deux points à retrouver dans un bilan catastrophique en fusillade comme en prolongations (14 défaites au total, pour 4 victoires). Des points bêtement perdus en route… On peut s’attendre à un rebond la saison prochaine. Une telle possession de palet et une telle qualité défensive permettent normalement de gagner bon nombre de matchs.

Popularité et Défis

Les Los Angeles Kings ne sont pas l'équipe la plus populaire de la Cité des Anges (Lakers). Ni la seconde (Clippers), ni même la troisième (Dodgers, baseball). Le football US universitaire (UCLA et USC) compte bien plus de fans. Pire, même le soccer fait davantage parler de lui depuis la venue de David Beckham au L.A. Galaxy.

Ce mercredi à 17h00 (2h00 en France), les Kings ont l'occasion de prendre leur revanche sur les autres franchises: s'ils s'imposent face aux New Jersey Devils, ils remporteront la Stanley Cup (la finale nord-américaine de hockey) pour la première fois de leur histoire.

Ce moment, Jim l'attend depuis 45 ans. A 63 ans, ce fan de la première heure a connu quelques hauts et surtout beaucoup de bas avec son équipe. «Pendant près d'un demi siècle, les Kings ont été les rois de la lose», ironisait-il, lundi, lors de la victoire 4-0 de Los Angeles sur New Jersey. Depuis la création de la franchise en 1967, les Kings n'ont atteint qu'une seule fois la finale de la NHL, en 1993.

Mais même le plus grand joueur de tous les temps, Wayne Gretzky, recruté à prix d'or, et le hall-of-famer Luc Robitaille, ne réussissent pas à emmener l'équipe au bout. Los Angeles s'incline face aux Canadiens de Montréal, la franchise la plus titrée de l'histoire (23 Stanley Cups). Dix-neuf ans, un dépôt de bilan et un déménagement de patinoire plus tard, l'épopée de cette année tient du miracle. Les Kings ont en effet terminé à la dernière place qualificative (8e à l'ouest) des playoffs.

Et puis sans qu'aucun expert ne les voie venir, ils ont atomisé les grands favoris, les Vancouver Canucks, 4-1, avant de balayer 4-0 les St Louis Blues et de se défaire sans forcer des Phoenix Coyotes (4-1).«Je crois qu'ils sont quasi-imbattables, c'est inexplicable. Ce n'est pas un joueur qui a percé mais le collectif», lâche Samantha, qui possède un abonnement à l'année avec son mari depuis quinze ans. Imbattables, comme lors des deux premiers matches de la finale, arrachés sur la glace des Devils par deux buts en prolongations.«Que mon équipe devienne populaire, ça m'est égal», poursuit la supportrice.

Tableau des Titres et Réalisations

Ce tableau récapitule les principaux titres et réalisations des Los Angeles Kings :

Réalisation Année(s)
Coupe Stanley 2012, 2014
Trophée Art Ross (Marcel Dionne) 1980
Trophée Hart (Wayne Gretzky) 1989

NHL Highlights | Bruins vs. Kings | November 21, 2025

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