Histoire du Hockey sur Glace à Charleroi: Un Parcours Épique

Le hockey sur glace est un sport qui a une histoire riche et passionnante dans de nombreuses régions du monde. En France, et plus particulièrement dans le nord, plusieurs clubs ont marqué les esprits par leur engagement et leurs performances. Parmi eux, le club de Charleroi occupe une place spéciale, notamment en raison de son influence sur d'autres clubs et de son rôle dans le développement de joueurs talentueux.

Les Débuts du Hockey à Valenciennes

De 1969 à 1970, une patinoire est construite à Valenciennes sur un terrain mis à disposition par la Société Européenne des Patinoires (S.E.P.). Inaugurée en septembre 1970, elle ouvre ses portes au public et aux scolaires, avec une piste de 56 x 26m et une capacité d'accueil de 500 à 600 personnes assises.

Deux sections sportives investissent la glace : une de hockey et l'autre de patinage artistique sous le sigle "Valenciennes Skating Club", remplacé en avril 1971 par "Valenciennes Sports Et Patinage" (V.S.E.P.). Cette modification est faite pour respecter le souhait de la Fédération des Sports de Glace, désireuse de voir figurer le sigle "S.E.P." dans l'appellation du club.

La Première Équipe Senior

La première équipe seniors de hockey sur glace est entraînée par Alain Grillet, assisté par un Canadien, Jean-Pierre Corey. Parmi les joueurs, on reconnaît Alain Béchet, Bruno et Jean-Marie Delattre, Frédéric Du Sartel, Philippe Grosselin, Dominique Keisser, Alain Ververs, Bernard Bailleux, Michel Duvivier, Thierry Canlers, Olivier Gosset et Dominique Gobaille (gardien).

L'Influence Canadienne et Belge

En 1973, Marc Blouin, officier canadien du SHAPE, devient l'entraîneur du club. De 1973 à 1975, les équipes sont engagées dans de nombreux matchs amicaux, en Belgique, en particulier. Ainsi, par exemple, le 21 avril 1974, un gala franco-belge se déroule à la patinoire de Valenciennes. Le match d'ouverture est perdu par les benjamins-poussins sur le score de 12 à 2 face à l'équipe de Charleroi, renforcée d'éléments bruxellois.

L'équipe seniors, menée par son capitaine Frédéric Du Sartel, inverse cette logique. Durant la saison 1973/1974, le comité de la section Hockey du V.S.E.P. est présidée par le docteur Gallez. Mytril Delattre en est le vice-président, D'Hont le secrétaire; Philippe Du Sartel le trésorier, et Fréderic Du Sartel le responsable sportif. Marc Blouin en est l'entraîneur seniors et Philippe Grosselin et M Duvivier, les entraîneurs jeunes.

Évolution et Difficultés

En 1974, en raison du dépôt de bilan de la Société Européenne des Patinoires, la patinoire devient propriété de la ville de Valenciennes pour le franc symbolique. Le club adopte alors le sigle "Club Valenciennois pour le Développement des Sports de Glace" (CVDSG).

L'année 1976 voit la création de l'école de hockey sous la direction de Robert Bailleux, qui allait devenir une figure emblématique du hockey valenciennois, sous le pseudonyme de "Tonton" ! Les Canadiens se succèdent aux commandes de l'équipe seniors. Après Marc Gignac pendant un an, la section hockey est prise en main de 1977 à 1979 par "la comète blonde" André Arguin.

En 1978, une section de vétérans est mise sur patins. Lors de l'assemblée générale de juin 1979, Monsieur Boshart, président du C.V.D.S.G. se félicite des résultats financiers et sportifs obtenus : 42 000 entrées publiques et 41 000 entrées scolaires. Valenciennes, avec environ 400 pratiquants, est alors un des plus importants clubs de France.

En 1979/80, Raynald Tremblay arrive accompagné de Claire, son épouse. Il s'agit du frère de Jean-Claude Tremblay, ancien joueur de légende des Canadiens de Montréal qui a remporté cinq fois la Coupe Stanley. Raynald Tremblay se révèle un arrière offensif très efficace et au gabarit solide.

Mais le paysage du hockey nordiste est bouleversé durant l'intersaison à cause des difficultés du CPM Croix, le club de la métropole lilloise qui déclare forfait. Valenciennes est appelé pour prendre sa place dans la poule nord de Nationale B en 1980/81.

Le Retour et les Nouveaux Défis

En 1983, cependant, Croix remonte une équipe, Patrick Francheterre et la plupart de ses camarades y retournent. Valenciennes n'a plus d'effectif et se retire du championnat. L'assemblée générale du C.V.D.S.G. qui se tient le 6 juin est celle d'un nouveau départ. Gérard Coquant est élu président de la section hockey.

Après une interruption d'une saison, le temps que le club se refasse une santé, l'équipe première est enfin de retour le 28 octobre 1984 à la compétition, pour une première rencontre en Nationale 3, en affrontant l'équipe de Reims.

L'Ère Moderne et les Montées

En 1986, le club est dirigé par un directeur dynamique et soutenu par des supporters très présents. Le désistement de Nantes en championnat de Nationale 2 vaut cependant une proposition aux Valenciennois. L'objectif de la saison 1986/87 est évidemment le maintien.

En septembre 1987, Charles Ruelland arrive au moment où le hockey senior est obligé à une année sabbatique par manque de moyens financiers. La priorité est alors donnée à la formation des jeunes. En septembre 1988, Ludovic Malletroit quitte les Français Volants pour rejoindre Valenciennes. Il est aidé dans sa tâche par Benoît Themens, gardien canadien.

En septembre, arrive Dany Gélinas, joueur-entraîneur canadien et ancien joueur de Dunkerque. L'équipe seniors s'installe rapidement à la première place du championnat en battant Dunkerque, puis Croix. Dans la phase finale 1990 de division 3, les Diables rouges se classent deuxièmes de la poule finale nord, puis derniers du tournoi final à quatre qui se déroule à Valenciennes.

Championnat de France

Encore une fois, le club sera repêché en division 2. Il enregistre alors le retour de Daniel Carlier et la principale recrue est Marcel Giguère, un Franco-Canadien passé par Dunkerque. Le joueur de centre s'impose comme le meilleur marqueur du championnat de D2 1990/91. Et avec une telle locomotive, le promu Valenciennes se retrouve directement sacré champion de France devant Le Vésinet (deuxième) et Megève (troisième) !

Suite au dépôt de bilan d'importants clubs français, la Fédération Française des Sports de Glace n'a plus assez de clubs d'élite. Elle réunit les clubs de Ligue Nationale, de division 1 et division 2 pour reformer un championnat. Les Diables Rouges rejoignent ainsi le niveau supérieur, mais cette montée à contretemps leur fait monter en quelque sorte deux niveaux d'un coup puisqu'ils se retrouvent face aux meilleurs clubs français.

En ce mois de septembre 1992, les départs ont été nombreux, notamment ceux de Giguère, de Rozenthal et du gardien Pruvost. L'équipe dirigeante évolue également. Corinne Dogémont assure la présidence du club.

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Les Défis du Haut Niveau

L'effectif doit être absolument renforcé. On compte beaucoup sur les frères Sébastien et Stéphane Messon, venus d'Angers, et sur deux défenseurs internationaux juniors, Karl Dewolf de Dunkerque et Sylvain Girard de Viry-Chatillon. Le nouveau gardien est Frédéric Bochatay de Saint Gervais, tout juste 23 ans.

Malgré un premier but de la saison marqué contre Dunkerque, au bout d'une minute et cinquante sept secondes, par Dany Gélinas, les valenciennois s'inclinent 3-2 lors d'un premier match de championnat très disputé.... un palet allant jusqu'à fendre le casque de Fréderic Bochatay ! Après le club reçoit, en octobre, le renfort d'Éric Lemarque, arrivant de Los Angeles, qui deviendra le meilleur marqueur de l'équipe. Mais les défaites continuent de s'accumuler, dont un 18-2 contre Amiens avec six buts de Roger Dubé. Au match retour contre Dunkerque, Valenciennes mène 4-1 en début de troisième période...

Les Clubs de Supporters: Un Soutien Essentiel

Les clubs de supporters jouent un rôle crucial dans l'histoire du hockey sur glace, offrant un soutien indéfectible aux équipes. En France, l'organisation des supporters a commencé à prendre forme au début du XXe siècle, avec un tropisme septentrional marqué. Des clubs comme l'Olympique lillois et l'Union sportive de Tourcoing ont été parmi les premiers à se doter de clubs de supporters, créant ainsi une dynamique d'encouragement et de passion autour du sport.

La presse joue un rôle important dans la couverture médiatique du supporterisme. Elle permet de suivre l'évolution des représentations du supporterisme et les grandes scansions de son déploiement. Sur un plan quantitatif, elle offre aussi la possibilité d’observer l’entrée progressive du mot « supporter » dans le glossaire journalistique.

Périodisation de l'Organisation des Supporters

Si on veut établir une périodisation plus fine, quatre séquences peuvent être distinguées. La première couvre les années 1912-1925. Le supporterisme y apparaît timidement et de façon discontinue, bien sûr durant la guerre, mais aussi au début des années 1920. De 1926 à 1931, une seconde séquence voit la cristallisation progressive du phénomène, avec une multiplication plus franche du nombre de clubs entre 1929 et 1931. Les années 1932-1937 constituent une troisième séquence. L’organisation des supporters s’y affirme plus nettement.

L'histoire du hockey sur glace à Charleroi est intimement liée à celle de Valenciennes et d'autres clubs nordistes. Les échanges de joueurs, les compétitions et les influences mutuelles ont contribué à façonner le paysage du hockey dans cette région. Malgré les difficultés et les périodes de transition, la passion pour ce sport demeure intacte, portée par des joueurs, des entraîneurs et des supporters dévoués.

Tableau Récapitulatif des Moments Clés

Année Événement
1969-1970 Construction de la patinoire à Valenciennes
1973 Marc Blouin devient entraîneur
1974 Gala franco-belge avec Charleroi
1980-1981 Valenciennes en Nationale B
1990-1991 Valenciennes champion de France de D2
1992 Montée en division supérieure

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