L'histoire du hockey sur glace à Bourges est marquée par l'ambition et le développement, avec un regard particulier sur l'évolution du club et ses projets futurs. Cet article explore les défis et les opportunités rencontrés par le club de Bourges, ainsi que les personnalités qui ont contribué à son essor.
Bob Millette, ancien entraîneur des Diables Noirs et des Remparts de Tours, a été séduit par un nouveau projet : rejoindre les Alchimistes, le club de roller hockey de Bourges, évoluant en Nationale 1. Il a également pour mission de créer la première équipe senior de hockey sur glace, le club berruyer étant affilié depuis 2022 à la FFHG !
« Ce sont des anciens joueurs, aujourd’hui à Bourges, que j’ai entraînés auparavant qui ont insisté pour que je vienne voir le club, les installations, la nouvelle patinoire et j’ai vraiment été bluffé, explique ainsi Bob Millette, aussi enthousiaste qu’un enfant le jour de Noël. Je ne pensais pas voir une telle patinoire à Bourges, qui peut accueillir près de 3.500 personnes ! C’est vraiment incroyable ! Je suis très heureux de rejoindre les Alchimistes, avec un président, Alain Requiem, très ambitieux et investi… »
Selon l’ex-coach des Remparts, le club berruyer vise ainsi prochainement la montée de N1 en Élite, et même le titre de champion de France de roller hockey. Et les Alchimistes veulent donc engager parallèlement leur toute première équipe senior de hockey de glace, en Division 3, en 2023. Des objectifs qui ont ravivé la flamme du passionné Bob Millette, dont l’expérience a séduit les dirigeants berruyers.
« Cela me redonne l’envie d’écrire une nouvelle page d’histoire dans le projet audacieux et immense du président Alain Requiem d’affilier le roller et le hockey sur glace dans un même club, ajoute Bob Millette. Il y a un engouement incroyable à Bourges autour de ce projet. C’est vraiment un beau challenge et j’ai envie de marquer mon empreinte là-bas. Je suis très excité !
Les Défis de la Division 2
La division 2 a enfin trouvé sa contenance normale à 20 clubs, après quatre saisons passées en effectif réduit. L'échelle nationale de la division est une contrainte forte pour des clubs essentiellement amateurs, et elle a plus pesé sur les budgets qu'elle ne les a aidés à se renforcer. Beaucoup de participants ont ainsi milité pour le retour à des poules géographiques, alors que la FFHG avait initialement prévu de poursuivre la répartition sportive - théorique - sur le classement de l'année précédente.
Le seul ennui avec la répartition géographique, c'est le petit problème mathématiquement inextricable appelé "comment découper en deux un hexagone sur lequel on a placé aléatoirement 20 points en veillant qu'il en reste le même nombre de part et d'autre". Ce n'est pas un souci nouveau, la question se pose autant en D3 (et dans les autres sports).
Comme on avait 9 clubs dans la moitié nord et 11 dans la moitié sud, il fallait un "volontaire"... désigné contre son gré (Valence). Pour autant, rappelons que ce découpage hiérarchique ne faisait pas des poules plus équilibrées, parce que les niveaux peuvent évoluer à l'intersaison (promus ambitieux, relégués mal en point...) et que les play-offs de D2 étaient un peu une loterie.
L'élargissement de la Division 1 à 16 équipes a appelé deux formations de Division 2 (Villard-de-Lans et Courchevel/Méribel/Pralognan) et a entraîné un appel d'air en provenance de la Division 3. Deux autres équipes ont tout bonnement disparu.
Pour les remplacer, en plus des trois premiers de D3 dont la montée était prévue, la FFHG a repêché le quatrième du tournoi final Wasquehal et les deux meilleurs quarts de finaliste Anglet II et Orléans. Ce sont donc six équipes de D3 qui ont été promues d'un coup... dont 5 en poule nord, la moitié des participants ! Même si les deux meilleures équipes du sud sont parties en direction de la D1, le déséquilibre de niveau ne va donc pas diminuer, bien au contraire !

Carte des départements français
Focus sur Quelques Clubs de Division 2
Cergy-Pontoise
Les projecteurs du hockey français seront braqués cette saison sur la nouvelle "Aren'Ice" de Cergy-Pontoise, qui servira de centre d'entraînement fédéral. Les vice-champions de D2 ont densifié leur effectif et sont une des rares équipes dans la division à être capables d'aligner quatre lignes et de mettre de l'intensité.
En attaque, deux des éléments de la forte première ligne (Cuzin et Salvail) sont partis à Nantes, ce qui laisse le buteur majeur de D2 Lukas Bacul orphelin. Les deux nouveaux étrangers ont néanmoins du potentiel offensif : Julius Sinkovic tournait à un point par match en division 1 française et Philip Wadén en faisait autant en division 1 suédoise. Là encore, Cergy a gagné en densité et en diversité.
N'oublions pas non plus que Cergy dispose toujours d'un des meilleurs gardiens du championnat, Radovan Hurajt, qui a connu l'élite mais continue de travailler sérieusement à ce niveau : il fait partager son expérience et sait hausser le ton quand il faut.
Français Volants
L'automne devrait normalement être la saison la plus délicate pour les Français Volants avec les semaines sans glace pendant le tournoi de tennis de Bercy. Pourtant, c'est la fin de l'hiver qui leur pose problème. C'est en été que le club a cette fois attiré l'attention en annonçant le retour au jeu d'Eddy Ferhi, l'ancien gardien de l'équipe de France, qui rechausse les patins pour son club formateur après une saison où il entraînait les gardiens d'Épinal.
Les lignes ont été réduites au strict nécessaire, mais on recense quand même trois départs de vétérans importants, Dugas, Marouillat et Guilhem. Cela ne laissait plus guère comme armes offensives que le buteur de grand gabarit Ian Fellbom... Mais, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les Français Volants ont bénéficié du retrait de Courbevoie qui a jeté l'éponge en D1.
Amnéville
Placé à une inconfortable sixième place de poule à cause d'une certaine inconstance, l'équipe d'Amnéville a surpris lors des play-offs en éliminant coup sur coup deux favoris - Annecy et Villard - qui l'ont "prise de haut" selon son entraîneur Arnaud Disnard. Elle ne s'est inclinée qu'en demi-finale face au futur champion Clermont-Ferrand.
Partisan déclaré d'un retour aux poules géographiques, le président Patrick Partouche a chiffré à 12 000 euros les économies, ce qui est toujours précieux pour un club qui suit un plan de redressement.
Valence
Invaincu à domicile durant toute la saison passée, Valence a bénéficié de l'avantage de la glace au premier tour des play-offs. Les Valentinois sont forts dans leur patinoire, souvent bien pleine, mais s'ils veulent éviter la même déconvenue, ils devront apprendre à voyager.
Partisan - minoritaire - du découpage non géographique, le VHG a perdu le débat... et s'est retrouvé dans la poule Nord. Sportivement, les Drômois y ont un peu gagné au change (Montpellier, Villard, Limoges et Mont-Blanc ont été remplacés par Amnéville, Strasbourg II, Évry/Viry et les Français Volants de Paris). Mais financièrement, ils y ont beaucoup perdu : 20 000 euros de frais de déplacements.
Évry/Viry
Il y a eu plus de changements en coulisses - avec l'élection du nouveau président Olivier Tassain - que sur la glace à Évry/Viry. L'objectif affiché est prudent, les play-offs et "éventuellement passer un tour", ce qui a été fait l'an dernier.
Même si l'association Évry/Viry s'appuie sur deux équipes, l'une en D2 et en D3, il importe donc de s'assurer que les plus méritants aient le temps de jeu nécessaire pour progresser.
Rouen
Après le départ de Sylvain Codère à Brest, la réserve de Rouen change encore d'entraîneur. L'équipe du CHAR reste essentiellement dédiée à la formation, toujours emmenée par son capitaine et meneur de toujours Alexandre Sucré, flanqué des deux autres "vieux" (trentenaires ou presque) Roman Moreau et Julien Thomas.
Les deux meilleurs marqueurs derrière Sucré (Valentin Jacques et Antoine Mony) étant partis à La Roche, il y avait tout de même un petit besoin d'encadrement pour les jeunes joueurs.
Meudon
L'UCPA - gestionnaire du nouveau centre fédéral - a repris depuis le 1er juillet la gestion de la patinoire de Meudon dans le cadre d'un contrat de délégation de service public d'une durée de quatre années. Meudon s'apprête donc à vivre quelques saisons de transition avant d'envisager mieux avec un budget neuf et une patinoire neuve.
Wasquehal
La remontée en division 2 de Wasquehal s'est déroulée de façon honorable sur le plan sportif, mais le club a longtemps douté de pouvoir se réengager. L'ancien président Guy Decock a démissionné le 30 avril, devant la difficulté à boucler le budget pour une nouvelle saison.
Le nouveau président Damien Catry (gendre de l'ancien président Michel Breistroff) sait très bien - pour l'avoir vécu en tant que joueur - combien la montée est difficile à obtenir sur la glace.
Asnières
On a bien failli ne pas voir Asnières cette saison en division 2. La mairie a en effet décidé d'arrêter les subventions au "sport professionnel". Néanmoins, des repreneurs motivés ont bien repris le flambeau, et le maintien d'Asnières en D2 a donc été annoncé début mai.
Reims
Reims vient d'être endeuillé par le décès de "Burt" Vuillermet, son entraîneur pendant les onze premières années de son histoire (1967-1978), l'homme qui a posé les fondations du hockey rémois et marnais.
Les ambitions des Phénix sont donc plutôt à moyen terme, d'autant que le contrat d'objectifs prévoit de combler le déficit de 40 000 euros sur deux ans (contre une seule saison pour Roanne et Montpellier dans des cas similaires). Pourtant, on est obligé de considérer Reims comme le favori incontestable de la poule nord.
Anticipant le règlement 2025/2026 qui obligera à n'aligner que des gardiens JFL, Reims a engagé un des meilleurs, Tristan Mongellaz, celui qui a fait monter le HCMP en D1.
Courbevoie
Le COC ne cesse de progresser au-delà de toutes espérances. Aurait-on sous-estimé les Coqs ? Et les sous-estimerait-on encore ? La rumeur évoquait déjà l'an passé l'arrivée de l'ex-international Aziz Baazzi, dont la dernière saison à Amiens (2022/23) avait été polluée par une hernie discale.
Luxembourg
Cela fait 19 ans que le Tornado Luxembourg participe au championnat français de division 3, mais c'est la première fois qu'il se retrouvait en position d'accéder à la division 2. La fédération n'allait sûrement pas refuser la montée à son invité, surtout pas cette année où l'on a craint de ne pas remplir la D2.
La promotion de Luxembourg est l'aboutissement d'un progrès de fond. Le pays est passé de 130 licenciés il y a trente ans à 700 aujourd'hui, dont 250 seniors.
Les Alchimistes de Bourges et leur Parcours en Roller Hockey
Après une bonne entame de rencontre, les Green Falcons ont subi la loi d’une équipe de Bourges au-dessus, ce samedi (2-6), qui égalise dans la série. C’était l’ambiance des grands soirs, peut-être la plus grande de l’histoire à la Roller-Arena de Pont-de-Metz pour ce match 2 de la finale des plays-offs qui pouvait les titrer.
Finale oblige, la Marseillaise retentissait avant l’entame des hostilités. Et il ne fallait pas longtemps pour voir les Green Falcons ouvrir le score en profitant d’un tir axé de Bette mal négocié par le gardien adverse (1-0, 2’45). C’est à partir de ce moment que les Alchimistes rentraient dans leur match, eux qui étaient jusque-là largement dominés.
Les Berruyers étaient relancés et obligeaient les Samariens à partir de nouveau à la faute. En infériorité, les Greens étaient une nouvelle fois punis par une égalisation (2-2, 15’03). Les Alchimistes avaient pris l’ascendant dans cette deuxième partie de première période et cela se traduisait par un nouveau but en leur faveur quelques minutes plus tard (2-4, 22’08).
Le second acte ne débutait pas sous les meilleurs auspices puisque les hommes d’Antoine Demaret voyaient leurs filets trembler pour la cinquième fois (2-5, 26’19). Ensuite, Bourges semblait gérer son avance face à des Messipontins en panne d’inspiration offensive depuis le retour des vestiaires.
Impuissants dans ce second acte, les Vert et Noir ne pouvaient que contester la supériorité de leur adversaire sur cette rencontre. Ils encaissaient un dernier but anecdotique en toute fin de rencontre (2-6, 49’44).
Baptiste Bouchut : Un Talent Berruyer
Baptiste Bouchut a vu le jour au 4 août 1994. Il est originaire de Vignoux-Sur-Barangeon (Cher) et habite désormais à Bourges. Baptiste a débuté le roller hockey en compétition en 2003-2004 en catégorie poussin. Il était alors chez les Prédateurs de Vierzon.
En 2009-2010, il passa uen saison chez les Hawks d’Angers avant de revenir à Vierzon la saison suivante, puis de repartir à Angers en 2012-2013 pour deux saisons. Entre 2015 et 2017, il joue avec les Hawks d’Angers. Puis, en 2017, il rejoint les Conquérants de Caen pour trois saison, jusqu’en 2019.
Baptiste a fait partie de l’équipe de France championne du monde en 2017 aux World Games de Nankin (Chine).

Filet de hockey sur glace