Le hockey sur gazon, sport de plein air, se pratique sur toute surface plane. Cependant, l’évolution des matériaux fait que l’on joue maintenant (depuis les JO 1976 MONTREAL) principalement sur des surfaces en gazon synthétique - sans remplissage - et arrosées. Pour jouer, on utilise une crosse, une balle. En phase avec son époque, le hockey sur gazon porte fièrement les valeurs d’ESPRIT D’EQUIPE, DE RESPECT et de TRADITION qui lui ont permis de séduire années après années de nombreux pratiquants.
Pour bien apprécier ce sport qui est olympique depuis 1908, il est nécessaire d’en connaître les règles de base. Avec, pour commencer, les bases : les rencontres se jouent à 11 contre 11, avec sept remplaçants et des changements illimités, durant quatre périodes de quinze minutes chacune.
Sport se disputant en plein air, le hockey sur gazon oppose deux équipes de 10 joueurs de champ + 1 gardien de but. L’objectif est de marquer plus de buts que l’équipe adverse. Pour marquer un but, il faut faire passer la balle dans la lucarne adverse à l’aide d’une crosse. Les deux équipes s’affrontent sur un terrain en gazon synthétique de 91,40 mètres de long et 55 mètres de large.
Un match se dispute en 4 périodes de 15 minutes. La crosse se tient à deux mains, toujours positionnée en dessous des genoux. L'équipe gagnante est celle qui a marqué le plus de buts à la fin du temps règlementaire. Les contacts sont interdits et les enchaînements d’actions collectives et/ou individuelles sont nombreux.
Le hockey sur gazon aux JO : c'est quoi les règles ?
Équipement de base
Pour jouer au hockey sur gazon, il faut les équipements suivants:
- La crosse: La crosse (en français européen) (ou stick) ou bâton (en français nord-américain) est droit dans sa partie haute, équipée d'une grip, similaire à celle d'une raquette de tennis, la partie basse est courbe et possède une face bombée (la face extérieure) et une face plane (la face intérieure). Seul l'usage de cette face plane est autorisé pour frapper ou dévier la balle. La crosse est traditionnellement en bois mais de plus en plus souvent de matières composites comme le carbone ou le Kevlar sont utilisées pour sa fabrication.
Pour être réglementaire, la crosse doit passer dans un anneau d'un diamètre de 5,10 cm. La crosse proprement dite doit pouvoir entrer dans un rond d'un diamètre d'intérieur de 5,10 cm. La courbure de la crosse a aussi ses restrictions. Des courbures toujours plus importantes ont engendré ces dernières années des tirs aériens non sollicités, source potentielle d'accidents graves en cours de match.
- La balle: Une balle de hockey est sphérique et pèse entre 156 et 163 grammes. Des balles plus légères sont utilisées pour les enfants et notamment les scolaires. Une balle de hockey pèse entre 156 et 163 grammes pour les habituelles mais il existe des balles plus légère pour les jeunes. Anciennement fabriquée en cuir à l'époque où ce sport se pratiquait avec des crosses en bois sur un terrain en gazon naturel, elle est aujourd'hui faite de matériaux plastiques. Creuse à l'intérieur, la balle est la plupart du temps lisse mais de très petits cratères sont acceptés.
- Équipement du gardien: Le gardien de but utilise un équipement de protection adapté à son poste : casque, plastron, coquille, guêtres, sabots, coudières, gants et short renforcé. Il utilise des accessoires de protection : casque, plastron, coquille, guêtres, coudières, sabots et gants. Certains gardiens masculins portent une protection supplémentaire afin de protéger la pomme d'Adam. Le gardien peut jouer la balle avec chaque partie de son corps mais doit être vigilant à ne pas la coincer sous lui ou dans son equipement, sans quoi l'arbitre siffle un pénalty-corner. Il peut aussi se servir de son stick. Il peut jouer la balle seulement dans sa zone de gardien.
- Autres équipements: Chaussures équipées de crampons en fonction de la nature du terrain. Le port du protège-dents et des protège-tibias est obligatoire. Les joueurs doivent porter des protège-tibias, des protège-dents et des crampons.

Schéma d'un terrain de hockey sur gazon avec ses marquages.
Les fautes et sanctions
Comme dans n’importe quel sport, le hockey sur gazon dispose de règles bien précises. Les contacts sont interdits, et il existe plusieurs fautes qui peut être sanctionnées par l’arbitre. Il est par exemple interdit de :
- Toucher la balle avec le pied ou la main
- Utiliser la crosse du côté arrondi
- Jouer une balle de manière dangereuse selon l’arbitre
- Entrer en contact avec les autres joueurs (obstruction)
Plusieurs coups sont ainsi interdits. Il n’est notamment pas autorisé de frapper avec la face arrondie du stick (back-stick dans le jargon). Toucher la balle avec le corps n’est pas non plus possible. Ces deux gestes, s’ils ont lieu, donnent lieu à une faute à l’endroit du contact. Le joueur ne peut toucher la balle avec aucune partie de son corps.
De nombreuses règles ont également été édictées pour protéger l’intégrité physique des joueurs. La balle étant très dure, elle peut être dangereuse si elle arrive dans le visage ou d’autres parties du corps. Il n’est ainsi pas autorisé d’envoyer une balle aérienne si un joueur adverse est sur la trajectoire. « Une balle est considérée comme dangereuse quand elle provoque un mouvement naturel d’esquive des joueurs », peut-on lire dans le règlement.
Les arbitres, qui sont toujours deux lors des matchs, ont trois cartons à leur disposition. Le premier, le vert, entraîne une exclusion de deux minutes de l’individu concerné. Si la faute est plus grave, il est possible d’adresser un carton jaune et de décider d’une exclusion de cinq ou dix minutes. Enfin, l’exclusion définitive est symbolisée par le carton rouge.
Trois cartons existent pour permettre à l’arbitre de sanctionner un joueur en cas de fautes. Le carton vert indique une exclusion de 2 minute pour le fautif. En cas de carton jaune, c’est une exclusion de 5 ou 10 minutes à l’appréciation de l’arbitre. Enfin, un joueur se voyant recevoir un carton rouge doit quitter le terrain définitivement.
Pour toutes les décisions arbitrales, un appel à la vidéo est possible. Chaque équipe dispose d’une opportunité de faire appel à l’arbitre vidéo, qui décide lui-même, sans concertation avec l’arbitre de champ, si la décision prise était la bonne. Si la réclamation aboutit, l’équipe demandeuse conserve son appel à la vidéo. À l’inverse, si elle est déboutée, elle ne pourra plus en profiter pour la fin du match.
Comment marquer ?
Si ces écueils ont été évités, et que les défenseurs adverses ont été battus, il est alors possible d’aller marquer. Attention, il existe une règle primordiale : la balle doit avoir été touchée dans le demi-cercle tracé devant le but. Contrairement au handball, où on ne peut pas être dans cette zone pour frapper, les règles du hockey sur gazon imposent de frapper depuis l’intérieur du demi-cercle, ou qu’une déviation ait lieu dans cette zone. La frappe doit, bien évidemment, respecter les règles précédentes. Le gardien peut, lui, arrêter la frappe via n’importe quelle partie du corps.
Les points sont comptés traditionnellement, en additionnant les buts des deux équipes. Un but équivaut à un point, comme au football ou au handball. Rien de bien compliqué sur ce point.
Phases de jeu spécifiques
Mis à part ces actions de plein jeu, il existe deux formes de phases arrêtées.
- Le pénalty-corner: Le pénalty-corner, le plus fréquent, est sifflé en faveur d’une équipe lorsqu’un défenseur commet une faute à l’intérieur du cercle. Cette phase est étonnante. Un joueur envoie une longue passe depuis la ligne de but vers l’extérieur du demi-cercle, un coéquipier la bloque, avant qu’un troisième s’en saisisse et ne frappe ou ne lance une combinaison. Un joueur placé à 9,14 m du poteau de but doit passer la balle à un joueur de son équipe qui la bloque en dehors de la zone. Il y a souvent un bloqueur et un tireur. En défense, quatre joueurs maximum se positionnent derrière la ligne - dans le but, ou en dehors - avec comme objectif d’empêcher la balle d’entrer dans le but. Quatre défenseurs, souvent protégés par des coquilles et des masques, peuvent se mettre dans le but pour défendre, sans toutefois pouvoir utiliser leur corps.
- Le stroke: Le stroke est moins fréquent. Il n’est accordé à une équipe que si la faute commise dans le demi-cercle aurait probablement empêché un but. Cela ressemble alors à un pénalty classique, avec un face-à-face entre un joueur et le gardien.
Voici une liste de termes relativement techniques qu’il faut connaître si vous souhaitez apprécier au maximum ce sport.
- Le penalty corner est sifflé par l’arbitre en cas de faute qui empêche un but d’être marqué. Le tireur se place alors au point de penalty, à 7 mètres des buts, et tire face au gardien.● Le Penalty Corner ou Stroke est sifflé par l’arbitre si une faute (volontaire ou involontaire) casse l’action et empêche un but d’être marqué. Un tireur se place sur le point de pénalty à 7 m du goal de l’adversaire et tir au but en coup direct contre le gardien.
- Le petit corner est une phase de jeu spécifique lors d’une faute involontaire dans le cercle d’envoi. 4 joueurs se placent dans le but avec le gardien. L’équipe adverse se place autour du cercle d’envoi et tentent de tirer. Dans cette situation, 4 joueur·ses se placent dans le but avec le gardien, l’équipe adversaire se place autour du cercle d’envoi et tentent de tirer au but à la hauteur de la planche.Connaissez-vous Victor Charlet ? Il s’agit d’un grand spécialiste du Petit Corner de l’équipe de France de Hockey sur gazon.● Le Petit Corner est une phase de jeu spécifique au Hockey en cas de faute (involontaire) dans le cercle d’envoi.
- L’auto-passe lorsque l’adversaire commet une faute et qu’un joueur récupère la balle, il peut alors poser la balle sur la ligne de touche et démarrer lui-même l’action de jeu.● L’auto-passe : autre spécificité du Hockey sur gazon, quand l’adversaire fait une faute et qu’un·e joueur·se récupère la balle, il peut poser la balle sur la ligne de touche et démarrer seul·e l’action de jeu.
- Le shoot out lorsqu’il y a égalité à la fin du match, un tirer fait face au gardien adverse en 1 contre 1. ● Le shoot out : en cas d’égalité en fin de match, un tireur se place en 1 contre 1 dans la zone de 22,9 m avec le gardien et dispose de 8 secondes pour tirer dans le filet.
En cas d’égalité ?
Les rencontres peuvent se terminer sur un match nul durant la phase de groupes. Durant la phase à élimination directe, par contre, c’est bien évidemment impossible, et une séance de shoot-outs est prévue pour désigner l’équipe victorieuse. Chaque nation désigne alors cinq joueurs qui devront affronter le gardien adverse à tour de rôle. Le joueur part de la ligne des 22,90 m et dispose de huit secondes pour marquer.
Le gardien est libre de ses mouvements. Il peut rester sur sa ligne, sortir, tenter de gêner l’attaquant adverse, tout en restant dans son demi-cercle. Le joueur doit, lui aussi, être dans cette zone pour tenter sa chance. Après cinq tentatives par équipe, un vainqueur est désigné. S’il s’agit d’un match de Classement lors d’une Compétition - en cas d'égalité - les deux équipes procèdent à une série de 5 shoot-out pour se départager. Cinq joueurs de chaque équipe effectuent alternativement 1 passage. Les équipes se départagent au cours d’une ou plusieurs séances de shoot out.
| Phase de jeu | Description |
|---|---|
| Penalty Corner | Faute d'un défenseur dans le cercle, tir direct vers le but. |
| Petit Corner | Faute involontaire dans le cercle d'envoi, tir depuis le cercle d'envoi. |
| Auto-passe | Joueur peut redémarrer le jeu seul après une faute adverse. |
| Shoot Out | En cas d'égalité, un joueur affronte le gardien en 1 contre 1. |
Nécessitant endurance, vitesse mais aussi stratégie et esprit d’équipe, le hockey sur gazon est un sport qui séduit de nombreux nouveaux initiés chaque année. Très spectaculaire, il s’agit également d’une activité bon enfant où le fair-play est omniprésent.