L'histoire du hockey sur gazon à Reims est riche et diversifiée, marquée par des moments clés et des personnalités influentes. Cet article explore les origines, l'évolution et les défis rencontrés par les clubs de hockey sur gazon dans la région de Reims.

Terrain de hockey sur gazon.
Les Premières Traces du Hockey sur Gazon à Strasbourg
Les premières traces connues du hockey sur gazon à Strasbourg remontent à deux rencontres à domicile entre le Hockey Sport-Club de Strasbourg et le HC Karlsruhe en avril 1910 et 1912.
En 1922, quelques adeptes membres de l’Association Sportive de Strasbourg (ASS) formèrent une éphémère section hockey sous la présidence de X. Un nouveau club fut créé en 1935 par d’anciens membres de l’ASS.
Les matchs étaient joués sur les terrains du Tivoli et de Notre Dame (quartier du Wacken). En 1946, le hockey à 7 fut pratiqué par les scouts des Eclaireurs Unionistes du District de Strasbourg.
Ce n’est qu’en 1963, sous l’impulsion tenace du Dr Jenny, qu’une équipe complète de hockey à 11 se reforma. Elle joua sous les couleurs jaune et noir des Pierrots (Club Sportif les Pierrots de Strasbourg).
L'Évolution du Club
En 1967, les hockeyeurs retournent à l’ASS, bénéficiant cette fois d’un terrain de façon continue. Il fut désormais possible de jouer en championnat de France (3e division nationale). Ces déplacements devenaient coûteux, et plusieurs joueurs ne purent continuer à se libérer.
Il fallait trouver une solution pour éviter l’abandon. En 1978, le projet de construction d’un nouveau terrain, longuement débattu, prit enfin forme.
La section hockey sur gazon, sous la présidence de J-C Koezlé, entreprit de financer et de réaliser elle-même l’installation d’un nouveau revêtement en stabilisé sur son terrain rue de Coubertin.
Les Années 1990 et l'Intégration à JSK
En 1994, Denis Royer prend la présidence de la section hockey, dans un contexte particulier. En effet, un litige venait de naître avec l’association omnisport au sujet de l’occupation du terrain. Un véritable déchirement pour le club, qui avait beaucoup investi dans ce terrain.
C’est ainsi que, grâce aux efforts conjoints de M. Robert Herrmann, alors 1er Adjoint aux Sports, et M. François Marcadé, Vice-Président chargé des Sports à la JSK, l’équipe de hockey put se rapprocher de l’Association Joie et Santé Koenigshoffen (JSK) et intégrer officiellement cette grande association en 1995.
Progressivement, le hockey prit ses marques au sein de cette association de 1800 membres créée en 1964. Sur le plan sportif, l’équipe connut une période de grâce au début des années 2000.
En 2011, le club inaugure son nouveau terrain synthétique en présence de M. Roland Ries, Maire de Strasbourg.

Logo de la Fédération Française de Hockey.
Les Initiatives Régionales et le Dynamisme Actuel
Parallèlement, Strasbourg noue des liens plus étroits avec les clubs de la région. Lors du Trophée de l’Est 2016, Nancy et Strasbourg accueillent pour la première fois le Besançon HC, créé deux ans plus tôt.
En septembre de la même année, le Nancy HC, le JSK HC et le nouveau Club de Hockey d’Alsace Centrale fondent ensemble la Ligue du Grand Est, symbole du renforcement de la solidarité régionale entre clubs. Ce projet se réalise rapidement, d’abord sous forme de championnat en salle.
Aujourd’hui, le club connait un certain dynamisme, grâce à l’action et l’engagement de ses joueurs et bénévoles.
Racing Club de France et Gaël Foulard
Pour sa première expérence, c'est un coup de maitre. Arrivé à l’intersaison, Gaël Foulard restera l’homme qui aura permis au Racing Club de France de renouer avec la finale du championnat de France Elite de hockey sur gazon, dix-huit ans après avoir conquis son 19e et dernier titre de son histoire.
Cornaqués par leur nouveau coach, les joueurs Ciel et Blanc ont ainsi gagné leur billet pour ce rendez-vous ultime de la saison en dominant en demi-finale Lyon. Ils seront opposés, ce dimanche (15 heures) à Lambersart (Nord-Pas de Calais) à leurs voisins yvelinois du Saint-Germain Hockey Club, détenteurs du trophée qui ont disposé de leur côté de Lille. Un duel au sommet entre Franciliens.
« C’est vraiment une belle surprise. Nous n’avions pas prévu d’être à pareille fête », s’exclame Gaël Foulard qui boucle ainsi de très belle manière sa première saison à la tête d’une équipe de club masculine. « On comptait prendre nos marques et nous donner le temps de construire pour l’avenir ? », poursuit-il.
A 42 ans, ce passionné de hockey sur gazon possède déjà un cursus impressionnant. Alors qu’il a commencé à entraîner depuis l’âge de 19 ans, Gaël Foulard arrive à jongler aujourd’hui avec les responsabilités comme d’autres le font avec la petite balle blanche.
Coach de l’équipe fanion du Racing, il est en même temps patron du pôle espoir de Châtenay-Malabry, entraîneur national adjoint des équipes de France senior (gazon et salle) et entraîneur national des moins de 21 ans sacrés vice-champions du Monde à New-Delhi (Inde) en décembre dernier. Cela après avoir été pendant neuf ans entraîneur-adjoint de l’équipe de France féminine.
« J’étais enthousiasmé par cette discipline que j’ai découvert jeune et pratiqué en sport-études au Creps », livre Gaël Foulard.

Logo du Racing Club de France.
Les Défis et la Résurrection Manquée du CORE
Depuis la fin des années 1960, la section hockey-sur-gazon du CORE a connu beaucoup de hauts et de bas durant son existence.
Créée en 1969 au sein du CORE, la section a dû attendre vingt-deux ans, et la réalisation de la pelouse synthétique de la Cerisaie, avant de véritablement pouvoir pratiquer à Elbeuf le hockey sur… gazon !
L’histoire du hockey-sur-gazon à Elbeuf est indissociable du lycée Fénelon où, un jour, une poignée de jeunes âgés de 15 à 16 ans, initiée par un professeur, ne se satisfait plus des succès en sport scolaire et, pour prolonger le plaisir, souhaite pratiquer en club.
Premier problème : il n’en existe pas à Elbeuf. Qu’à cela ne tienne, Éric Delarue, Christophe Hazet, François Lamy, Étienne Lozay et Patrick Vincent décident de créer leur propre structure et se rapprochent du CORE.
Et c’est ainsi qu’en 1969, une nouvelle section voit le jour au sein du club omnisport. Les pionniers rassemblent autour d’eux des copains pour former une équipe qui, après une saison de matches amicaux, est engagée en championnat en 1970-1971.
Animés par la passion, les hockeyeurs vont triompher des difficultés et rapidement progresser dans la hiérarchie. Une ascension tout juste interrompue par le départ au service militaire des pionniers, en 1972. L’équipe fanion est alors dissoute mais les minimes prennent le relais.
Emmenés par Pascal Lozay et Jean-Luc Mauger, tous deux sélectionnés en équipe régionale, ils sont sacrés champions de Normandie en 1974. Le premier titre de la section.
Avec le retour des militaires et l’apport des minimes, passés cadets, la progression peut reprendre, tant au niveau des effectifs que des résultats. L’équipe première monte en 1re division régionale en 1976 puis en Nationale 3 en 1978. En disputant, faute de terrain, tous ces matches à l’extérieur, chez l’adversaire, ou à Rouen, hébergée par le club local.
L’effectif est de 65 licenciés en 1979, quand la municipalité de Saint-Aubin-lès-Elbeuf met à la disposition de la section le terrain du stade Jules-Ladoumègue, flambant neuf. Une belle façon de fêter les dix ans du club !
Champions de leur groupe de N3 en 1979, mais malheureux en barrages, les Coristes, qui restent sur 28 matches sans défaite en deux ans (21 victoires, 7 nuls), accèdent en N2 en 1980. La consécration pour cette génération spontanée.
Six ans en Nationale 2. En 1981, les Vallet, Brument, Quézédé, Peignier (meilleur jeune hockeyeur français en 1978), etc. obtiennent de haute lutte leur maintien en N2 et remportent pour la première fois la Coupe de Normandie.
Ils joueront en N2 six saisons d’affilée, raflant au passage deux titres de champion de France du fair-play et une deuxième coupe de Normandie. La période la plus faste, l’équipe réserve s’étant hissée en N3 et les équipes de jeunes glanant régulièrement des titres. Le CORE est alors le troisième club de Normandie, derrière Rouen et Le Havre.
Paradoxalement, le déclin débute au moment où il dispose enfin d’un véritable terrain. Sport peu médiatique, le hockey a très longtemps eu comme vivier l’institution Fénelon où Jean Leroi, professeur d’éducation physique et sportive au sein de l’établissement et lui-même joueur de la section, prêchait la bonne parole.
Le CORE va jouer un temps les premiers rôles en N3, disputer les barrages mais sans succès, puis progressivement rentrer dans le rang. Enfin après avoir retrouvé la 2e division nationale en 1998, à la suite d’une refonte des championnats, il va chuter au niveau régional en 2000, remonter en 2001 avant d’être mis en sommeil, faute d’effectif suffisant, en 2002, après trente-trois ans d’activité.
« Malheureusement, la résurrection n’a jamais eu lieu ! », plaisante Pascal Lozay, que cette fin laisse tout de même amer, même s’il préfère se souvenir des bons moments.
Raymond Kopa et le Stade de Reims
La disparition de Raymond Kopa a été unanimement saluée par les médias français et espagnols avec beaucoup de dignité. Aucune fausse-note n’a été déplorée.
Raymond Kopa a joué, en match officiel, une seule fois contre Amiens. A l’époque, il s’agissait de l’Amiens Athlétic Club. C‘était exactement le dimanche 15 juin 1961 sur le terrain de Boulogne. Sur notre photo, on voit Raymond Kopa alors capitaine du Stade de Reims, serrer la main de son homologue d’Amiens, en l’occurrence Jacques Falize.

Stade de Reims.
Coupe de France : Reims Sainte-Anne et Cormontreuil se Qualifient
En plus du Stade de Reims, difficile vainqueur à Charleville samedi, deux autres clubs de l’agglomération rémoise se sont qualifiés pour le 8e tour de la Coupe de France ce dimanche.
Bien parti sur sa pelouse, Reims Sainte-Anne (R2) a créé une des sensations du jour en résistant au Gazélec Ajaccio (N3). Favori de son opposition contre Amiens Portugais (R2), Cormontreuil n’a pas tremblé pour se qualifier également.
Habitué des performances en coupe sur sa pelouse du stade Robert Pirès, Reims Sainte-Anne n’a pas failli à sa réputation ce dimanche après-midi dans une sacrée ambiance.
Relégué en R2 cette saison, le club rémois reste malgré tout attaché à la coupe et l’a encore montré ce dimanche. Face à Ajaccio, désormais en N3, les Rémois ont été d’un froid réalisme pour se mettre rapidement à l’abri face aux Corse. Une réalisation de Rayan Marchal, une seconde de l’ancien stadiste Quentin Pereira et les protégés de Jean-Philippe Lefèvre pouvaient vite croire à l’exploit.
Les clubs du Grand Reims étaient proches du sans-faute. Mais Saint-Brice Courcelles, tout proche d’une bonne performance à Bogny, ne rejoindra finalement pas les autres club rémois engagés au 8e tour.
Dans un match serré et engagé à Bogny (R1), les deux équipes se sont quittées dos à dos à la pause. Rapidement menés au retour des vestiaires par une réalisation de Luca Molinari, les Bricocorcélliens parvenaient à égaliser quelques minutes plus tard et poussaient le club ardennais à une séance de tirs au but. Plus maladroits face à Xavier Hoareau, le gardien bognysien, les Bricos devaient s’arrêter là (2 tab 4).
Si le Stade de Reims (L2) sera favori en déplacement à Torcy (N3), le défi sera très grand pour Reims Sainte-Anne, qui recevra Amiens (L2).
Le Centre Équestre de Reims
Aujourd’hui, le centre équestre de Reims (CER) figure parmi les clubs français d’équitation comptant le plus de licenciés. Ses installations sont uniques, en plein centre-ville : trois carrières, deux manèges, un rond poney, sept paddocks, un sentier forestier, 106 boxes pour la cavalerie du CER, 25 chevaux, 36 poneys, 31 équidés des propriétaires en pension au CER, un marcheur automatique de 5 chevaux, un parcours de cross…
Il s’agit tout simplement de l’une des plus grandes installations équestres de la moitié nord de la France ! Créé en 1974, le centre équestre a longtemps fonctionné sous la forme d’une association loi 1901. Puis, il y a une quinzaine d’années, il a été repris par la municipalité de Reims.
Le centre fonctionne en école d’équitation classique. Tout au long de la semaine, il accueille également les écoles publiques. Une pension de chevaux et poneys de 40 places est proposée.
Le centre équestre de Reims a longtemps été une référence au niveau national. Nous souhaitons vraiment faire profiter de nos infrastructures et ne pas les laisser périr. Nous proposons des prix abordables, aussi bien en termes de garde que d’équitation pour les enfants.