Histoire du club de hockey Louvain-la-Neuve

Le hockey sur glace est un sport passionnant qui se pratique dans de nombreux pays. En France, plusieurs clubs se distinguent par leur histoire, leurs performances et leurs ambitions. Parmi eux, certains clubs se structurent sur du plus long terme, mais qui ont déjà élevé le niveau.

La division 1 offrait généralement un ou deux favoris évidents. Les clubs les mieux armés ont fini par monter en Ligue Magnus, et l'incertitude n'a sans doute jamais été aussi grande entre trois clubs redescendus de l'élite ces dernières années (Brest, Briançon et Neuilly), deux clubs qui ont affiché leurs ambitions à assez court terme (Tours et Nantes).

Plusieurs clubs se sont montrés dignes de leurs infrastructures, attirant de nombreux spectateurs. Ces clubs se fixent comme objectif de décrocher des labels de qualité sportive, en inscrivant leurs jeunes en élite et en développant leurs talents.

Les clubs et leurs ambitions

Brest

Battus au cinquième match de la finale, les Albatros de Brest sont passés près de l'exploit au printemps et ont fait taire les critiques. Pourtant le club est moins bien placé pour se plaindre. Du temps des titres 1996 et 1997, les Albatros recevaient effectivement des subventions très faibles. Aujourd'hui, la Ville apporte 200 000 euros, soit un tiers du budget. Garnir le Rïnkla stadium doit donc rester une priorité. Le déplacement remarqué des horaires de match de 18h40 à 20h00 peut y aider.

Fidéliser les spectateurs passe par la constitution d'un noyau de joueurs appréciés. Si l'entraîneur et directeur général Sylvain Codère s'est engagé pour une troisième saison, c'est en tout cas sans arrière-pensée. Il veut aller au bout après deux défaites en finale et vise la montée sans ambages. Il dit avoir construit cette équipe sur "la qualité plutôt que la quantité".

Les Brestois n'ont pas négligé la vitesse, en attaque. Après avoir été ballotté entre cinq équipes d'ECHL pendant sa première saison professionnelle, le gardien Carmine Guerriero constituait un peu l'inconnue, mais ses premières prestations ont rassuré quant à sa capacité à remplacer Jordan Ruby.

Briançon

L'entraîneur Claude Devèze a été reconduit à Briançon et son contrat prévoit même une seconde année en option s'il atteint l'objectif assigné : atteindre au moins les demi-finales et mettre ainsi fin au traumatisme des deux éliminations consécutives en quart de finale vécues depuis la descente en D1, face à des équipes moins bien classées.

Un processus de retour s'est cependant engagé et pas moins de cinq Briançonnais expatriés dans des clubs de Ligue Magnus sont rentrés à la maison. Ils forment l'essentiel du contingent français. La recrue la plus spectaculaire est certainement Mathieu André, qui avait amassé plus d'un point par match à chacune de ses trois saisons de D1 à Anglet. Il remplacera Kapicka pour amener son sens du but aux côtés du meneur de jeu Alexandre Demers et de Francis Drolet.

La deuxième ligne est formée par trois nouveaux Canadiens : un centre travailleur dans les deux sens de la glace, Kyle Campbell, et deux ailiers de gros gabarit. Après la suppression de l'équipe U20 l'an passé, les Diables Rouges poursuivent leur mécanisme de licences bleues pour se prêter des joueurs avec Gap, y compris en juniors.

Tours

Doutant un peu de la condition physique de son équipe dans ce qu'il a appelé une "année de dupes", Stéphane Raisin, le nouveau président de Tours, avait voulu vérifier auprès du directeur de la salle de sports avec laquelle le club était sous contrat que tous les joueurs s'y rendaient bien chaque semaine. Ayant appris à la source que la fréquentation était plus irrégulière, il a su qu'il ne pouvait plus faire confiance à ceux qui lui prétendaient le contraire : le capitaine Éric David et l'entraîneur Bob Millette.

Mais si les Tourangeaux ont dit adieu à leur "vendeur de rêve", ils ont aussi vu s'évanouir le rêve d'une patinoire neuve. La municipalité vient de dévoiler ses projets définitifs : ni grande patinoire, ni aréna neuve réclamée par le club de volley, mais une rénovation des sites sportifs existants situés en centre ville. La patinoire passera quant à elle de 2 000 à 2 500 places et des loges VIP seront créées.

Malgré la déception des supporters, cet abandon du projet n'a pas altéré l'objectif du club, qui est toujours d'atteindre la Ligue Magnus autour de 2020. Un objectif confié à Rodolphe Garnier, entraîneur quatre fois champion de France avec Rouen, qui s'était occupé de ses commerces à Caen depuis son licenciement de Rouen en novembre 2014.

Neuilly-sur-Marne

Arrivé en fin de contrat, l'entraîneur canadien Frank Spinozzi a décidé de continuer l'aventure avec Neuilly-sur-Marne, et il dit toujours viser un retour en Ligue Magnus malgré les problèmes d'infrastructure qu'il connaît bien. C'est une vraie page qui se tourne puisque les joueurs français arrivés au même moment de la relégation en D1 en 2012 sont eux aussi partis.

Parmi les cinq Tourangeaux qui arrivent (!), deux sont des vieilles connaissances de retour, Jan Safar et le rugueux Alan Dana. Avec le sérieux Radek Mika, ce seront les trois droitiers d'une défense équilibrée, chacun apparié avec un gaucher. Dans cette offensive qui s'appuie sur un duo canadien et un duo slovaque, le recrutement estival a été axé sur la vitesse.

Nantes

Avec un budget devenu l'un des plus élevés de la D1, Nantes a réussi une belle saison sportive en atteignant la demi-finale. Enfin, après deux saisons chaotiques, les Corsaires ont donc trouvé un entraîneur dans la durée : Daniel Babka a prolongé pour deux nouvelles années. Il avait fait des compromis l'an passé entre le système qu'il souhaitait mettre en place et des Canadiens rapides et directs qui se projetaient vite en attaque.

Devant un des meilleurs gardiens de D1, Vojtech Sedlacek, la défense, sans perdre en qualité de relance avec des recrues de la qualité de Martin Obuch et Alex Pisarik, a aussi gagné en puissance physique avec l'arrivée de Théo Lanvers. L'objectif avoué des Corsaires que l'attaque soit moins dépendante de quelques individualités que l'an passé.

En plus du capitaine et premier centre Édouard Dufournet, un autre Français arrive avec un rôle offensif, le meilleur marqueur de Toulouse Johan Sant-André. Enfin, pour compléter cette attaque qu'ils veulent plus homogène, les Nantais ont recruté des joueurs capables de gagner des palets dans les coins, Matthew Brenton par sa vitesse et Tomas Grofek par son gabarit trapu.

Cergy-Pontoise

Les Jokers de Cergy-Pontoise se sont montrés dignes de l'Aren'Ice avec de bonnes affluences. Le club s'est fixé comme objectif de décrocher le label "Parcours d'Excellence Sportive" (PES) que l'entraîneur Jonathan Paredes avait obtenu dans ses fonctions antérieures à Dijon. Pour sa saison de découverte de la D1, Cergy avait obtenu son maintien avec une équipe construite comme en D2, avec une grosse ligne forte emmenée par Joël Caron.

Mais les Jokers visent de manière légitime les play-offs après avoir élargi leur contingent en passant de huit à onze joueurs professionnels, utilisant la totalité du quota de non-JFL. La défense dispose maintenant de plus de gabarits dans les duels, mais avec aussi plus de vitesse dans les transitions à l'instar de Sean Robertson. En attaque, le "grand nom" est Tommy Olczyk, le fils d'Ed Olczyk.

Autres clubs

Derrière les six favoris légitimes, la division 1 présente un "ventre mou" particulièrement... dur. Tout est possible et un rien sépare la qualification en play-offs des barrages de relégation. C'est la vocation d'un club formateur de voir ses jeunes les plus prometteurs accéder au niveau supérieur.

Il conviendra en parallèle que la cinquième meilleure attaque de D1 préserve son niveau avec un étranger de moins. Malgré le départ tardif de Julien Lebey pour raisons professionnelles, la deuxième ligne Coulon-Chauvière-Vepsäläinen a aussi de l'expérience.

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