De la Ligue Magnus à la Division 2, toutes les équipes de hockey sur glace en France ont leur surnom.
Cette tradition, empruntée aux équipes anglo-saxonnes, s'est vite étendue dans toutes les patinoires de l'Hexagone, qui construisent leur marketing autour.
Le match 1 de la finale de la Ligue Magnus met aux prises deux des identités les plus marquées du championnat de France : les Dragons de Rouen et les Brûleurs de loups de Grenoble.

Les origines du surnom
Non loin des Hautes-Alpes, en Isère, c'est aussi un journaliste qui est à l'origine du surnom des hockeyeurs grenoblois.
Alors qu'ils formaient jusqu'en 1968 avec le C.S. Villard-de-Lans la redoutable équipe des Ours Dauphinois, les Grenoblois sont contraints à mettre fin à cette union.
À la recherche d'un nouveau surnom, ils s'arrêtent en 1969 sur les Brûleurs de loups, un nom que leur donnait Albert Fontaine, qui suivait alors les joueurs pour le Dauphiné Libéré.
Selon Thomas Pfeiffer dans son livre « Le Brûleur de loups », l'origine de ce nom proviendrait des battues organisées au XVIIIe siècle dans le Dauphiné pour éradiquer les meutes canines, trop importantes à l'époque.
Les animaux étaient souvent rabattus vers des fosses remplies de piques, auxquelles on mettait le feu pour s'assurer de leur mort.
En 1992, le sobriquet a finalement été adopté comme nom officiel du club.
Hiver comme été, les loups faisaient des ravages en Dauphiné; De nombreux textes nous parlent d’enfants dévorés.
Telle était la terreur des habitants qu’ils édifièrent la légende des loups-garous.
Le Cardinal Le Camus raconte, dans une de ses lettres, avoir été témoin au cours d’une tournée pastorale, d’une battue organisée par ses diocésiens pour se débarrasser d’une meute de loups.
On cernait les carnassiers dans les bois et les taillis et on y mettait le feu.
Ceux qui ne périssaient pas dans le brasier étaient abattus au moment ou ils cherchaient à s’enfuir.
La naissance du club
L’histoire débute paradoxalement loin de Grenoble puisque c’est en région parisienne, du côté de Boulogne-Billancourt, que les prémices du hockey grenoblois naissent indirectement.
Un certain Philippe Potin, passionné de hockey sur glace, un sport dans lequel il a beaucoup investi à Boulogne-Billancourt, décide de bâtir un club de A et Z à Grenoble.
À l’époque, la capitale des Alpes ne possède aucune patinoire.
Potin en fait donc construire une, qui sera inaugurée le 23 septembre 1963 : la patinoire Clemenceau.
Le club de hockey sur glace de Grenoble voit le jour le 23 septembre 1963 avec l’inauguration de la patinoire privée au boulevard Clemenceau, deuxième patinoire française de l’époque dotée d’un toit avec celle de la ville de Boulogne-Billancourt.
Cette dernière joue d’ailleurs un rôle majeur dans la création du club grenoblois, sous l’impulsion de deux hommes : Philippe Potin et Pete Laliberté.
Philippe Potin est un mécène qui a investi dans sa passion, le hockey sur glace, à Boulogne-Billancourt, en faisant notamment venir des joueurs canadiens pour développer le club, dont un certain Gaëtan Laliberté, dit Pete Laliberté.
Ne percevant pas d’avenir pour le hockey à Boulogne-Billancourt, Philippe Potin décide de créer un club de A à Z dans une autre ville et choisit… Grenoble !
Il fait construire une patinoire privée, qui deviendra municipale, et emmène avec lui Pete Laliberté pour monter une équipe élite ainsi qu’une école de hockey.
La nouvelle patinoire de Grenoble a fière allure pour l’époque : 2 200 places assises, un restaurant et même un bowling attenant.
Le premier match disputé à Clemenceau par l’équipe grenobloise a lieu le 25 octobre 1963 face aux Suisses de Bâle.
Le tout premier match de l’équipe de hockey sur glace de Grenoble se joue le 25 octobre 1963, face à l’équipe suisse de Bâle.
Les Grenoblois sont alors entraînés par un Canadien, tout droit arrivé de Boulogne-Billancourt sous l’impulsion de Philippe Potin : un certain Gaëtan Laliberté, dit Pete Laliberté.
Ce dernier débarque en Isère avec une mission : œuvrer au développement du hockey sur glace à Grenoble, à travers la constitution d’une équipe élite et la création d’une école de hockey.
Pour ce premier match des Grenoblois à Clemenceau, Pete Laliberté, alors entraîneur-joueur, constitue entre autres son équipe avec des hockeyeurs de… Chamonix et Villard-de-Lans !
Pour l’anecdote, le club de Grenoble s’engage officiellement en championnat lors de la saison 1964-1965 et démarre en deuxième division.
L'ambiance et les supporters
Sport collectif le plus rapide au monde, le hockey sur glace offre un spectacle sur la glace, mais aussi en dehors.
Deux têtes de loups géantes proposent un show lumineux et pyrotechnique qui éblouit les spectateurs en tribunes et en loges.
La saison 24/25 marque l’arrivée d’un tout nouveau groupe de supporters : le KOP38.