Handball : Confrontations Historiques France-Allemagne

Comme la France, l'Allemagne, le Danemark et la Suède, sur leur lancée de la première phase, ont commencé le tour principal du Mondial de handball par une victoire, et se sont mis en position favorable pour l'accession aux demi-finales.

Les deux équipes sont en tête du groupe 1 avec cinq points.

Français et Suédois se sont souvent croisés dans les grandes compétitions (ici Luc Abalo lors du Mondial 2011).

Retrouvez le Top 5 des plus mémorables confrontations entre les deux équipes.

Luc Abalo lors du Mondial 2011

5. Euro 2022 : la Suède peut remercier Palicka

L'équipe de France, championne olympique à l'été 2021, affronte la Suède en demi-finale du Championnat d'Europe six mois plus tard.

Les Bleus entament parfaitement leur rencontre (5-1) mais le demi-centre scandinave Jim Gottfridsson va mener la vie dure aux Français avec 9 buts.

Menés toute la rencontre, les joueurs entraînés par Guillaume Gille auront tout de même la balle de match entre les mains.

Trouvé à six mètres alors qu'il reste dix secondes à jouer, Ludovic Fabregas envoie un tir à rebond mais Andreas Palicka réalise une superbe parade, sa douzième du soir, et offre la victoire aux siens (33-34).

La France ne se remettra pas de ce revers et perdra le match pour la médaille de bronze face au Danemark.

La Suède, elle, remportera l'Euro face à l'Espagne (27-26).

4. Mondial 2017 : match de folie, ambiance de feu

La France est le pays organisateur du Championnat du monde 2017.

En quart de finale, les Tricolores, qui détiennent alors le titre mondial, croisent le fer avec une sélection suédoise, qui ne joue plus les premiers rôles depuis sa médaille d'argent aux Jeux Olympiques de 2012.

L'ambiance est magnifique à Villeneuve-d'Ascq avec 28 000 spectateurs.

Et le spectacle est également sur le terrain.

L'équipe de France, dirigée par Didier Dinart, s'impose au terme d'une rencontre hautement offensive (33-30), avec notamment neuf buts de Kentin Mahé, six de Nedim Remili et 11 arrêts de Vincent Gérard.

Les Français écarteront ensuite la Slovénie en demie puis seront de nouveau sacrés champions du monde, après leur victoire en finale contre la Norvège.

La bataille avait été superbe entre la France et la Suède au Mondial 2017.

3. JO 1992 : les Bronzés bousculent la Suède

La légende du hand français a débuté aux Jeux de Barcelone en 1992.

Inexistante auparavant sur la scène internationale, l'équipe de France signe un parcours incroyable au premier tour, en battant l'Espagne, l'Allemagne et la Roumanie.

En demie, elle se retrouve face à la redoutable équipe de Suède, détentrice du titre mondial.

Les Bleus vont tenir bon en première période (10-11, 30e), avant d'être distancés (13-18, 46e).

Mais les joueurs de Daniel Costantini vont offrir une superbe réaction, pour revenir à un but (22-23, 58e).

La Suède aura cependant les ressources pour s'imposer 25-22.

Le lendemain, l'équipe de France décrochera une historique médaille de bronze contre l'Islande.

L'Histoire se met en marche.

La Suède, elle, sera battue en finale par la CEI.

2. JO 2012 : la France d'un souffle

Aux Jeux de Londres, la France est un géant du hand international (victoires aux JO 2008, au Mondial 2009 et à l'Euro 2010).

Mais un géant qui a trébuché à l'Euro 2012 (11es).

La Suède, elle, est rentrée dans le rang depuis plusieurs années.

Elle a juste atteint les demies du Mondial qu'elle organisait en 2011, où elle avait cédé face à... la France (29-26).

Français et Suédois parviennent en finale des Jeux.

Les troupes de Claude Onesta sont favorites.

Mais les Scandinaves font mieux que se défendre.

La France ne sera sacrée qu'avec un but d'avance (22-21), libérée notamment par un shoot salvateur de Luc Abalo en toute fin de match.

La Suède ne confirmera pas sa médaille olympique, tandis que la France restera un acteur majeur sur la scène internationale.

1. Mondial 2001 : un suspense insoutenable

L'équipe de France se remet difficilement des années Barjots (une seule médaille depuis 1996), au moment d'accueillir le Mondial 2001.

Ce sera le dernier tournoi de Daniel Costantini, qui a conduit la sélection tricolore vers les sommets (or mondial en 1995).

À domicile, la France se qualifie pour la finale et se retrouve face à la Suède, la « Dream Team » du moment (championne du monde et d'Europe, finaliste aux JO).

Après une première période maîtrisée, les Bleus perdent la main et courent après le score.

À 14 secondes de la fin, la Suède mène 22-21 et le titre semble perdu.

Surgit alors Grégory Anquetil, qui signe un but resté dans les mémoires.

Les deux équipes filent en prolongation.

À trois minutes du terme, le score est de 25-25.

Les Bleus se déchaînent, marquent trois buts, s'imposent 28-25 et sont de nouveau sur le toit du monde.

Costantini s'en va la tête haute.

Greg Anquetil : un but de légende en 2001.

Les Bleus n’ont plus évolué dans le Scandinavium de Göteborg (12000 places) depuis le 20 mars 1999 et une défaite face à leurs hôtes, 34 à 25, dans le cadre de la World Cup.

Sept sur sept pour cette équipe de France aux airs d'invincible. Même si rien n'a été simple face à une formation allemande qui aura vaillamment joué sa chance à fond avant de craquer dans le dernier quart d'heure, pour s'incliner de sept longueurs (35-28). Sept, comme le nombre de victoires des Bleus lors de ce Mondial, en sept matches joués.

Le premier quart d'heure pouvait difficilement être pire pour la France sur le plan défensif. Incapable de repousser le moindre tir adverse, Vincent Gérard vivait un cauchemar et cédait sa place à Rémi Desbonnet après seulement treize minutes de jeu. L'Allemagne, bien guidée par sa jeune star Juri Knorr, en profitait pour creuser un premier écart (7-11). Au bord du K.O., Guillaume Gille posait son premier temps mort et derrière, les Allemands étaient victimes d'une hémorragie de ballons perdus qu'exploitaient les Bleus pour revenir à hauteur après un 4-0 bienvenu (11-11, 20e).

Néanmoins, cette gabegie de pertes de balle ne durait pas et, surtout, Andreas Wolff continuait de multiplier les parades dans le but de la Mannschaft. Pourtant, grâce à un jeu rapide de qualité, la France s'accrochait et parvenait à égaliser juste avant la pause (16-16). Mais la physionomie de la partie ne changeait pas réellement à la reprise. L'Allemagne poursuivait sa course en tête, bien aidée par les arrêts de Wolff (18-20, 36e).

Jusqu'au coup d'éclat de Rémi Desbonnet. Soudainement, le gardien de Montpellier sortait de sa boîte pour s'offrir cinq minutes de rêve, avec pas moins de six arrêts consécutifs qui inversaient totalement la donne. Jeune, comme Juri Knoff et ses 22 ans, la Mannschaft faisait d'un coup son âge et la France, tel un rouleau compresseur, prenait cinq longueurs d'avance à huit minutes de la fin (30-25). L'Allemagne ne trouvait plus aucune solution en attaque et après avoir tant souffert, notamment en première période, les Bleus s'offraient une fin de match sereine, pour s'imposer de sept buts (35-28).

La Suède, finaliste des deux dernières éditions, a également chuté face à une surprenante équipe du Brésil (27-24). Portés par un Rangel Da Rosa impérial dans les buts (20/42, 48 % d’arrêts), les Sud-Américains ont pris les devants dès la première période (14-9).

Pour l’Espagne, triple championne du monde, la défaite face au Portugal (35-29) a été fatale. Malgré une première mi-temps disputée (16-15), les hommes de Jordi Ribera n’ont pas résisté à un Francisco Costa en feu (8 buts) et à un Diogo Marques décisif dans les cages (12 arrêts).

Enfin, la Norvège, qui espérait encore se qualifier, a été devancée par le Portugal et le Brésil.

A Cologne, les Allemands continuent leur mano a mano avec les Français après leur succès sur l'Islande, 24 à 19, avec six buts de Stefan Fath et cinq de l'ailier du Paris SG Uwe Gensheimer.

Mais les Croates, au repos , les doubleraient toutes les deux en battant le Brésil .

L'Espagne, avec deux défaites, est pratiquement hors course.

A Herning, le Danemark et la Suède partagent la pole position avec cinq succès en cinq matches.

Les Danois, vainqueurs de la Norvège lors de la précédente journée, ont cette fois dominé la Hongrie 25 à 22, devant leur public, avec sept buts d'un autre Parisien, Mikkel Hansen.

Les Suédois, favorisés jusqu'à maintenant par le calendrier, ont balayé la Tunisie grâce à sept buts de Niklas Ekberg et Andreas Nilsson et à quinze arrêts de Mikael Appelgren.

La France et la Suède s'affronteront vendredi (21h) en demi-finale des Championnats du monde.

L'affiche est un classique.

PARIS 2024 - Le SABORDAGE du SIÈCLE ! Le jour où les Bleus ont perdu leurs JO à la DERNIÈRE seconde

L’équipe de France affronte ce mercredi (19h) la Suède à Göteborg dans le cadre de l’EHF EURO CUP 2026. Victorieux des Suédois en ouverture de la compétition à Orléans, les Bleus visent de bien négocier ce premier rendez-vous avant la réception de la Norvège dimanche (18h) à Rouen.

À la veille d’un affrontement face à la Suède, tandis que les Suédois présentent leur équipe type, la France assume un choix plus prospectif, en alignant un groupe rajeuni, tourné vers l’avenir. Pour autant, le staff des Bleus n’entend pas galvauder cette semaine internationale face à deux adversaires de renom avec un désir assumé de performer, quel que soit le contexte et les joueurs alignés. Un match en Suède, quelle que soit la configuration, quelle que soit la philosophie, cela reste un match de compétition.

Et préparer l’avenir, mais un avenir qui peut s’inscrire dans du moyen ou du long terme, qu’importe. L’idée, c’est que l’équipe de France soit performante demain, quelle que soit sa moyenne d’âge, quel que soit son nombre de sélections. Je dirais que tout se résume en un mot : simplification. Ne pas se perdre dans des projets trop ambitieux ou trop complexes, mais construire autour des forces du moment. Cela signifie aussi partir des repères que les joueurs possèdent déjà, notamment ceux acquis en club, pour les rassurer et leur offrir un cadre clair et lisible.

On entend parfois que le handball moderne tend à s’uniformiser dans les projets de jeu. Pourtant, les profils individuels restent très variés. L’objectif du staff tricolore est donc de faire converger le projet collectif avec les compétences spécifiques de chacun. Dès le début du rassemblement des Bleus à Göteborg, Nicolas Tournat, 116 sélections, a été désigné capitaine par Guillaume Gille pour cette dernière semaine internationale de la saison. Sept joueurs pourraient connaître leur première sélection dès ce mercredi : Valentin Kieffer, appelé en renfort pour le Mondial mais qui n’a pas encore été aligné, plus les six nouveaux joueurs appelés par le sélectionneur : Téo Jarry, Tom Pelayo, Wallem Peleka, Guéric Vincent, Mouhamadou Sidibé et Aymeric Zaepfel.

Puisqu’il s’agit d’une compétition officielle, sous l’égide de l’EHF, seuls 16 jours seront alignés sur chacun des matchs. Avec 8 points, l’équipe de France est en ballotage favorable pour remporter l’EHF EURO CUP 2026.

Blessé pendant le tour préliminaire du Mondial IHF 2025, Samir Bellahcène avait manqué la suite de la compétition et le protocole final.

Aucun joueur français n’évolue dans le championnat suédois.

« Team Guide » des Bleus pendant quatre jours, Lionel Boubli a retrouvé son copain d’enfance : Olivier Maurelli. Père de quatre enfants et marié avec une Suédoise, l’ancien sociétaire de l’ASBTP Handball vit en Suède depuis près de 30 ans.

« J’étais à l’école primaire et un professeur de sport est venu démarcher les jeunes pour les mettre au handball : c’était Antony Maurelli, le père d’Olivier et de Philippe.

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