Le handball, sport d'équipe captivant qui nécessite à la fois agilité et stratégie, a une histoire riche et passionnante dans la région, notamment à Pont-Saint-Esprit. Pour comprendre cette histoire, il est essentiel de revenir aux origines du handball en Aquitaine et dans les régions avoisinantes. Ce qui est fascinant avec le handball, c’est la façon dont il unit les gens à travers des événements sportifs tout au long de l’année.
Le Handball aquitain est régi depuis 1960 par la Ligue d'Aquitaine fondée sous le nom de Ligue de Guyenne en 1942, au sein de laquelle des Comités départementaux (47, 40, 33 et 64 puis la Dordogne se rattache de la Ligue du Limousin à la Ligue de Guyenne en 1948 )se créent et se partagent le territoire géographique aquitain. L'émergence des premiers clubs a lieu dans les années soixante notamment dans les Pyrénées-Atlantiques.
Le handball trace ses premiers chemins sur le sol landais depuis dans les années 60. La première rencontre officielle a lieu dans les arènes de Morcenx, le 10 mai 1959. C'est une finale de Championnat de Guyenne entre le Bordeaux EC et le Club Universitaire Palois, organisé par le CA Morcenais.
Dès 1991-92, un championnat départemental est crée mais exclusivement féminin avec neuf clubs. Le championnat départemental masculin est instauré en 2001-02, les club de Mimizan jouaient soit en Championnat de Côte d'Argent (Gironde) ou des Pyrénées-Atlantiques (Villeneuve de Marsan et Saint Pierre du Mont). AS Nogaro Handball, est une exception. Le club jouant à Riscle participe au championnat des Landes de 1991 à 1994. Le Comité des Pyrénées-Atlantiques existe depuis mai 1961. Mr Peyrou, Maire de Gélos étant le premier président. Le premier championnat est institué en 1962-63 avec cinq équipes dont le Zibéro Sports Tardets.
En 1970-71, le championnat départemental des Pyrénées-Atlantiques est scindé en deux divisions le division Honneur et Promotion. En Promotion, aucun club basque n'y figure. En Honneur, l'AL Urt et US Luzienne, Gelos, Asson Sports et l'US Soumoulou sont les cinq équipes de la poule unique. En 1999-00 la Division 2 Nationale est crée.
Lors de la création d'un premier championnat départemental, les clubs des départements des Landes et Pyrénées Atlantiques sont regroupés en un même et seul championnat au vu des faibles effectifs. En 1991, un championnat pour chaque département apparaît pour la catégorie féminines. En catégorie masculine, il faut attendre janvier 2002 pour que le Comité organise un premier championnat masculin avec le Vignau, Mimizan et Saint Pierre du Mont, qui continuent cette saison là à jouer dans le championnat de Gironde et 64 qu'ils ont débuté en début de saison.
En 2004-05, le championnat de Pré-Région est créée regroupant dans chaque département. Lors de la saison 2009-10, ces deux championnats fusionnent en un seul, formant ainsi l'élite départementale dans une poule unique.
A Bayonne, (pour l'inauguration du Palais des Sports Lauga) le 26 février 1970, une rencontre du Championnat du Monde de Handball en 1970 en France.La Tchécoslovaquie dominait le Japon 19-9. En 1981, c'est le Championnat du Monde B qui est organisé en France. Au palais des sports Lauga, devant 2800 spectateurs, le 21 février 1981, la Tchécoslovaquie était battue par la Norvège. Le jeudi 22 mars 2018, troisième rencontre internationale organisée à Bayonne.
Au fil des décennies, plusieurs clubs ont marqué l'histoire du handball dans la région. Parmi eux, on peut citer :
- SICST Boucau-Tarnos : La section handball du SICS apparaît en 1971. L'équipe féminine sénior est championne d'Aquitaine dès la saison 1973-74.
- US Luzienne : Fondé en 1968, le club est en championnat d'Aquitaine en 1971-72 et cela pour deux saisons.
- Zibéro Sports Tardets : Dès 1953, le Zibéro Tardets, en soule (Pays-Basque), débute dans ce sport. Les premières rencontres se jouèrent sur le terrain du fronton. En 1965, le club est champion Départemental.
- US Tyrossaise : Section fondée en 1979 par René Coupau il est des trois clubs landais affiliés en 1981 et référéncé sur une note de la FFH.
- Aviron Bayonnais : Apparue officiellement en novembre 1968 , la section handball de l'Aviron Bayonnais est en plein essor à la fin des années 1980.
- AS Irisartarrak : Le club est fondé en 1972, le club joue alors sur le parking goudronné du village.
- Boucau Tarnos Handball : Ce club, issu de la fusion du Biarritz Olympique et de l'Anglet Olympique en 2004, remporte la Coupe de France Départementale féminine le 6 juin 2010 à Paris face à Gravelines (24-20) puis atteint à nouveau la finale l'année suivante.
- Bordes Sports : La section handball de ce grand club omnisports date de 1980.
Il y a quarante ans, l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit s’est offert une parenthèse enchantée. Nous sommes en février 1986. Au cinéma, le « Commando » d’Arnold Schwarzenegger rivalise avec le Rocky IV de Sylvester Stallone, les Français fredonnent « L’Aziza » de Daniel Balavoine et le « Papa chanteur » de Jean-Luc Lahaye. Côté football, les Bleus, champions d’Europe, préparent la Coupe du monde au Mexique et le Paris Saint-Germain s’apprête à décrocher son premier titre de champion de France.
Dans le Gard, c’est surtout Alès qui brille mais qui rate la montée en D1 en échouant en barrage à Mulhouse. C’est alors que l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit, qui évolue en DH (l’équivalent du National 3), sort le grand jeu. Le club, dont le président est Robert Baumet (le père de Gilbert Baumet, le président du conseil général du Gard de 1979 à 1994), est ambitieux et il vise la montée en D4 (qui arrivera à l’issue de la saison 1991-92). Pour autant, l’Indépendante n’est pas un club comme les autres et accueille, cette année-là, des anciens stéphanois comme l’entraîneur Christian Sarramagna et le joueur Patrick Revelli. Il y a aussi des anciens Nîmois avec Rémi Fontanelli, Michel Lozano et Guy Dussaud.
Après avoir notamment éliminé l’AS Cannes (D2), Annecy (D3) et Le Puy (D2), les Spiripontains sont opposés à Marseille en 16ᵉ de finale. Certes ce n’est pas encore le grand OM des années Tapie (qui arrive un mois plus tard) mais cela reste un grand club du football français qui termine cette saison 12ᵉ de D1. Dans la formule de l’époque, des 16ᵉ jusqu’aux demi-finales, les tours se jouent en matchs aller et retour. Favorisant les grosses équipes et limitant les surprises. Le hasard du tirage a désigné le club gardois pour recevoir la première manche. Mais comme le stade du Clos Bon Aure n’est pas aux normes, c’est à Alès que le match se joue.
Le dimanche 16 février 1986, presque 10 000 personnes s’installent dans les tribunes du stade Pierre-Pibarot pour ce remake de David contre Goliath. « Tous les villages des environs étaient pour nous », souligne Guy Dussaud. Pour l'occasion, la recette s’élève à 450 000 francs, l’équivalent de 140 000 €. C’est sans complexe que les Spiripontains abordent ce rendez-vous, mais ils doivent gérer un premier coup dur avec la sortie sur blessure de Patrick Revelli (dit le Gaulois) en raison d’une contracture musculaire dès la 30ᵉ minute. « C’était une grosse perte car c’était Revelli quand même. Quand Patrick te disait quelque chose, tu l'écoutais », confirme Guy Dussaud. Privé de son leader, Pont-Saint-Esprit n’en reste pas moins solide et solidaire. « Nos défenseurs ont bien bossé et je n’ai eu qu’à ramasser les miettes », souligne modestement Hervé Pompairac, le gardien de but gardois. Frustrés, les Marseillais s'agacent : « J’avais pris des tampons pendant tout le match, donc j’ai fini par en donner un. À la fin du match, je me suis disputé avec Olarévic, l’entraîneur de l’OM. Peu importe les insultes, l’exploit est là, les amateurs gardois tiennent en échec les professionnels de l’Olympique de Marseille (0-0).
Mais il n’y a pas de temps pour célébrer car il faut déjà penser au match retour qui arrive très vite. C’est 72h après le match à Alès que l’Indépendante doit remettre le couvert au stade Vélodrome. Le trajet entre Pont-Saint-Esprit et Marseille reste dans la mémoire de Guy Dussaud : « Nous avons fait la route escortés par des motards de la gendarmerie. C’est la seule fois de ma vie que cela m’est arrivé. « Je frappe et un joueur marseillais arrête le ballon avec le bras. L’arbitre a dit « jouez ! Pour ce match retour, le contexte est moins favorable aux Gardois et l'ambiance n'est pas folle puisqu'ils ne sont que 7 000 ce mercredi 19 février à braver le froid : « Le terrain était plus grand et il y avait plus d’espace. Mais on n’y allait pas pour perdre et nous n’avions pas la pression. Ils ont deux bras et deux jambes comme nous », complète Guy Dussaud. Même pas peur et ce soir-là c’est Hervé Pompeirac qui s'illustre : « J’ai fait le meilleur match de ma vie », confesse celui qui est aujourd’hui chauffeur de taxi. L’ultime rempart spiripontain s’offre même le luxe d’arrêter un penalty marseillais en seconde période : « Michel Lozano m’a dit que Zénier allait tirer sur ma droite. J’ai anticipé et j’ai sorti le ballon. Mon père était dans les tribunes et il a dit aux Marseillais : « Il va l’arrêter ! Si dans la défense gardoise c’est Fort Alamo, les attaquants sont très peu sollicités : « On a touché un ballon toutes les trente minutes », sourit Guy Dussaud mais l’ailier droit nourrit aussi quelques regrets : « Il restait trois minutes à jouer et sur un corner je frappe et un joueur marseillais arrête le ballon avec un bras. L’arbitre a dit « jouez ! ».
Il n'y a pas de but pour l’Indépendante qui pousse l’OM en prolongation. Mais cette fois s’en est physiquement trop pour les joueurs de Christian Sarramagna qui craquent deux fois sur des buts d’Audrain (104e) et Brylle (110e). « Si on avait tenu plus longtemps, on aurait pu aller aux tirs au but, mais physiquement on était cuits », abonde Rémi Fontanelli. Quant au héros gardois du match, Hervé Pompeirac, il avoue : « J’avais des regrets. Le gros coup est passé très près, mais l’exploit d’avoir résisté pendant 104 minutes à l’OM est resté comme une fierté pour ceux qui l'ont vécu. Pont-Saint-Esprit connaitra d’autres émotions en Coupe de France en affrontant Monaco en 1989 (défaite 6-1 en 32ᵉ de finale, à Alès) et surtout en éliminant Lyon en 1993 (1-0, en 32ᵉ de finale).
Fondée en 1919, l’Indépendante de Pont-Saint-Esprit disparait en 2000 lors de la fusion avec l’US Bagnols Jeunesse.
Depuis la saison 2015, le Handball Bagnols Gard rhodanien présidé par Patrice Attard, évolue en Nationale 1. Depuis 7 saisons, l’équipe fanion est désormais parvenue au troisième échelon du handball masculin dans la poule 5, la 4e géographique, forte de 12 équipes.
Lors de sa plaidoirie, le président du HBGR a d’abord invité les 40 patrons présents à venir assister à une rencontre à domicile, au gymnase des Eyrieux, à suivre “un match de haut niveau afin de nous rapprocher et de vous faire partager notre passion dans un ambiance conviviale”. ”C’est un moyen pratique de faire connaître votre entreprise et de récolter des retombées valorisantes en termes d’image. Pour concrétiser la volonté de vouloir se rapprocher du niveau et de l’exigence du monde professionnel, “nous ne le sommes pas mais pas loin de l’être”, le partenariat peut prendre plusieurs formes.
Le Handball Bagnols Gard Rhodanien, club historique de Bagnols-sur-Cèze, évolue en Nationale 2. Avec plus de 300 licenciés, il mise sur la formation locale et prépare une grande fête conviviale le 28 juin dès 12h aux Hamelines. Situé à Bagnols-sur-Cèze, une ville de 15 000 habitants dans l’Est du Gard, le HBGR a plus de 30 ans d'existence.
L'équipe fanion du club évolue actuellement en Nationale 2, l'équivalent de la quatrième division nationale. Par le passé, le Handball Bagnols Gard Rhodanien a connu le niveau semi-professionnel, la Nationale 1. Malgré les défis liés à son implantation dans une petite ville, le HBGR affiche une forte dynamique autour de la formation des jeunes, qui constitue son ADN. Raphaël Geslan, manager général, souligne l’importance des partenariats locaux, notamment avec le lycée Albert Einstein et la commune voisine de Pont-Saint-Esprit, pour renforcer cette mission.
Une formation de qualité et un club qui rassembleLe HBGR compte plus de 300 licenciés, répartis entre deux tiers de garçons et un tiers de filles, avec un vivier important chez les jeunes filles grâce à l’antenne féminine de Pont-Saint-Esprit. Dans l’équipe première, qui évolue en Nationale 2, 80 % des joueurs sont issus du club, avec quelques joueurs recrutés dans la région (Montélimar, Nîmes, Montpellier). Les infrastructures comprennent un gymnase principal qui peut accueillir entre 400 et 500 spectateurs, régulièrement rempli à 70-80 % grâce à un public fidèle et plus de 40 partenaires. Le club allie bénévolat et salariat pour assurer son fonctionnement. Il compte une vingtaine d’entraîneurs et éducateurs engagés.
Objectifs sportifs et événements conviviauxLe HBGR vise à renforcer sa structure de formation pour faire émerger des jeunes talents capables d’évoluer au plus haut niveau, tout en fidélisant ses partenaires. À moyen terme, le but est de remonter en Nationale 1 avec un groupe formé localement. Le HBGR entretient aussi une belle relation avec les autres clubs régionaux comme l’USAM Nîmes Gard, avec qui des échanges réguliers sont organisés.
Côté actualité, le club prépare sa fête annuelle le 28 juin, une journée conviviale qui rassemble licenciés, bénévoles et familles autour de tournois de pétanque, handball sur herbe et football, pour célébrer l’engagement de tous. Pour participer à la fête du 28 juin, c'est ici
| Club | Année de Fondation | Niveau Actuel | Faits Marquants |
|---|---|---|---|
| SICST Boucau-Tarnos | 1971 | - | Championne d'Aquitaine en 1973-74 (féminines) |
| US Luzienne | 1968 | - | Présence en championnat d'Aquitaine en 1971-72 |
| Zibéro Sports Tardets | 1953 | - | Champion Départemental en 1965 |
| US Tyrossaise | 1979 | - | Coupe Aquitaine féminine en 1992 |
| Aviron Bayonnais | 1968 | - | Championnes d'Aquitaine et promues en Nationale 2 en 1989 |
| AS Irisartarrak | 1972 | - | Championne d'Aquitaine et promue en Nationale 3 en 2002 |
| Boucau Tarnos Handball | 2004 | - | Coupe de France Départementale féminine en 2010 |
| Bordes Sports | 1980 | - | Accès au championnat Nationale 3 (féminines) |
Finale Coupe de France 1986 : Bordeaux - Marseille (2-1)
