Histoire et Dynamique du Handball à Montfort-sur-Meu et au-delà

Le monde du handball est en constante évolution, et plusieurs clubs et joueurs se distinguent par leur dynamisme et leurs performances. Cet article explore l'histoire et les projets d'un club breton, le HBC 310, ainsi que le parcours exceptionnel de Dragan Pechmalbec, originaire de Montfort-sur-Meu, qui a su se faire un nom dans le handball professionnel.

Le Handball-Club 310 (HBC 310) de Bréal-sous-Montfort

Alors que les équipes de France de handball remportent des victoires éclatantes, le handball-club 310 (HBC 310) de Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine), peut se féliciter de vivre une saison de tous les records. Le club, qui concerne également Saint-Thurial et Mordelles, affiche une belle vitalité et des ambitions pour l'avenir. Le HBC 310 est sur une bonne dynamique et rayonne grâce à une communication active et décalée.

Toutes les sections progressent, mais certaines catégories sont particulièrement dynamiques, notamment l’école de hand avec 90 enfants, de 3 à 8 ans, répartis sur les deux communes, Bréal-sous-Montfort et Mordelles, sans oublier les 50 licenciés en loisirs.

Terrain de handball avec les zones

Évolution et Projets du Club

« Treize équipes jeunes et adultes sont engagées en compétition avec de bons résultats dans l’ensemble. Ces chiffres encourageants permettent d’envisager sereinement l’avenir avec l’ambition, à court terme, de retrouver pour certaines équipes le niveau régional.

L’un des projets à moyen terme est de développer la filière féminine et de réussir à monter progressivement le niveau des équipes féminines et masculines, grâce aux qualifications de l’entraîneur salarié du club, Adrien Letertre, et des encadrants bénévoles. Les U15 du HBC 310 invitent d’autres jeunes filles à intégrer le club de handball.

Renouvellement au Sein du Club

Lors de l’assemblée générale du Handball-club 310 (HBC 310), Éric Sauvourel, président en exercice depuis six saisons, Mehdi Rabin, vice-président, et le trésorier Ivan Le Goff, ont souhaité démissionner de leurs fonctions. À leurs côtés, deux nouveaux trésoriers et un secrétariat renouvelé.

Le Trial à Bréal-sous-Montfort

Hier, les trialistes avaient rendez-vous au circuit de Bréal-sous-Montfort pour l'ultime étape des Championnats de Bretagne. Le site emblématique qui accueillera le championnat d'Europe, le 21 et 22 mai 2016, a notamment fait se déplacer Martin Pochez, pilote évoluant en catégorie expert.

Le week-end dernier se déroulait les finales intercomités à Orléans. L'équipe du Finistère était présente, et dans ses rangs, une Plouvornéenne Charlotte Le Han. Les Finistériennes se sont octroyé le titre de championnes de France. Pour Charlotte, âgé de 14 ans, c'est un aboutissement: «Ça fait deux ans que l'on travaille sur ce projet avec notre entraîneur Jean-François Cillard».

La Plouvornéenne évolue dans l'équipe des moins de 15ans du Kernic depuis cette saison mais aussi titulaire de l'équipe de Bretagne. Autre bonne nouvelle, elle venait également d'apprendre sa sélection dans l'équipe du Nord-Ouest lui ouvrant les portes de l'équipe de France cadettes.

Dragan Pechmalbec : De Montfort-sur-Meu à la Scène Internationale

L’histoire de Dragan Pechmalbec est celle d’un compétiteur acharné, dont le parcours atypique l’a mené des terrains de football aux parquets de handball. Né dans une famille où le sport est une religion, Dragan a grandi à Montfort-sur-Meu, à quelques encablures de la forêt de Brocéliande.

À 3-4 ans, sa maman, une ancienne handballeuse serbe, l’avait inscrit à la gymnastique. Une initiation pour travailler sa mobilité. Il a tâté un peu d’athlétisme avant de débuter une vraie carrière de footballeur. Six ans au Stade Rennais (2006--12) comme stoppeur. En quatrième, en sports études alors qu’il devait avoir 13,5 ans, il partait à six heures du matin de la maison et rentrait à 20 h, raconte avec admiration son papa.

La famille Pechmalbec, habitait à Montfort-sur-Meu, à 25’de Rennes, sur le chemin de la forêt de Brocéliande. Dragan a toujours été un bon élève. Un jour, à six ans, en CP, il m’a dit, papa, j’ai besoin de personne, et il a fermé sa porte. Il est allé ainsi jusqu’à la licence (Staps en éducation et motricité). On n’a jamais eu besoin de mettre le nez dans ses études. Franchement, j’aurais pu en élever dix !

Tout naturellement, au retour d’un voyage chez un oncle en Serbie, lui est venu l’idée d’entamer une licence langues étrangères appliquées, spécialité serbe. En jouant le mardi en coupe d’Europe, c’est plus compliqué. En son for intérieur, Pierre savait déjà que son fiston ne ferait pas carrière dans le football. On voyait bien qu’il avait une puberté tardive mais ils n’en tenaient pas compte. Au hand, il est tombé sur les bonnes personnes avec Franck Prouff au CPB et le duo Mirko Perisic - Pierre Taillé au Pôle.

À 16 ans, Dragan ne sent pas forcément désiré chez les Rouge et Noir. Le handball, il n’a jamais pratiqué sauf lors de stage durant les vacances sous l’autorité de sa mère. En candidat libre, il réussit pourtant avec brio la première série de tests pour intégrer le Pôle espoir de Cesson. Mais j’ai préféré tenter ma chance au centre de formation du Stade Lavallois plutôt que participer à la deuxième cession… Les Tangos ne l’ont pas retenu, l’année suivante, il n’a pas commis la même erreur.

Il ne connaissait pas toutes les règles, ça se voyait et ça nous faisait marrer, s’amuse Gwendal Thouminot, son meilleur ami, partenaire au Pôle et au Cercle Paul Bert de Rennes. En revanche, c’était déjà un mort de faim ! Il est rapidement promu en N3 puis N1 malgré une année blanche en raison d’une opération de l’épaule à 18 ans. Un mal pour bien. J’ai pu passer deux années supplémentaires au CPB et me frotter à plus expérimenté.

Demi-centre puis arrière gauche, il finira pivot suite à cette blessure. Je pensais que j’avais quelques facilités puis un jour, j’ai eu un déclic, en assistant à un match entre Cesson et Tremblay. Je me suis dit, p.., qu’est ce qui me sépare de ce mec qui ne fait que la défense ? Il devait s’agir de Mladenovic.

Dragan Pechmalbec va manquer au HBC Nantes. Le Franco-Serbe a su se rendre indispensable. Le HBC Nantes est venu à sa rencontre pour ses 20 ans. Six années de partage, de bonheur ont suivi. Je me souviens de mon premier match de Ligue des Champions, quand Thierry Anti me lance à 1’30 de la fin à Zaporozhye, alors que nous sommes à égalité. Je devais marquer, Malasinskas, pas un cadeau ! Il a obtenu des Hongrois de porter le 46, son département de naissance.

D’ici là, ses copains espèrent bien le convertir au disc-golf pour changer de la console ou du basket. Ceux-là mêmes qui lui ont payé un poisson rouge dont on taira le nom ont promis de lui rendre visite très rapidement en Hongrie. Le projet, c’est d’amener sa Saxo jusqu’à Veszprém », à écouter Gwendal Thouminot.

Grégory Cojean, alors en charge du centre de formation du HBC Nantes, n’a rien oublié de ce match de N2 au Cercle Paul Bert de Rennes où il avait envoyé Romain Lagarde se frotter à lui. Dragan n’a jamais reculé, il n’a rien lâché ! Une teigne mais avec de vraies qualités défensives en termes d’anticipation et de lecture, pas seulement dans la bagarre. L’intéressé s’en souvient très bien. Leurs deux meilleurs joueurs, Romain et Adrien Vergely n’avaient pas marqué.

Aujourd’hui, on parle d’un pivot très complet capable de glisser, de prendre la position, à la finition incroyable (87 % de réussite au shoot). Une progression monstrueuse à la force du poignet, le résultat d’une abnégation de tous les instants. Si on est honnête tous les coaches qui l’ont eu, je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup qui auraient misé son niveau en attaque, reconnaît Grégory Cojean. Il réclamait du temps de jeu, dès que la porte s’est ouverte, il a saisi sa chance. Je suis admiratif de son évolution, de sa capacité à comprendre le jeu, à s’adapter. « Des comme lui, j’aurais pu en élever dix !

Dragan a deux familles, l’une du côté de Cahors, l’autre en Serbie. Il s’en est toujours nourri. Elles lui ont permis de faire tomber toutes les barrières, de gommer toutes les castes. Il n’y avait rien d’écrit hormis ce caractère bien trempé.

Le défenseur Dragan Pechmalbec ne se pardonne rien, ni à ses coéquipiers. Dragan a encore en travers de la gorge le match aller des quarts de finale d’EHF European League contre Magdebourg qui a vu les Nantais s’incliner 25-28. Il a en lui cette étincelle à même d’attiser un feu divin. Sur un terrain, il est un volcan en éruption. À ses yeux, l’à-peu-près est un ennemi à combattre, l’improvisation une faute de goût. Question d’éducation. Ses adversaires, il les fait cuire à feu doux, il les brise, les essore.

On parle d’un compétiteur hors pair au langage juste un peu trop fleuri. Trop de gros mots sortent de sa bouche, c’est toujours vilain à entendre mais pas méchant, s’amuse Grégory Cojean. Quand ça ne sort pas avec le corps, la parole se libère. Dragan, c’est Docteur Jekyll et Mr Hyde. Aussi calme, apaisé et apaisant en dehors que transformé sur un terrain.

On a la culture du sport dans la famille. À la maison, personne ne laisse gagner personne, raconte son paternel Pierre avec son accent qui trahit ses origines lotoises. Pendant le confinement, avec son petit frère, Darko, bientôt neuf ans, on ne pouvait pas les asseoir l’un à côté de l’autre ! Dragan écoute, acquiesce. Le mec, il a la fibre, il n’abandonne pas, il revient à la charge. Ça me fait plaisir.

Merci Bala et Dragan

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