Histoire du Handball à La Salvetat-Saint-Gilles : Une Passion Familiale et Communautaire

Il est des histoires de famille(s) intimement liées à celles de certains clubs. Les liens forts et indéfectibles entre le Racing Club Salvetat-Plaisance et la famille De Giusti ne datent pas d’aujourd’hui.

Pour n’en citer que quelques-unes, le Sporting Club Rieumois et les Viviès (les frères Bernard et Christian, Jérôme le fils de ce dernier) ou l’Union Sportive Verfeilloise et les Véronèse (Hubert, le redoutable « Pépino » et son fils Robert).

Biberonnés depuis leur plus jeune âge au ballon ovale, Jean-Baptiste et son frère Nicolas, tous deux joueurs en équipe fanion, ont effectivement le RCSP chevillé au corps. Rien d’étonnant quand on sait que la tradition familiale débuta avec le grand-père Antoine, qui fut le président du club. Vinrent ensuite ses fils Alain, Bernard (passé également par Graulhet et Colomiers où il a disputé les finales de H Cup en 1999 et du Top 16 en 2000, NDLR) et Yves. Yves justement.

Jean-Baptiste, troisième ligne et capitaine, nous éclaire sur ce qui le lie aussi fort au club : « Notre père entraînait les seniors. On a donc grandi dans les vestiaires. On a débuté aux alentours de cinq ans, et on est toujours là ».

Même son de cloche pour Nicolas, habituel trois-quart centre : « On a débuté à la pépinière.

Les deux frères sont unanimes quand il s’agit de vanter ce qui fait pour eux la singularité du RCSP : « Les valeurs, que l’on se doit de faire perdurer. En tant que seniors, on a entraîné des juniors avec qui on joue aujourd’hui. On a un esprit village, voire familial. Les dirigeants sont aux petits soins pour nous. Tout cela se déroule dans une bonne entente ».

Cette équipe est toujours présente lors des phases finales, et son incroyable régularité ces dernières années dans ce domaine le démontre amplement. Après des défaites concédées dans les mêmes circonstances à Juillan et Argelès, l'OBRC avait considérablement augmenté son niveau lors des phases finales, allant chercher le titre Armagnac-Bigorre devant ces mêmes Argelésiens. Un match marquant, qui donne un petit avantage psychologique aux protégés de Pierre Gandarias, Jean-Yves Paris et Gilles Romo.

Avec, à la clé, une confiance retrouvée, comme le confirme le manager Gilles Romo : «Nos deux dernières prestations nous rassurent. Nous avons été cohérents et nous avons surtout eu un excellent état d'esprit.» De nouveau en confiance, les joueurs ont les moyens de le faire.

Une victoire marquerait l'histoire de ce jeune club de l'OBRC, qui n'a encore jamais connu la Fédérale 3, depuis sa création en 2005.

Ce samedi, la génération 2009 de l’USAP - Pays Catalan avait rendez-vous avec son histoire à La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-Garonne). Face à Brive, les jeunes Catalans se sont qualifiés pour la finale de championnat de France Gaudermen. Les sourires d’abord. Les joueurs sont convoqués à Aimé-Giral à 8 h 30 ce samedi matin.

Tout le monde garde dans un petit coin de la tête la rude bataille qu’il va falloir mener dans quelques heures, mais personne ne laisse rien paraître. Au programme, petits défis et jeux d’éveil. Ces jeunes pousses, espoirs du Pays Catalan se mettent à rêver d’une grande finale à peine les premières marches du bus gravies. Tout au long du trajet jusqu’en terre toulousaine, à la Salvetat St-Gilles, l’ambiance évolue.

D’abord, chacun se prépare à sa manière. Plus l’autobus avale les kilomètres et plus la tension gagne du terrain. Les Gaudermen de l’USAP - Pays Catalan ont rendez-vous avec leur histoire et ils le savent. Côté staff comme côté joueurs, l’ambiance monte d’un cran lorsqu’arrive l’heure du repas. Les minutes s’égrènent et il ne reste plus beaucoup de temps avant l’arrivée sur place. Passé le repas, c’est la concentration qui prend le dessus.

Dans un calme plat, les Gaudermen ne pensent plus qu’à leur match lors des derniers kilomètres qui les séparent du stade. Et puis, le bus tourne dans l’avenue du stade. Une rue entière bondée de supporters Sang et Or qui chantent, crient et sautent tout autour d’eux. L’avenue n’est pas si longue, mais elle paraît interminable pour les jeunes catalans tant les supporters sont nombreux.

Au moment de descendre du bus, c’est une horde de fans venus à près de 250, qui accueillent dans un vacarme de trompettes, cornes de brume et chants assourdissants, les futurs héros du jour. Peu de temps après, les Gaudermen ont troqué le survêtement du club pour la tenue de match et se préparent à faire irruption sur la pelouse.

Après un dernier échauffement, le groupe rentre aux vestiaires plus serré que jamais avec en ligne de mire la finale du championnat de France. Le ton monte pour Manu Guiraud qui dans un dernier élan de motivation prépare ses troupes à la guerre. Dans les vestiaires, l’odeur du camphre se mêle au bruit des crampons et aux épaules qui s’entrechoquent.

Et comme si c’était écrit, les Gaudermen avaient rendez-vous avec leur histoire et se sont accordé le droit de rêver plus loin en se détachant de Brive au terme d’un match fou. Sur le banc, Florian Delos et Cédric Berget font les 100 pas. La pression monte au fil que les minutes s’écoulent et les Catalans prennent les devants peu avant la fin.

Finalement, la corne retentit, le jeune demi de mêlée Timothée Picole botte en touche et délivre tout un peuple. Staff et joueurs peuvent exulter. Les joueurs s’écroulent au sol à peine les 3 coups de sifflet retentissent. Ils l’ont fait ! La plupart des joueurs fondent en larmes, submergés par trop d’émotions en réalisant l’exploit qu’ils viennent d’accomplir.

Les familles et amis accourent. Dans son coin, le coach Emmanuel Guiraud prend du recul, isolé, lui aussi dépassé par les émotions. Les larmes aux yeux, mais remplis de fierté, il a tout de suite une pensée pour le regretté "Patou" a qui il dédie aussi cette victoire. La fête est totale et les joueurs restent de longues minutes sur le terrain.

Parents, grands-parents, frères et sœurs, amis, tous sont là pour savourer la victoire. Les chants durent et durent encore. Comme ils se l’étaient promis dans le vestiaire une heure avant, les cadets peuvent enfin se donner rendez-vous samedi prochain en finale. Lors du trajet retour, malgré la fatigue due à la remarquable débauche d’énergie pour vaincre Brive, les chants et les rires ne cessent plus jusqu’au stade Aimé-Giral où ils sont accueillis en héros.

Une nouvelle vague de chansons, de longues embrassades et de séance photo débute aux portes du stade de l’USAP. Nul doute que cette génération, déjà dorée, de joueurs née en 2009 se souviendra longtemps de ce samedi 8 juin.

Les filles de l'équipe seniors de l'entente Pyrène Handball Louey Juillan Tarbes et Soues Barbazan.Face à Aureilhan qu’elles affrontaient pour la 3e fois de la saison (une défaite d’un petit but et un nul lors des poules de brassage), les joueuses des coachs Arnaud se sont prouvées qu’elles avaient du potentiel et elles ont montré qu’elles méritaient largement leur accession en pré région.

14 buts d’écart à l’arrivée, les filles de l’Entente ont maîtrisé leur sujet et elles peuvent être fières d’elles. Allez les miss, il faut confirmer tout cela lors des prochaines rencontres, là où il y a une volonté il y a un chemin.Chapeau à tout le groupe avec une pensée pour Jessie et Marine, les « Raids Dingues Girls » en plein Bab et Raid !

Les garçons ont doublé la mise toujours face à Aureilhan. Les deux autres matchs prévus ont été gagnés par forfait la Salvetat en SG3 et Masseube en SF1 ne s’étant pas déplacées.

SF2 Entente Pyrène Soues 21 - 5 Aureilhan. Il a fallu attendre la 4e minute pour voir le 1er but d’une longue série de l’Entente. Les filles avaient l’envie ce samedi soir à Barbazan. Elles ont maîtrisé l’ensemble de la rencontre. Solides et solidaires en défense, elles ont pratiqué un jeu rythmé en attaque aussi bien en montée de balles qu’en attaques placées. Les buts ont conclu de belles actions collectives. Une victoire large sans discussion, qui montre le potentiel du groupe. Il faut continuer sur cette voie !

Seniors garçons 2 : Entente Soues Pyrène 22 - 20 Aureilhan. Autant, les filles ont maîtrisé leur rencontre, autant les garçons ont eu toutes les peines à l’emporter face à leurs voisins. Après la déconvenue du dernier match à Colomiers, on espérait une réaction. Elle fut sporadique avec de nombreuses maladresses dans tous les domaines. La première mi-temps fut serrée, les joueurs de l’Entente n’arrivant pas à prendre le large même s’ils sont quasiment tout le temps en tête. 9-8 à la pause.

A la reprise, le score tourne rapidement à l’avantage des pensionnaires de Soues, de belles attaques, une défense plus compacte qui récupère des ballons, tout va mieux et les nombreux spectateurs pensent que la victoire s’annonce. Hélas, les locaux retombent dans leurs travers et Aureilhan ne lâche rien. Les visiteurs reviennent au score sur la fin de la rencontre. On frôle le match nul après un ballon encore donné à Aureilhan à moins de 2 minutes du coup de sifflet final mais les visiteurs ne concrétisent pas. Dernière attaque et dernier but pour l’Entente qui finalement l’emporte de deux petits buts.

Une victoire difficile mais les joueurs de coach Sylvain ont montré de la solidarité, ce qui a certainement fait la différence. Il reste à gommer toutes les petites erreurs pour éviter de se faire peur et réchauffer un public qui avait déjà froid dans la salle glaciale de Soues.Le week-end prochain. Pas de rencontre. Les équipes sont en repos, les seniors poursuivent les entrainements. Les plus jeunes rechargent les accus ou pansent leurs blessures en particulier dans le groupe -18F, largement touché.

Vide grenier de Pyrène Handball. Le club organise son traditionnel vide grenier le dimanche 4 mars au gymnase de Louey. Renseignements et inscriptions au 07 83 54 58.

En très mauvais état depuis de nombreuses années, le château millénaire de la Salvetat-Saint-Gilles (31) est désormais sauvé. Il est le seul édifice féodal témoin de la dynastie des comtes de Toulouse. Propriété de Raymond IV, le château de la Salvetat-Saint-Gilles accuse difficilement ses presque mille ans. Son toit éventré laisse passer l'eau depuis plusieurs années, ses murs s'écartent et ses fresques classées du XVIIe siècle sont menacées. Après plus de quinze ans d'incertitude sur son sort, le château est aujourd'hui sauvé. La mairie de la Salvetat vient de le racheter à son propriétaire pour 1 euro symbolique et se donne 5 ans pour le réhabiliter.

L'urgence désormais : mettre hors d'eau l'édifice. Une toiture provisoire va être installée et les murs renforcés. La mairie a prévu d'investir 100 000 euros sur deux ans pour ces travaux de conservation. Le château millénaire de la Salvetat-Saint-Gilles, en très mauvais état, est désormais sauvé.

Un mardi soir, glacial, de fin février, dans le hangar d’une entreprise de métallerie à la Salvetat-Saint-Gilles. Au milieu des machines-outils de cette boîte de la banlieue toulousaine, une dizaine de combattants, équipés comme au Moyen-Age, s’échangent de grands coups de hache, d’épée ou de fauchon, une sorte de sabre. Devant cette scène anachronique, bruyante et assez impressionnante, le spectateur béotien recule de plusieurs pas.

L’équipe des Bécuts de Gascogne s’entraîne avant de remettre en jeu, les 10 et 11 mars à Saint-Dizier (Haute-Marne), son titre de champion de France de béhourd. Même la jeune fédération française, née en 2014 (comme les Bécuts) et revendiquant 250 licenciés, avoue son impuissance à retrouver les origines de ce mot, qui semble renvoyer aux « heurts » plus que fréquents dans ce sport de combat, pratiqué en armure médiévale.

« A l’origine, c’est une discipline née au XIIIe siècle en France pour entraîner les guerriers, qui s’est développé dans toute l’Europe pendant environ 150 ans », détaille Thomas Palmer, capitaine de l’équipe 2 des Bécuts.

Puis les tournois de chevalerie ont pris le relais des bastons entre fantassins, remises au goût six siècles plus tard, dans les années 1990… en Russie, avant de faire leur retour en France au début des années 2010. « En Europe de l’Est, que ce soit en République tchèque, en Russie ou en Ukraine, le battage d’armure ne s’est jamais arrêté », explique cet informaticien de 29 ans, l’un des 40 membres des Bécuts, qui tirent leur nom des cyclopes anthrophophages de la mythologie gasconne.

Tout au long de l’année, le groupe participe à des fêtes médiévales en Occitanie, contre rémunération, pour financer l’activité béhourd, pas franchement donnée. Mais il faut facilement compter le double pour un modèle en acier de meilleure qualité, commandé en général en Europe de l’Est via Internet. Et 3.000 euros pour un équipement en titane, plus léger.

Une fois habillé et armé, tout adulte peut participer, y compris les femmes, même si elles sont encore peu nombreuses (les enfants débutent avec des boucliers et des épées en mousse). A Saint-Dizier, les combats se feront à cinq contre cinq et à 21 contre 21, mais bien d’autres formules existent.

Et il n’y en a pas que pour les grands costauds, assure Gaëtan Bonnemberger, le jeune (28 ans) président des Bécuts, ancien coach sportif devenu négociateur dans l’immobilier.« « C’est un sport pour tous les gabarits. Un gars de 1,90 m pour 130 kg va s’occuper de bloquer son adversaire. Un autre d’1,60 m pour 60 kg va jouer le rôle de runner, en passant derrière les lignes adverses. Et entre les deux, il y a le striker, c’est-à-dire un runner qui fait du dégât. » »

Les matchs durent dix minutes au maximum, au meilleur des trois rounds. Le but : faire chuter tous les combattants « ennemis » avec ses armes mais aussi avec ses genoux, son bouclier… Des arbitres sont présents dans la lice et autour pour punir les gestes déloyaux comme les coups sur l’arrière des genoux, dans l’aine ou la colonne vertébrale mais aussi ceux portés avec l’estoc (la pointe de l’épée), rigoureusement interdits et passibles d’un carton rouge.

Dans cette mêlée intense, chez les Bécuts, les anciens rugbymen côtoient d’ex-boxeurs, des adeptes d’arts martiaux… mais aussi des néophytes complets en matière de sport, comme Thomas Palmer. « Je voulais repousser mes limites, faire de vrais combats car lors des fêtes médiévales, il s’agit souvent de reconstitutions, plus scénarisées. »

Chez cet ancien chercheur en mathématiques, la passion pour le Moyen-Age a précédé celle pour le sport. Chez Gaëtan Bonnemberger, c’est l’inverse. « Le béhourd est un excellent défouloir et j’ai appris à aimer le côté historique. »

Bien avant le début d’un tournoi, chaque participant envoie le détail de sa tenue à un jury chargé de la valider. Pas question de la jouer heroic fantasy, avec des tenues sorties de Conan le Barbare ou d’un clip de Manowar.Armes et protections doivent correspondre à une époque médiévale précise, laissée au choix du combattant, mais avec au maximum 30 ans d’écart entre le plus « ancien » et le plus « récent » des éléments. Autrement dit : mixer un casque de la bataille de Crécy (1346) avec une hallebarde de celle d’Azincourt (1415) relève de la pure hérésie.

« Dans notre club, on opte plutôt pour le début du XVe siècle, le meilleur compromis entre protection et aisance », soulignent de concert Thomas Palmer et Gaëtan Bonnemberger. Car le béhourd est exigeant pour les corps, notamment les genoux et les mains, qui concentrent une bonne partie des blessures.

Lors des championnats du monde, où les Russes jouent souvent les cadors, il n’est pas rare de croiser des armures mongoles, turques, chinoises ou japonaises. Des concurrents viennent même des Etats-Unis, du Mexique, d’Afrique du Sud ou de Nouvelle-Zélande, pas forcément les premiers pays auxquels on pense en évoquant les combats médiévaux.

« C’est une communauté de quelques milliers de personnes, avec un mélange de culture, on est très soudés », assure Thomas Palmer.

Le VRAI combat médiéval ? (AMHE Vs Béhourd)

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