Analyse du Match de Handball Féminin France-Angola : Un Début de Mondial Laborieux

Le Mondial féminin de handball 2023 a débuté le jeudi 30 novembre pour l’équipe de France avec un match contre l’Angola. En 2021, l’équipe de France de handball avait entamé le Mondial en dominant l’Angola (30-20). Ce jeudi 30 novembre (20 h 30) à la DNB Arena de Stavanger (Norvège), l’entrée sera « copieuse ». Les débuts de championnat du monde se suivent et se ressemblent pour les joueuses d’Olivier Krumbholz.

Le mondial de l’équipe de France débute sur une victoire, certes, mais que ce fut laborieux dans le jeu. On retiendra de ce premier match que les handballeuses françaises continuent leur belle série de victoires en 2023 (10/10). C’est aussi la cinquième compétition de suite depuis l’Euro 2020 au Danemark, qu’elles débutent sur une victoire.

Pourtant, sereine avant d’entamer ces championnats du monde, l’équipe de France s’est compliquée la tâche face à l’Angola et a réveillé de vieux démons. "On essaie de savourer cette victoire, mais c'est dur, on n'aime pas cette image qu'on a donnée de nous, lâche Coralie Lassource. On va se remettre au travail. […] On ne veut pas rentrer à la maison " ou revivre le scénario de l'Euro 2022.

Ce premier succès dans la douleur n’est pour l’heure pas inquiétant pour l’équipe de France, mais les françaises devront produire une meilleure copie face à l’Islande samedi pour leur second match si elles veulent toujours devenir les reines mondiales...

Dans la DNB Arena de Stavanger en Norvège, les bleues ont raté leur début de match. Dès les premières minutes, elles sont menées par cette accrocheuse équipe d’Angola. En face, l’équipe de France fait montre d’imprécision dans les transmissions de balle et de déchets dans la finition. En témoigne cette action à 11 partout, à la 19e minutes, quand toute seule en contre face à la gardienne, Tamara Horacek voit son tir s’écraser sur les montants de l’Angola.

« On a paniqué en attaque, C’est dommage, parce qu’on avait des solutions qu’on trouvait plutôt facilement en première mi-temps » Il faudra attendre la 20ᵉ minute, pour voir les bleues se lâcher un peu, sous l’impulsion de la Guadeloupéenne Orlane Kanor et de la Martiniquaise Coralie Lassource. "Comme c’est le premier match, il y avait beaucoup de stresse, tempère Coralie Lassource. On savait que contre l’Angola, on allait tomber sur une équipe assez puissante et robuste, donc on voulait mettre une grosse défense. "

"On prend les points de la victoire, mais globalement, on a mal joué, juge le sélectionneur français. Je pense qu’on s’est mis mentalement dans le dur en ratant des tirs en position favorable. Eux [la sélection de l’Angola, NDLR] ont joué le coup intelligemment. Elles ont montré qu’elles avaient des qualités et savaient jouer posément ", signale Olivier Krumbholz.

L'art de Défendre :Analyse Defensive 0-6 de l'équipe France Feminine HandBall Euro 2018

Inefficacité Offensive et Difficultés en Transition

Plus que leur défense, les Bleues ont failli chuter contre l’Angola (30-29), jeudi 30 novembre, en raison de leur inefficacité offensive. Au total, les Bleues ont marqué sur moins de la moitié de leurs offensives (47 %). Un manque de réalisme qui s’est accru dans le money-time, avec seulement trois buts dans les dix dernières minutes. Les causes sont multiples et rien ne présage que la vérité d’un jour contre l’Angola s’applique tout au long du championnat du monde. Reste que le constat mérite d’être analysé.

17 fois contre l’Angola, l’équipe de France a eu des situations de transition qu’elle affectionne tant, jeudi 30 novembre. Ces ballons, obtenus par des interceptions hautes, offrent des un contre un très favorables face à la gardienne adverse. Mais sur 7 de ces tentatives, les Bleues ont échoué. Barres, poteaux, tentatives non cadrées : ce sont surtout les Françaises elles-mêmes qui ont peiné. Les portières adverses n’ont pas fait un match immense (25 % d’arrêts).

« En jouant comme ça, il n’y a pas d’issue. LIRE AUSSI. Avant même le débriefing, ses joueuses semblaient avoir anticipé le message. « À nous de nous appuyer sur ce match pour ne pas faire les mêmes erreurs lors des prochains. On a raté beaucoup trop d’occasions, peut-être une quinzaine à six mètres. Si on met au moins la moitié, ça fait la différence », notait Chloé Valentini chez le diffuseur. Avant d’esquisser un début d’explication : « On a joué des gardiennes grandes et explosives, on n’en a pas l’habitude. » À l’idéal, sept matches séparent les Bleues de la finale.

Alicia Toublanc a terminé co-meilleure marqueuse française de la rencontre, malgré cinq tentatives manquées. Alicia Toublanc a terminé co-meilleure marqueuse française de la rencontre, malgré cinq tentatives manquées.

Victoire contre l'Angola (38-24) à l'Arena Paris Sud

L'équipe de France féminine de handball a continué son parcours sans faute en remportant une victoire contre l'Angola (38-24) à l'Arena Paris Sud. Les Bleues, déjà qualifiées pour les quarts de finale, ont ainsi verrouillé la première place de leur poule B avant même leur dernier match. Retour sur les moments clés de cette rencontre et les performances individuelles qui ont marqué le match.

Sans forcer, sans trembler non plus, l'équipe de France féminine de handball a tranquillement dominé l'Angola, et n'est plus qu'à une victoire de la phase de poule parfaite. Trois matchs, trois victoires : l'équipe de France féminine de handball était pour l'instant, et contrairement à son homologue masculine, à la hauteur de sa réputation.

La qualification était déjà dans la poche, et les deux derniers matchs de poule, à commencer par celui du jour contre l'Angola, devaient servir à faire tourner et parfaire les automatismes. À la pause, on sentait bien que les Bleues ne donnaient pas leur maximum. Offensivement, le talent faisait la différence, mais c'est de l'autre côté du terrain que les Bleues pêchaient.

Alors qu'elles avaient démarré de manière exceptionnelle portées par une Laura Glauser trop solide, elles se sont relâchées et le match est devenu équilibré. Néanmoins, les Françaises n'étaient pas réellement en danger, et menaient logiquement à la pause (18-14), grâce notamment au 4/4 d'Orlane Kanor. Mais après la pause, les Bleues vont lâcher les chevaux.

Tout le monde va marquer, notamment une Tamara Horacek toujours chirurgicale à 7 mètres, et de l'autre côté, Olivier Krumbholz va relancer Cléopâtre Darleux dans les cages, l'occasion pour la gardienne historique de briller quelque peu. Kanor, elle, terminera meilleure marqueuse avec 7 buts, au terme d'un match plein. La fin de partie sera échevelée, les vannes étant ouvertes des deux côtés. Mais cela n'empêchera pas une large victoire française 38-24.

Logique, les Bleues étaient au dessus du lot, et pour l'instant, la défense de titre de passe comme sur des roulettes.

Moments Clés et Performances Individuelles

Dès le début du match, les Bleues ont montré leur détermination. Elles menaient ainsi 7 à 2 dès la 10e minute, lancées par les arrêts de Laura Glauser (8/22). Glauser a ensuite laissé sa place dans le but en seconde période à Cléopâtre Darleux.

Après l’ouverture du score de Chloé Valentini, les Bleues ont toujours mené au score en première mi-temps. Grâce à plusieurs lobs, comme ceux de Laura Flippes et de Sarah Bouktit, les Françaises ont compté jusqu’à cinq buts d’avance (25e). Les Françaises sont rentrées aux vestiaires avec une avance de deux buts (15-13).

Cléopâtre Darleux, championne olympique à Tokyo en 2021, a disputé ses premières minutes après avoir remplacé dans le groupe Hatadou Sako. Darleux, revenue juste à temps pour disputer les JO après 13 mois d'arrêt, a été à son aise (7/17).

Plusieurs joueuses se sont illustrées durant ce match :

  • Tamara Horacek (6/6 dont 1/1 sur pénalty)
  • Les ailières (13 buts pour Chloé Valentini, Lucie Granier, Coralie Lassource et Alicia Toublanc)

L'Angola a continué d’imprimer son rythme de fin de premier acte et au retour des vestiaires, jusqu’à égaliser pour la première fois du match à la 34e minute. Il faudra un lob de Lucie Granier pour voir les Françaises marquer leur premier but en deuxième période. Mais derrière, les mains trop molles de Sako la trahissent et poussent Gardillou à la remplacer par Floriane André.

La rencontre s’est ensuite tendue, à l’image des deux chocs au visage que Pauletta Foppa a reçu par la défense adverse en deux minutes. Un jet de sept mètres manqué par Bouktit (43e) ira confirmer les craintes des Bleues. L’Angola profitera de l’exclusion de Tamara Horacek pour recoller au score, notamment par un lob de Natalia Fonseca.

Mais dans le money-time, les joueuses de Sébastien Gardillou ont su accélérer quand il le fallait tout en resserrant une défense en souffrance depuis le retour des vestiaires. Floriane André ira même jusqu’à marquer le but du + 4 à la 58e minute de jeu.

L'équipe de France féminine de handball a écrasé l'Angola 33 à 20 pour son ultime match de préparation aux Jeux olympiques de Paris 2024.

Tableau Récapitulatif des Performances Clés

Équipe Score Efficacité Offensive Arrêts de la Gardienne
France 30-29 / 38-24 / 33-20 47% Glauser (8/22), Darleux (7/17)
Angola 29-30 / 24-38 / 20-33 N/A 25%

Infographie des statistiques du Mondial féminin de handball 2023

Évolution du Jeu et Accélération Offensive

Le Championnat du monde féminin 2025, co-organisé avec succès par l'Allemagne et les Pays-Bas, restera dans les annales comme l'édition de tous les records. L'analyse statistique révèle une accélération spectaculaire du jeu. Cette explosion des scores est directement liée à l'augmentation de l'intensité et du temps des phases offensives.

Pour les huit meilleures équipes de la compétition, l'attaque ne dure désormais que 31,7 secondes en moyenne, portant le nombre d'attaques à 56,8 par match. Les contre-attaques rapides en première et deuxième vagues ont joué un rôle prépondérant, créant constamment une supériorité numérique chez l'adversaire. L'efficacité en attaque a atteint son plus haut niveau depuis 20 ans, grimpant à 56,4 % pour le Top 8. La Norvège a d’ailleurs montré la voie avec une efficacité remarquable de 61,7 %.

Ce Mondial a également témoigné de l'élargissement de l'élite. Le format de compétition, regroupant 32 nations, a fait ses preuves en tant que catalyseur pour les pays émergents. Malgré trois nations non européennes présentes dans le Top 16 (contre deux en 2023), la compétition a encore été dominé par le continent européen.

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