Handball Féminin : La Belle Histoire du Club de Celles-sur-Belle

Le Handball Club Celles-sur-Belle, fondé en 1976, a connu des moments de joie et de tristesse. Le club exprime sa "vive incompréhension et sa "profonde déception".

Aujourd'hui, le Handball Club Celles-sur-Belle MEP se dit dans l'incompéhension mais étudie toutes les options pour éviter la relégation.

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Rétrogradation en Nationale 1

Le club a appris la nouvelle ce lundi 28 juillet. Le HBC Celles rétrogradé en Nationale 1.

Après l'appel formulé par le club de handball féminin des Deux-Sèvres, la CNCG, la commission nationale de contrôle de gestion, a confirmé sa décision. Le club en a été informé ce lundi 28 juillet à 20 heures.

Début juillet, le gendarme financier avait refusé d'engager le club deux-sévrien en D2. Pas assez de garantie financière pour la ligue.

Au lendemain de cette décision, le club exprime dans un communiqué sa "vive incompréhension" et "profonde déception. Joueuses, staff, dirigeants et bénévoles sont profondément affectés par cette sanction que nous jugeons extrêmement sévère au regard des efforts consentis ces derniers mois pour assainir et structurer notre fonctionnement".

Le club dit étudier maintenant "toutes les options", notamment un éventuel recours auprès du CNOSF, le comité national olympique et sportif français. "Aucune décision n'a encore été arrêtée à ce jour".

Le CNOSF a validé ce jeudi la décision du gendarme financier de rétrograder le club de handball de Celles-sur-Belle en Nationale 1 pour la saison prochaine.

Terrain de Handball

Un Début de Saison Prometteur en Ligue Butagaz Énergie

Seulement trois journées de Ligue Butagaz Énergie se sont déroulées et le Handball Club Celles-sur-Belle a déjà accumulé autant de victoires (trois) que sur l’intégralité de la saison passée. Après une 13ème place la saison passée, Celles-sur-Belle reste invaincu après 3 journées et pointe à la troisième place du classement derrière Metz et Brest.

Après être venues à bout de Nice (30-24) en première journée, puis de Toulon (28-19), les joueuses de Thierry Vincent ont remis le couvert ce samedi 17 septembre dans la salle de Mérignac (26-28). Un exploit historique qui marque la première victoire en LBE à l’extérieur de l’histoire du club.

Ce troisième succès consécutif leur permet de se hisser fièrement sur le podium aux côtés des favoris, Metz et Brest. Une entame de championnat parfaite pour le coach cellois, mais qui pour autant, n’a rien d'anecdotique. “C’était notre souhait de gagner ces trois premiers matchs.

Quand Fabien Renouf (nouveau préparateur physique), s’est engagé avec nous, on savait que toute la prépa devait se faire en fonction d’eux. Il fallait être prêt pour le 3 septembre et on l’a été.”

Si les neuf points récoltés en ce début d’exercice 2022-2023 font les beaux jours de Celles-sur-Belle, Thierry Vincent reste pragmatique. “Si l’on regarde le classement, on gagne contre des équipes qui n’ont aucune victoire.

Difficilement maintenu à une journée de la fin l’année dernière, “le petit poucet” de la LBE parvient pour le moment à jouer sa carte d’outsider avec réalisme grâce, notamment, à un recrutement de choix.

“Dorénavant, on a l’expérience d’une année en LBE. Notre recrutement à été ciblé en fonction de nos manques et on ne s’est pas trompés. Depuis le début de la saison, nous n’avons jamais débuté avec le même sept de départ. On a l’occasion de faire des choix tactiques que l’on ne pouvait pas faire avant.” explique l’entraîneur.

Le HBCC-MEP a ainsi enregistré l’arrivée de Paola Ebanga, Julie Pontoppidan, Charline Aube-Bubl, Fanta Diagouraga pour renforcer ses rangs.

Un début de saison réussi et un renouvellement d’effectif pour le moment payant, qui semble satisfaire la gardienne, Laura Portes. “Je nous trouve très soudées. Je sens que le groupe est harmonieux et c’est quelque chose qu’on avait du mal à créer l’année dernière. Il y a une sorte d’osmose, et on a confiance en nos partenaires.

Avec une victoire accrochée dans les toutes dernières minutes de la rencontre, le week-end dernier face à Mérignac, c’est un tout autre défi qui se dresse devant les Deux-Sévriennes.

Ce mercredi, elles affrontent ainsi la redoutable équipe de Metz, qui elle aussi n’affiche aucune défaite au compteur. Si avec cet élan de réussite et de confiance, tous les espoirs sont permis, Laura Portes, garde les pieds sur terre. “Je pense sincèrement qu’on peut les titiller, elles enchaînent les rencontres sur plusieurs compétitions. C’est une équipe qui va aborder tranquillement le match. Même si elles sont méfiantes, on a de quoi les gêner.”

Un état d’esprit que semble partager le technicien cellois. “On aborde Metz de manière assez tranquille, sans stress et avec la volonté de les embêter. Ce sera avant tout un match de handball et on va faire ce que l’on peut.

Lesly Briémant : Un Pilier du Club

À 34 ans, Lesly Briémant n’a rien perdu de sa grinta et de sa combativité. Si son entraînement est parfois adapté, Lesly Briémant garde le même niveau d’exigence. Année après année, Lesly Briémant reste un pion essentiel du HBC Celles.

La handballeuse gauchère, âgée de 34 ans, a disputé les huit premiers matches de la saison 2025-2026 au poste d’ailière droite qu’elle affectionne. Avec une certaine réussite puisqu’elle est la troisième meilleure marqueuse (32 buts) de sa formation.

Elle est capable de faire des choses incroyables, dans tous les sens du terme, observe Maxime Martin, qui compte sur elle, sur et en dehors du terrain. Avec Justine (Hicquebrant, NDLR), c’est la garante des valeurs du club, de son histoire.

Retour en D2F et Ambitions en LFH

De retour en D2F lors de la saison 2015-16 après deux ans en Nationale 1, le Handball Club Celles sur Belle avait affirmé sa volonté de rejoindre la LFH à moyen terme, suite à l’obtention du statut VAP, indispensable pour pouvoir accéder au plus haut niveau.

Concours de circonstances, le HBCC a pu obtenir son billet pour la D1 à l’issue de l’exercice 2015-16, et ce malgré sa huitième place en D2F. Pour leur retour en deuxième division l’année dernière, les dirigeants de Celles sur Belles ont entamé une politique de professionnalisation des différents secteurs du club, permettant à celui-ci de valider le cahier des charges imposé pour l’accession en LFH.

Sur le plan sportif, la formation dirigée par Vincent Philippart a réalisé une saison en demi-teinte l’année dernière en D2F, avec un bilan de neuf victoires pour treize défaites, et une huitième place à l’issue de l’exercice 2015-16.

Outre l’aspect comptable, le HBCC avait débuté la construction d’un effectif équilibré, s’appuyant sur des joueuses qui avaient déjà évolué au plus haut niveau en France ou à l’étranger, et de jeunes pouces prometteuses.

Un groupe qui est parvenu à décrocher haut la main son maintien en D2F pour son retour dans l’anti-chambre de l’élite, et qui va pouvoir découvrir la Ligue Féminine de Handball, seulement un an après son come back en seconde division.

Un contexte accéléré, que Vincent Philippart aborde avec beaucoup de recul : « Tout est allé très vite pour le club. Il y a eu l’agrandissement de la salle avec l’ajout d’une tribune de 300 places, l’amélioration de l’accueil de nos partenaires qui représentent une partie incontournable dans le développement du club.

Ce que j’explique à mes joueuses, c’est qu’effectivement ça va vite, mais qu’il nous reste encore beaucoup d’apprentissage dans le professionnalisme.

Avec une ossature de cadres conservées, l’intégration de deux jeunes espoirs, et le recrutement de trois joueuses d’expérience, Celles sur Belle n’a pas tout chamboulé pour son arrivée en LFH. Une stratégie expliquée par le chef d’orchestre du HBCC sur le plan sportif, Vincent Philippart : « Nous avons récupéré trois joueuses d’expérience en la personne de Maja Uzmah (Son) (Nîmes), Dijana Stevin (Dijon) et Karin Weigelt (Suisse), qui sont selon moi les trois filles d’expérience qui nous apportent de la maturité au sein du groupe.

Nous avons aussi des joueuses qui ont déjà évolué par le passé en LFH, ou au plus haut niveau à l’étranger, mais cela date un petit peu, et c’était important d’axer notre recrutement sur des joueuses de ce profil.

Ce sont des filles en or sur le plan humain, et leur intégration s’est très bien passée. Nous avons également intégré deux jeunes pouces, qui se sont également très bien acclimatées au groupe, et qui apportent de la joie de vivre et de la bonne humeur, avec une véritable envie de progresser.

Et puis après il y a une ossature de huit joueuses qui étaient déjà présentes l’année dernière, et qui amènent l’histoire de l’équipe. Toutes les joueuses apportent quelque chose de différent au groupe, et cela nous servira cette saison en LFH. ».

Un groupe équilibré, qui souhaite construire son identité atour d’une solide assise défensive, et d’une capacité à se projeter rapidement vers l’avant.

Avec une tribune de 300 places en plus pour cette nouvelle saison, la salle du HBCC résonnera encore plus que la saison passée, « Nous aimerions que la salle de Celles sur Belle devienne un petit chaudron, dans lesquels nos adversaires redoutent de venir jouer. » lâchait Vincent Philippart.

Avec l’étiquette de Petit Poucet, Celles sur Belle aura pour principal objectif de décrocher son maintien en LFH, même si cette aventure au plus haut niveau est déjà une victoire pour le HBCC, qui quoi qu’il arrive, sortira grandi de cette expérience, comme le confirmait son entraîneur : « Si sportivement nous sommes capables de nous maintenir tant mieux, mais ce que je pense, c’est que c’est déjà une victoire en soi d’avoir franchi ce palier.

Je ne le souhaite pas, mais si nous étions amenés à redescendre en D2F, nous serions une formation beaucoup plus forte que la saison dernière. ».

« Après six matchs amicaux, nous affichons un bilan de deux victoires, deux nuls et deux défaites. Ce qui m’intéresse c’est qu’on accumule de l’expérience dans toutes les situations, dans les moments difficiles, mais aussi dans ceux encourageants.

Je me méfie d’une équipe promue, qui donne tout sur les matchs de préparation, alors que les équipes face à nous ont l’habitude et la maitrise de ce niveau.

Dans l’aspect affectif, je pense que nous donnons un peu plus que nos adversaires. Ce qui est intéressant c’est de parvenir à maitriser ces différents états émotionnels, et de construire des habitudes de travail dans la victoire et dans la défaite, et c’est quelque chose de très important pour nous.

Il va falloir éviter de se mettre trop de pression. Nos recrues ont signé pour deux ans, et sont totalement impliquées dans le projet à moyen terme. Il va falloir qu’elles aillent aussi chercher leur propre avenir. Nous avons voulu les concerner au maximum, et ne pas prendre des mercenaires qui viennent faire une pige d’une saison.

Je pense que nous avons construit une équipe homogène. Il n’y a pas de grand nom qui va attirer l’oeil du public, par contre, nous avons une équipe avec des filles complémentaires, qui ont des compétences à faire valoir.

Besançon (adversaire du HBCC lors de la J01) est une équipe redoutable à domicile, qui ne perd pas beaucoup de points devant son public. Je préfère commencer la saison à Besançon ou nous auront tout à gagner, plutôt que de débuter sur des matchs ou nous aurions beaucoup à perdre.

Maïlys Neau : Un Atout pour le Club

La jeune femme est pétillante, enjouée et très à l’aise dans le rôle qu’elle assume depuis quelque temps au Handball Club de Celles-sur-Belle.

Le modèle a déjà fait ses preuves, mais les dirigeants entendent renforcer cette collaboration entre les partenaires et le club. La petite cité du sud Deux-Sèvres, aujourd’hui dans l’antichambre de l’élite du handball féminin français, que Maïlys Neau a tutoyé il y a peu, peut s’enorgueillir d’une réussite sportive certes, mais aussi d’une structuration qui pérennise l’association au plus haut niveau.

Et c’est là qu’intervient la jeune femme, qui a rejoint l’organigramme il y a un an, avant d’intégrer définitivement l’équipe il y a quelques semaines, un CDI en poche.

« C’est sur les conseils de Gary Daguisé des P’tits Amoureux à Ardin, que nous avons rencontré Maïlys, explique Frédéric Vignier, le président HBCC. On a tout de suite accroché et elle a relevé avec succès un challenge que je lui avais fixé. Puis elle a tout de suite séduit les décisionnaires du club. Mais sa tâche n’est pas simple, car nous vendons du rêve, étroitement lié aux résultats sportifs. ».

Titulaire d’un BTS en management des unités commerciales et d’une licence dans l’événementiel, elle « s’épanouit à 200 % dans ce rôle. Plusieurs missions me sont confiées, tels la recherche de nouveaux partenaires, la communication, ou l’organisation d’évènements. Je cherchais une structure à dimension humaine, familiale, avec de belles valeurs. J’ai trouvé tout ceci au HBCC. ».

Développer le réseau, renouveler l’engagement des 130 partenaires, les missions sont multiples et ardues. « Nous sommes à un tournant de l’évolution du club, poursuit le président. Le dynamisme de Maïlys doit nous aider à franchir un palier. Son travail s’inscrit dans la continuité de celui Charlotte et de Roxanne, qui ont contribué à développer nos relations avec les partenaires. Son rôle est aussi de valoriser l’image du club et dans ce sens, elle donne totale satisfaction. ».

Une capacité à se montrer disponible, épaulée par une équipe de bénévoles dévouée à la destinée du HBCC. « Nous ne sommes qu’au début d’une belle histoire entre les partenaires et le club, se réjouit Maïlys. Le projet va se dessiner sur du long terme, c’est passionnant. ».

Il n’est pas si loin le temps où la petite Maïlys servait derrière le bar des sports de ses parents à Coulonges-sur-l’Autize. À 23 ans, elle a lié son parcours professionnel à celui du HBC Celles.

Le Maintien en LFH : Un Défi Constant

Dans son opération maintien, le promu Celles sur Belle ne devra surtout pas se manquer lors des rendez-vous couperets. Le Handball Club Celles-sur-Belle, fondé en 1976, va vivre une fin de saison stressante. En interne, on le savait.

« Le challenge était très intéressant. J’aime les défis ». « Quand j’ai repris Celles-sur-Belle, l’équipe était en deuxième division. Tous les challenges sont excitants. Si on reprend le cours de ma carrière, rien n’a jamais été écrit à l’avance. Même quand on a remporté le titre de champion de France, cela a été une surprise pour tout le monde. Quand j’étais à Mérignac, on a atteint la finale de la Coupe d’Europe avec des petits moyens (en 2008, Ndlr). J’aime quand il faut écrire les histoires ».

Celle que cet entraîneur de 61 ans vit actuellement avec le club de Nouvelle-Aquitaine, champion de Nationale 1 en 2015, ne manque pas de saveur. Désormais, les Belles de Celles se débattent en queue de classement.

« Le classement est toujours le reflet du championnat que l’on mène. Si on demeure actuellement à cette place, c’est qu’on ne mérite pas mieux. Cependant, si on finit avant-dernier, cela m’ira très bien. Cela signifiera qu’on ne descendra pas. La pérennisation du club passe obligatoirement par son maintien dans l’élite dès la première année. Cela ne s’est quasiment jamais fait dans l’histoire. Très souvent, celui qui vient de monter redescend car la marche est très haute. On a le plus petit budget. Celui devant nous est à 300 000 euros d’écart. Le nôtre est de 900 000 euros. On est un village de près de 3000 habitants. Ce qui se fait là-bas est extraordinaire. Il ne faudrait pas voir la 13ème place comme un échec, mais plutôt comme une réussite. On signerait de suite. Il faut savoir garder les pieds sur terre ».

« Inquiet, on l’est toujours, mais on doit rappeler une problématique : les deux années avant que j’arrive, cette équipe gagnait 90% de ses matches sans monter. L’an dernier, on a perdu une rencontre et on est monté. Cette équipe a l’habitude de gagner. On a dit après l’accession que le plus dur sera d’apprendre à perdre. On ne le veut pas, mais on savait qu’on allait s’incliner pas mal de fois. Quand on a subi une première série de défaites, elle a été très mal perçue par le groupe. On a dû contextualiser à nouveau certaines choses. Cette deuxième série de défaites inquiète forcément un peu, mais elle ne frustre pas. Notre saison va se jouer sur deux ou trois matches capitaux. Il ne faut pas s’affoler. Cela sera très dur, mais le groupe est préparé à combattre jusqu’à la dernière journée. Il faudra rester stable en dépit des défaites futures à venir. On devra répondre présent lors des rendez-vous importants. On en a raté un contre Mérignac à domicile (26/30, 11ème j.). Il ne faudra pas en manquer un second car cela risque d’être rédhibitoire. En bas de classement, certains collectifs n’avaient peut-être pas imaginé pareil scénario en début de saison. Nous, on savait qu’on galérerait. On a fait confiance à 90% du groupe. Mais le niveau n’est plus le même ».

Saison Division Classement
2015-2016 D2F 8ème
... ... ...

Les dirigeants présents au club de longue date ont déjà vu le club monter en 2016. Mais le club était descendu dans la foulée. Cela avait été une année d’apprentissage.

Rester dans l’élite est très important pour continuer à attirer des petits partenaires. On est à 19 km de Niort, la ville des mutuelles. Les dirigeants sont convaincus qu’en cas de maintien les mutuelles se montreront intéressées. Et fatalement que le budget augmentera. Avant d’investir, les gens veulent voir si on a les reins assez solides pour se maintenir dans l’élite.

Sur l’aspect structurel visant le marketing, l’administratif, le club doit se développer encore. Cela ne se fait pas d’un claquement de doigts. On a déjà ouvert un centre de formation. Les conditions d’entraînement sont excellentes et la structure médicale l’est tout autant.

En matière de recrutement, si Celles sur-Belle voulait chasser une Kristina Jorgensen (la Danoise s’est engagée à Metz pour deux saisons, Ndlr), le club perdrait son temps. Il faut recruter malin. Nous, on doit cibler dans notre réseau des joueuses de qualité : soit des jeunes françaises en devenir soit des étrangères qui ont envie de se montrer en passant par un club intermédiaire. On ne peut pas chasser sur les terres de Brest par exemple. Je ne suis pas jaloux. Pablo (Morel, Ndlr) a des moyens colossaux. On ne se pose pas les mêmes questions (rires). On n’est pas dans les mêmes sphères. Nantes et Paris arrivent aussi. Le niveau évolue ».

On l’a compris, le Handball Club Celles-surBelle va aborder des prochaines semaines décisives pour son avenir.

Relégation et Réactions

Malgré le maintien acquis sur le plan sportif, les Celloises n'effectueront pas une troisième saison consécutive dans le championnat élite du handball féminin. Le club est relégué en deuxième division en raison d'un déficit financier.

Pour ne rien arranger, trois joueuses titulaires s'en vont. "Il y a des clubs qui avaient de gros déficits et on leur a proposé des plans d'apurement sur quatre ans. Nous, pourquoi on ne nous a rien proposé ? En cause, un déficit de 27 000 euros, constaté en décembre dernier à l'issue de la première partie de saison.

"On était très déçues, triste aussi quand on a appris la nouvelle", raconte l'ailière Lisa Calvet à l'entraînement ce lundi 21 août. "Nous sportivement, on a fini 10ᵉ sur 14 donc c'était prévu que tout le monde re-signe pour jouer en D1, sauf que ce n'est pas le cas et il y a de grandes chances qu'il y ait des joueuses qui partent", confirme la pivot, Cléa Delaume.

Une crainte fondée, car quelques heures plus tard, le club annonçait le départ de trois joueuses titulaires, Fanta Diagouraga, Goundouba Guirassy ainsi qu'Emma Skinnehaugen. "C'est malheureux, mais c'est leur choix, réagit sobrement le coach Thierry Vincent. C'est le lot des contrats et de la situation que nous subissons."

Selon l'entraîneur, son groupe est atteint psychologiquement par ces départs. D'autres auraient également voulu les suivre et continuer de jouer en première division, mais le club a fermé la porte.

Si ces départs risquent de peser s, dans un premier temps, sur les performances du HBC Celles-sur-Belle. Thierry Vincent ne veut pas dramatiser et reste même optimiste.

Elles seront remplacées par de jeunes joueuses prometteuses qui n'auraient peut-être pas eu leur chance si les trois joueuses étaient restées. "Il faut continuer d'évoluer, encourage-t-il. Parfois ce sont ce genre de choses qui permettent de réfléchir différemment.

Un discours remobilisateur pour son effectif, mais aussi pour les supporters et les partenaires, plus que jamais déterminants à l'aune d'une nouvelle saison importante. Les joueuses celloises arriveront-elles à l'entendre ?

Emmenées par leur capitaine Justine Hicquebrant, les handballeuses celloises sont prêtes à relever le défi du maintien en Ligue féminine de handball.

Retour au Plus Haut Niveau

Cinq ans après un passage éclair en Ligue féminine, le HBC Celles est de retour au plus haut niveau du handball féminin. On est loin des circonstances qui avaient valu au club deux-sévrien d’accéder à la LFH il y a cinq ans.

Alors que les handballeuses de Celles-sur-Belle voient leur relégation confirmée par les instances financières du handball, le club manifeste son "incompréhension" et sa "déception".

Mais malgré tout, le Handball Club Celles-sur-Belle MEP n'a pas abandonné l'idée de rester en deuxième division et annonce "étudier toutes les options".

Inquiétudes et Réactions Face à la Rétrogradation

Depuis le 3 juillet, c'est l'inquiétude au sein du Handball Club Celles-sur-Belle MEP. Le club des Deux-Sèvres s'est vu rétrogradé administrativement par la Commission nationale de Contrôle et de Gestion (CNCG) de la Fédération Française de Handball.

Aussitôt, le club a fait appel de la décision et a décidé de se battre pour rester en deuxième division féminine. Mais le 28 juillet 2025, la CNCG a confirmé sa décision.

Les saisons difficiles s'enchaînent pour le HC Celles-sur-Belle. Déjà relégué administrativement en deuxième division féminine en 2023, puis sanctionné de sept points de pénalité en 2025 pour mauvaise gestion financière, le club deux-sévrien ne semble pas réussir à s'en sortir.

Au début de l'été, les problèmes financiers étaient toujours là. Une décision que n'a pas accepté la direction du club, qui a immédiatement fait appel. Mais quelques semaines plus tard, la CNCG confirme bel et bien sa décision.

Un véritable coup de massue pour le club qui réagit ce 29 juillet 2025 et dénonce une décision disproportionnée. "Cette décision a suscité une vive incompréhension et une profonde déception au sein du club, énonce ce dernier par communiqué.

Joueuses, staff, dirigeants et bénévoles sont profondément affectés par cette sanction, que nous jugeons extrêmement sévère au regard des efforts consentis ces derniers mois pour assainir et structurer notre fonctionnement."

Le HC Celles-sur-Belle MEP n'a, pour autant, pas jeté l'éponge et compte bien continuer à se battre afin de rester en deuxième division. "Nous étudions actuellement toutes les options qui s'offrent à nous, notamment un éventuel recours auprès du Comité national olympique et sportif français", prévient le club.

Avant d'ajouter : "Aucune décision n'a encore été arrêtée à ce jour."Face au scénario catastrophe de la relégation, le HC Celles-sur-Belle affiche sa volonté de faire bloc. "Le club reste uni et mobilisé pour défendre son projet, ses valeurs et l'ensemble des personnes qui s'investissent au quotidien, que ce soit sur le terrain ou en dehors", insiste le club dans son communiqué.

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