Analyse du match de handball féminin : Györ vs Esbjerg

Le monde du handball féminin est en constante évolution, avec des équipes qui se renforcent et rivalisent pour atteindre le sommet. Parmi ces équipes, Esbjerg Handball se distingue, notamment par ses confrontations mémorables avec Metz Handball en Ligue des Champions féminine.

Cet article se penche sur la composition de l'effectif d'Esbjerg, son parcours en Ligue des Champions, et son rôle dans la préparation des Jeux Olympiques. La Ligue des Champions féminine de handball est une compétition où chaque match est une bataille.

Au terme d’un match accroché, Metz a dominé Esbjerg d’un tout petit but au Danemark (29-30). Les deux équipes, dans la revanche du match pour la 3ème place de la saison passée, ne se sont jamais quitté de toute la partie.

Ce match, face à la Team Esbjerg, était le remake de la petite finale de la saison passée. Perdue par les Messines, qui s’étaient totalement écroulées dans le Final 4.

Loin de la démonstration en reprise de Ligue Butagaz Energie, les Messines sont rentrées dans le grand bain de l’intensité de la Ligue des Champions. L’effectif renouvelé du Metz Handball avait répondu au test du championnat. Les trente premières minutes ont également été convaincantes au Danemark. Avec un score de parité et deux équipes qui ne se sont jamais quitté tout au long de ce premier acte. Les premières minutes ont donné le ton, avec un rythme élevé (2-3, 4ème).

Dès qu’Esbjerg prenait un peu le large, Metz accélérait pour recoller (13-10, 25ème puis 14-15, 30ème). En revanche, l’efficacité au tir aurait pu être un peu meilleure, même si les choses se sont améliorées en fin de match. Quelques immanquables en contre-attaque. Et la difficile entrée dans l’arène de Suzanne Wajoka, une des recrues et qui découvre la Ligue des Champions (2/5 dans le premier acte). Mais là aussi, sa deuxième période sera beaucoup plus solide. En revanche, Sarah Bouktit et Lucie Granier ont été exemplaires. Les deux internationales françaises vont sans doute continuer à prendre de l’importance cette saison, sur et en dehors du terrain.

On peut aussi s’intéresser à l’association Léna Grandveau et Petra Vamos. Les deux joueuses, qui évoluent toutes les deux au poste de demi-centre sur le papier, montrent qu’en attaque, elles peuvent jouer ensemble. La Hongroise, qui n’a pas entamé la rencontre, avant d’entrer au quart d’heure de jeu, est montée en puissance. Avec cinq buts en 38 minutes de jeu. Elle en totalisera 7 ce dimanche, meilleure buteuse de son équipe. Touchée et forfait en ouverture de championnat, elle est bien en jambe.

Comme dans le premier acte, les moments de temps faibles, avec petits échecs, ici où là, qui auraient pu peser lourd (21-18, 39ème) ont été vite gommés. Mais là aussi, bien aidé par un temps mort bien senti d’Emmanuel Mayonnade, les Messines ont trouvé des solutions (21-21, 43ème). On peut regretter qu’elles n’aient pas pu couper un peu plus l’influence de Nora Mork. Qui, outre sa réussite aux penalties (un échec), a distribué un nombre considérable de caviars à ses partenaires. Et les Messines, face au sniper norvégien a également concédé trop de jets de 7 mètres.

De retour de maternité, la Norvégienne a été énorme encore aujourd’hui. Tell your friends, that Nora Mørk is back! Et s’il fallait retenir une dernière messine, c’est bien la gardienne Johanna Bundsen (13/40 à 32.5 %). Mais qui a aussi brillé par sa capacité de relance. Celle qui avait la lourde tâche de succéder à Cléopâtre Darleux, qui a réalisé une saison 2024-2025 fantastique et qui avait cette capacité de trouver des passes téléguidés. La Suédoise n’a pas été en reste, avec une belle connexion vers Lucie Granier et marquera elle-même un but. Celui qui permet aux siennes de compter deux buts d’avance pour la première fois (24-26, 50ème). Et c’est elle qui clôture le bal Et avec une ultime parade victorieuse. Car, malgré une résistance adverse, Metz était repassé devant à 50 secondes du terme (29-30, 60ème).

Forces en présence : Joueuses clés et préparations olympiques

L’équipe féminine de handball de Norvège, championne d’Europe en titre, pourra compter sur ses stars Stine Oftedal et Henny Reistad au tournoi des Jeux olympiques 2024 (25 juillet - 10 août). Stine Oftedal sera l’une des têtes d’affiche de l’équipe féminine de handball de la Norvège aux Jeux olympiques 2024.

La Norvège, principale rivale des Bleues pour l'or olympique, est en ordre de bataille avant les JO de Paris (25 juillet-10 août pour le tournoi féminin). Ce mercredi, à la veille du premier match amical des Scandinaves contre... l'équipe de France à Pau (jeudi, 19h15 en direct sur la chaîne L'Équipe), le sélectionneur Thorir Hergeirsson a officialisé son groupe de 14 joueuses et 3 remplaçantes, sans grande surprise. Toutes les stars des championnes d'Europe en titre et vice-championnes du monde 2023 sont présentes autour de la capitaine Stine Oftedal, qui vivra sa dernière danse lors de ces Jeux : Henny Reistad, Nora Mörk, Katrine Lunde, Camilla Herrem...

La principale absente des 14 est l'arrière et défenseuse Ingvild Bakkerud, retenue parmi les remplaçantes. Les Norvégiennes figurent dans le groupe A du tour préliminaire, en compagnie notamment du Danemark et de la Suède. Les deux équipes sont de retour à Budapest cette année après avoir participé à l’EHF FINAL4 de 2023. Les terribles Hongroises de Györ qui enchainent six victoires de suite et jouent pour la huitième fois consécutive leur FINAL4, affrontent les Danoises d’Esbjerg qui espère créer la surprise et briser leurs malédictions : ne pas avoir battu Györ depuis les six derniers matchs, et avoir terminé quatrième de la compétition en 2022 et 2023.

Csenge Fodor, Estelle Nze Minko, Stine Oftedal, Ana Gros, Viktoria Gyori-Lukács et Kari Brattset Dale sont lancées dans le sept majeur du côté de Györ. Les Danoises semblent être lancées dans leur match en infligeant un 3-0 à leur adversaire, soignés par les duels de Nora Mork. Les Hongroises sont frileuses en attaque et cherchent trop souvent leur pivot bien pris entre les mains des Danoises. Per Anders Johansson est forcé de poser son temps-mort au bout de trois minutes de jeu, lançant son équipe à ouvrir le score quelques secondes plus tard. Il faudra attendre les dix premières minutes de jeu pour voir Györ revenir dans la course aidé par les arrêts de Toft (5-5, 11’). Le temps faible des Danoises qui ne trouvent plus le chemin du but depuis la 7ème minute de jeu donne un souffle nouveau à Nze Minko qui déferle sur son côté gauche (déjà 3 buts). Le premier quart d’heure de jeu est déjà là, tout comme le sixième but d’Esbjerg sur un nouveau pénalty transformé par Mork (6-7, 15’).

Les deux équipes sont sur un fil tendu, et le moindre but marqué illustre déjà une victoire. La défense de Györ s’adapte parfaitement au jeu à 7 des Danoises qui peinent à trouver le chemin du but (7/17). Face à la difficulté de marquer, Jesper Jensen décide à son tour de poser son temps-mort après vingt minutes de jeu. Mais rien ne semble y faire pour les Danoises qui capitulent devant Toft (53% d’arrêt), les pertes de balles ou les poteaux. A l’inverse, et à tour de rôle, le trio Nze Minko - Bruna Almeida de Paula - Oftedal transpercent la défense sur leur couloir extérieur. L’ascendant repart du côté de Györ qui inflige un 6-0 en cinq minutes à leurs adversaires (8-12, 29’).

De retour des vestiaires, Team Esbjerg semble se libérer en marquant déjà trois buts en deux minutes de jeu, laissant présager un retour au score (12-14, 32’). Mais Györ a bien les armes pour riposter, à l’image de notre Française toujours aussi percutante sur sa prise d’intervalle (5/5). Et si Toft décide de poursuivre son taux d’arrêt remarquable, nul doute que la finale leur est ouverte (12-17, 37’). Le coach danois pose son temps mort une minute plus tard, changeant son duo de gardienne par la même occasion. L’efficacité aux tirs des Danoises retrouve petit à petit sa normalité autour du troisième quart d’heure de jeu (16-20, 45’). Et malgré leurs visages fermés, elles ont encore quinze minutes pour renverser la tendance (18-20, 48’), à l’image de Reistad qui inscrit son 3ème but de la rencontre (3/6). Les derniers échecs aux tirs des Hongroises, Eun Hee Ryu sur l’aile droite et Ana Gros sur pénalty permet de maintenir le petit écart (19-21, 50’). La course poursuite continue, et les deux arrêts d’Amalie Milling dans les cages d’Esbjerg ramène de l’espoir (21-22, 55’).

On notera le somptueux but d’Nze Minko qui trouve une lucarne inespérée sur bras levé quelques secondes plus tard. La tension de fin de match se fait sentir et la moindre erreur sera fatale, à l’image de Kristine Brestol qui se fait stopper par le poteau de Toft qui n’était pourtant plus dans ses cages, et qui aurait permis à Esbjerg d’égaliser (22-23, 57’). Le public hongrois, venu nombreux au MVM Dome de Budapest, encourage son équipe tant bien que mal et conduit Dale à emmener son équipe vers la victoire (22-24, 59’). La transformation de Solberg sur son aile gauche après le temps mort d’Esbjerg nourrit le suspens jusque à la fin. Et même jusqu'à la dernière seconde puisqu'après une interception des Danoises, notre dernière marqueuse avait la balle d’égalisation entre ses mains, une balle lancée en contre-attaque et finalement repoussée par l’incroyable gardienne du jour, signée Sandra Toft (13/33, 39% d’arrêt).

"Je pense qu'on a été très bonne en défense et durant une bonne partie du match. Esbjerg est une équipe, je regardai hier une analyse, qui marquait en moyenne 33 buts par match, et elles en ont marqué 23. Donc c'est un gros taff de notre part et ça été énorme." poursuivant que "c'était pas si facile que ça d'accéder à notre but aujourd'hui en plus Sandra était en feu aujourd'hui". Et à la question de savoir s'il y a un adversaire privilégié pour demain, Estelle Nze Minko répond par la négative.

Les handballeuses de Metz, de nouveau battues pour la troisième place de la Ligue des champions par les Danoises d'Esbjerg (30-27), ont terminé tristement leur belle campagne européenne dimanche à Budapest. Le dernier carré de la C1 féminine ne réussit pas aux Messines qui, en quatre participations, n'ont jamais atteint la finale et ont désormais échoué à trois reprises en quatrième position (en 2019, 2024 et 2025).

Elles étaient pourtant arrivées pleines d'ambition à Budapest, invaincues toutes compétitions confondues au moment d'aborder le Final Four et désireuses d'aller chercher le plus grand trophée de leur palmarès et une première C1 féminine pour le handball français. Mais le titre reviendra dans les mains de Györ, qui a dominé Odense (29-27) en fin d'après-midi pour conserver sa couronne et accrocher un septième sacre à son palmarès.

Györi Audi ETO KC 🆚 Team Esbjerg | HIGHLIGHTS | EHF Champions League Women 2025/26

Les Messines repartent elles sans podium, et avec deux défaites en deux jours qui viennent ternir une fin saison longtemps impeccable avec notamment un 27e titre de championnes de France et la Coupe de France. "On n'est pas encore au niveau, pas encore taillées pour tout ça, a admis l'entraîneur Emmanuel Mayonnade, on rate trop de choses".

Face à Esbjerg, ses joueuses n'ont pourtant pas manqué d'envie au lendemain d'une première désillusion (défaite 31-29 en prolongations) contre Odense. Mais dans une rencontre faite de hauts et de bas, elles n'ont pas réussi à concrétiser leurs bonnes séquences.

"On a n'a pas arrêté d'avoir des bonnes phases, mais on n'arrive pas à capitaliser, on a des petits trous", a analysé Cléopâtre Darleux (11 arrêts, à 28%), pour qui "parfois ça joue dans la tête".

Un constat partagé par sa coéquipière Léna Grandveau : "À chaque fois, on fait des erreurs qu'on ne fait jamais, on est moins lucide en attaque ou en défense et on ne sait plus quoi faire. C'est triste de finir comme ça et je ne pense pas qu'on le mérite". La jeune internationale française de 22 ans sera de nouveau présente l'an prochain pour tenter de rallier le Final Four avec les Messines. Plusieurs départs au sein du groupe devront néanmoins être pris en compte, comme ceux de Cléopâtre Darleux et d'Allison Pineau, qui prendront leur retraite.

"Je reviendrai la saison prochaine (en spectatrice), a promis Darleux en conférence de presse, pour voir Metz gagner !", a-t-elle lancé en jetant un regard à son coach. "Peut-être qu'il faudra revenir une ou deux fois. Mais un jour cela viendra".

Pour le moment, ce sont d'autres Françaises, Estelle Nze Minko et Hatadou Sako, ancienne de la maison messine, qui ont été sacrées dimanche avec Györ. Le club hongrois a fait respecter son statut de champion d'Europe en menant de bout en bout devant Odense après un début de match canon, et tout au long duquel Nze Minko s'est encore montrée décisive (6/9).

"J'ai tout donné, je suis rincé, a rigolé la Française, c'est un week-end intense", auquel a aussi pris part sa coéquipière Sako, qui a fait le spectacle en seconde période pour remporter sa première Ligue des champions personnelle. "C'est ce qu'on attend de moi quand j'entre sur le terrain, d'être là dans les moments importants, de ramener beaucoup d'énergie, a commenté la gardienne de 29 ans, C'est beau !

Les passionnés de handball ont vibré ce week-end devant une Ligue des Champions féminine qui n’a pas déçu. Metz Handball, porté par une énergie collective rare, a signé un exploit retentissant face à Esbjerg (40-26), franchissant pour la première fois la barre symbolique des 40 buts cette saison.

Metz et Györ, les reines de la phase de poules24 points, douze victoires, deux défaites. Metz et Györ, tenants du titre, ont survolé ce tour préliminaire. Mais si les Messines impressionnent par leur puissance offensive, Györ conserve l’avantage psychologique, ayant remporté les deux confrontations directes.

Dans l’ombre des deux géants, Brest a su tirer son épingle du jeu. Solides, déterminées, les Bretonnes complètent le podium et prouvent qu’elles ont leur mot à dire dans la cour des grandes. Leur parcours inspire le respect et nourrit tous les espoirs d’un printemps européen enflammé.

Ce week-end a confirmé que la Ligue des Champions féminine n’a jamais été aussi relevée. Metz et Györ imposent leur loi, mais la menace Brestoise plane. Les phases finales s’annoncent incandescentes, et chaque passionné sent déjà monter l’adrénaline.

L’incontournable Györ, la surprise Bietigheim, les costauds Metz et Esbjerg… Tous auront des arguments à défendre, ce week-end au Final Four de Budapest. MVP du Final Four en 2021, Henny Reistad devrait être l’atout principal d’Esbjerg, ce week-end.

GyörLa star. Stine Oftedal. C’est la dernière danse de la géniale demi-centre norvégienne, qui prendra sa retraite après les JO cet été.L’atout. L’expérience. Le club hongrois disputera son neuvième Final Four, un événement qu’il maîtrise à merveille (12 victoires en 16 matches disputés à Budapest).La faille. La pression. Györ court après le trophée européen depuis 2019 et a laissé filer le titre de...

Comparaison des performances de Metz et Györ en Ligue des Champions
Équipe Points Victoires Défaites
Metz 24 12 2
Györ 24 12 2

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