Prenez un rectangle de sable de 27 sur 12 mètres et mettez-y deux équipes de quatre joueurs durant deux sets de 10 minutes. Ajoutez un but en or en cas d'égalité à la fin d'un set, et des tirs au but si les équipes sont à un set partout. Une pincée de figures aériennes, un zeste de kung-fu, et vous obtenez du beach handball !
Cette version outdoor du handball a été créée dans la deuxième moitié des années 1990, en même temps que le sandball, son pendant plus festif que compétitif. Si le beach handball fait donc son apparition dans la deuxième moitié des années 1990, il n’est pas la priorité de la Fédération française de handball à cette époque, relate Joëlle Demouge, actuelle coach adjointe des Bleues dans cette jeune discipline.
La France a pris du retard dans cette discipline, malgré ses titres olympiques en handball indoor. « La première compétition internationale à laquelle la France a participé, les femmes comme les hommes, c’est en 2017 au Monténégro sur un Euro. Les autres nations avaient déjà commencé à travailler, à former des joueuses et des joueurs, et à participer à des tournois. » La France a une bonne quinzaine d’années de retard sur cette pratique, alors qu’elle détient les titres olympiques pour ses deux équipes A indoor.
« Je me souviens qu’en 2017, quand Mickaël Illes a monté l’équipe de France masculine pour l’Euro à Zagreb, on avait dû faire au maximum dix séances de beach handball avant le tournoi », témoigne Patrice Annonay, l’un des piliers du collectif tricolore, également ancien gardien de but de haut niveau en indoor pendant vingt ans et pensionnaire de plusieurs clubs de D1.
Malgré ce retard, la France progresse et ambitionne de se faire une place dans le monde du beach handball. « On progresse indéniablement de saison en saison », analyse Mickaël Illes, sélectionneur de l’équipe masculine A et ex-joueur de haut niveau à Angers, Nîmes et Aix. Cette année, lors des qualifs pour l’Euro 2023, les Bleus se sont classés cinquièmes.
« Ne faire que du beach ? J’en rêve », confie Clarisse Wild (24 ans), handballeuse en D1 à Saint-Amand-les-Eaux, et joueuse de beach depuis le début de son histoire dans l’Hexagone. Mais la France, qui vient d’organiser la semaine dernière sa première Coupe des territoires à Malo-les-Bains (Nord), n’en est pas encore là.
Pour Mickaël Illes, la dynamique doit désormais prendre à l’échelle des régions et des clubs : « Ce sont les ligues qui sont en charge de monter leur équipe, à elles de créer des tournois pour détecter des joueurs et motiver les troupes ».
Les précieux tauliers Patrice Annonay et Benjamin Gallego
Absent des rassemblements cet été, Patrice Annonay, retraité des terrains indoor en 2021, compte bien continuer son aventure en bleu : « Mon projet de reconversion m’a pris beaucoup de temps cette année, mais la porte de l’équipe de France de beach n’est pas fermée ».
« Son profil et celui de Benjamin Gallego [pivot de l’USAM Nîmes], un peu blessé cet été, sont très importants dans le groupe, analyse le sélectionneur tricolore Mickaël Illes. L’équipe est fougueuse, avec peu de professionnels. Ils sont pleins d’énergie et de bonne volonté, ils jouent au beach depuis plusieurs années grâce à la filière jeunes, mais ils manquent d’expérience. Patrice et Benjamin apportent la fibre du haut niveau national nécessaire. »
La sélection nationale en salle, Clarisse Wild l’avait mise de côté après quelques stages en cadettes. « J’ai abandonné mon rêve de gosse d’être en équipe de France parce que je n’étais pas en phase avec l’état d’esprit en indoor. » La cadre de l’équipe de beach handball de 24 ans l’assure : elle compte porter les couleurs de la France le plus longtemps possible.
2021-2022 I TOP ARRETS I LES PLUS BELLES PARADES
Les ambitions olympiques du Beach Handball
Car le beach handball a des ambitions olympiques. « Tous les critères sont réunis : on a un format de match idéal, un jeu spectaculaire, des équipes qui viennent des cinq continents, et c’est un vrai spectacle avec de la musique et l’ambiance plage, résume Mickaël Illes. »
Si en 2024 à Paris, le beach handball n’aura droit qu’à « un showcase », dixit le coach de l’équipe masculine, la discipline pourrait charmer le CIO pour Los Angeles en 2028. Pour détecter les jeunes joueurs et joueuses notamment. « On s’appuie beaucoup sur le parcours de performance fédérale. On recrute les jeunes sur les stages nationaux en salle. On n’a pas de filière propre et spécifique au beach handball », expose Joëlle Demouge.
Clarisse Wild l’envisage bien, elle qui ne se voit pas dans une carrière longue en salle. « Ce serait trop dur d’aller jusqu’à 35 ans, confie-t-elle. J’espère pouvoir installer dans les années à venir du beach dans mon quotidien. »
« Pour l’Euro 2023, il va falloir négocier avec les clubs puisqu’il aura lieu du 23 au 28 mai. Pour les femmes, ça tombe sur une journée de championnat de D1 et D2, ce n’est pas simple », souffle Joëlle Demouge. Car Patrice Annonay le résume bien : « Pour les clubs des joueurs pros, ce sont des compétitions en plus dans un calendrier déjà bien chargé. Et puis, certains n’ont pas encore bien compris ce que le beach pouvait apporter à l’indoor ».
Explosivité, cardio, qualités de feintes, vision du jeu plus fine, agilité, extension… Autant de compétences que le beach handball requiert et développe, quasi sans crainte de blessure. « En termes de proprioception, c’est top. J’ai déjà vu des joueurs avec des chevilles strappées en début de compétition qui la terminaient sans, assure Mickaël Illes. »
Fair-play, convivialité et bonne humeur sont des qualificatifs qui reviennent régulièrement pour caractériser cette version outdoor plus confidentielle du hand. « Mais l’ambiance est bien plus à la fête que dans une compétition indoor classique. On ne s’interdit pas une bière en fin de journée », ajoute-t-il dans un rire.
Les Gardiens de But Marquants de l'Équipe de France
Parmi la cinquantaine de gardiens qui ont gardé le temple olympien, une dizaine seulement a marqué son temps dans la durée. Jamais autant que Mandanda, jamais avec autant de talent que Barthez. A chaque période, son gardien, à chaque gardien son moment de gloire. Avec le « Divin chauve » et « El Fenomeno » en figures de proue. En arrivant de Toulouse à 21 ans, il n’était pas chauve, et pas encore divin.
En devenant l’Olympien le plus capé de l’histoire du club (590 toutes compétitions confondues), Mandanda a placé la barre très haute. Pour un record qui, à l’instar de celui de Just Fontaine en Coupe du monde, ne sera certainement jamais battu. C’est à Lille, pour un 0-0 qui porte sa trace, qu’il est devenu « El Fenomeno » . En repoussant à lui tout seul tous les assauts des joueurs de Garcia, Mandanda a changé de dimension et permis à l’OM de préserver sa deuxième place qualificative pour la Ligue des Champions.
Arrivé du Racing Paris, il a passé trois saisons à Marseille au plus haut niveau avec deux titres de champion et une finale de Ligue des Champions perdue. Dans un style toujours spectaculaire, son caractère bouillant et son goût du risque. Pascal Olmeta est un des joueurs les plus marquants de l’ère Tapie.
International à 36 reprises, transféré avec Bosquier depuis Saint-Etienne en 1971. Il fut l’un des principaux artisans du doublé de 1972 avant d’être victime d’un tragique accident de la route qui coûta la vie à son épouse et à ses trois filles. Il le laissa grièvement blessé, obligé de stopper sa carrière en 1974.
Champion du monde en 1990, vainqueur de l’Euro en 1996, c’est une légende du foot allemand que recrute un OM tout juste revenu en L1. Sobre, efficace, très pro, il a incarné pendant deux saisons et demi la rigueur de l’école allemande. En leader défensif autoritaire d’une équipe en reconstruction avant de laisser la place au jeune Porato.
Arrivé de Monaco, il avait grandi à l’ombre de Barthez. Ol a eu l’immense mérite de pousser Köpke sur le banc. Avant de s’imposer malgré des débuts catastrophiques et quatre buts encaissés au Vélodrome face à Montpellier (la fameuse remontada 5-4 !). Mis en confiance par Courbis, il ne quitta plus ses habits de numéro 1 avant de revenir à Monaco en 2000.
S’il fut prêté à Guingamp ou à Crystal Palace, c’est bien dans son club formateur que Carrasso parvint à s’imposer. Un exploit inédit pour un minot gardien de but. Profitant des blessures et suspensions de Barthez, il sut saisir sa chance en 2005. Avec beaucoup de talent et de force mentale jusqu’à une grave blessure à un tendon d’Achille.
Pendant une décennie, il aura tout connu, notamment huit entraîneurs. Dans un club qui ne vivait pas forcément ses meilleures années. Mais, où il aura pu, grâce à sa persévérance et sa fidélité, accrocher une Coupe de France en 1969 et un titre de champion en 1971, juste récompense d’un parcours qui l’avait aussi vu lutter pour le maintien en D2 jusqu’à la remontée en 1966.
Avant d’être poussé vers la sortie par le revenant Barthez, l’international croate avait été un rempart solide et un compétiteur hors pair pour accompagner la montée en puissance de l’équipe de Perrin en Ligue des Champions notamment.
Le gardien mosellan de l’équipe de France est champion olympique. Impérial durant toute la compétition, Vincent Gérard a, une nouvelle fois, sorti une énorme partie ce samedi face aux Danois en finale (25-23). Vincent Gérard tient la plus belle médaille de sa carrière : l’or olympique.
En retraite internationale mais toujours au PSG, le légendaire portier alsacien a une digne succession, en témoigne le match livré par Vincent Gérard, lors du succès amical face à la Norvège (32-27), jeudi soir à Rouen.
Comme l'ensemble de ses partenaires, Fabien Barthez a changé de dimension le 12 juillet 1998. Déjà vainqueur de la Ligue des Champions en 1993, le gardien numéro un de l'équipe de France, désigné comme tel par Aimé Jacquet peu avant la Coupe du monde, dispute alors sa première grande compétition en tant que titulaire. Durant un mois, le Monégasque réalise un sans faute, n'encaissant que deux buts et devenant pour toute la France le "Divin Chauve".
Parmi les meilleurs gardiens du monde au milieu des années 90, Bernard Lama aurait pu être le portier titulaire de l'équipe de France durant la Coupe du monde 1998. Après avoir été impérial durant plusieurs années avec le PSG, Lama va connaître deux saisons noires avant le Mondial (blessure au genou, contrôle positif au cannabis). A l'été 1997, Paris décide alors de le pousser vers la sortie. Lama met quelques mois à retrouver un club, qui sera West Ham où on tardera à lui faire confiance. Fabien Barthez en profitera...
Pur produit de l'école auxerroise, Lionel Charbonnier fait alors partie des meilleurs gardiens du Championnat de France. A la lutte avec Lionel Letizi pour être le troisième gardien des Bleus durant la Coupe du monde 1998, le portier de l'AJA a grandement profité d'une bourde de son adversaire direct lors d'un Russie-France amical pour gagner sa place et son étoile.
Revenu en France (à Marseille) après un exil d'un an au FC Barcelone, Laurent Blanc jouera en 1998 la seule Coupe du monde de sa carrière. Si son passage en Catalogne n'a pas été une réussite, son année olympienne (11 buts en championnat) l'a mis sur de bons rails pour le Mondial 1998 dont il sera l'un des joueurs majeurs. A 32 ans, celui que l'on surnomme "Le Président" atteint le sommet de son art.
Révélé par Guingamp, Vincent Candela a pris le chemin de l'AS Rome lors du mercato hivernal de la saison 1996/1997. L'arrière latéral gauche n'a pas tardé à devenir un joueur indispensable du club giallorosso. En équipe de France aussi, Candela est devenu un incontournable… derrière Bixente Lizarazu dont il sera l'éternelle doublure. D'un état d'esprit irréprochable, le défenseur aura été le DJ en titre des Bleus durant la Coupe du monde. C'est lui qui a mis "I will survive" dans la tête de ses coéquipiers et de millions de Français.
Peut-être le joueur français le plus en vue lors du Mondial 1998. A l'heure où commence la Coupe du monde, Marcel Desailly est l'un des meilleurs produits à l'export du football hexagonal. Au Milan AC depuis 1993, l'ancien Nantais est l'un des milieux défensifs les plus en vue de la Serie A. En équipe de France, Aimé Jacquet le préfère défenseur central. A raison. Lors du Mondial, il tutoie la perfection. Auteur de sept petites fautes durant la compétition, il n'aura eu qu'un tort : être expulsé lors de la finale.
Star à Chelsea et en Angleterre, Frank Leboeuf traverse l'une des meilleures périodes de sa carrière professionnelle. L'ancien Strasbourgeois a même remporté la Coupe des Coupes quelques semaines avant le début de la Coupe du monde. Leboeuf n'a pas la même aura en équipe de France où il est barré par Laurent Blanc. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, Frank Leboeuf profitera de l'expulsion du "Président" en demi-finale pour disputer la finale de la Coupe du monde. Sa prestation sera impeccable.
Sélectionné pour la première fois à l'automne 1992, lors d'un match amical remporté par la France face à la Finlande (2-1), Bixente Lizarazu est l'un des cadres de la formation d'Aimé Jacquet pour la Coupe du monde 1998, alors qu'il a 29 ans. Titulaire indiscutable au poste d'arrière gauche, il fait fructifier son entente remarquable avec Zinedine Zidane, son ancien coéquipier à Bordeaux, pour se muer souvent en ailier et apporter le danger sur son côté. A l'image de sa passe décisive pour Thierry Henry face à l'Arabie Saoudite (4-0). "Liza" aurait pu être le héros malheureux de ce Mondial après avoir manqué son tir au but face à l'Italie, mais la France parviendra finalement à se qualifier et remporter le trophée. Le natif de Saint-Jean-de-Luz remportera également l'Euro 2000 avant de prendre sa retraite internationale à l'issue du championnat d'Europe disputé au Portugal quatre ans plus tard. Il termine sa carrière chez les Bleus avec 97 sélections et 2 buts.
En 1998, il forme à Parme l'une des meilleures charnières défensives de Serie A avec Fabio Cannavaro. Pourtant, c'est au poste de latéral droit qu'il s'impose chez les Bleus. Sélectionné depuis 1994, il doit attendre le départ de Jocelyn Angloma en 1996 pour prendre la place de titulaire. Il ne la quittera plus. Lors du Mondial, il inscrit deux buts venus de nulle part face à la Croatie pour propulser la France en finale. Lilian Thuram joue toujours au football. Après avoir arrêté sa carrière en bleu après l'échec de l'Euro 2004, il est revenu en août 2005 pour battre le record de sélection en équipe de France (142). A 36 ans, il a pris sa retraite internationale.
Barthez vient du Sud-Ouest, d’une terre de rugby. Il s’essaie lui-même dans les deux sports dans son adolescence. Car Fabien Barthez c’est en grande partie les Bleus. Dans l’ombre de Bernard Lama jusqu’en 1997, il fait ses preuves sur et en dehors du terrain aux yeux d’Aimé Jacquet et de l’entraîneur des gardiens Philippe Bergeroo.
Entre 1998 et 2002 le « Divin Chauve » fait le bonheur du pays. Barthez c’était un gabarit réduit, moins d’1 mètre 80, mais rapide dans ses sorties et explosif sur sa ligne, un sens de l’anticipation et de bons réflexes. Un style agrémenté de sorties acrobatiques et d’une personnalité quelque peu excentrique. Il avait surtout un bon pied gauche, une excellente relance et pouvait lancer le jeu de son équipe rapidement.
Il rejoint le centre de formation de Toulouse avec lequel il débute en Première Division. Espoir au poste, il est recruté par l’Olympique de Marseille en 1992 à 21 ans. Malgré la présence de Pascal Olmeta, le jeune Barthez, qui avait encore des cheveux, s’impose au fur et à mesure, malgré quelques passages à vide où resurgit la menace du Corse. Une blessure d’Olmeta laisse définitivement le champ libre pour le jeune gardien.
Une première saison de feu dans le club devenu la place forte du football hexagonal depuis quelques saisons. L’apothéose des années Tapie survient le 26 mai 1993, l’Ohème remporte la première C1 de France. Et c’est le jeune Barthez qui garde la cage olympienne pour la finale de la Ligue des champions face au Milan AC.
Barthez continue d’assurer dans les buts, même en D2 après la relégation administrative du club. En 1995, le gardien, qui a fêté sa première cape internationale un an après son sacre européen, reste sur les rivages méditerranéens et prend la direction du paradis fiscal monégasque. À l’AS Monaco, ses débuts sont compliqués par les blessures et un contrôle positif au cannabis qui entraîne une suspension. Mais ayant la confiance de Jean Tigana et de Jean-Luc Ettori, il revient en grâce et en grande forme avec Monaco. Il devient Champion de France en 1997 avec le brassard de capitaine.
Avec le club du Rocher, il remporte un second titre national en 2000, mais sa relation avec l’entraîneur Claude Puel se dégrade sur la fin, et il file à Manchester United. A ce moment-là, Barthez est au sommet de sa carrière, parmi ce qui se fait de mieux à son poste. Avec Monaco, il conclut son cycle avec deux titres en D1 et de beaux parcours en Coupe d’Europe.
Lors du Mondial 1998, Barthez est impeccable derrière une défense imperméable seulement trompée par la Croatie dans le jeu et auparavant sur un penalty des Danois au premier tour. Le gardien français se montre décisif en quart avec l’arrêt du tir au but d’Albertini, quelques parades spectaculaires pendant la compétition et une sortie kamikaze face à Ronaldo en finale.
Champion du monde 1998, il est propulsé dans une nouvelle dimension. Avec son crâne embrassé par Laurent Blanc, qui devient l’une des images de cette France 98, il réhabilite les chauves et rend classe les « boules à Z ».
Les Bleus enchaînent avec l’Euro 2000. Alors que l’Equipe de France est grande favorite pour le Mondial asiatique, l’aventure tourne court. La Bérézina totale. Trop de confiance et une deuxième étoile fêtée et chantée trop vite par Johnny, ont masqué les véritables problèmes de fond d’une équipe qui s’essouffle et est au bord de la rupture après quatre ans de tournée mondiale.
Une saison auparavant, Barthez avait traversé la Manche pour devenir Fabulous Fab’. Mais son passage restera contrasté avec Manchester United. Le club mancunien cherchait le successeur de Peter Schmeichel, n’avait sous la main que Mark Bosnich et Raimond van der Gouw, et s’était fait arnaquer avec Massimo Taibi.
Il se montre irrégulier et ne fait pas l’unanimité, ses bonnes performances sont trop aléatoires. Les critiques s’élèvent, Barthez est coupable de boulettes et d’erreurs évitables, indignes de son standing. Au point que Sir Alex Ferguson le met sur le banc à l’issue de la saison 2002-2003. Il décide de rentrer à Marseille.
Sa demi-saison olympienne est marquée par le parcours de l’OM en Coupe de l’UEFA emmené par Didier Drogba. Mais Barthez craque en finale contre le FC Valence et se fera expulser par un compère chauve. Impulsif, il dérape quelques mois plus tard, en crachant sur un arbitre lors d’un amical contre le WAC Casablanca.
Finalement, Barthez s’offre un dernier baroud chez les Bleus. Après sa suspension, il revient en équipe de France et supplante Gregory Coupet pour être titulaire au Mondial 2006. Il devient un pilier de la résurrection française entamée à Hanovre contre l’Espagne et qui s’achève quelques jours plus tard à Berlin conte l’Italie.
C’est le Belge Michel Preud’Homme qui remporta le premier « Trophée Lev Yachine ». Tout naturellement, il fait ses débuts avec le Standard de Liège. Dans les buts liégeois, il prend la suite de l’emblématique Christian Piot.
Le club wallon gagne deux titres nationaux, mais perd douloureusement une finale de C2 contre le FC Barcelone en 1982. Mais les affaires rattrapent le club, le scandale « Standard-Waterschei » éclate.

Là-bas, il enchaîne trois premières saisons fastes autant pour lui que pour le Malinwa : une Coupe des vainqueurs de coupe (1988) en battant l’Ajax Amsterdam et un titre de Champion l’année suivante (1989) devant les habituels mastodontes du foot belge.
Sur le terrain, Preud’Homme est solide sur sa ligne, souvent bien placé et rapide dans ses mouvements pour réaliser des arrêts réflexes décisifs, et fait le spectacle avec des parades spectaculaires. Un de ces atouts était ses longs et puissants dégagements au pied qui pouvaient se transformer en passes décisives. Preud’Homme était aussi un redoutable compétiteur avec son tempérament de combattant et de gagneur.
Devenu titulaire en équipe nationale au moment où il connaît la gloire au FC Malines, sa première compétition internationale en tant que numéro un avec la Belgique est la Coupe du Monde 1990. Mais c’est aux États-Unis qu’il réalise un tournoi mémorable pour de nombreux observateurs, primé par une récompense individuelle.
Après ce Mondial, le gardien belge a poursuivi sa carrière au Portugal et réalisa cinq saisons au Benfica Lisbonne.
La carrière de Bodo Illgner a commencé comme une success story. Grand espoir à son poste, il s’installe comme portier titulaire à 20 ans au FC Cologne en 1987. Il a la lourde mission d’assurer la succession du légendaire Harald Schumacher.
À la fin des années 1980, le club rhénan monte sur le podium trois fois de suite avec le jeune Illgner dans ses cages, 3e à l’issue de cette saison 1987-1988, et deux fois vice-champion d’Allemagne en 1989 et 1990, derrière l’ogre bavarois, le Bayern Munich.
Bodo Illgner tiendra toutes ses promesses lors de ce Mondial. Bien aidé par une défense solide, il fait le job et se met en évidence notamment en demi-finale contre l’Angleterre.
Pendant 10 ans, il va être le gardien de Cologne. Aucun trophée remporté malgré des places honorables en Bundesliga et une finale perdue en Coupe d’Allemagne en 1991 contre le Werder Brême.
Reconnu comme le meilleur gardien allemand de sa génération et du championnat au tournant des décennies 1980-1990, il est élu 4 fois consécutivement meilleur gardien allemand de 1989 à 1992. Il est même nommé meilleur gardien européen en 1991.
Un nouvel échec lors du Mondial 1994 et l’élimination par la surprenante, et excellente, Bulgarie en quart de finale. Après avoir joué le maintien avec Cologne, quelque peu critiqué et en perte de vitesse, il file en Espagne.
Sa seconde saison est plus irrégulière et clairsemée, car il est mis en concurrence avec Santiago Cañizares et perd sa place une bonne partie de la saison. Mais Illgner retrouve un statut de titulaire pour la fin de saison et remporte la Ligue des champions 1998.