Thierry Omeyer, né le 2 novembre 1976 à Cernay, est l’une des figures les plus emblématiques du handball français. Gardien de but d'exception, il a su marquer de son empreinte l’histoire de ce sport grâce à des performances remarquables et un palmarès impressionnant. Au fil d’une carrière longue et riche, il s’est imposé non seulement comme un leader, mais aussi comme l’un des meilleurs gardiens de but de tous les temps.

Un Palmarès Exceptionnel
Avec cinquante-neuf titres à son actif, Omeyer est le sportif français le plus titré en sport collectif, dépassant son ancien coéquipier Didier Dinart. Ses victoires, obtenues aussi bien en clubs qu’avec l’Équipe de France, lui ont permis de gravir les sommets du handball international.
Omeyer a été élu meilleur gardien de l’histoire par la Fédération internationale de handball (IHF) en 2010. Au sommet de son art, il a également été sacré meilleur joueur mondial en 2008, une reconnaissance rare pour un gardien de but. Ses exploits incluent des distinctions de meilleur gardien aux plus grandes compétitions : le Championnat d’Europe de 2006, les Jeux Olympiques de 2008 et 2012, ainsi que les Championnats du Monde de 2009, 2011 et 2015. Ce dernier, où il est sacré meilleur joueur, restera un des sommets de sa carrière.
Un Parcours en Bleu et Or
Les statistiques d’Omeyer en équipe nationale témoignent de son engagement et de son efficacité. De 1999 à 2017, il a accumulé 358 sélections en Équipe de France, devenant un pilier des « Experts ». Double champion olympique (2008, 2012), quintuple champion du monde (2001, 2009, 2011, 2015, 2017) et triple champion d’Europe (2006, 2010, 2014), il partage avec Michaël Guigou et Nikola Karabatic le statut de joueur français le plus titré sur la scène internationale, avec dix médailles d’or.
Des Débuts Prometteurs en Alsace
Omeyer a découvert le handball dans sa région natale, en Alsace, à l’âge de neuf ans, au club de Cernay. Il se distingue très vite, progressant dans les équipes départementales et régionales jusqu’à intégrer le centre de formation du SC Sélestat en 1994. Ses premières performances sont remarquables : il affiche des taux d’arrêts impressionnants et se fait remarquer comme l'un des gardiens les plus prometteurs de sa génération. En 2000, il rejoint Montpellier Handball, avec lequel il remporte son premier doublé Coupe-Championnat en 2002 et une Ligue des champions en 2003, une première pour un club français.
Le Parcours d’un Champion International
Souhaitant affronter des adversaires de haut niveau, Omeyer rejoint en 2006 le club allemand du THW Kiel. Sa carrière internationale décolle véritablement à cette période, alors qu’il contribue aux victoires de l’Équipe de France dans les plus grandes compétitions mondiales.
Aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, ses performances permettent à la France de décrocher sa première médaille d’or olympique, et il est élu meilleur gardien du tournoi avec un pourcentage d’arrêts impressionnant. En 2010, la France réalise un exploit historique en étant la première équipe à détenir simultanément les titres de champion olympique, champion du monde et champion d’Europe, avec Omeyer toujours au cœur de la défense.
Lors des Jeux de Londres en 2012, il est encore une fois décisif en demi-finale contre la Croatie et contribue à la victoire française en finale, permettant aux Bleus de décrocher une deuxième médaille d’or olympique consécutive.
Le Retour en France et la Fin de Carrière
Après son passage en Allemagne, Omeyer retourne à Montpellier en 2013, où il aide l’équipe à rebâtir son palmarès malgré les difficultés rencontrées suite à l’affaire des paris truqués. En 2014, il rejoint le Paris Saint-Germain, avec lequel il remporte cinq titres de champion de France et plusieurs coupes nationales.
Omeyer achève sa carrière de joueur en 2019, avec un dernier titre de champion de France, portant son total à 59 titres. Il laisse alors derrière lui une carrière exemplaire, marquée par des records et une constance au plus haut niveau pendant plus de deux décennies.
Reconversion et Héritage
Omeyer ne quitte pas pour autant le monde du handball. Après sa retraite sportive, il devient manager général du PSG Handball, assurant la coordination entre les aspects sportifs et les autres départements du club. Son influence se fait encore sentir, tant par son expertise que par son esprit de compétition.
En 2023, il est admis au Hall of Fame du handball français, une distinction qui confirme sa place dans l’histoire du sport. Marié à Laurence, avec qui il a deux enfants, Manon et Loris, Omeyer reste très attaché à sa région natale, où son frère jumeau Christian est président du SC Sélestat.
Omeyer incarne l’image d’un sportif accompli et exemplaire, un homme dont la passion et le dévouement pour le handball ont inspiré des générations. Thierry Omeyer, surnommé « Titi », incarne la grandeur du handball français. Son palmarès, ses performances et son éthique de travail font de lui une légende incontestable et un modèle pour tous les amoureux de ce sport.
Thierry Omeyer est un ancien joueur de handball français, reconnu comme l’un des meilleurs gardiens de but de l’histoire du sport. Au cours de sa carrière, il a joué à Montpellier, Kiel (Allemagne) et au Paris Saint-Germain handball. Au fil des années, Thierry Omeyer s’est distingué par ses performances exceptionnelles, atteignant un taux d’arrêts supérieur à 50 % et remportant le titre de meilleur gardien de but de la saison 1999-2000.
Thierry Omeyer a connu une carrière exceptionnelle avec l’équipe de France de handball, remportant de nombreux titres majeurs :
- 5 titres de champion du monde (2001, 2009, 2011, 2015, 2017)
- 3 titres de champion d’Europe (2006, 2010, 2014)
- Double médaillé olympique (2008, 2012)
- Vice-médaillé olympique (2016)
Au total, Thierry Omeyer a remporté 10 médailles d’or avec l’équipe de France, ce qui en fait l’un des joueurs les plus titrés de l’histoire du handball français.
Depuis la fin de sa carrière de joueur en 2019, Thierry Omeyer s’est reconverti en tant que coordinateur sportif au Paris Saint-Germain Handball. Il a été nommé manager général en janvier 2021.
Les Gardiens de But de l'Équipe de France: Une Histoire Riche
Longtemps délaissé, peu valorisé, le poste de portier des Bleus n’a été vraiment déterminant qu’à l’arrivée de Joël Bats en 1983. Deux chiffres pour commencer : 927 et 80. Le premier, c’est le nombre de matchs disputés par l’équipe de France depuis 1904 (en septembre 2025). Le second, c’est le nombre de gardiens de but qui se sont succédé sur cette période.
Les deux premiers, que ce soit au nombre de matchs joués, au palmarès ou en talent pur, comptent 232 sélections, soit près de 25% du total ! Aux 145 de Hugo Lloris s’ajoutent en effet les 87 de Fabien Barthez.
Une autre statistique intéressante, c’est le nombre de matchs consécutifs joués par chaque gardien. Le record est détenu depuis juin 1986 par Joël Bats (29 matchs consécutifs entre septembre 1983 et la demi-finale de la Coupe du monde 1986. Certes, il a été remplacé par Philippe Bergeroo en mars 1984 contre l’Autriche, mais c’était en cours de rencontre et il avait débuté le match.
La série de Joël Bats est intéressante à plusieurs titres. D’abord parce qu’elle commence dès le premier match de sa carrière internationale (alors même qu’il encaisse trois buts au Danemark en amical), mais aussi parce qu’elle compte pas moins de 20 clean sheets, et seulement 16 buts encaissés.
Si l’on se penche sur l’histoire des gardiens, il y a clairement trois périodes distinctes:
- Avant-guerre: 28 gardiens pour 154 matchs (3,08 buts par match en moyenne)
- De 1940 à 1983: 30 nouveaux gardiens pour 273 matchs
- Depuis 1983: 21 gardiens pour 446 matchs (0,724 buts par match en moyenne)
La troisième période, celle qui commence en 1983 et dure encore aujourd’hui, compte 446 matchs et seulement 328 buts encaissés (0,724). Et il n’y a plus que 21 gardiens, qui ont donc disputé près de 21 matchs chacun en moyenne... C’est là que se retrouvent les quatre plus capés dont j’ai parlé plus haut, mais aussi le sixième (Mandanda, 35), le septième (Coupet, 34), le huitième (Maignan, 34) et le neuvième (Martini, 31). La conséquence est facile à comprendre : il ne reste quasiment rien pour les treize autres.
Autre indicateur intéressant, les intervalles de matchs entre deux nouveaux gardiens. Alors que dans les périodes précédentes, il était rare de voir des années sans nouveau (1976, 1974, 1971, 1970...), les intervalles s’allongent désormais : entre les débuts de Mickaël Landreau en juin 2001 et ceux de Sébastien Frey en novembre 2007, il s’est écoulé plus de six ans, soit 88 matchs avant qu’un nouveau gardien n’ait sa chance. Et plus de cinq ans et 75 matchs entre Cédric Carrasso (juin 2011) et Benoît Costil (novembre 2016). On remarquera que dans les deux cas, les quatre portiers concernés n’ont pas vraiment fait carrière (11 sélections pour Landreau, 2 pour Frey, 1 pour Costil et Carrasso).
Auparavant, les intervalles étaient quasi inexistants avant-guerre : il faudra attendre 1923 pour voir un premier intervalle significatif de 20 matchs (près de quatre ans) entre deux nouveaux gardiens, Charles Berthelot et Jacques Dhur. Lors des dix premières années entre 1904 et 1914, on compte pas moins de douze gardiens différents pour seulement 35 matchs !
A titre de comparaison, depuis 2010 et Stéphane Ruffier, seuls quatre nouveaux portiers ont été lancés. Lors de la deuxième période (1940-1983), les intervalles se font plus conséquents, même si le maximum ne dépasse pas 21 matchs (entre 1953 et 1957). Et il devient fréquent d’attendre entre 15 et 20 matchs pour voir un nouveau gardien arriver.
Le gardien milanais est bien installé dans la hiérarchie maintenant que Hugo Lloris et Steve Mandanda ont annoncé la fin de leur carrière internationale. Un temps concurrencé par Benjamin Lecomte (en juin 2019), Maignan est largement en avance sur d’autres prétendants. Il est désormais titulaire indiscutable, renforcé par une année 2023 convaincante, un excellent Euro 2024 et une grande sécurité apportée sur les pénalties et tirs au but.
Le Lensois Brice Samba a bénéficié de l’excellente saison 2022-23 de son club, alors vice-champion de France, et de ses prestations très convaincantes. Il a honoré sa première sélection à Faro contre Gibraltar en juin 2023, à plus de 29 ans. Mais il est désormais troisième gardien des Bleus derrière Lucas Chevalier, appelé à l’automne 2024 et qui n’a pas encore joué.
Le néo-Parisien est le mieux placé pour devenir prochainement le 81e gardien des Bleus.

Tableau des chiffres des gardiens de l'équipe de France
Les handballeurs en gras font partie de la dernière sélection.
M: Match, B: But, CS: Clean Sheet, V: Victoire, N: Nul, D: Défaite
| # | Handballeur | Match | But | CS | V | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Thierry Omeyer | 116 | |||||
| 2 | Vincent Gérard | 115 | |||||
| 3 | Daouda Karaboué | 56 | |||||
| 4 | Rémi Desbonnet | 55 | |||||
| 5 | Cyril Dumoulin | 50 | |||||
| 6 | Charles Bolzinger | 25 | |||||
| 7 | Wesley Pardin | 19 | |||||
| 8 | Yann Genty | 18 | |||||
| 9 | Samir Bellahcene | 17 | |||||
| 10 | Julien Meyer | 2 |