Depuis de nombreuses années, la France et la Serbie s’affrontent sur les terrains de volley-ball, créant ainsi une rivalité intense entre les deux équipes. Ces confrontations ont contribué à l’essor du volley-ball à l’échelle mondiale.

Moments clés des confrontations France-Serbie
Retour sur quelques rencontres marquantes qui ont façonné cette rivalité :
- Mondial 2002, à Buenos Aires (ARG) - France 3-0 Yougoslavie : Une première médaille mondiale. Au lendemain d'une cruelle défaite au tie-break face à la Russie pour la première demi-finale mondiale de son histoire, l'équipe de France réagit avec classe face au champion olympique et champion d'Europe serbe. Une victoire 3-0, synonyme de bronze historique. La génération Stéphane Antiga, Hubert Henno et Frantz Granvorka vient de replacer le volley français sur la carte.
- Euro 2003, à Berlin (ALL) - France 3-2 Serbie-Monténégro : Un coup de génies. Un an après, la Yougoslavie a changé de nom mais pas de joueurs. Les retrouvailles en demi-finales de l'Euro offrent un match incroyable face aux frères Nikola et Vladimir Grbic, à nouveau remporté par les Français au tie-break (16-14). Comme en Argentine, Laurent Capet tient la baraque en attaque pour les Bleus. Qui, le lendemain, caleront au cinquième set face à l'Italie, en finale. Les Serbes, eux, prendront leur revanche l'année suivante aux JO d'Athènes de manière cinglante (3-0). Les Bleus l'emportent face à la Serbie-Monténégro à l'Euro 2003.
- Euro 2011, à Vienne (AUT) - Serbie 3-1 France : Ivan Miljkovic tout puissant. Il n'y avait rien à faire. Ou presque. Après un premier tour convaincant et un huitième de finale maîtrisé à Vienne contre la Turquie (3-1), la France affronte la Serbie en quarts. Meilleur marqueur de l'Euro deux ans plus tôt, Antonin Rouzier (25 points) rend coup pour coup à Ivan Miljkovic (29 pts), futur MVP de la compétition. Mais une faute d'arbitrage sur la balle de match et trois fins de sets mal négociés sur quatre renvoient les Bleus à la maison. Trois jours plus tard, la Serbie est championne d'Europe.
- Ligue mondiale 2015, à Rio de Janeiro (BRE) - France 3-0 Serbie : Enfin un titre. Partie du deuxième niveau en Ligue mondiale, la France se hisse jusqu'en finale et retrouve la Serbie. Irrésistibles, à l'image d'Antonin Rouzier qui claque la balle de match comme si sa vie en dépendait, les Bleus remportent le premier titre de leur histoire sans trembler. Avant, deux mois plus tard, de réaliser le doublé avec l'Euro, écartant au passage les Serbes d'Aleksandar Atanasijevic en quarts de finale à Busto Arsizio (3-1).
- Mondial 2018, à Varna (BUL) - Serbie 3-2 France : La fin d'un monde. C'était le duel à ne pas perdre, celui qui devait envoyer la France au troisième tour du dernier Championnat du monde. Mais comme à l'Euro 2005, treize ans plus tôt, les Bleus, tendus, loupent le coche et s'inclinent 18-16 au tie-break malgré trois balles de match. « On n'est pas des tueurs, on préfère jouer les barbots », lâche Earvin Ngapeth, en colère. Arrivés dans la peau des favoris, les Bleus repartent septièmes, fort marris.
Ces rencontres ont été marquées par des retournements de situation, des performances individuelles exceptionnelles et des moments de tension extrême. Elles témoignent de la qualité et de la compétitivité des deux équipes.
Analyse des équipes
Chaque équipe possède ses propres atouts et faiblesses :
- France : Connue pour son jeu de possession et sa vitesse d’exécution.
- Serbie : Plus physique et tactique.
Il est intéressant d’observer comment les stratégies de jeu se mettent en place en fonction des forces en présence de chaque équipe.

Joueurs clés
Du côté français, des joueurs comme Antoine Griezmann et Kylian Mbappé seront essentiels pour marquer des buts et créer des opportunités. La condition physique des joueurs sera un élément clé lors de ce match.
La France devra gérer la fatigue de ses joueurs après une saison longue, tandis que la Serbie devra être prête à rivaliser physiquement avec une équipe française rapide et technique.
Enjeux pour l'équipe de France
La participation de l’équipe de France à des compétitions internationales telles que la Coupe du Monde ou l’Euro constitue un enjeu majeur pour le football français.
Un autre enjeu crucial pour l’équipe de France est le développement et la promotion des jeunes talents. Le recrutement et la formation de joueurs prometteurs permettent de renouveler l’effectif de l’équipe nationale, de garantir sa compétitivité à long terme et d’assurer sa pérennité.
La mise en place d’une stratégie de jeu efficace et la consolidation de la cohésion au sein de l’équipe de France sont des éléments déterminants pour atteindre les objectifs fixés.
Enfin, l’enjeu de la représentation et de la popularité de l’équipe de France ne doit pas être négligé. Les performances de l’équipe ont un impact sur l’image du football français à l’échelle nationale et internationale.
Réactions après un match récent
Après la défaite de la France face à la Serbie (2 sets contre 3) en demi-finale de l’EuroVolley, Andrea Giani, entraîneur de l’équipe de France, a déclaré :
"Sur l’arbitrage, je pense qu’il y a faute sur la réception d’Urnaut parce qu’il a touché la balle plus d’une fois. Pour moi, la décision n’est pas correcte, alors que c’était une balle de break importante au vu de la situation à ce moment dans le tie-break. Ensuite, la deuxième balle a touché par terre. Je suis en colère, mais les joueurs n’auraient pas dû continuer à parler avec l’arbitre. A la fin de l’action, tu peux lui poser une question, mais après, il faut se reconcentrer sur l’action suivante. Sinon, la Slovénie a débuté fort, ensuite dans le deuxième set, on était tout le temps devant, mais on n’a pas réussi à conclure alors qu’on a eu des situations pour le gagner. Dans le troisième et le quatrième, nous avons répondu avec de la qualité, jusqu’à ce tie-break où on a encore réussi à remonter alors qu’on était menés 6-2."
Benjamin Toniutti, passeur et capitaine de l’équipe de France, a ajouté :
"Tout le monde retient forcément le tie-break, ce n’est pas la première fois qu’on a des problèmes avec cet arbitre, je ne sais pas quoi dire par rapport à ça. Sinon, c’était un match de très haut niveau entre deux équipes qui vont chercher une médaille sur ces Jeux. La qualité a été incroyable, notre réaction aussi, parce que réussir à presque inverser le match après être menés 2-0 puis dans le troisième set, c’est quelque chose de très fort, on revient aussi dans le tie-break. On a forcément repensé au scénario de Berlin, je l’ai dit aux gars au troisième set quand on revenait et qu’on sentait un peu de fragilité chez eux."
Ces témoignages reflètent l'intensité des rencontres et l'importance de chaque détail dans ces matchs de haut niveau.
