L'équipe de France de volley-ball a marqué l'histoire en remportant la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Tokyo, une première pour le volley français. Ce triomphe a été acquis lors d'une finale palpitante contre la Russie, remportée en cinq sets. Ce samedi, les volleyeurs tricolores ont remporté la finale des Jeux Olympiques d'été 2020 de Tokyo au Japon, en disposant du Comité olympique russe, en cinq sets et après avoir mené deux manches à zéro (25-23, 25-17, 21-25, 21-25, 15-12). Alors que les Tricolores n'avaient jamais fait mieux que huitièmes dans des JO (1988), les voilà désormais champions olympiques pour la dernière de leur coach Laurent Tillie. Historique !
Les épreuves de volley-ball en salle lors des Jeux olympiques d'été de 2020 devaient avoir lieu du 25 juillet au 9 août 2020 à Tokyo au Japon, et ont été reportées à 2021. Les compétitions rassemblent douze équipes masculines et féminines pour un total de 288 volleyeurs. Chez les hommes, la France, qui n'avait jamais atteint les quarts de finale depuis sa première participation à Séoul en 1988, s'impose en finale 3 sets à 2 face aux joueurs du Comité olympique de Russie, remportant le premier titre olympique de son histoire pour sa première médaille. Le joueur français Earvin Ngapeth est par ailleurs désigné meilleur joueur du tournoi.
Après presque deux semaines de compétition, il ne reste plus que quatre équipes en lice pour monter sur le podium du tournoi olympique de volley hommes. À 21h15, l'heure de la grande finale sonnera. Les deux meilleures équipes vont s'affronter pour savoir qui repartira de Tokyo 2020 avec une médaille d'or autour du cou.
L'équipe de France masculine de volley-ball est en train de réalisé un exploit. Alors que les Bleus n'avaient jamais atteint un quart de finale olympique, les joueurs de Laurent Tillie sont allés encore plus loin en se qualifiant pour la finale olympique après leur victoire face à l'Argentine 3-0 en demi-finale. Résiliente depuis le début de la compétition et carrément bluffante contre l’Italie en demi-finale, l’équipe de France de volley n’est plus qu’à une victoire d’un historique doublé aux Jeux olympiques.
Earvin Ngapeth et les Bleus vont rejouer une finale olympique, samedi 10 août, trois ans après celle remportée à Tokyo face à la Russie. Ils sont encore convoqués sur le toit de l’Olympe. Trois ans après, on se dit que Tokyo n’était finalement qu’un chapitre plus qu’une apothéose. Parce que l’équipe de France, tenante du titre, va rejouer dans la foulée une finale olympique, cette fois dans une ambiance digne de son prestige.
Il n’y avait personne d’autre qu’eux au Japon, il y aura là une Arena Paris Sud incandescente et sa dizaine de milliers de spectateurs prête à faire feu. Cette aventure n’a rien de commun, c’est sûr. Elle se rejoint dans les synopsis, avec deux thrillers à couper le souffle. Le premier se résumait à une phase de groupes traversée sur un fil, les valises à moitié prêtes.
La bande à Earvin Ngapeth, facteur X indéniable, est encore passée par tous les états. De la peur que l’histoire s’arrête plus vite qu’ils ne l’imaginaient au sentiment de toute-puissance, demandez donc aux Italiens ce qu’ils en pensent, étrillés comme rarement en demi-finale. « On est des fous, décrit si bien Barthélémy Chinenyeze, central du poste aux responsabilités.
Ils ne sont pas encore arrivés au bout du chemin mais ils en parlaient, c’est vrai, dès qu’ils sont montés dans l’avion du retour à Tokyo. Les paroles auraient pu ne jamais se transformer en actes, mais ce n’est franchement pas leur genre. Les mots ont un poids, ils y tiennent. « On n’y va pas pour défendre notre titre parce que ça voudrait dire qu’on a quelque chose à perdre, sourit Nicolas Le Goff.
Ils seront revanchards, battus par ces mêmes Bleus en quarts de finale il y a trois ans et pas plus tard qu’il y a deux mois en demi-finale de la VNL. « Ils vont être morts de faim », s’attend Jean Patry. Wilfredo Leon en premier lieu, considéré comme le meilleur joueur du monde mais dont le palmarès se réduit à un petit Euro, glané en 2023, avec son pays. « On a une arme en plus avec le public, poursuit Jean Patry.
Pour faire entrer aussi au Panthéon les deux joueurs qui n’étaient pas à Tokyo, Théo Faure et Quentin Jouffroy, ainsi que le coach Andrea Giani. Cet immense joueur qui a couru après l’or olympique toute sa carrière, en passe peut-être de le décrocher en étant l’entraîneur d’un pays qui n’est pas le sien. Des petites histoires naissent la très grande.
Un Parcours Semé d'Embûches
Pour parvenir à ce stade de la compétition, Earvin Ngapeth et ses coéquipiers ont d'abord dû se relever d'un début de compétition compliqué. Ils avaient arraché leur qualification en remportant deux sets contre le Brésil (2-3), le champion des JO de Rio, lors du dernier match de la phase de groupes. Auparavant, les hommes de Laurent Tillie avaient perdu deux matchs sur quatre, contre l'Argentine (2-3) et en ouverture face aux Etats-Unis (0-3).
"Dès fois, je n'arrive pas à nous expliquer. On a commencé le tournoi crispés", expliquait le leader de l'équipe, Earvin Ngapeth, après la victoire contre la Pologne en quarts de finale."Quand on a été dos au mur, on s'est dit 'les gars, on n'a rien à perdre, soyons nous, kiffons'. C'est ça qui fait la différence et puis le groupe (...) Tout le monde apporte."

Une Finale Haletante Contre la Russie
Ce samedi à 14h15 (heure française), les volleyeurs tricolores ont joué une finale olympique contre la Russie, à Tokyo au Japon, un moment historique après leur exploit face à la Pologne en quarts de finale (3-2) et leur victoire pleine d'autorité contre l'Argentine (3-0) en demi-finales. Les Français ont battu les Russes (3-1) il y a huit jours dans un match de poule crucial pour eux, mais sans gros enjeu pour leurs rivaux.
La finale a été remportée trois sets à deux (25-23, 25-17, 21-25, 21-25, 15-12). Le match terminé, les Bleus ont entamé une danse de la joie. D'abord au premier set : les Bleus sont menés de trois points (16-19) lorsque le sélectionneur, Laurent Tillie, demande un temps mort. Première explication, premières solutions : les Français reprennent l’avantage (23-22), sur le tard, passant devant grâce à un smash d’Earvin Ngapeth. Smash contré par les Russes, mais en dehors du terrain.
Le deuxième set est plus limpide, face à des adversaires encore sonnés d’avoir laissé échapper le premier. Tout l’inverse des troisième et quatrième manches, lors desquelles les Russes reprennent des forces, encouragés par une délégation peu avare en « Davaï » (allez) et autres exhortations. Et que dire du tie-break… Intenable.
« A deux sets partout, on s’est dit : “Les gars, c’est pas grave, ce sera encore plus beau de gagner trois sets à deux que trois sets à zéro” », raconte Kévin Tillie, dont le père n’est autre que le sélectionneur. « On a eu un coup de barre, on n’avait plus d’énergie, mais on est allé chercher avec le cœur la médaille d’or », apprécie Trévor Clévenot. Il en fallut, en effet, pour rattraper les trois points d’avance pris par les Russes en début de cinquième manche.
JO-2024: après Tokyo, un deuxième titre pour le volley français | AFP
Le Dernier Match de Laurent Tillie
Cette finale a marqué le dernier match sur le banc du sélectionneur Laurent Tillie, neuf ans après sa prise de fonction à l'automne 2012. En 2012, quand Laurent Tillie a pris les rênes, les Bleus venaient d'échouer à se qualifier pour les JO de Londres. Certes, le sélectionneur des Bleus avait mené son équipe au sommet lors des victoires à l’Euro 2015 et lors des Ligues mondiales, une compétition annuelle, de 2015 et 2017. Mais les résultats ont aussi été irréguliers.
Un Groupe Uni et Talentueux
« On a envie d’être tous ensemble dans la lumière », expliquait Grebennikov dès le premier rassemblement pré-olympique, à Mulhouse, au mois de mai. « On essaie d’oublier l’enjeu, on est une bande de potes qui jouent au volley », précisait Earvin Ngapeth. Aujourd’hui, Laurent Tillie n’hésite pas à comparer équipes et époques. Comme joueur, il avait disputé les Jeux 1988 de Séoul, la première des cinq participations olympiques du volley français. Jusqu’à cet été, toutes avaient échoué avant les quarts de finale.

Composition de l'équipe de France aux JO de Tokyo
| Poste | Joueurs |
|---|---|
| Passeurs | Benjamin Toniutti (cap.), Antoine Brizard |
| Centraux | Nicolas Le Goff, Barthélémy Chinenyeze, Daryl Bultor |
| Attaquants | Jean Patry, Stephen Boyer |
| Réceptionneurs | Earvin Ngapeth, Trevor Clévenot, Kevin Tillie, Yacine Louati |
| Libéro | Jenia Grebennikov |

