France vs Italie : Une démonstration de force en chiffres

En démonstration en Italie, les Français ont fait gonfler leurs statistiques. À Rome, les Bleus n’ont pas fait dans le détail. 73 points inscrits, pour un total de 11 essais, une victoire historique qui donnerait mal à la tête à plus d’un mathématicien chevronné. Ce dimanche, la France a étrillé l'Italie à Rome (24-73). Avec 73 points marqués et onze essais inscrits, les Bleus ont signé leur plus large victoire dans le Tournoi des 6 Nations. Une performance historique.

L'impressionnante victoire des Bleus, ce dimanche, contre l'Italie, a une saveur particulière (24-73). Portée par des avants conquérants, cette équipe de France a livré un récital offensif en inscrivant 73 points. Jamais les Bleus avaient inscrit autant de points contre l'Italie. Mieux, jamais ils avaient atteint un tel score dans le Tournoi des Six Nations. La dernière victoire la plus large remonte à 2005 contre... les Italiens (56-13). Pour retrouver un tel écart, il faut revenir en 1998 lorsque la France a écrasé le pays de Galles lors du Tournoi des 5 Nations (51-0).

Avec onze essais inscrits, le XV de France a battu à la fois son propre record, mais aussi celui du Tournoi des 6 Nations, détenu jusqu'à ce dimanche par l'Angleterre lors d'une victoire à dix essais contre l'Italie en 2001 (80-23, plus grand nombre de points marqués par une équipe dans la compétition). Les Bleus de Fabien Galthié n'avaient jamais marqué plus de sept fois lors d'un seul match dans le Tournoi. Record battu haut à la main!

Pour évaluer cette performance, rappelons que les Bleus ont atteint la barre des 70 points qu'à trois reprises depuis 2000 avant cette victoire en terre italienne. D'abord contre les Fidji en 2001 (77-10), puis face à la Namibie pendant la Coupe du monde 2007 (87-10), et enfin contre ces mêmes Namibiens lors de la Coupe du monde 2023 (96-0). De quoi entamer avec le sourire la préparation du match décisif contre l'Irlande, le 8 mars prochain.

Au total, l’équipe de Fabien Galthié a aplati onze fois dans l’en-but italien ! Dans son histoire avec le Tournoi, l’équipe de France n’avait jamais dépassé le total de sept essais, atteint à neuf reprises, dont cette année en ouverture face au pays de Galles (43-0) ou encore en mars 2023 lors d’une victoire, déjà, historique en Angleterre (10-53).

Mickaël Guillard (14e), Peato Mauvaka (21e), Antoine Dupont (24e, 54e), Paul Boudehent (30e), Léo Barré (39e, 65e), Grégory Alldritt (45e), Louis Bielle-Biarrey (50e), Attissogbe (76e) et Barassi (80e) sont les auteurs de ces onze essais. Presque tous transformés par le pied de Thomas Ramos (8/9) alors que Maxime Lucu a réalisé un 1/2. De quoi offrir un autre record à cette équipe de France : celui du nombre de points inscrits face à l’Italie avec 73 points !

Lors de la Coupe du monde 2023 en France, les Bleus avaient déjà corrigé les Italiens (60-7). Théo Attisogbé a marqué le dernier essai des Bleus, ce dimanche, contre l'Italie. (A.

Avant cette rencontre, Fabien Galthié, en alignant un banc avec sept avants et un seul trois-quart, avait fait naître quelques doutes sur les intentions du XV de France. Allions-nous assister à un match fermé dicté par un jeu frontal et une absence de spectacle ? Les doutes ont vite été estompés à Rome et les premières réponses n'ont pas tardé à être livrées sur le terrain.

Voici les notes des joueurs après le match :

  • Léo Barré : 8,5
  • Théo AttissogbE : 8
  • Pierre-Louis Barassi : 5
  • Yoram Moefana : 8
  • Louis Bielle-Biarrey : 8
  • Thomas Ramos : 6
  • Antoine Dupont : 8
  • Paul Boudehent : 7
  • Grégory Alldritt : 7,5
  • François Cros : 7,5
  • Thibaud Flament : 7,5
  • Mickaël Guillard : 8
  • Uini Atonio : 6
  • Peato Mauvaka : 8
  • Jean-Baptiste Gros : 6,5

Les 15 franchissements pour 33 défenseurs battus laissent entrevoir la qualité de l’attaque française à Rome. Les trois quarts qui ont marqué six essais se sont particulièrement amusés. À lui seul, Théo Attissogbe a transpercé la défense à 3 reprises quand Antoine Dupont et Léo Barré ont laissé 6 défenseurs sur le carreau chacun. Le moins que l’on puisse dire c’est que les Français se sont joués de la défense azzuri.

Mais pour s’amuser, les arrières se sont appuyés sur des avants particulièrement solides. Stat' incroyable, les Bleus ont remporté 110 des 111 rucks qu’ils ont joués. En inscrivant un nouvel essai et surtout en délivrant trois passes décisives, Louis Bielle-Biarrey a égalé un record notamment détenu par un certain "Sir" Jonny Wilkinson. Lors de cette édition du Tournoi, l’ailier Bordelais a déjà inscrit 5 essais et délivrés 4 passes décisives s’invitant donc sur 9 réalisations des Bleus.

Comme souvent, quand il est sur un terrain de rugby, on pourrait écrire des lignes et des lignes sur lui. Mais Antoine Dupont les mérite. Encore une fois contre l’Italie, il a réalisé une performance majuscule avec 2 essais et "3 passes D", un total de 5 actions décisives en un seul match, soit le plus haut total enregistré dans un match du Tournoi. C’est seulement la quatrième fois qu’un joueur réalise cet exploit. Avant lui Austin Healey (2000 contre l’Italie), Frédéric Michalak (2006 contre l’Italie), et… Antoine Dupont (2021 contre l’Italie).

Sur la scène internationale, certains joueurs font office de magiciens. Parmi eux, le capitaine du XV de France Antoine Dupont est sur toutes les lèvres. Décevant en Angleterre, il s’est directement rattrapé lors de la victoire en Italie (24-73).

🐐 7 minutes d’ANTOINE DUPONT qui détruit tout le monde !

Selon des statistiques dévoilées par ESPN Scrum, Antoine Dupont a réalisé un match abouti offensivement. Preuve en est, il est le joueur le plus décisif de la rencontre.

Ensuite, le capitaine du XV de France a été hyperactif lors de l’ensemble de la rencontre, dont il a disputé les 80 minutes. Entre autres, Antoine Dupont est l'auteur de 83 passes à Rome. Par ailleurs, ses passes étaient souvent spectaculaires, car près de 10 % de ces dernières étaient des offloads. Avec 8 passes après-contact, le Toulousain est de très loin le joueur qui a le plus souvent joué au cœur de la défense adverse.

6 Nations. Si Antoine Dupont a joué avec ses coéquipiers, il a aussi fait vivre le ballon par lui-même. Ainsi, il est le deuxième joueur comptant le plus de mètres parcourus avec la gonfle en main (87), derrière Léo Barré (131). Par ailleurs, ses courses étaient généralement tranchantes. Enfin, le demi de mêlée du XV de France a aussi transpercé la défense italienne à 2 reprises et a éliminé 6 défenseurs transalpins, personne ne fait mieux sur la rencontre.

6 Nations. Ainsi, il a concédé 3 turnovers dans la rencontre. Ce chiffre est supérieur à tous les autres joueurs alignés, mais aussi plus important que ceux concédés, en cumulé, par Antoine Dupont sur les deux premiers matchs du Tournoi des 6 Nations 2025.

Vainqueur de l'Italie (60-7), vendredi 6 octobre, le XV de France a remporté son quatrième succès en autant de rencontres dans cette Coupe du monde. Les Bleus terminent en tête de leur poule, devant la Nouvelle-Zélande, et se hissent en quarts de finale. Essais inscrits, individualités flamboyantes, un fait inédit depuis 20 ans... La domination tricolore en chiffres. C'est ce que l'on appelle une première partie de Coupe du monde parfaite. En s'imposant face à l'Italie (60-7), vendredi 6 octobre à Lyon, le XV de France a validé son billet pour les quarts de finale et enchaîné une quatrième victoire en autant de rencontres dans la compétition. Invaincus, les Bleus s'avancent vers la phase à élimination directe avec le plein de confiance. Car malgré la présence de la Nouvelle-Zélande, les hommes de Fabien Galthié ont marché sur la poule A.

En témoigne leur nombre de points au compteur. Vainqueurs des All Blacks en ouverture (27-13), puis plus difficilement de l'Uruguay (27-12), les Tricolores ont ensuite déroulé face à la Namibie (96-0), avant le succès face à l'Italie. Bilan des courses : 18 points, et seulement deux longueurs perdues en route, à savoir les deux points de bonus offensifs non glanés face aux Néo-Zélandais et aux Uruguayens. Sans aucune conséquence, puisque les Blacks terminent derrière, avec 15 unités.

Les Bleus, eux, peuvent se réjouir de terminer premiers. Et surtout savourer, car il ne s'agit pas franchement d'une habitude française. Si le XV de France se qualifie systématiquement en quarts de finale, la première place, elle, n'est que rarement atteinte. Il faut remonter à 2003 pour trouver trace d'une telle performance. À l'époque, dans une poule moins relevée composée de l'Écosse, des Fidji, des États-Unis et du Japon, les hommes de Bernard Laporte avaient pris le meilleur sur le XV du Chardon. Ils avaient terminé avec 20 points, comptabilisant quatre succès bonifiés en autant de rencontres. Bon signe pour la génération 2023 : le quart de finale avait été franchi avec succès (victoire 43-21 contre l'Irlande).

Si les Bleus ont obtenu de tels résultats depuis un mois, ils le doivent en partie à leur domaine offensif. En quatre matchs, ils ont inscrit pas moins de 27 essais (soit presque sept par rencontre en moyenne). À ce stade, seule la Nouvelle-Zélande fait mieux (38). À titre de comparaison, les champions du monde sud-africains en ont inscrit cinq de moins que les Tricolores. Ce total reste cependant à nuancer, puisque 13 des 27 essais ont été inscrits face à la Namibie (96-0), dans une partie ô combien déséquilibrée. Les huit essais inscrits face à l'Italie demeurent un élément de comparaison plus intéressant : en match officiel, jamais les Bleus n'avaient inscrit autant d'essais face à la Squadra Azzurra, une équipe qu'ils affrontent pourtant chaque année lors du Tournoi des VI Nations.

Treize Français différents ont aplati le ballon dans l'en-but adverse depuis le début du Mondial. L'un d'eux a pris toute la lumière : Damian Penaud. L'ancien ailier clermontois totalise déjà six essais en trois matchs : un face à la Nouvelle-Zélande, trois face à la Namibie, deux face à l'Italie. Dans cette compétition, personne ne rivalise avec lui. À ce jour, seuls Henry Arundell (Angleterre, 5) et Darcy Graham (Écosse, 5) ou Bundee Aki (Irlande, 4) semblent en mesure de l'égaler lors de la phase de poules. Derrière Damian Penaud, Louis Bielle-Biarrey n'est pas en reste. La révélation tricolore de la compétition (20 ans), qui gagne peu à peu sa place de titulaire, a déjà franchi la ligne à quatre reprises. Suivent ensuite Melvyn Jaminet, Charles Ollivon, Peato Mauvaka et Yoram Moefana (2).

Outre les essais, les Bleus peuvent compter sur un botteur fiable. Face aux perches, Thomas Ramos n'est pas infaillible, mais il est précieux. L'arrière tricolore a déjà inscrit 61 points depuis le début du Mondial. En témoigne son match face à l'Italie. Vendredi soir, à Lyon, il n'a manqué qu'une seule tentative, une pénalité à 50 mètres juste avant la pause. Avant la rencontre, son taux d'efficacité était mesuré à 86%.

D'autres statistiques démontrent la performance des Bleus. Face à la Nouvelle-Zélande puis la Namibie, seuls quatre pénalités ont été concédées par la défense française, le total le plus faible depuis le début de l'ère Galthié. Ou encore les percées dans les défenses adverses : 11 ont été réussies par Damian Penaud, le total le plus élevé de la compétition, et huit par Louis Bielle-Biarrey.

Exit la dépossession ? Alors que les Bleus avaient déjà plus gardé le ballon qu’à l’accoutumée face aux pays de Galles puis l’Angleterre (50 % de possession sur chaque rencontre), ils l’ont clairement monopolisé contre les Italiens. Les Français ont terminé le match avec 62 % de possession. Si le chiffre est particulièrement haut face à la Squadra Azzurra, il s’agit d’une véritable tendance de fond depuis le début d’année.

Très disciplinés en ce début du Tournoi, les hommes de Fabien Galthié ont encore concédé seulement 6 pénalités à Rome. Un excellent total à ce niveau. Ils ont aussi 83 % de leurs plaquages, bien mieux que l’inquiétant 77 % de l’Angleterre.

Malgré, ces nombreuses passes tentées, ils n’ont fait que 15 erreurs de mains, soit moitié moins que les hallucinantes 30 erreurs de Twickenham.

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