Pour s'offrir une place en finale des Jeux Olympiques de Paris 2024, l'équipe de France devra se défaire de l'Italie, une équipe qu'elle a souvent affrontée depuis 20 ans. Les Bleus l'ont souvent affrontée dans des matchs au couteau, notamment depuis 2003, avec du bon et du moins bon. Ah, l'Italie...
L'inquiétude envolée, les regards sont maintenant tournés vers l'Italie, championne du monde en titre et adversaire dans le dernier carré ce mercredi (20h00). Les champions olympiques face aux champions du monde, ça promet !
VNL Champions in 5-Set-Drama! 😳🏐 - France 🇫🇷 Vs. Italy 🇮🇹 | 2024 VNL - Full Match
Une rencontre particulière pour Andrea Giani
Une rencontre très particulière pour Andrea Giani, le sélectionneur italien de l'équipe de France. « Autant la cérémonie d'ouverture, dans la délégation française, a été particulière pour moi, autant jouer contre l'Italie n'est pas un problème. Cela m'est arrivé très souvent, j'y pense avant et, une fois le coup d'envoi donné, c'est un match comme les autres », a confié le coach de 54 ans, le plus capé de l'histoire de la sélection transalpine (474 rencontres entre 1988 et 2005).
Benjamin Toniutti a ainsi résumé : "On se connaît tous, beaucoup d’entre nous ont évolué ou jouent encore en Italie, on se rencontre en sélection tous les étés, "Fefe" (Fernandino de Giorgi, le sélectionneur italien) a été mon coach pendant deux ans à Zaksa (Pologne)…".
Moments clés des confrontations France-Italie
En finale de l'Euro 2003, la Nazionale l'avait emporté 3 sets à 2 à Berlin avec un deuxième set légendaire long de 43 minutes (25-18, 40-42, 25-18, 27-29, 15-9). Puis les Français avaient pris leur revanche à Turin au premier tour de l'Euro 2015 en s'imposant 3-2 après avoir été menés deux manches à rien (23-25, 21-25, 25-19, 25-17, 15-13).
A Nantes, en quarts de finale de l'Euro 2019, ils avaient enchaîné avec une prestation d'anthologie. Six jours après avoir battu l'Italie pour le dernier match de la phase de groupes à Montpellier (3-1), les Tricolores emmenés par un Stephen Boyer de feu (9 aces) avaient écrabouillé les Italiens 3-0 (25-16, 27-25, 25-14) avant de finir à la 4eme place du tournoi.

L'Italie s'est adjugée les deux gros derniers duels : en quarts du Mondial 2022 sur le score de 3-2 (26-24, 21-25, 25-23, 22-25, 15-12) à Ljubljana et en demi-finale de l'Euro 2023 sur un cinglant 3-0 (25-21, 25-19, 25-23) à Rome.
L'équipe de France féminine face à l'Italie
L’équipe de France féminine de volley-ball affronte un gros morceau, l’Italie, ce mardi (21 h) en quarts de finale de l’Euro. L’équipe de France va affronter l’une des meilleures équipes au monde, ce mardi. Battre les Italiennes, championnes d’Europe en titre, devant leur public ce mardi (21 h) en quarts de finale de l’Euro 2023, serait « incroyable » pour l’équipe de France, admet Lucille Gicquel qui, comme ses coéquipières, ne part pas battue d’avance.
Sur la scène internationale, l’Italie, 2e au classement mondial, est l’une des références du volley féminin: rien que lors des deux dernières années, les Italiennes ont ajouté à leur palmarès un sacre européen et une victoire en Ligue des nations (2022) et une 3e place au Mondial 2021.
« C’est une équipe qui est très forte, qui a beaucoup d’expérience, qui performe depuis des années, c’est un niveau au-dessus », reconnaît Gicquel, 25 ans. « L’équipe d’Italie, énumère la meilleure marqueuse française (18 points) du 8e de finale remporté samedi contre la Roumanie (3-1), cela sert très bien, c’est très physique, ce sont des filles hors normes. » À l’image de leur parcours sans faute dans cet Euro : six victoires en autant de matchs, sans avoir perdu un seul set.
Dans moins d’un an, Gicquel et ses coéquipières participeront pour la première fois de l’histoire du volley français féminin aux JO. Si elles ont obtenu leur billet en tant que pays-hôte, elles ne comptent pas faire de la figuration.
Réaction de Juliette Gelin
La réaction de Juliette Gelin, libéro de l'équipe de France : "Pour mes débuts dans la VNL, c'est un match qui met bien dans l'ambiance, le niveau de cette équipe d'Italie était assez impressionnant à voir. Maintenant, il faut voir le bon côté des choses, c'est une grande chance et une belle opportunité de jouer face à des formations de ce niveau, et personnellement, j'ai pris énormément de plaisir. Il y a toujours moyen de faire mieux, mais c'est la première fois que ce six de départ jouait ensemble cette saison, il faut le prendre comme un point de départ et travailler pour progresser lors des prochains matchs."

Formation des joueurs français au CNVB de Montpellier
La quasi-totalité de l’équipe de France qui dispute les quarts de finale de l’Euro de volley à Nantes contre l’Italie a été pouponnée au CNVB de Montpellier. Douze des quinze membres de l’équipe de France qui participent à l’Euro de volley y ont affûté leurs armes.
Fondé en 1983, le centre national du volley-ball fut la première structure en Europe consacrée à la formation au haut niveau des jeunes joueurs les plus prometteurs. Une usine à champions : 90 % des joueurs en sortent avec un contrat professionnel en poche.
« Quand on est un jeune joueur et qu’on arrive ici, on sort d’une structure amateure », souligne l’ex-international Loïc Le Marrec (140 sélections), passé par le CNVB avant de boucler la boucle comme entraîneur, une fois sa riche carrière de joueur terminée. « La première chose qu’on y apprend, c’est qu’il faut travailler, car le talent ne suffit plus. »
Les clés du succès : analyse et perspectives
Les atouts de cette équipe, qui affiche moins de 24 ans de moyenne d’âge - contre 29 et demi pour la France ? Ces derniers, passés tout près d’un retentissant exploit, ont en tout cas prouvé que les tenants du titre, s’ils sont costauds dans tous les secteurs du jeu, ne sont pas infaillibles, eux qui auront en outre eu un jour de moins de récupération que les Bleus, plus facilement qualifiés pour les demi-finales (3-0 contre la Roumanie lundi soir).
Ce qui fait dire à Benjamin Toniutti : "On peut leur faire mal si on arrive à les pousser dans leurs retranchements. Bref, "on devra être à plus que 100%", selon Jenia Grebennikov qui, comme ses partenaires, estime que le contexte, une demi-finale de Championnat d’Europe devant plus de 11 000 Italiens, va galvaniser des Bleus souvent plus à l’aise dans cette configuration.
Avec la capitaine Héléna Cazaute et la pointue Lucille Gicquel, les Bleues possèdent des fers de lance capables de leur faire franchir les paliers qui les séparent encore du plus haut niveau international. « C’est l’une des clefs des progrès de l’équipe de France, estime d’ailleurs Héléna Cazaute. Partir à l’étranger permet aux joueuses de franchir des caps, d’acquérir de l’expérience. »
Les Français l’avaient prouvé en 2015, année de leur seul titre européen - et de la quatrième finale disputée à ce jour par la France, après 1987, 2003 et 2009 - en renversant la Bulgarie chez elle à Sofia (3-2).
Tableau des confrontations récentes
| Compétition | Année | Vainqueur | Score |
|---|---|---|---|
| Euro 2003 (Finale) | 2003 | Italie | 3-2 |
| Euro 2015 (1er tour) | 2015 | France | 3-2 |
| Euro 2019 (Quarts de finale) | 2019 | France | 3-0 |
| Mondial | 2022 | Italie | 3-2 |
| Euro | 2023 | Italie | 3-0 |
