L'Équipe de France de Handball Triomphe aux Jeux Olympiques de Tokyo

L'équipe de France de handball a marqué l'histoire aux Jeux Olympiques de Tokyo, décrochant la médaille d'or après une compétition intense et passionnante. Retour sur un parcours exceptionnel, des moments clés aux performances individuelles qui ont mené à la victoire.

Un Début de Compétition Prometteur

Pour son premier match du groupe A des Jeux Olympiques de Tokyo, l’équipe de France de handball s’est logiquement imposée face à l’Argentine (33-27). Les Bleus ont mené d’un bout à l’autre de la rencontre sans jamais avoir été réellement inquiétés.

C’était un rendez-vous à ne surtout pas manquer face à un adversaire supposé le plus abordable de la poule A. Et les Tricolores ont fait ce qu’il fallait, avec notamment deux entames de mi-temps parfaitement maitrisées. Emmenés par un très bon Vincent Gérard, auteur de 8 arrêts, ils se sont montrés solides en défense et efficaces en attaque. De quoi prendre très vite le large à chaque fois et de gérer l’avantage au score.

Seul un petit trou d’air en fin de première période a permis à l’Argentine d’atteindre la pause avec seulement deux longueurs de retard (12-10). Mais pas de quoi atténuer la bonne prestation d’ensemble de toute l’équipe. En dehors de Nicolas Tournat non inscrit sur la feuille de match, les 14 joueurs présents ont pu participer à la partie et prendre leurs repères.

Touché à la cuisse lors de la préparation, Michaël Guigou a ainsi pu faire son retour. Nikola Karabatic continue, lui, sa montée en puissance après de longs mois d’absence. Mention spéciale à Melvyn Richardson, utilisé exclusivement en deuxième période, qui a réussi un remarquable 7 sur 7 au shoot.

Après le Brésil lundi, il faudra ensuite affronter l’Allemagne mercredi, l’Espagne vendredi et la Norvège dimanche. Difficile d’espérer mieux pour ces Bleus, outsiders de la compétition, au sein d’une poule extrêmement relevée.

Parcours vers la Finale

En achevant une valeureuse Egypte (27-23), les Bleus retrouvent pour la quatrième fois d’affilée la finale olympique. Ce qu’aucune nation n’était encore parvenue à faire sur la scène des Jeux.

Les Pharaons y mettaient même les pieds en tant que première nation africaine masculine à se retrouver là à ce stade de la compétition. La deuxième non Européenne tout court, après la Corée du Sud, finaliste chez elle en 1988.

Ils ont déboulé dans l’inconnu comme des furies, menant rapidement 5-1 au bout de six minutes. A l’inverse, ce sont bien les ténors tricolores qui balbutiaient en tout début de rencontre, comme cette inhabituelle perte de balle de Guigou sur contre-attaque alors que les Français piétinaient déjà (1-3), et un tir non cadré d’Abalo pourtant bien décalé, et une barre transversale de Karabatic.

Bien aidés par la muraille. Et quelle muraille : en délicatesse lors des matchs à fort enjeu depuis sa prestation référence au Mondial 2017, Vincent Gérard se savait attendu en cet après-midi tokyoïte. Deux jets de sept mètres stoppés, quatre arrêts monstrueux pour résorber l’hémorragie de départ, trois autres parades, une mine possédée : le gardien du PSG Handball a déployé des fortifications d’une solidité rare.

Un pourcentage ahurissant (44%, 17 arrêts sur 39), bien supérieure à sa moyenne, plus standard, sur l’ensemble du tournoi (28, 3% à 7,6 arrêts par match).

Si les Bleus ont tant tardé à se faire justice, c’est aussi parce que ses chefs de file ont tardé à avoir leur rendement habituel : si fluide, si létale lors des rencontres précédentes, la connexion Nedim Remili-Dika Mem a connu quelques bugs (9/19 sur la rencontre). Un manque d’efficacité corrigée dans la deuxième moitié de la seconde période. Il faudra toutefois retrouver leur constance si les Bleus veulent aller récupérer l’or samedi.

«L’équipe de France est de retour», lançait la veille l’ailière tricolore Laura Flippes après la qualification des Bleues en demie. La phrase vaut aussi pour ces messieurs, et pas seulement pour l’accès en finale.

Surtout parce qu’à Tokyo - et même si cela a moins été flagrant en demie - les Français ont renoué avec leurs dogmes d’antan, ceux qui leur avaient permis d’être si souverains au tournant des années 2010. Des joueurs capables de déborder de partout quand le ballon est dans leurs mains. Quand il ne l’est pas, la rigueur dans le marquage, bonifiée par beaucoup de dialogue : «C’est sa spéciale», entend-on alors qu’Ahmed Elahmar repiquait une fois de plus dans l’axe. «On ne recule pas», dès le retour des vestiaires. Puis : «On ferme». Avec le verrou, dont seul Vincent Gérard semblait avoir la clé ce soir.

Luka Karabatic, sur les quatre finales consécutives : «Il ne faut pas banaliser tout ça. Surtout après la saison qu’on a vécue.» Auteur d’une prestation propre (5/5 aux tir), l’ailier gauche de Montpellier Hugo Descat a rassuré les copains. Touché face à la Norvège en poules, il a su la veille du match qu’il pourrait revenir aider l’équipe.

«J’ai entendu Luka le dire : il faut profiter mais ne pas oublier qu’on n’est pas venus pour la médaille d’argent.» C’est d’autant plus valable qu’en finale, la France pourrait retrouver le Danemark, pour un remake de la finale perdue par les Bleus en 2016.

La Finale Épique contre le Danemark

L’équipe de France de handball a battu le Danemark (25-23) ce samedi lors des Jeux olympiques de Tokyo. Les Bleus ont décroché leur troisième médaille d’or après Pékin et Londres au terme d'une finale de costauds.

Les Bleus étaient en mission lors des Jeux olympiques de Tokyo. Médaillés d’argent à Rio et privé d’un triplé historique par les Danois, les coéquipiers de Nikola Karabatic et Michaël Guigou ont pris une éclatante revanche ce samedi au Japon. Au terme d’une finale maîtrisée à la perfection, l’équipe de France a dominé le Danemark (25-23) et retrouvé le sommet de l’Olympe.

Au terme d’une quatrième finale consécutive aux JO, l’équipe de France de handball a décroché son troisième titre après Pékin et Londres (2008 et 2012). Grâce à cette superbe victoire, la délégation tricolore se retrouve à 31 médailles au Japon, dont huit en or.

"Sincèrement avant de commencer cette compétition je ne savais pas où on allait. Le groupe s’est renouvelé et depuis trois ans on perdait en demies ou en finale. On n’arrivait pas à trouver la recette, a expliqué Luc Abalo au micro de RMC. Il y a de nouveaux coachs qui sont arrivés et qui ont fait confiance à ce nouveau groupe. Ils ont réussi à nous ressouder. Dès les premiers matchs cela s’est senti sur le terrain. Personnellement, cela m’a beaucoup ému de jouer ces premiers matchs car c’est ma dernière compétition. De voir cette nouvelle génération se battre aussi bien et jouer aussi bien c’était beau. On a réussi à gagner alors que l’on n’était pas favoris avant. Je voulais croire en la beauté de ce sport. On a réussi à créer la surprise mais on croyait en nous."

Critiqué pour son relatif manque d’efficacité dans les grands tournois, Vincent Gérard a fait taire ses détracteurs dès la première période de cette finale. Après un bel arrêt, le gardien tricolore a parfaitement lancé le contre et permis aux Bleus de réaliser le premier petit break du match. Solides en défense et avec un dernier rempart en forme, la France a rapidement pris les devants.

En attaque, Dika Mem, Kentin Mahé et Nedim Remili (5 buts et meilleur marqueur français) ont crânement pris leur chance et permis à leurs ailiers Luc Abalo, Valentin Porte et au vétéran Guigou (39 ans) de briller. A la pause, la France semblait déjà injouable. Au moment de retourner aux vestiaires, les Bleus ont déjà réussi à se détacher (14-10, 30e).

Les champions en titre danois ont bien tenté de se rebeller après la mi-temps. Mais malgré un Mikkel Hansen toujours aussi décisif avec neuf buts (9/16 au tir), les Bleus ont parfaitement contrôlé le rythme de cette finale et enrayer les tentatives scandinaves.

"C’est solide, solide de chez solide. Le mur, s’est enflammé Olivier Girault, consultant pour RMC, face à la magnifique défense tricolore. Même à un de plus les Danois n’arrivent à trouver aucune solution face à cette défense française."

C’est simple, le Danemark a uniquement réussi à revenir sur les talons de la France lorsque Luc Abalo a écopé de deux minutes de pénalité. Revenue à un but des Bleus à onze minute de la fin du match (22-21, 49e), la sélection nordique n’a ensuite rien pu faire face au second souffle des Bleus.

Le tout avec quelques nouvelles parades cruciales de Vincent Gérard (32% à 10/31). Un dernier stop défensif et une ultime réalisation de Ludovic Fabregas ont scellé le destin de cette finale.

A l’image de cette finale face au Danemark, l’équipe de France de handball n’a pas (presque) tremblé dans la conquête de son troisième titre olympique. Critiqué pour son bilan moyen jusque-là, Guillaume Gille devient donc le premier handballeur français à avoir gagné la médaille d’or aux JO en tant que joueur et sélectionneur.

Du côté des joueurs, trois hommes ont participé aux trois sacres tricolores en handball: Michaël Guigou, Luc Abalo, Nikola Karabatic.

Si les deux premiers cités ont déjà annoncé leur retraite internationale après le tournoi nippon, l'autre triple médaillé d’or des JO n’a toujours rien communiqué et pourrait bien pousser jusqu’à Paris 2024. Une véritable légende qui visera probablement un nouveau titre dans trois ans.

La Victoire des Bleues

Quelle revanche ! Méthodiquement, hargneuses en défense et déliées en attaque, les Bleues ont conquis leur premier titre olympique face à la Russie, dimanche à Tokyo. Même si, dans ces Jeux, elles évoluent sous l'appellation de « Comité olympique russe », c'est bien elles qui l'avaient emporté à Rio, il y a cinq ans, face à la France (19-22). Cette fois, les Tricolores n'ont pas laissé de place au doute ou à la redoutable Anna Viakhireva et ont conclu beauté une campagne olympique débutée dans la difficulté.

Les Bleues étaient au bord de l'élimination après les deux premiers matches de poule, mais une fois au tour principal, les joueuses du sélectionneur Olivier Krumbholz ont montré un visage conquérant, en quarts face aux Néerlandaises (32-22), en demies face à la Suède (29-27), jusqu'à la finale, remportée haut la main (30-25). Les Bleues ont très vite posé la main sur le match, appliquées et sérieuses en défense pour construire une avance de +2 à la pause (15-13). Côté attaque, Chloé Valentini (2 buts coup sur coup, 4 au total) et surtout une incroyable Pauletta Foppa (5/5, sept buts au total) ont oeuvré pour faire grimper le score.

Au retour des vestiaires, les défenses ont pris le dessus et le score a stagné durant plusieurs minutes. La Russie a même réussi à revenir à 16-16 (39e), une menace tout de suite écartée par Océane Sercien-Ugolin avec deux buts. Dès lors, les Russes n'ont plus réussi à marquer pendant sept minutes, muselées par une superbe séquence des deux côtés du terrain pour la France. Foppa, Pauline Coatanea et Grâce Zaadi ont laissé libre cours à leur talent face au but tandis que Cléopatre Darleux a enchaîné les parades puissantes. L'écart est monté à +6 (23-17, 46e).

Échaudées par quelques matches qu'elles ont parfois laissé filer, les Françaises ont maintenu la pression jusqu'aux cinq dernières minutes pour s'imposer avec cinq buts d'avance.

« Une défense extraordinaire, une gardienne extraordinaire »

Olivier Krumbholz, sélectionneur de l'équipe de France. « Ce match, on l'a gagné par la défense, c'est l'identité de cette équipe. On a dit qu'on allait fermer la boutique et on l'a fait. On a fait un bon match, on a été solides. Il n'y a rien à dire. cette fois les gens l'ont vécu assez sereinement », souriait Allison Pineau au micro de France Télévisions. La cadre, de retour à son meilleur niveau dans ce tournoi (7 buts en finale), a notamment été précieuse sur les tirs à 7 mètres. À 20 ans, Pauletta Foppa a été incroyable pour sa première finale olympique.

« Comme toujours, mais encore plus aujourd'hui, on a eu une défense extraordinaire, avec une gardienne extraordinaire, soulignait Krumbholz. On avait un sous-objectif, c'était de bloquer ce diable de Viakhireva, on l'a fait, ça nous a donné beaucoup d'énergie. En attaque, on a vu du beau jeu, du liant. Quand les Russes ont poussé, on a vu des tensions. C'est une merveilleuse récompense pour tout le monde, on a énormément travaillé. c'est un résultat à la hauteur de l'investissement. »

Un Sacre Historique

L’équipe de France masculine de handball a remporté, samedi 7 août, la revanche de la dernière finale olympique (25-23) et décroché, au courage, son troisième sacre aux Jeux. « On est monté crescendo dans cette compétition et, à la fin, on mérite cette médaille, sourit Kentin Mahé. On n’était pas revanchards par rapport à Rio, mais ça nous tenait à cœur de gagner cette médaille, pour certains la première, pour d’autres, qui rentrent dans la légende, la troisième. »

Ils sont trois à réussir cette performance, « trois jeunes venus prêter main-forte aux champions du monde 2001 », comme l’a tourné le capitaine Michaël Guigou. Trois hommes à avoir tout gagné : Guigou, Luc Abalo et Nikola Karabatic.

Le vétéran à la barbe de jais n’entendait pas ne pas être au rendez-vous de ses cinquièmes JO. Il a donné de sa personne pour permettre à la France d’inscrire une nouvelle ligne à son imposant palmarès. En témoigne son tir en milieu de seconde période où il termine en boule, heurtant le gardien danois Niklas Landin.

Dans une partie hachée, où les deux défenses ont sorti les barbelés, difficile de trouver la faille. Même la barre transversale a souffert, malmenée par un missile de Mikkel Hansen. Mais les joueurs de Guillaume Gille se sont détachés peu à peu, portés par quelques parades consécutives de Vincent Gérard et une défense cuisant à l’étouffée l’attaque des doubles champions du monde.

En témoigne l’action en fin de première période de Michaël Guigou qui force une perte de balle, Ludovic Fabregas plonge pour la récupérer et sert son capitaine qui inscrit, seul, le but. L’avance grimpera jusqu’à six buts d’écart. Mais à deux joueurs de moins côté français - deux expulsions temporaires -, le Danemark grignote son retard. En quelques minutes, l’avance fond. Revenus sur les talons des Bleus (22-21), les Danois abordent les dix dernières minutes en chasseurs.

Auteur d’une grande performance en demi-finales, il se savait attendu. Un deuxième arrêt de rang sur la star Mikkel Hansen fait souffler ses partenaires. Qui exultent lorsque son remplaçant, Yann Genty, arrête un jet de sept mètres du maître à jouer danois au bandeau. Mais Niklas Landin n’est pas en reste. Le portier du Danemark met en échec les tentatives françaises (14 arrêts) et fait frissonner jusqu’au bout l’échine des membres de la délégation tricolore, venus encourager les Bleus dans les tribunes.

Dans une fin de partie irrespirable, la France ne mène plus que d’un but à une minute du terme. Et Nikola Karabatic rend la balle. Avant qu’une ultime défense de fer ne tresse définitivement les troisièmes lauriers olympiques des Bleus (25-23).

« C’était pas simple, on a bataillé, on s’est servi de nos désillusions, de nos défaites, de notre élimination en phase de poules de l’Euro », a conclu le capitaine Michaël Guigou, qui a disputé samedi son ultime rencontre avec les Bleus. « Et tout ça nous a permis d’être frais dans nos têtes et de revenir tout en haut. »

Liste des Joueurs et Résultats

Voici la liste des joueurs de l'équipe de France et les résultats de leurs matchs lors de la compétition :

Nom Poste
Nedim Remili Arrière droit
Romain Lagarde Arrière gauche
Dika Mem Arrière droit
Nicolas Tournat Pivot
Vincent Gérard Gardien de but
Nikola Karabatic Arrière gauche
Kentin Mahé Demi-centre
Yann Genty Gardien de but
Luc Abalo Ailier droit
Michael Guigou Ailier gauche
Luka Karabatic Pivot
Ludovic Fabregas Pivot
Hugo Descat Ailier gauche
Valentin Porte Ailier droit

Matchs de la France dans la compétition

  • Finale 7 août 2021: France - Danemark (25 - 23)
  • Demi-finale 5 août 2021: France - Égypte (27 - 23)
  • Quart-de-finale 3 août 2021: France - Bahreïn (42 - 28)
  • 5e journée de groupe 1 août 2021: Norvège - France (32 - 29)

Encore une victoire, contre l'Allemagne ou l'Égypte jeudi, et les Bleus s'assureront une quatrième finale olympique consécutive.

Le sélectionneur de l’équipe de France, Guillaume Gille, a mis fin au suspense en dévoilant ce lundi matin la liste des 15 joueurs retenus pour les J.O. de Tokyo ainsi que deux remplaçants. Les 21 joueurs en stage à la Maison du handball étaient tous aptes à participer aux Jeux olympiques.

Rassemblés depuis le mercredi 23 juin, tous ont suivi avec engagement, assiduité et sérieux, les séances de travail physique et de handball intenses proposées par le staff. Il a donc fallu choisir ceux qui porteront la tunique tricolore à Tokyo.

« C’était une journée particulière. Nous avons débuté la préparation à 21 et désormais nous avons basculé dans une deuxième phase après avoir resserré cette liste. Ce n’est pas un moment simple car l’engagement du groupe a été remarquable pendant ces 15 jours avec beaucoup d’énergie et de sueur versée, dans le travail individuel et dans la construction de cette équipe, autour du projet, se satisfait Guillaume Gille. Se séparer de joueurs qui ont été valeureux et très bons, ce n’est pas simple mais c’est le boulot du staff et c’est mon job de porter cette responsabilité-là. Hormis l’absence de Wesley Pardin blessé lors du dernier Mondial en Égypte, le sélectionneur a pu compter sur toutes les forces vives.

« Nous connaissions la densité du groupe au début de la préparation et il y avait beaucoup de questions sur les états de forme, aussi sur la capacité à enchaîner un volume de travail important. L’objectif d’arriver ce lundi avec l’ensemble de notre effectif et de ses forces vives, serait un casse-tête pour nous. Et bien ce mal de tête, nous l’avons bien eu avec le staff car le niveau des joueurs était très proche. Si cette équipe porte bien notre conviction, il est certain que le choix final n’était pas évident. »

Le groupe s’appuie en partie sur ses cadres historiques et des garçons d’expérience qui ont disputé leurs premiers J.O. à Rio. « Il n’a pas été bâti en fonction de ce type de critères. Pour autant, avoir des grands frères qui pourront raconter énormément d’aventures olympiques, c’est un atout. Nedim Remili avait manqué quelques mois plus tôt l’édition 2016 des J.O. en raison notamment d’une blessure à l’épaule. Le champion du monde en 2017 sera cette fois du voyage pour disputer ses premiers J.O.

Si la liste est désormais connue, le stage n’est pas tout à fait terminé. Car ce soir, à 19h au Stade Pierre de Coubertin à Paris, les Bleus ont rendez-vous avec le champion d’Afrique, l’Égypte, pour un premier et unique match de préparation sur le sol français. « Nous allons disputer un match international à l’issue d’une préparation intense avec peu de temps de préparation spécifique à l’adversaire. Il s’agira d’une séquence d’évaluation et de travail supplémentaires. Je souhaite que nous poursuivions le bon travail engagé jusque-là. Il faudra vivre ce match au premier degré, de manière engagée.

« Nous aurons l’opportunité, c’est une grande nouveauté, de sélectionner à chaque match 14 joueurs parmi les 15 présents aux JO. C’est une vraie avancée dans le managérat et le coaching », apprécie Guillaume Gille qui bénéficiera aussi de deux joueurs de réserve (qui pourront entrer seulement en cas de blessure constatée). Rémi Desbonnet sera le gardien de réserve tandis que Romain Lagarde se tiendra aussi prêt. « Nous trouver à l’autre bout du monde en plus des protocoles sanitaires lourds, nous empêchent de piocher aisément dans la liste élargie. Nous avons donc choisi un joueur qui pourra répondre au plus grand nombre de problématiques. L’expression « couteau suisse » lui va bien.

Le règlement sportif a été modifié et permet d’impliquer totalement le groupe retenu. Ce sont désormais 15 joueurs qui sont sélectionnés, sans distinction (initialement 14 joueurs et 1 remplaçant) pour le tournoi olympique. Ainsi, pour chaque match, le sélectionneur choisira 14 joueurs.

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