France-Grèce : Une Victoire Historique pour le Volley Féminin Français

L'équipe de France féminine de volley a signé une performance historique ce mardi 26 août 2025, en se qualifiant pour la première fois de son histoire pour les huitièmes de finale d'une Coupe du monde féminine de volley. Cette qualification a été obtenue après un succès contre la Grèce 3 sets à 1 (17-25, 25-21, 28-26, 25-18), lors d'une rencontre jouée à Chiang Mai, en Thaïlande.

Après avoir battu Porto Rico, puis frôlé l’exploit face au Brésil, l’équipe de France féminine l’a emporté face à la Grèce, ce mardi 26 août 2025. Un succès synonyme de qualification pour les huitièmes de finale des championnats du monde. Pour la première fois de son histoire, la France passe la phase de groupes.

La France affrontera la Chine ou la République dominicaine. Deuxième de leur groupe derrière les quasi intouchables Brésiliennes, les Bleues, qui disputent leur premier Mondial depuis 1974, affronteront la Chine ou la République dominicaine, dimanche à Bangkok.

Pour la première fois de leur histoire, les Bleues du volley vont connaître un huitième de finale en Championnat du monde. En battant mardi la Grèce en quatre sets (17-25, 25-21, 28-25, 25-17) en Thaïlande, les Françaises sont assurées de la deuxième place du groupe C, synonyme de qualification. La dernière fois qu’une équipe de France féminine de volley se hissait dans le top 16 d’un Mondial, c’était en 1956. À l’époque, les Bleues avaient fini bonne dernière de leur groupe, derrière la Bulgarie et l’Allemagne de l’Est. Les matchs de placement leur avaient permis d’accrocher une 12e place, deuxième meilleure performance de leur histoire après une 7e place lors de la première édition du Mondial quatre ans plus tôt. Mais depuis, le drapeau tricolore n’a été brandi qu’une fois dans cette compétition, en 1974, pour une 20e place.

Mais 51 ans après avoir foulé pour la dernière fois le parquet d’un Mondial, les Bleues sont de retour parmi l’élite du volley-ball mondial. Que ce fut difficile pour parvenir à un tel exploit. Contraintes à la victoire pour ne pas rentrer à la maison, les coéquipières d’Héléna Cazaute ont eu du mal à se défaire de la Grèce, 28e nation au ranking FIVB (la France est 14e).

Dominées dans le premier set, les Bleues vêtues de rouge pour l’occasion ont su renverser la tendance dans la deuxième manche. La machine s’est de nouveau grippée dans un troisième acte très serré durant lequel la Grèce menait. Mais ces Françaises sont renversantes et ont su sauver trois balles de 2-1 avant de l’emporter, mettant au passage un gros coup sur le casque des Grecques.

Pas si simple pour les volleyeuses françaises Battue avec les honneurs par la Brésil dimanche, les Françaises partaient favorites contre les Hellènes mais elles ont du batailler pour s'imposer et confirmer leur succès en ouverture face à Porto Rico. Le gain d'un troisième set, devenu irrespirable, a sans doute constitué le point de bascule de la rencontre face aux Grecques.

L'équipe de France féminine de volley a franchi mardi une étape supplémentaire dans sa progression, en validant sa place pour la phase finale de la Coupe du monde, après son succès à la dure contre la Grèce (3-1: 17-25, 25-21, 28-26, 25-17), à Chiang Mai. Pour la première fois de leur histoire, les Bleues, longtemps étiquetées comme l'équipe la moins performante des sports collectifs tricolores, vont disputer un huitième de finale, contre la Chine ou la République dominicaine, dimanche à Bangkok.

La jeune sélection entraînée par l'Espagnol Cesar Hernandez accomplit ainsi son objectif initial, mais le niveau affiché depuis une semaine en Thaïlande entretient l'espoir de réaliser un exploit au tour suivant, contre des adversaires réputées plus fortes. Avec deux victoires pour une défaite - un crève-coeur au tie-break contre le Brésil, vice-champion du monde -, les Françaises, qui répètent vouloir aller le plus loin possible, ont été à la hauteur de leurs nouvelles ambitions. Les trois précédentes participations des volleyeuses au Mondial, la dernière remontant à 1974, se sont à chaque fois terminées en fond de classement. En cas de succès probable des Brésiliennes contre Porto Rico, plus tard dans la journée, elles termineront deuxièmes de leur groupe.

Contre la Grèce, 28e nation mondiale, les coéquipières d'Iman Ndiaye ont disputé une "finale" pour la qualification, avec le risque d'être éliminées en cas de défaite. Brillantes contre le Brésil, dans un costume d'outsider qui n'a rien à perdre, elles ont cette fois joué avec l'étiquette de favorites et la pression qui va avec. Une situation inédite pour cet effectif nouvellement construit, qui manque d'expérience à ce niveau.

Dans ce contexte, les Françaises ont enchaîné séquences solides et passages à vide, qui ont parfois fait craindre le pire. Le troisième set, crucial entre deux équipes à égalité, a résumé autant leur inconsistance que leur capacité de réaction. Longtemps, elles ont subi, malgré les encouragements de la libéro Juliette Gelin, audibles dans la salle: "C'est maintenant qu'il faut le faire!". La Grèce a compté jusqu'à six points d'avance (21-15), avant le réveil sonné par Ndiaye et Héléna Cazaute, les deux meilleures attaquantes. Dans un final irrespirable, les Françaises ont sauvé trois balles de set, avant d'empocher la manche à leur deuxième essai, à la suite d'un raté de la passeuse Lamprini Konstantinidou.

Au moment de débarquer en Thaïlande pour le premier Championnat du monde d’une équipe de France féminine depuis 1974, les joueuses de Cesar Hernandez ne cachaient pas que leur premier objectif était de sortir de la poule C et de se qualifier pour les huitièmes de finale. Avant la compétition, Héléna Cazaute se méfiait de cette formation hellène qu’elle jugeait supérieure à Porto Rico pourtant mieux classé (18e), la capitaine de l’équipe de France avait vu juste : les partenaires de l’ancienne joueuse de Béziers Olga Strantzali, ayant plus à gagner qu'à perdre, ont posé maints problèmes à une équipe de France tendue en début de match et parfois frustrée, au point que les Grecques ont mené d’entrée sur les quatre sets disputés et sont passées tout près de remporter une troisième manche qui s’est avérée décisive. La recette de cette victoire ?

Tout avait pourtant bien mal débuté, avec des Bleues sans doute crispées par l’enjeu, trop impatientes face à la bonne défense grecque et victimes dans un premier set nettement perdu (17-25) de la réussite offensive de la jeune et grande pointue (21 ans, 2,02 m) Martha Anthouli et de la réceptionneuse/attaquante Effrosyni Bakodimou (13 points à elles deux sur cette manche, 21 et 16 au total). Les Tricolores réagissent dans la deuxième, grâce notamment à davantage de variété dans le jeu et le recours aux centrales Eva Elouga et Amandha Sylves, deux points de suite de cette dernière leur permettant de creuser l’écart (17-11). Mais comme au premier set, les Grecques repartent au combat avec une réception bien en place et une grosse défense qui, après notamment une bonne série au service de la passeuse Lamprini Konstandiniou, leur permettent de se détacher au troisième set (15-21).

La Grèce s’offre un baroud d’honneur au début de la quatrième manche après un ace de cette même Konstandiniou (5-9), provoquant la colère de Cesar Hernandez au temps mort et une réaction immédiate de la France qui, sur une série au service d’Iman Ndiaye, renverse le score (16-13) puis s’envole (23-16), le mot de la fin et de la qualification revenant à la meilleure joueuse du match, Héléna Cazaute. Deuxièmes de la poule C après la victoire dans la foulée du Brésil face à Porto Rico (3-0), ces dernières affronteront dimanche à Bangkok le premier de la poule F, la Chine ou la République dominicaine (5e et 10e au classement mondial et qui s'affrontent mercredi), avec cette fois la pancarte d’outsiders dans le dos et donc sans doute beaucoup moins de pression que lors de cette ultime rencontre du premier tour.

Cesar Hernandez, entraîneur de l’équipe de France : "La Grèce a réussi aujourd’hui à nous poser des problèmes, comme on l’avait fait dimanche face au Brésil. Au premier set, elles nous ont « tués », c’était vraiment difficile de les arrêter, elles étaient vraiment fortes en attaque et en défense. Ensuite, nous sommes peu à peu rentrées dans le match que nous avions besoin de faire, nous avons bien contrôlé le deuxième set. Dans le troisième, elles ont bien commencé, nous n’arrivions pas à les contrôler, mais dans la dernière partie du set, nous avons vraiment fait du très bon travail, ce qui nous a permis de revenir et de gagner cette manche, c’était vraiment la clé du match. Même si dans la quatrième, on a encore eu des difficultés au début, il a fallu se remobiliser pour faire tourner le score et arriver à la fin à lâcher les émotions et les nerfs liés à ces situations difficiles. Parfois, c’est bien de gagner en jouant bien, mais c’est aussi bien de gagner en jouant mal, ça rend plus fort mentalement, ce qui était le cas aujourd’hui. Ce n’était pas un grand match de volley-ball, mais nous avons réussi à nous imposer. Cette qualification était notre objectif, on peut dire que la mission est accomplie, maintenant j’ai dit aux joueuses que je voulais qu’on continue à écrire l’histoire de cet été. On sait que le niveau va encore s’élever avec une grosse équipe face à nous, la Chine ou la République dominicaine, mais nous n’avons rien à perdre. Nous allons bien étudier notre adversaire et aborder ce huitième de finale avec confiance et avec le rêve de se dire que c’est possible.

Nina Stojiljkovic, passeuse de l’équipe de France : "On s’attendait à ce que la Grèce lâche les chevaux, parce qu’on était favorites sur le papier et qu’on jouait la qualification. Cet été, on n’a pas eu de match avec un tel enjeu, donc on savait qu’il y aurait de la pression. La Grèce a vraiment bien commencé le match, mais on n’a vraiment pas lâché, on a réussi à se poser, à imposer notre jeu et on a continué à y croire. Malgré le fait que c’est notre premier Championnat du monde depuis 51 ans, on tenait à cette qualif pour confirmer ce qu’on fait depuis presque dix ans et notre ascension au ranking mondial. Notre expérience de l’été nous a bien servies sur les troisième et quatrième sets, on a eu un bon mix de détermination et de lucidité dans le troisième, ce qui nous a permis de faire cette petite remontada qui a été importante. Mon entrée en jeu ? Je me tiens prête dès qu’il faut rentrer, je porte aussi derrière moi dix ans d’étés avec l’équipe nationale, ce qui m’a permis de rentrer sereinement. Et c’était la qualif ou rien, il fallait tout donner !

Juliette Gelin, libéro de l’équipe de France : "Je suis trop contente ! Même si on savait que ça allait être dur, on est vraiment revenues de l’enfer, on était au bout de notre vie, on s’est fait tellement peur, parfois, on n’y a plus cru, mais on a réussi à trouver les ressources individuelles et collectives, on peut vraiment être fières de nous!

En 20 minutes, c'était plié. L'équipe de France avait besoin seulement d'un set gagné pour s'assurer la première place du groupe D sur cet Euro à Tel-Aviv. Mais surtout, les Bleus voulaient montrer un tout autre visage que la veille, lors de la claque infligée par la Roumanie (3-1), 17e au classement européen, première défaite française lors de cette compétition israélienne.

Ce mardi, les champions olympiques, déjà assurés d'être qualifiés en huitièmes de finale, ont bien géré cette rencontre face à la Grèce pour leur dernier match avant le début des phases finales, dominant les trois sets (25-19, 25-22 et 25-17). Une bonne réaction en un peu plus d'une heure de jeu pour conclure cette phase de groupe sur une note positive.

En tête tout au long de la rencontre, les hommes d'Andrea Giani ont été sérieux jusqu'au bout pour s'offrir une quatrième victoire en cinq rencontres. Plus solides et agressifs au service que lors de leurs matches précédents, les Bleus comptent seulement 16 erreurs dans cet exercice, bien mieux que les 24 erreurs contre la Roumanie et le Portugal. Timothé Carle termine meilleur marqueur des Bleus avec 16 unités, bien épaulé par Jean Patry (9 points) et Barthélémy Chinenyeze (8 pts).

« Ce qui compte après ce match, c'est qu'on se soit un peu rassurés, confirme Jean Patry au micro de la chaîne L'Équipe. 3-0 après la défaite d'hier, il fallait qu'on montre qu'on était là. Il fallait gagner ce match de toutes les manières possibles. On a un peu parlé après la défaite d'hier, on s'est dit des choses, je pense que ça a servi pour aujourd'hui. Il y a encore des choses qui ne fonctionnent pas très bien. On sent qu'on est encore un peu fébriles à certains moments. Maintenant, on passe dans une autre phase, une phase qui nous correspondra un peu mieux. C'est maintenant qu'il faut répondre présent. »

Les Bleus ne connaissent pas encore leur adversaire en huitièmes de finale, vendredi ou samedi. L'équipe de France féminine joue un match décisif pour la qualification en huitièmes de finale en Thaïlande.

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