L'histoire des confrontations entre la France et le Brésil en volley-ball est marquée par des moments intenses et des matchs mémorables. Bien que les équipes de France aient souvent rencontré des difficultés face à la puissance et à l'expérience des Brésiliennes, elles ont également montré des signes de progrès constants et de détermination.
Les Françaises ont réalisé un très bon début de rencontre.
LEGENDARY MATCH | BRAZIL vs FRANCE | Men's VNL 2024
Portées par leur capitaine Héléna Cazaute (33 pts), dont le service a notamment fait mal dans la troisième manche (2 aces), les Françaises ont fait douter les Sud-Américaines qu’elles affrontaient pour la première fois de leur histoire.
Pour le premier quart de finale d’un Mondial de leur histoire, elles se sont inclinées en trois sets (25-27, 31-33, 19-25), jeudi à Bangkok (Thaïlande) au terme d’un magnifique duel, face au Brésil.
Un adversaire prestigieux, dangereux, habitué à ces matchs.
Si les Françaises, néophytes à ce niveau, retrouvaient le Mondial après 51 ans d’une longue traversée du désert, les Brésiliennes, deuxièmes au classement mondial, ont été finalistes de l’édition 2022 et ont été doubles championnes olympiques (2008, 2012).
Un écart de standing qui ne s’est pourtant pas vu lors de ce match.
Les Auriverde, qui ont toujours en mémoire leurs deux dernières confrontations face aux Bleues (à chaque fois victoire au tie-break), abordent la rencontre avec sérieux et creusent un premier écart (5-10).
Les partenaires de Juliette Gélin n’abdiquent pas.
Une Deuxième Manche Magnifique
Malgré l’enjeu d’un match historique, elles ne paniquent pas, réagissent et grappillent leur retard.
Elles prennent même temporairement les commandes du premier set grâce à une attaque tout en douceur d’Iman Ndiaye (21-20).
Mais le Brésil finit par l’emporter sur leur 3e balle de set (25-27).
Le duel est lancé et s’annonce palpitant.
Il atteint des sommets d’intensité et de dramaturgie dès la deuxième manche où les deux équipes se rendent coup pour coup.
Multiplient les échanges spectaculaires.
Elles ne se relèveront pas de la perte de ce set et lâcheront le suivant ().
Mais si les Brésiliennes décrochent leur qualification pour le dernier carré du Mondial, les Bleues, elles, repartent, avec les honneurs.
Malgré la défaite, elles ont marqué les esprits et envoyé un message à leurs adversaires.
Il faudra compter sur les elles à l’avenir.
Malgré une magnifique performance et deux premiers sets qui auraient pu tourner en leur faveur, les Bleues ont dû céder en quarts de finale du Mondial contre le Brésil.
Un résultat qui ne remet pas en cause une compétition exceptionnelle de l'équipe de France femmes.
51 ans après, l'équipe de France femmes de volleyball a fait son retour au Championnat du monde.
Un retour triomphal, puisqu'en écartant la Chine dimanche, les Bleues ont accédé à leur premier quart de finale dans cette compétition.
Avec la possibilité d'aller encore plus loin ?
Pour cela, il fallait dominer le Brésil, qui avait remporté les deux dernières confrontations récente au tiebreak... dont une en poule voilà 10 jours !
Et dans cette fameuse rencontre, les Françaises avaient même mené deux manches à rien.
Les Brésiliennes ont donc démarré tambour battant pour éviter de répéter ce scénario, et ont rapidement mené de 5 points, aidées par une réception tricolore défaillante.
Mais les Bleues ont trouvé la clé et recollé assez aisément, tenant en respect leurs rivales jusqu'en fin de set.
Là, elles allaient sauver de balles de première manche, avait de céder le set d'ouverture de justesse, avec quelques regrets.
De quoi prendre un coup sur la tête ?
Absolument pas.
Les Bleues prenaient la main dans cette deuxième manche, mais cette fois, alors qu'elles semblaient avoir creusé un écart suffisant, elles se heurtaient à un block adverse totalement régénéré, qui bouchait à lui tout seul l'écart.
Les Brésiliennes semblaient avoir fait le plus dur, menant 24-22, avant une réaction incroyable des Bleues et une fin de set totalement monumentale.
Las, les Françaises allaient gâcher pas moins de quatre balles de set (dont une via la vidéo), et malgré un point insolite signé Iman Ndiaye, elles finissaient par craquer, et le match semblait alors leur avoir échappé.
Cette fois, la goutte d'eau allait faire déborder le vase.
Les Bleues voyaient rapidement leurs rivales prendre la main au score, mais sans creuser un écart définitif.
Elles se battaient comme des diablesses, mais le moment était arrivé : elles étaient au maximum de leurs possibilités et sont tombées sur plus fortes, tout simplement.
27-25, 33-31, 25-19, l'aventure est terminée pour l'équipe de France femmes de volleyball, mais cela ne change rien à une compétition qui aura été historique et exceptionnelle pour les Bleues, désormais membres de l'élite mondiale.
L'équipe de France est passée tout près du plus grand exploit de son histoire.

Après avoir dompté les Portoricaines pour leur entrée en lice au Mondial, les Bleues avaient devant elles un immense défi, le Brésil, l'une des nations favorites pour le titre.
Elles ont d'abord joué sans complexe, avec audace et adresse pour mener 2-0 face à des adversaires qu'elles n'ont jamais battues, mais la logique a pris le dessus : en milieu de troisième set, dos au mur, les vice-championnes du monde ont retrouvé leur grinta pour arracher la victoire face aux Françaises (21-25, 20-25, 25-15, 25-17, 15-13), ce dimanche à Chiang Mai (Thaïlande).
Les Bleues n'avaient pas le soutien du public - clairement en faveur des Brésiliennes - mais qu'importe.
À l'issue d'une entame équilibrée, ce sont les joueuses du sélectionneur espagnol César Hernandez qui ont fait la différence.
La capitaine Hélène Cazaute (20 points), déjà indispensable contre Porto Rico, a donné une marge de deux points à ses coéquipières dans le money-time face à des auriverdes maladroites.
À l'inverse, les Tricolores, diablement réalistes, capitalisaient sur leur belle maîtrise du début de rencontre pour enlever le premier set sans traîner (21-25).
Pas un soupçon de relâchement dans le deuxième acte : l'équipe de France a continué de faire douter la star Gaby (18 points), l'une des seules à garder un peu d'enthousiasme devant le découragement des siennes, qui ont compris qu'il faudrait être sacrément coriaces pour venir à bout de leurs rivales du soir.
La belle lecture du jeu de la réceptionneuse-attaquante Amélie Rotar (12 points), couplée au gros rendement de la pointue Iman Ndiaye (18 points, 3 aces) continuaient de causer des malheurs aux Brésiliennes.
Au meilleur des moments, Eva Elouga (10 points), sensationnelle au block avec Ndiaye, réussissait un smash puissant qui donnait trois points d'avance aux Françaises.
Comme souvent dans les moments qui comptent, Helene Cazaute a prouvé, encore, son caractère nécessaire en validant le gain du deuxième set (20-25).
Un Duel Contre la Grèce pour se Qualifier en Huitièmes
Les Brésiliennes ont retrouvé leur jeu dans le troisième set : agressives et impériales défensivement - notamment grâce à leur centrale Diana, largement à l'initiative dans le sauvetage de son équipe -, elles ont maîtrisé les débats à l'expérience et enchaîné les points à une cadence infernale.
Ce n'est pas les Bleues qui déjouaient, mais les médaillées de bronze des JO de Paris, qui, dos au mur, ont su puiser en profondeur dans leurs ressources pour ressusciter.
Et remporter largement cette troisième manche (25-15).
Si les Tricolores ont tenté de reprendre leur esprit, elles ne pourront pas enrayer la machine brésilienne, qui a rapidement foncé vers un set décisif (25-17).
Que l'équipe de France a abordé avec sérieux, rééquilibrant la rencontre.
Mais la moindre de ses erreurs a été punie sévèrement par le Brésil, qui poussé dans ses retranchements dans un final irrespirable, s'est défait des Bleues sur sa troisième balle de match (15-13).

Les Françaises devront battre la Grèce mardi pour se qualifier en huitièmes de finale.
Novices à ce stade de la compétition, les Bleues n’ont pas démérité, jeudi à Bangkok, mais elles ont cédé en trois sets (27-25, 33-31, 25-19) face à la deuxième nation mondiale.
Les volleyeuses françaises ont confirmé leurs gros progrès, mais elles n’ont rien pu faire face à des Brésiliennes plus aguerries qu’elles.
Jeudi 4 septembre, les Bleues ont été battues en trois sets (27-25, 33-31, 25-19), à Bangkok, en quarts de finale des championnats du monde de volley-ball, une compétition qui se déroule en Thaïlande jusqu’au 7 septembre.
La France est éliminée, mais elle n’a pas rendu les armes sans combattre.
Alors qu’elles accédaient pour la premières fois de leur histoire à ce stade de la compétition, les Tricolores ont livré une prestation de haut niveau, avant de céder face à une sélection plus expérimentée, deuxième au classement mondial, médaillée de bronze aux Jeux de Paris en 2024 (et titrée en 2008 et en 2 12).
Le Brésil rejoint dans le dernier carré l’Italie, qui a dominé la Pologne (3-0).
Le public, plutôt clairsemé, a soutenu les Auriverde tout au long de la rencontre.
Guidé par la réceptionneuse-attaquante Gabi, l’une des meilleures volleyeuses du monde, le Brésil possède des joueuses grandes, plusieurs d’entre elles dépassant 1,90 mètre.
Il pratique un jeu tout en puissance, dans un style similaire à celui de la Chine, l’adversaire de la France au tour précédent.
Un Jeu Tout en Puissance
Les Brésiliennes se méfiaient des Françaises, qui les avaient poussées à deux reprises au tie-break, en juin, lors de la Ligue des nations, une compétition qui réunit les 18 meilleures équipes du monde, puis en phase de poules lors du Mondial.
Elles avaient visiblement décortiqué le jeu de leurs adversaires à la vidéo et mis en place un plan pour essayer de neutraliser les deux principaux dangers côté tricolore, la réceptionneuse-attaquante Héléna Cazaute et la pointue Iman Ndiaye.
Face à l’agressivité du contre brésilien, les deux leaders de l’équipe de France ont parfois été en difficulté, mais terminent néanmoins la rencontre avec respectivement 20 et 15 points.
Malgré un mauvais départ, les Françaises ne se sont pas désunies et sont revenues à hauteur dans le premier set, égalisant puis passant devant un court instant (21-20) à la faveur d’un ballon poussé malicieusement dans la diagonale par Iman Ndiaye.
Mais, après avoir sauvé deux balles de set, l’équipe de France a finalement craqué sur la troisième, quand une faute de filet a offert la manche au Brésil.
Dans la deuxième manche, les Bleues ont fait la course en tête, poussant les Brésiliennes dans leurs retranchements.
La rencontre aurait pu basculer quand les Françaises ont mené de quatre points, notamment grâce à la prestation d’Amélie Rotar, déjà brillante face à la Chine.
Dans une fin de set irrespirable, les deux équipes se sont rendues coup pour coup.
La France a obtenu plusieurs balles d’égalisation à une manche partout, sans parvenir à conclure.
Il s’en est fallu de peu, mais la vidéo a montré que l’auriculaire d’Héléna Cazaute avait touché le ballon au contre, permettant aux Brésiliennes d’égaliser (28-28).
Dans la foulée, un smash dans le visage d’Iman Ndiaye remettait miraculeusement le ballon en jeu et permettait à la France d’y croire encore.

Mais Gabi a finalement fait la différence d’un petit ballon poussé.
Autrice de 13 points, la star brésilienne termine deuxième meilleure marqueuse de son équipe derrière Julia Bergmann (17 points).
Après une heure et dix minutes de jeu, le Brésil avait fait craquer le verrou tricolore et pouvait dérouler son jeu dans un troisième set à sens unique.
Les Françaises ont pratiqué un jeu un peu trop prévisible pour faire réellement douter leurs adversaires, manquant également de constance pour l’emporter, mais peuvent quitter le Mondial sans gros regret.
Bilan Positif des Bleues
Le bilan des Bleues, qui disputaient leur premier Mondial depuis 1974, est largement positif.
Lors de cette compétition, elles ont battu Porto Rico (19e mondial), la Grèce (29e) en phase de poule et, surtout, la Chine (7e) en huitièmes de finale.
L’Espagnol César Hernandez, qui a pris en décembre la succession du Belge Emile Rousseaux à la tête de la sélection, a atteint l’objectif assigné par la Fédération française de volley, atteindre la phase finale.
Les Françaises ont affiché de nets progrès par rapport à leurs prestations des Jeux olympiques de Paris en 2024 (aucun set gagné en trois matchs contre la Serbie, la Chine et les Etats-Unis).
Pour une sélection classée au 55e rang mondial en 2016 et qui végétait encore en deuxième division mondiale il y a deux ans, la progression est fulgurante.
Que se serait-il passé si elles y étaient parvenues ?
L’équipe de France termine quant à elle ce premier Championnat du monde depuis 51 ans en quarts de finale, un résultat que peu lui prédisaient avant son atterrissage en Thaïlande, mais bien mérité au regard des prestations qu’elle aura livrées depuis son entrée dans la compétition, le 22 août face à Porto Rico.
Celle du jour, la troisième confrontation de la saison face à la Seleçao (défaites 3-2 en Volleyball Nations League en juillet à Chiba et lors du deuxième match de poule de ce Mondial), aura encore été de très haut niveau, avec un premier set qui voit les partenaires de Gabi (13 points) prendre les devants (5-10).
Les Tricolores grignotent peu à peu leur retard pour revenir à hauteur (16-16) après un bloc sur Julia de la capitaine Héléna Cazaute, une nouvelle fois énorme et meilleure marqueuse de la rencontre (20 points, 18/41 en attaque, 1 bloc, 1 ace), avant de passer devant grâce à la bonne entrée au service d’Enora Danard-Selosse (21-20).
Pas du tout abattue par la perte de cette manche, l’équipe de France attaque la suivante pied au plancher, avec une bonne qualité de service qui met notamment la grande Julia Bergmann en difficulté (13-9).
Et comme les attaquantes tricolores ne tremblent pas, les Bleues restent devant (19-15), avant de subir un léger trou d’air synonyme d’égalisation (19-19).
Encore une fois, les joueuses de Cesar Hernandez ne baissent pas pour autant les bras et s’accrochent dans la troisième manche (11-11), avant de peu à peu plier (12-16, 16-22), victimes de l’insolente réussite offensive adverse, symbolisée par Bergmann (17 points), qui ne rate plus grand-chose, mais aussi de la supériorité d’ensemble des centrales brésiliennes.
Moins, en tout cas en ce qui concerne le résultat final, les supporters d’une équipe de France qui peut cependant être particulièrement fière de son parcours historique en Thaïlande, elle qui n'a cessé de progresser au fil des années.
Cette place finale dans le top 8 mondial récompense des étés - et ce premier sous la houlette de son nouvel entraîneur espagnol - de travail et augure de lendemains qui chantent.
Cesar Hernandez, entraîneur de l'équipe de France : "Nous sommes un peu déçus, parce que nous avons répondu présent, nous avons eu des opportunités de gagner les deux premiers sets. Maintenant, le Brésil a été très solide en attaque, ça a été difficile pour nous de trouver des solutions pour les stopper, des petits détails ont fait la différence, elles ont été capables à certains moments-clés de mieux contrôler le match que nous. Je suis très fier et très content des joueuses, je ne peux que les remercier pour tous les efforts qu'elles ont consentis et tout l'été que nous avons passé ensemble. Nous avons fait de bonnes choses et nous devons continuer à croire que nous pouvons jouer à ce niveau, nous pouvons devenir encore plus forts et un jour battre une équipe comme le Brésil, c'est un bon exemple pour nous. Le projet en est à son début, nous avons franchi les premières marches, dans un an, nous devrons continuer à progresser."
Héléna Cazaute, réceptionneuse/attaquante et capitaine de l'équipe de France : "Les sentiments sont mélangés. Il y a évidemment de la déception, parce que l'aventure est terminée pour nous, mais on peut être fières du parcours qu'on a accompli. Gagner un huitième de finale contre la Chine, ce n'était pas écrit et on l'a fait, on a écrit l'histoire. On aurait aimé qu'elle continue, mais je suis super fière de l'équipe et de l'été qu'on a fait, et honnêtement, j'ai déjà hâte de retrouver cette équipe l'année prochaine. Le deuxième set, c'était chaud, on a su inverser la tendance à un moment donné, elles sont repassées devant, ça s'est joué à deux-trois petits détails, c'est dommage car on aurait pu revenir à un set partout, mais ça reste le Brésil, une équipe d'expérience, je suis sûre qu'on apprendra de cette défaite. Tout l'été nous a beaucoup appris, jouer la VNL avec de gros calibres en face nous a fait évoluer, maintenant, on sait qu'il nous manque de l'expérience, c'est en rejouant plusieurs fois des nations comme le Brésil qu'on arrivera à les titiller. On fait un gros hold-up contre la Chine, c'est positif, mais on sait qu'il y a encore du taf."
Nina Stojiljkovic, passeuse de l'équipe de France : "Je suis vraiment fière de notre équipe, du parcours qu'on a eu, on progresse chaque année. Ça fait maintenant dix ans que je suis en équipe nationale et depuis le début, on espérait atteindre ce niveau, maintenant, on y est et on arrive à accrocher de grosses équipes. Il y a aussi forcément de la frustration par rapport aux deux premiers sets, c'est difficile à avaler, mais il faut continuer à jouer des matchs comme ça et à s'entraîner encore plus et on arrivera à les battre un jour. Ces deux premiers sets étaient assez serrés, avec différents scénarios ; dans le deuxième, on mène de quelques points, elles nous rattrapent en mettant un rythme intense, on commet des petites fautes, mais on y croit, on revient, et au final, elles font parler l'expérience, mais on a vraiment donné tout ce qu'on pouvait.
Il reste la conviction que l’écart entre les Bleues, 14es au classement mondial, et les meilleures sélections du globe continue de se réduire, et qu’elles auront un coup à jouer lors d’une éventuelle phase finale.
Il leur faudra battre la Grèce, un adversaire supposé plus faible, mardi, pour valider leur billet.
Une qualification marquerait le franchissement d’un nouveau jalon pour cette sélection, longtemps considérée comme la moins performante des sports collectifs tricolores.
Les Brésiliennes, deuxièmes au classement mondial, figurent parmi les favorites pour remporter le titre cette année, un an après avoir décroché la médaille de bronze aux Jeux de Paris.
La Seleçao a conquis le public de Chiang Mai, qui a célébré comme un but chaque point de la N.10 Gabriela "Gabi" Guimaraes, l’une des meilleures joueuses au monde.
Elles ont remporté le premier set avec autorité, 25-21, avec cinq points de la pointue Iman Ndiaye, déjà en verve contre Porto Rico.
Avec deux manches d’avance, les Bleues semblaient à l’abri d’un réveil du Brésil.
Gabi et la réceptionneuse-attaquante Julia Bergmann ont activé le mode rouleau-compresseur, sans que les Bleues n’aient grand-chose à redire.
Ce jeudi 4 septembre, les Bleues du volley ont été éliminées d’un Mondial où elles ont excédé toutes les attentes par un Brésil (27-25, 33-31, 25-19) plus expérimenté et solide malgré un deuxième acte particulièrement serré.
Elles ont cette fois bousculé les Auriverde, menées par leur star Gabi (13 pts) et l’autre réceptionneuse-attaquante Julia Bergmann (17 pts), pendant les deux premières manches.
Cazaute et ses équipières pourront surtout regretter les cinq balles de set manquées dans cette deuxième manche.
De longues et irrespirables minutes plus tard, Gabi a conclu victorieusement et subtilement la cinquième balle de set brésilienne.
Dans la première manche, qu’elles ont mal entamée (5-10), peut-être un peu stressées, avant de se rétablir (16-16 après deux contres gagnants d’Amélie Rotar puis Cazaute), elles ont cédé un peu auparavant (21-20 à 22-23).
"Nous devons être fiers de ce que nous avons accompli cet été. Je suis arrivé avec un nouveau staff, mes idées et une nouvelle façon de travailler.
Pour l’Espagnol, qui a apporté "constance" et confiance à un groupe qu’il a densifié, en promouvant des joueuses comme Ndiaye, la libéro Juliette Gelin ou la passeuse Enora Danard-Selosse, ce processus ne peut faire l’économie de "certaines étapes".
"Nous devons multiplier les matches comme celui-là. Les progrès passeront aussi par le travail en clubs des joueuses, leur confrontation au plus haut niveau à l’étranger" a ajouté le technicien, à la tête d’un groupe dont de plus en plus de joueuses évoluent à l’étranger (Cazaute, Ndiaye, Rotar, Gicquel, Amandha Symvès, Halimatou Bah).
Tableau des Confrontations Récentes
| Date | Compétition | Résultat |
|---|---|---|
| Juillet | Volleyball Nations League | France 2 - 3 Brésil |
| Mondial (Phase de Poules) | Championnat du Monde | France 2 - 3 Brésil |
| 4 Septembre | Championnat du Monde (Quart de Finale) | France 0 - 3 Brésil |