Un France - Belgique du troisième millénaire ne peut jamais être un rendez-vous comme un autre. Il ne s’agit pas cette fois d’une demi-finale de Coupe du monde face à une génération dorée (1-0 en 2018), ni d’un 8e de finale d’Euro contre les mêmes voisins en plein renouvellement (1-0 le 1er juillet dernier). Mais d’un match de groupe de Ligue des nations qui renvoie plus aux précédents amicaux d’août 2013 (0-0) et de juin 2015 (3-4) : les confrontations avaient marqué deux des plus mauvaises périodes de l’ère Didier Deschamps (cinq matchs sans victoire, puis trois revers en quatre rencontres).
Ce jeudi, les Bleus de Didier Deschamps ont renversé la Belgique en demi-finale de la Ligue des nations au cours d’un match fou et sublime ponctué par cinq buts (2-3). Ils verront dimanche la finale de la deuxième édition de cette nouvelle compétition, contre l’Espagne. En conférence de presse, le sélectionneur analyse cette rencontre mouvementée face aux Diables rouges.
Après une nouvelle déception contre les Bleus (2-3), ce jeudi en demi-finales de la Ligue des nations, les médias belges étaient partagés entre déception et autodérision.
La Belgique a été l’une des sélections les plus en vue ces 5 dernières années. Les Belges possédaient un effectif de grande qualité avec les Hazard, de Bruyne, Witsel, Lukaku, et consorts. Néanmoins, malgré tous ces talents, les Diables Rouges se sont montrés décevants lors des phases finales de compétition internationale, avec une élimination dès les quarts de finale de l’Euro 2016 par le Pays de Galles, mais également contre l’Italie au championnat d’Europe 2020. Leur meilleure performance reste leur demi-finale du Mondial russe où ils étaient tombés sur … l’équipe de France, future championne du Monde.

Les Diables Rouges, malgré ces revers, se montrent toujours aussi performants en éliminatoires puisqu’ils avaient remporté leur groupe de Ligue des Nations A devant le Danemark, l’Angleterre et l’Islande. De plus, la Belgique a déjà fait un grand pas vers la qualification pour le Mondial 2022, puisqu’elle compte 9 points d’avance sur le 2e. Efficace face aux sélections les plus modestes, l’équipe belge n’est encore parvenu à passer un palier face à des plus grosses cylindrées.
Finaliste de l’Euro 2016 puis championne du Monde en 2018, l’équipe de France faisait partie des grands favoris au titre lors du dernier Euro. Trop irrégulière et trop sûre d’elle, la sélection tricolore est tombée dès les 8es de finale face à la Suisse (3-3, victoire aux tirs aux buts). Capables de jouer un excellent football pendant 20 minutes, les Bleus se sont montrés suffisants et sont tombés de haut face à la Nati.
Pour leur retour à la compétition, les Français ont aligné deux matchs nuls décevants face à la Bosnie (1-1) et contre l’Ukraine (1-1). En revanche, lors de la dernière journée, les hommes de Didier Deschamps se sont imposés face à la Finlande au terme d’une partie convaincante (2-0). En plus d’un contenu intéressant, la France a pris les devants dans son groupe avec 7 points d’avance sur le 2e, l’Ukraine. Comme souvent, les Bleus se sont réveillés au bon moment.
Les Compositions et les Absences
Roberto Martinez, annoncé avec insistance pour remplacer Koeman au FC Barcelone, est pour l’instant toujours le sélectionneur de la Belgique. Pour ce rassemblement, l’Espagnol déplore quelques absences importantes puisque Chadli, Vermaelen, Benteke, Mertens ou Doku ne sont pas disponibles. En revanche, le Citizen Kevin de Bruyne effectue son retour et épaulera les cadres habituels de la sélection comme Eden Hazard, Witsel, Vertonghen, Courtois ou Lukaku, auteur d’une excellente entame avec Chelsea.
En face, Didier Deschamps a décidé de ne pas rappeler Olivier Giroud, comme lors du dernier rassemblement. L’ancien Gunner semble payer ses déclarations mais aussi son début dé saison coupé par un test covid positif. Mandanda et Lemar, habitués au banc, n’ont pas été convoqués tandis que Ngolo Kanté manquera encore cette coupure internationale. Performants lors du dernier rassemblement, Tchouameni et Tchouaméni ont été de nouveau appelés par Didier Deschamps. Ce dernier jouera avec son frère, Lucas Hernandez et Pavard, les deux Bavarois faisant leur retour.

Le Déroulement du Match
Dans cette revanche de la demi-finale de la Coupe du Monde 2018, la France va chercher à retrouver de la confiance après un Euro raté, mais un dernier match face à la Finlande enfin convaincant. Alors que les Bleus semblent s’être régénérés avec de nombreux jeunes joueurs arrivés dans le groupe de Deschamps, à l’image des Tchouameni, Théo Hernandez, et Upamecano, le groupe de la Belgique apparaît vieillissant.
Rappelé pour le dernier championnat d’Europe, Karim Benzema s’était montré à son avantage. Le Merengue cherche désormais des connexions avec ses deux partenaires de l’attaque Mbappé et Griezmann. Lors du dernier rassemblement, les 2 madrilènes avaient preuve d’une excellente complicité. Dans un schéma de jeu mis en place pour permettre aux trois stars offensives de l’dDF de briller, les Bleus devraient prendre le dessus sur une Belgique, pas toujours à l’aise dans les gros matchs. A l’inverse de la France de Deschamps qui sait souvent être performante quand cela compte.
Ce jeudi, les Bleus de Didier Deschamps ont renversé la Belgique en demi-finale de la Ligue des nations au cours d’un match fou et sublime ponctué par cinq buts (2-3). Ils verront dimanche la finale de la deuxième édition de cette nouvelle compétition, contre l’Espagne.
1-0 (37ème) : La Belgique, dominatrice depuis une dizaine de minutes, concrétise son temps fort. Trouvé sur le côté gauche, Yannick Carrasco s'en va défier Benjamin Pavard. Le latéral droit recule, recule, recule...2-0 (41ème) : Quelle action de Romelu Lukaku et la Belgique double déjà la mise ! Dans son style plein de puissance, l'attaquant de l'Inter Milan feinte et prend de vitesse Lucas Hernandez sur le côté droit de la surface et frappe en force dans un angle fermé.2-1 (62ème) : Bien plus fringants en ce début de deuxième période, les Bleus relèvent la tête. Kylian Mbappé, attaquant le plus remuant du trio, fait la différence sur le côté gauche et centre pour Karim Benzema. L'attaquant du Real Madrid, entouré de plusieurs défenseurs belges, parvient à se retourner et à trouver la faille dans un trou de souris.2-2 (69ème) : La magnifique réaction des Bleus ! Après consultation de la VAR, l'arbitre de la rencontre siffle un penalty pour une intervention en retard de Youri Tielemans sur Antoine Griezmann. Kylian Mbappé prend ses responsabilités et efface l'échec de l'Euro 2020 en trouvant la lucarne de Thibaut Courtois.2-3 (90ème) : Quelle fin de match incroyable ! Alors que la Belgique pensait prendre un avantage décisif sur un but de Romelu Lukaku finalement refusé pour hors-jeu, c'est la France qui met KO son adversaire.

Les Réactions d'Après-Match
Après la qualification de son équipe pour la finale de la Ligue des nations ce jeudi, le sélectionneur national se réjouit de revoir ses Bleus à ce niveau dans un format compétition.
Didier Deschamps a analysé la rencontre :
- Comment expliquer cette équipe de France aux deux visages ? DD : Je ne suis pas d’accord avec votre analyse. On a fait une première partie de première période bonne. Après, on a souffert et trop reculé. On manquait d’agressivité. Le 2-0 à la pause est sévère mais il sanctionne une deuxième partie de première période insuffisante. Après, il y a eu cet orgueil, nos trois offensifs qui ont harcelé partout. C’est de l’orgueil, de la fierté. C’est aussi un système nouveau qui demande du temps même s’il n’y en a pas. Il ne faut pas oublier la qualité des Belges. C’est fabuleux ce que la France a réalisé en étant menée 2-0, peu de gens pensaient que c’était possible à part moi. Il y a la qualité, le mental. Il y a toujours cet état d’esprit pour renverser la tendance.
- Qu’avez-vous dit à la mi-temps ? Les joueurs étaient abattus de rentrer à 2-0. On leur a laissé l’opportunité de mettre ces deux buts. Il y avait une question de fierté et d’orgueil. On était en dessous de ce qu’on est capable de faire. Après, il y a eu des paroles. C’est leur mérite, chacun individuellement. Cela s’est transmis. L’entame de deuxième période récompense une mainmise sur le jeu, avec plus d’agressivité. On a rehaussé notre niveau. Les 25 dernières minutes de la première période, on était trop attentistes, en souffrance.
- Où classez-vous cette performance des Bleus en dehors des matchs de la Coupe du monde 2018 ? Parmi les meilleures. En face, c’est une des meilleures équipes du monde. Il faut reconnaître la qualité de la Belgique. J’ai connu plusieurs matchs compliqués. Il y a ce caractère dans l’équipe de France. Ce match-là, de par son scénario, fera partie des très très bons moments. Je suis très fier pour mes joueurs.
- Est-ce un acte fondateur en vue de la Coupe du monde 2022 ? Avant, il y avait quoi, que des débris ? Certes, on ne gagne pas tous les matchs. On a été éliminés par la Suisse, OK, mais l’équipe de France est toujours là. Cela consolide ce qu’on a fait lors du dernier rassemblement contre la Finlande. C’est un nouveau système. Regardez Théo Hernandez, c’était sa deuxième sélection. On fait toujours partie des meilleures nations. Il y aura un nouveau match dimanche contre une autre équipe, avec une autre vérité.
- Avez-vous le sentiment d’une équipe à réaction ? Tout dépend de l’adversaire. La Belgique nous a imposé sa qualité et sa force. L’idéal, c’est de maîtriser du début à la fin. Mais il y a des périodes où l’on maîtrise moins. Il ne faut pas enlever le mérite à l’adversaire. Le scénario nous a souri mais on a fait ce qu’il fallait pour mettre des buts et inverser le scénario. C’est un rapport de force. Je retiens le positif même si je suis d’accord qu’il vaut mieux agir que réagir mais ça fait partie du caractère, de la fierté, de l’orgueil.
- Avez-vous été épaté par le match de Kylian Mbappé qui a sonné la révolte ? Kylian n’a pas douté. J’ai toujours fait en sorte d’être avec lui, derrière lui. J’ai toujours vu sa détermination. Il y a beaucoup d’exigence et d’attente avec lui. Je sais très bien que l’équipe de France est plus forte avec Kylian. Il a fourni beaucoup d’efforts, il y a eu de la complémentarité avec Antoine (Griezmann) et Karim (Benzema). J’ai bien senti depuis le début de la semaine que c’était un match pour lui. Tant mieux pour lui et pour nous.
- Comment voyez-vous la finale contre l’Espagne et votre homologue Luis Enrique ? Elle est très performante. Elle a toujours cette capacité à priver l’adversaire de ballon, à le fatiguer. La victoire est logique. C’est toujours le même problème : elle confisque le ballon. Il faudra être efficace. Luis Enrique est dans la lignée de ses prédécesseurs, en maintenant l’Espagne en haut avec des jeunes joueurs. Les derniers souvenirs que j’ai contre l’Espagne, c’est que c’est toujours difficile. Il y a un titre en jeu. C’est important de gagner des titres. Il y aura un heureux et un malheureux.
Kylian Mbappé (France) : Ses déclarations ont fait la une de tous les médias cette semaine, mais la pression, Kylian Mbappé ne la connaît pas. Pour sa cinquantième sélection avec les Bleus à 22 ans et 291 jours (un record), l'attaquant du PSG a répondu présent. Seul membre du trio offensif à se montrer dangereux en première période, le natif de Bondy a sonné la révolte en début de deuxième période.
L'Éternelle Rivalité Franco-Belge
Les RIVALITÉS du FOOTBALL expliquées en 12 MINUTES (Partie 1)
«Je t'aime, moi non plus...» Voilà un célèbre dicton qui prend tout son sens dans les rapports historiques qu'entretiennent Français et Belges. Une rivalité exacerbée dépassant le cadre du football entre deux nations qui aiment se charrier, pour ne pas dire se «friter». Au regard de l'histoire, de la culture, de la gastronomie, ces deux peuples frontaliers rythment ainsi leur relation de moqueries en tout genre. Un amour vache, une querelle d'ego où le Français revêt, à son insu, l'habit de l'être hautain, pêchant d'un excès d'arrogance et où le Belge se voit quant à lui accoutré d'un costume de personnage aussi simplet que sympathique.
Et si cette opposition ne date donc pas d'hier, le célèbre rectangle vert observé par tous les amoureux du football n'a fait que décupler ces antagonismes déjà bien marqués. À ce titre, la demi-finale du Mondial 2018 remportée par les Bleus de Samuel Umtiti aux dépens des Diables Rouges de Thibaut Courtois (1-0) reste sans doute le principal point de bascule.
Le gardien de la Belgique Thibaut Courtois portait bien mal son nom à l'issue de la rencontre perdue face à la France (0-1), en demi-finale de la dernière Coupe du Monde. Et pour cause, la frustration était telle que l'objectivité ne pouvait avoir sa place, en témoigne le soutien d'Eden Hazard ou de Thomas Meunier sur la position exprimée du portier des Diables Rouges. Une sortie fracassante, sur laquelle il est ensuite revenu, à l'origine du désormais célèbre «seum» belge et qui questionne inexorablement sur l'origine de cette rancœur affichée.
Interrogé par nos soins, Sacha Tavolieri, journaliste belge et correspondant pour RMC Sport, évoque alors une première raison : «il y avait la possibilité d’aller chercher ce rêve que la France, ce rival, ce voisin historique, a encore empêché. C’est l’éternelle histoire de 'David contre Goliath'. On est si prêts du rêve et puis tout d’un coup c’est eux qui y arrivent. (...) La France a été plus clinique, plus forte, plus fine et plus intelligente et ils ont gagné méritoirement. C’est pour ça qu’ils gagnent la Coupe du Monde. Ils étaient les meilleurs.
«Il y a de la part de la Belgique une plus grande rivalité, parfois ça peut se traduire pas un complexe d’infériorité, et parfois, c’est surtout que les Belges vivent mal le fait de vivre à côté d’un pays plus grand, un peu supérieur, qui a évidemment une autre histoire. Les Belges ont tendance à dire : 'non on n'est pas anti-Français, ce sont eux qui se prennent trop la tête avec nous. On ne les pense pas plus grands qu’ils ne sont alors que eux ont tendance à penser que le monde tourne autour d’eux'».

Des propos confirmés par Christophe Franken, chef de la rubrique football à La Dernière Heure : «moi je vois ça comme la Belgique c’est le petit frère qui veut impressionner son grand frère qui est la France. Il y a toujours ce côté compétition de se dire : 'je suis le plus petit mais j’ai envie de montrer que je peux jouer avec lui, que je suis suffisamment grand, que je peux m’amuser avec lui'. Je caricature mais il y a ce côté là je trouve entre Belges et Français.
À l'aune de ces considérations rappelant les inévitables conflits de fratrie vécus par le commun des mortels, la défaite de 2018 est, par ailleurs, survenue au pire moment pour des Belges, proches de leur état de grâce. Un revers difficile à digérer pour des Diables Rouges qui ont connu un véritable trou noir entre 2002 et 2014 sur la scène internationale mais qui se présentent, depuis, comme un prétendant régulier et sérieux au titre final.
Quart de finaliste au Mondial 2014 puis à l'Euro 2016, 2018 s'avérait très certainement comme l'année de la concrétisation pour cette génération dorée mais le coup de casque d'Umtiti a finalement réduit à néant les espoirs de tout un peuple : «cette rivalité est née je pense quand la France a compris que la Belgique commençait à devenir un vrai prétendant sportif (...) mais ce qui a vraiment commencé à créer ça c’est quand la France est devenue le bourreau de la Belgique, elle qui arrive très peu dans des phases finales dans son histoire, et en demi-finale, les Belges ont surtout vécu ça comme un abattement. Les Belges ont un sentiment profond de se dire 'putain, ils ont plus de chance que nous. Nous c’était la seule'», assure Sacha Tavolieri.
Un sentiment de frustration décuplé pour cette génération dorée, numéro 1 au classement FIFA malgré son absence de titre, qui ratait une nouvelle opportunité de se retrouver au sommet du football mondial : «ce n’est pas un truc de journalistes et de supporters qui aiment mettre la pression», rappelle ainsi Christophe Franken avant d'ajouter : «eux-mêmes se sont rendus compte dès 2012, 2014 et même avant vers 2011, ils ont compris qu’il y a avait un potentiel avec de bons joueurs à chaque position donc ils se sont dit, pas tout de suite mais à terme, on a une équipe pour gagner. (...) Clairement cette génération dorée est consciente qu’un petit pays comme la Belgique, qui normalement ne peut pas gagner un tournoi, puisse là le faire.
Les Statistiques Clés du Match
Les statistiques de la demi-finale de Ligue des nations remportée jeudi par la France face à la Belgique (3-2) montrent que les Diables Rouges ont remporté d'une courte tête le match de la possession. Mais ils ont été dominés par les Bleus dans plusieurs autres domaines.
Selon les données collectées par Opta, ce sont bien les Diables Rouges qui ont remporté le match de la possession, d’une courte tête: 51,1% contre 48,9% pour les Bleus. Pas de quoi consoler les hommes de Roberto Martinez, qui auront brillé pendant une mi-temps, en menant 2-0 avec une maîtrise collective évidente, avant de se laisser emporter par la fougue des Français et leur force de caractère.
Mais plus que la possession, une donnée saute aux yeux à la lecture de la feuille de statistiques. Paul Pogba et sa bande ont terminé cette rencontre avec 61,3% de duels gagnés contre seulement 38,7% pour leurs adversaires. Un écart saisissant qui prouve bien que les Bleus n’ont jamais lâché dans le combat. Même quand ils se sont retrouvés au bord du gouffre, bousculés comme rarement par la première nation au classement Fifa.
En plus des duels, ses joueurs sont aussi devant en termes de tirs (16 contre 11, et 6 cadrés de chaque côté), la plupart ayant été tentés dans la surface (11 contre 6 pour la Belgique). Ils ont aussi commis moins de fautes (6 contre 8) et n’ont pas fini si loin des Belges au niveau du pourcentage de passes réussies (90,5% pour la France, 91,6% pour la Belgique) et de passes effectuées (621 pour les Bleus, 651 pour les Diables Rouges).
| Statistique | France | Belgique |
|---|---|---|
| Possession | 48.9% | 51.1% |
| Duels gagnés | 61.3% | 38.7% |
| Tirs | 16 | 11 |
| Fautes | 6 | 8 |
| Passes réussies | 90.5% | 91.6% |
| Passes effectuées | 621 | 651 |
La Réaction des Médias Belges
Au lendemain de la défaite de la Belgique face à la France (2-3) en demi-finales de la Ligue des nations, jeudi, les médias belges n'ont pas caché leur déception alors que la sélection menait pourtant 2-0 après une heure de jeu, grâce à des buts de Yannick Carrasco et Romelu Lukaku.
Tandis que le quotidien La Dernière Heure évoque « Des Diables à deux visages et des doutes renforcés », Le Soir regrette que les Bleus aient « crucifié les Diables en fin de match » et que, malgré leur nette avance au tableau d'affichage, les hommes de Roberto Martinez n'aient « pas exorcisé leurs démons français », en référence à leur échec en demi-finales de la Coupe du monde 2018. « Adieu la finale contre l'Espagne et bonjour les retrouvailles avec l'Italie pour une consolation qui portera bien mal son nom », conclut amèrement Le Soir.

Pour autant, les deux titres de presse ont joué le recul et l'autodérision, le premier en titrant « Un goût de seum », le second en mettant à la une la mention « Encore raté » ... Ce qui n'a pas empêché pour autant Le Soir de s'attarder sur le « chambrage » subis par les Diables rouges côté médias français, L'Équipe en tête.
« Comme on pouvait s'y attendre, la presse française s'en est donné à coeur joie après cette nouvelle victoire tricolore, a notamment noté Le Soir. À commencer par le quotidien sportif L'Équipe. La une de son édition de ce vendredi est titrée comme suit : "Le seum, deux fois". Une référence à cette demi-finale de 2018, après laquelle les Français avaient utilisé le mot "seum" (qui signifie horripiler au plus haut point) à tout bout de champs envers les Belges. Agrémenté d'un jeu de mots avec le célèbre "une fois", que nos voisins se plaisent à répéter lorsqu'ils tentent d'imiter notre accent. »
Mais au-delà de la frustration, les médias belges aimeraient bien comprendre ce qui s'est passé à la mi-temps du côté du vestiaire français. Notamment La libre Belgique évoquant dans ses colonnes la sortie « énigmatique » de Paul Pogba en fin de match au sujet au sujet de la teneur des discussions à la pause dans le vestiaire français : « Vous allez le voir sûrement sur des vidéos. J'espère que ce sera après la victoire de dimanche que vous pourrez découvrir ce qu'on s'est dit dans le vestiaire », a en effet lancé le Français.