L'équipe de France masculine de rugby à VII a réalisé un exploit mémorable en quarts de finale du tournoi olympique de Paris 2024, en s'imposant face à l'Argentine avec un score de 26 à 14. Cette victoire, acquise dans une ambiance électrique au Stade de France, a propulsé les Bleus en demi-finale où ils ont affronté l'Afrique du Sud. Retour sur ce match intense et riche en émotions.

Un contexte électrique au Stade de France
Voilà deux jours que les Argentins étaient copieusement hués à chaque apparition sur la pelouse dionysienne. Sans trop comprendre, ils s’en étaient jusqu’ici accommodés et même amusés, à l’image du joueur Marcos Moneta. « Je ne sais pas s’ils sont blessés à cause de Messi et de la Coupe du Monde ou parce qu’ils ne nous aiment pas. Peut-être qu’ils ont peur de nous, je ne sais pas ».
Le public du Stade de France a mis une ambiance de taré, empreinte de toute la subjectivité qu’autorise le chauvinisme sportif dans un contexte olympique. A vous foutre les poils dès l’annonce du 7 de départ. Difficile d’évaluer à quel point les joueurs de l’équipe de France ont pu être galvanisés par le spectacle offert par les supporteurs tricolores en délire, même si la première période parfaite, le couteau entre les dents, reste un bon indicateur de l’enthousiasme collectif.
Une première période parfaite pour les Bleus
Les coéquipiers d'Antoine Dupont se sont livrés à une démonstration ce jeudi 25 juillet en quarts de finale du tournoi olympique (26-14). Ils ont livré leur meilleure prestation depuis le début de la compétition lors de la première période de la rencontre en inscrivant trois essais coup sur coup.
Parfaitement rentrés dans leur match, avec une grosse intensité dans les duels et beaucoup de dynamismes dans les courses, les Tricolores ont asphyxiés d’entrée des Pumas incapables de résister aux vagues bleues. Pris de vitesse, les Argentins ont été punis trois fois de la même façon en première période, avec trois essais en bout de ligne d’Andy Timo (4e) et Aaron Grandidier Nkanang (5e, 7e), indiscutablement homme de match.
Et un, et deux, et trois essais. Tous transformés, alors que la France piochait dans l’exercice depuis le début du tournoi. 21-0 en une mi-temps. Irréel, lunaire, jubilatoire.
« J’avais envie de montrer que je suis chez moi, souligne Andy Timo, l’un des buteurs du soir. Je n’en marque pas beaucoup et du coup je le montre un peu. Surtout que c’est un quart de finale contre l’Argentine, j’avais envie de montrer que c’était chez nous. »
« Jouer dans un stade comme ça procure des émotions que je n’ai jamais vécues de ma vie, concède Aaron Grandidier Nkanang en zone mixte. Je n’aurais jamais imaginé jouer un jour devant 69.000 personnes. Ce n’est que le quart, il nous reste un grand bout de chemin, mais ça nous procure des émotions de malade. J’étais presque en larmes à la fin du match. Merci aux supporteurs de nous avoir portés comme ça, je n’ai pas les mots. »

La tension monte en seconde période
L’effet a fini par s’essouffler en seconde période, on a même cru ces filous d’Argentins partis pour nous climatiser comme jamais. Mais en début de seconde période, les Bleus semblaient plus tendus et laissaient la star des Pumas Isgro inscrire les premiers points pour les siens et réduire l’écart au score à 14 points. Quelques instants plus tard, toujours ce même Aaron Grandier sauvait les siens grâce à un incroyable retour défensif.
En seconde période, alors que les Argentins venaient de se relancer avec un essai du polémique Rodrigo Isgro (9e), Grandidier a sauvé les Bleus d’un deuxième essai consécutif d’un plongeon miraculeux devant Moneta. L’Argentin s’est toutefois vengé quelques minutes tard (12e), profitant d’une équipe de France à six avec le carton jaune reçue par Jordan Sepho (11e), ramenant alors les siens à un petit essai (21-14).
Mais même en infériorité numérique, les Bleus n’ont plus cédé une pousse de terrain, profitant des choix tactiques douteux des Argentins, forçant dans le fermé et multipliant les fautes.
L'entrée décisive d'Antoine Dupont
Mais l’entrée d’Antoine Dupont, d’abord synonyme de baisse d’intensité, s’est finalement avérée salvatrice. Le Toulousain a d’abord permis de gratter de précieuses secondes quand les Pumas étaient revenus à sept points, avant de plier le match au buzzer sur une action qui relève plus de la folie que de l’audace. Avec cette belle victoire (26-14), voilà la France en demi-finale, avec l’Afrique du Sud en ligne de mire. Encore un ennemi de la nation en rugby.
Remplaçant au coup d’envoi, Antoine Dupont a amené son calme et sa technique dans cette fin de rencontre à couteaux tirés avant d’enterrer les espoirs argentins avec un essai de dernière seconde, en solo (15e).

Tableau des scores
| Équipe | Score |
|---|---|
| France | 26 |
| Argentine | 14 |
La route vers les demi-finales
Les joueurs de l'équipe de France masculine de rugby à VII se sont qualifiés pour les demi-finales du tournoi olympique ce jeudi 25 juillet. Un billet décroché avec la manière face à l'Argentine au Stade de France (26-14). Les Bleus de Jérôme Daret ont tremblé jusqu'au bout alors qu'ils menaient 21-0, finissant une partie du match à six après un carton jaune. Ils ont conclu dans les derniers instants avec un essai magique d'Antoine Dupont.
Les Français ont réalisé un authentique exploit face aux Argentins en quart de finale et s’imposent 26 à 14. Les Bleus ont pu compter sur un magnifique doublé d’Aaron Grandidier et, comme depuis le début du tournoi, un grand Stephen Edo Parez.
Ce samedi à 15 heures 30, les Bleus retrouveront les Sud-Africains, tombeurs des Néo-Zélandais quelques instants plus tôt. Les Français ne sont plus qu’à un match d’assurer une médaille olympique, mais surtout à deux rencontres et une seule journée de l’or !
L'aventure continue pour les hommes de Jérôme Daret qui visent plus que jamais une médaille. Leur journée avait mal débuté pour se finir en beauté.