France - Allemagne U18 : Analyse de la Composition et des Performances

Après une performance initiale décevante, l'équipe de France a vu ses espoirs de qualification pour les quarts de finale s'amenuiser suite à sa défaite contre l'Allemagne (26-21). Cette rencontre a rappelé des souvenirs de l'été précédent, soulignant les défis persistants pour les Bleuets.

Malgré l'importance de l'enjeu, la France a connu un début de match difficile, marqué par une attaque imprécise et de nombreuses pertes de balle. Les tentatives des joueurs français ont été contrées par l'excellente performance du gardien de Hambourg, Finn Knaack.

En défense, les Français ont peiné à contenir les contre-attaques allemandes et ont éprouvé des difficultés face au jeu placé de leurs adversaires, qui trouvaient régulièrement des espaces pour marquer ou servir leurs ailiers.

Le réveil de Mathis Barelle, avec trois buts consécutifs, a brièvement ravivé les espoirs français. Samuel Dupuy a également réalisé une bonne entrée au poste d'arrière droit, marquant deux buts. Cependant, les pertes de balle et les tirs précipités ont persisté, tandis que la défense française continuait de subir les assauts des arrières allemands.

Durant le second acte, les Bleuets ont montré des signes d'amélioration. La défense s'est resserrée, provoquant des pertes de balle chez les Allemands et offrant des opportunités de contre-attaque à Yoni Peyrabout. L'entrée d'Alexandre Baradat a également apporté un nouveau danger dans les duels et les tirs de loin, permettant aux Français de revenir à cinq buts à un quart d'heure de la fin (22-17, 46').

Malgré une défense française plus efficace, les Allemands ont pris leur temps en attaque, et la montre a joué en défaveur des Tricolores. La sortie d'Alexandre Baradat n'a pas empêché son remplaçant, Léo Gendronneau, de marquer pour ramener les siens à quatre unités. Un double arrêt à bout portant de Wilson Schultz, suivi d'une parade de Timothée Riss sur penalty, ont maintenu l'espoir (25-21, 57').

Malheureusement, les deux dernières minutes n'ont pas permis aux Bleuets de renverser la situation. Une perte de balle sur une passe au pivot et un but de Nick Scherbaum ont scellé la défaite, anéantissant les espoirs de qualification.

Edit : avec le point pris par la Norvège contre les Slovènes, les espoirs de qualification française s'évaporent.

La sélection nationale U18 n’a pas fait le voyage à vide en Allemagne. La jeune garde d’Olivier De La Fuente apprend vite et n’est pas du genre à tendre l’autre joue.

C’était en décembre 2021 à l’occasion d’un tournoi de préparation huppé au contact de ce qui se fait de mieux actuellement dans la catégorie. Quatre mois plus tard, en ce mois d’avril, l’expérience se poursuivait en visite chez les vice-championnes germaniques. Avec qui plus est six néophytes dans les bagages et la perspective du Mondial à venir.

Mais pas question de se laisser impressionner et ce sont bien les Françaises qui ont empoché cette fois la mise, au gré de deux victoires initiales (31-27 puis 27-22), à peine entachées d’une ultime sortie hasardeuse (25-30). Avec à chaque fois des premiers actes aboutis.

« Nous avons démarré avec le noyau de l’équipe qui a un peu plus d’expérience ensemble, justifie le coach en préambule. Ceci peut expliquer nos entames réussies sur les deux premières rencontres. On sent ainsi que notre assise collective s’est plutôt bien stabilisée, que ce soit en attaque ou en défense. »

Une feuille de route forcément bonifiée par cette sortie victorieuse, même si l’Allemagne était également en rodage et expérimentale en cette période d’examens de l’autre côté de la frontière. « Il y a eu de très bonnes choses face à une Allemagne redoutable même sans sa meilleure arrière droite. Nous n’allons pas faire la fine bouche quand même après deux victoires sur trois matches chez les vice-championnes d’Europe. On avance dans ce que l’on essaie de mettre en place. Les joueuses qui sont arrivées ont montré ce qu’elles pouvaient apporter au groupe. Et celles qui étaient déjà présentes ont confirmé pour certaines de bonnes avancées. Cela permet de voir effectivement un peu plus clair pour la composition du groupe au mois de juillet.

Un Mondial finalement en Macédoine et avancé de quelques jours. Car c’est maintenant ce qui attend Olivier De La Fuente et son staff, au moment du débriefing et dans l’optique de la dernière ligne droite vers le Mondial en août. Ils disposent forcément de plus de solutions dans l’idée de fournir une liste de 22 joueuses pour le début de la préparation, fixée au 4 juillet à la Maison du handball. Une fois passés les examens pour ces internationales lycéennes.

« Il ne faut pas pour autant se griser de cette sortie. Le dernier match doit nous maintenir en éveil et nous montre qu’à partir du moment où l’on ne met pas tous les ingrédients, nous sommes vite pénalisés et c’est difficile d’inverser le rapport de force, pointe le coach tout en tempérant le résultat brut. Nous avons aussi fonctionné un peu différemment en dernier lieu sur la rotation des joueuses et la gestion de l’effectif. Il fallait aussi préserver les organismes à ce stade de la saison. Mais cela reste une petite alerte à prendre en compte pour la suite. »

Une sorte de petit relâchement légitime, doublé d’un va-tout allemand pour ne pas sortir fanny de ce triptyque pascal. Mais pas de quoi ternir le bilan de cet ultime examen de passage, hormis la sérieuse blessure prématurée de Karlène Bendegue (croisé), l’une des débutantes de la troupe.

Et rendez-vous maintenant au début de l’été, au gré d’une programmation qui pourrait être légèrement remaniée. Dans le contexte géopolitique actuel, l’organisation du Mondial a en effet été retirée à la Géorgie, confiée à la Macédoine, et avancée de trois jours (30 juillet plutôt que 2 août).

Au terme de deux semaines de compétition, l'Allemagne décroche son premier sacre dans un mondial U19 au bout d'une finale terminée aux jets de 7 mètres face à l'Espagne (40-41). Ces Allemands n'ont pas volé leur titre ! Une victoire finale qui couronne un parcours quasi sans faute, face à une rude adversité et au fil de laquelle un collectif robuste aura pu faire ses armes.

Et si la défense allemande aura été le principal atout de la formation - le portier Finn Knaacke, surnommé "mini-Wolff" n'y étant pas pour rien -, l'attaque aura également prouvé sa force collective, au diapason du demi-centre Kieler Rasmus Ankermann et de ses arrières William Reichardt à gauche et Noah Hensen & Linus Schmid à droite. La base avant aura également été particulièrement fiable, avec un Jan Grüner meilleur buteur de sa formation, impeccable sur son aile gauche comme sur jets de 7 mètres (9 buts en finale notamment), et un poste de pivot plus que solide.

Si Bennet Strobel était annoncé comme une pointure sur le poste, figurant dans les tous meilleurs buteurs de son équipe les deux étés derniers, le joueur de Balingen s'est en partie fait voler la vedette par celui des Füchse Berlin, Tim Schröder. Avec cette médaille d'or, l'Allemagne devient la 4ème nation à avoir décroché les titres mondiaux en A, U21 et U19.

L'Espagne, justement, n'a pas à pâlir de sa seconde place, tandis que le Danemark a décroché la médaille de bronze au grand dam des Champions d'Europe U18 de l'été dernier : la Suède.

Enfin, dans le tableau suivant, la France est bel et bien parvenue à se hisser à la place de 'premier des non-qualifiés en quarts' avec une belle 9ème place. Un classement acquis grâce à des succès sérieux contre la Suisse puis, vendredi, contre une Serbie parfois sur courant alternatif mais qui ne manque pas de talents (6èmes à l'Euro U18). Une victoire de 9 unités (42-33), construite sur les forces françaises aperçues lors de la compétition : un Mathis Burdet en métronome de l'attaque (5e meilleur passeur du tournoi), des Alexandre Baradat et Tristan Gourguechon apportant du danger de loin et dans les duels (4 et 5 buts) et une base avant très fiable, où Yoni Peyrabout a pris la lumière sur son aile gauche (9/10, MVP). Dans les cages, l'Aixois Wilson Schultz confirme son beau tournoi avec 12 parades à 34 % d'arrêts.

Tableau des Médailles du Mondial U19

RangPaysMédaille
1AllemagneOr
2EspagneArgent
3DanemarkBronze
9France9ème place

En amont du Mondial U19 qui débute ce mercredi, Handnews vous propose un tour d'horizon en trois parties des 8 poules et 32 équipes qui s'affronteront en Égypte. Ambitions des différentes équipes, joueurs à suivre, absences majeures, ... Vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin pour suivre au mieux les premiers matchs du tournoi qui débute ce mercredi !

Contrairement aux U21, Franck Prouff peut compter sur tout son effectif, et ne déplore aucune blessure majeure. L’ossature reste ainsi du voyage pour l’Égypte : l’ailier gauche star Yoni Peyrabout - meilleur à son poste l'été dernier et 5e buteur du tournoi -, l’arrière gauche nantais Léo Gendronneau, le demi-centre Mathis Burdet, l’arrière droit dunkerquois Tristan Gourguechon, le pivot et capitaine Simon Rebel et les gardiens Clément Grosjean et Timothée Riss.

Jacques-Balint Tsobgny Siwe, né en 2008, va également faire sa première grande compétition au relais de Gendronneau sur le poste d’arrière gauche. Il sera par ailleurs très attendu dans le secteur défensif, où il s’était montré efficace notamment lors du Tiby.

Bien que dans la continuité, l’effectif retenu prévoit de renforcer le côté droit de l’attaque française. Sur le poste d’arrière où Tristan Gourguechon avait peiné à trouver des relais l’été dernier, Samuel Dupuy (Saran) et Bastien Lafosse (Nîmes) seront des renforts bienvenus.

Immédiatement après la fin de la compétition, les analyses et les ajustements nécessaires seront mis en œuvre pour préparer au mieux les prochaines échéances. L'objectif reste de capitaliser sur les expériences acquises et de continuer à développer le potentiel de ces jeunes talents.

6-0 defence tactic system 2 | Handball at school | IHF Education Centre

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