France-Allemagne au Handball Féminin: Un Historique Riche et un Regard sur l'Avenir

La rivalité entre l'équipe de France féminine de handball et l'Allemagne est riche en moments mémorables, des compétitions internationales majeures aux matchs amicaux. Cet article explore l'historique de ces rencontres, mettant en lumière les moments clés et les enjeux de chaque confrontation.

Match de handball France-Corée du Sud

Les Débuts et les Premières Compétitions

L'équipe de France féminine de handball a connu des débuts modestes dans les compétitions internationales. En 1989, les Bleues ont terminé à la 9e place au Championnat du monde B au Danemark, après une victoire aux tirs au but contre la Tchécoslovaquie. En 1990, elles se sont classées 14e au Championnat du monde en Corée du Sud.

Cependant, l'arrivée d'Olivier Krumbholz en tant que sélectionneur en 1998 a marqué un tournant. Il a rapidement préparé l'équipe pour le Championnat d'Europe de 1998, posant les bases d'une nouvelle ère pour le handball féminin français.

Championnat du Monde 1999 : La Révélation

Lors du Championnat du monde 1999, l'équipe de France a terminé deuxième de la poule B au tour préliminaire et a pris sa revanche sur la Pologne en huitième de finale. En quart de finale, les Bleues ont déjoué tous les pronostics en s'imposant face au Danemark, champion olympique et tenant du titre mondial, après prolongations. Cette victoire a non seulement propulsé la France en demi-finale, mais lui a également assuré une place aux Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney.

Jeux Olympiques de Sydney 2000 : Une Première Historique

Les Jeux olympiques de Sydney en 2000 ont marqué la première participation de l'équipe de France féminine de handball à cet événement. Les Bleues ont terminé troisièmes de leur poule au tour préliminaire et ont perdu de peu contre le futur champion olympique, le Danemark, en quart de finale. Elles ont finalement terminé la compétition à la 6e place, prouvant qu'elles faisaient partie de l'élite mondiale.

Championnat du Monde 2003 : Le Sacre

Le Championnat du monde 2003 en Croatie a été un moment historique pour le handball féminin français. L'équipe de France a terminé première de sa poule au tour préliminaire et au tour principal. Après une demi-finale difficile contre l'Ukraine, les Bleues ont affronté la Hongrie en finale. Menées de sept buts à sept minutes de la fin, elles ont réussi à égaliser grâce à une défense acharnée et un jet de sept mètres transformé par Leila Lejeune. En prolongations, elles ont remporté la rencontre (32-29) et sont devenues championnes du monde pour la première fois de leur histoire.

Les Années Suivantes : Entre Hauts et Bas

Après leur titre mondial, l'équipe de France a connu des moments difficiles, notamment une défaite en demi-finale des Jeux olympiques d'Athènes en 2004 et un quart de finale perdu au Championnat du monde 2007. Cependant, le retour de joueuses clés comme Valérie Nicolas et Véronique Rolland-Pecqueux a permis à l'équipe de se qualifier pour le Championnat d'Europe 2006.

Aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, les Bleues ont réalisé un tour préliminaire décevant, mais ont retrouvé leur superbe en quart de finale contre la Russie, avant de s'incliner après deux prolongations. Elles ont finalement terminé à la 5e place, avec des victoires contre la Roumanie et la Chine.

Les Années 2010 : Confirmation et Nouveaux Défis

L'équipe de France a continué à performer dans les compétitions internationales, se qualifiant pour le Championnat du monde 2009 et terminant deuxième de la World cup 2010. Aux Jeux olympiques de Londres en 2012, les Bleues ont terminé premières de leur poule au tour préliminaire, mais ont été éliminées en quart de finale. Elles ont ensuite remporté la médaille de bronze au Championnat d'Europe 2016, se qualifiant directement pour le Championnat du monde 2017 en Allemagne.

6-0 defence tactic system 2 | Handball at school | IHF Education Centre

Jeux Olympiques de Paris 2024 : Quarts de Finale contre l'Allemagne

Les Jeux olympiques de Paris 2024 ont été marqués par un quart de finale très attendu entre la France et l'Allemagne. Les Bleues, championnes olympiques en titre, ont affronté une équipe allemande déterminée à créer la surprise. Le match s'est déroulé dans une ambiance électrique, avec plus de 26 000 spectateurs réunis au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq.

Portées par une grande Tamara Horacek et la réussite d'Estelle Nze Minko et Laura Flippes, les Françaises ont mené la rencontre de bout en bout et ont résisté au retour des Allemandes, remportant la victoire 26-23 et se qualifiant pour les demi-finales.

2025: Préparation et Renouveau

Après une année 2024 en demi-teinte, l'équipe de France se tourne vers 2025 avec un nouveau sélectionneur, Sébastien Gardillou. La Fédération française de handball a annoncé que les Bleues affronteront l'Allemagne à deux reprises lors de la semaine internationale prévue du 2 au 9 mars 2025.

Premier match : 6 mars à Trèves, une ville symbolique pour les Bleues, où elles avaient entamé leur parcours victorieux lors du Mondial 2017. Après un premier match jeudi soir en Allemagne, l’équipe de France féminine de handball poursuit sa semaine internationale ce samedi 8 mars 2025 au palais des sports de Besançon. L’équipe de France a réussi son retour à la compétition en s’imposant en Allemagne lors de cette première double confrontation (25-28). Les Allemandes auront donc l’occasion de prendre leur revanche ce samedi à Besançon.

Titularisée par Sébastien Gardillou pour sa première cape, la Bisontine a inscrit deux buts face à l’Allemagne. Enfin les Franc-comtoises Clarisse Mairot et Laura Glauser seront elles aussi de la partie. La Haute-Saônoise aura même pour l’occasion le brassard de capitaine en l’absence d'Estelle Nze-Minko.

L'équipe de France féminine de handball a réussi sa rentrée en s'imposant lors d'un match amical en Allemagne (28-25), ce jeudi soir à Trèves. Alicia Toublanc et les Bleues se sont imposées en Allemagne. De retour un peu moins de trois mois après l'Euro, l'équipe de France féminine de handball s'est imposée contre l'Allemagne (28-25) jeudi à Trèves.

Une sélection largement remaniée

Passée la déception de la quatrième place obtenue en Autriche le 15 décembre (défaite 25-24 contre la Hongrie), les Bleues de Sébastien Gardillou sont désormais tournées vers le Mondial (26 novembre-14 décembre) en Allemagne et aux Pays-Bas.

Face aux Allemandes, justement, le sélectionneur tricolore a dû composer avec plusieurs nouveaux visages et sans de nombreuses cadres, absentes par choix ou blessées comme Estelle Nze Minko, Chloé Valentini, Pauletta Foppa ou encore Tamara Horacek.

Ondono et Toublanc en verve

Ces absences n'ont pas empêché les coéquipières de Laura Glauser - capitaine en l'absence de Nze Minko mais restée sur le banc - d'offrir une partition sérieuse en première période, emmenées en attaque par Oriane Ondono (5 buts) et Alicia Toublanc (5 buts) -, impeccable aux jets de 7 mètres.

Les Bleues ont ensuite dû résister au retour allemand après la pause. Quelques parades bien senties de Floriane André et une bonne fin de match de Méline Nocandy, absente à l'Euro car blessée, ont permis aux Françaises de s'éviter une frayeur.

Premières pour Dury et Errard

La rencontre a aussi été l'occasion pour certaines de faire leur apparition en équipe première : les ailières Nina Dury et Manon Errard, tout comme le pivot Lilou Pintat, championnes du monde U20. La France retrouvera l'Allemagne samedi, à Besançon (18h).

Après leur victoire face au Danemark en quarts, les Bleues affronteront ce vendredi à 17h45 à l’Ahoy Arena de Rotterdam, l’Allemagne en demi-finale. Une victoire leur permettrait d’accéder à la finale de ce Mondial IHF 2025 face aux Pays-Bas ou à la Norvège adversaires dans l’autre demi-finale.

C’est une équipe très puissante physiquement, avec une base arrière particulièrement performante. Leur jeu alterne entre tirs longue distance et tirs en appui. Elles s’appuient notamment sur une joueuse très imposante, Leichter, qui tente beaucoup de tirs de loin et qui est plutôt efficace. Il y a aussi Engel et Vogel. On peut s’attendre à un match intense et très physique.

Les Allemandes cherchent toujours à imposer leur rythme, et cette génération a désormais de l’expérience, leur équipe est arrivée à maturité. Ce qui est particulier, c’est le jeu qu’elles développent lors de ce mondial, basé sur quatre arrières. C’est un dispositif assez inhabituel, avec quatre joueuses puissantes capables de poser de gros problèmes. Défensivement aussi, elles sont très solides et rugueuses. En résumé, ce sera un match d’une grande intensité physique.

Deux joueuses évoluent actuellement dans le championnat français : Xenia Smits, passée par Metz entre 2015 et 2020 et de retour depuis 2025, ainsi qu’Annika Lott, l’arrière gauche de l’Allemagne, qui joue aux côtés des Brestoises depuis 2024. La plupart des autres internationales allemandes évoluent quant à elles dans le championnat allemand, notamment au BVB Dortmund, à Blomberg-Lippe, ou encore à Oldenburg.

Depuis 1991, la France et l’Allemagne se sont affrontées à 46 reprises. Leurs dernières rencontres remontent à avril 2025 à Trêves et à Besançon dans le cadre de deux matchs amicaux. L'équipe de France a confirmé son bon début d'année 2025 avec une seconde victoire en amical sur l'Allemagne, ce samedi à Besançon (30-29), après celle obtenue jeudi à Trêves jeudi (28-25). Prometteur pour l'olympiade qui s'ouvre vers Los Angeles 2028, tant le groupe avait été rajeuni avec dix changements par rapport à l'Euro (4e place) en décembre dernier.

« On a livré un match consistant défensivement, appréciait le sélectionneur Sébastien Gardillou au micro de beIn Sports. Je n'ai pas trop goûté la première période où on défendait trop à plat, je leur ai demandé davantage de profondeur et elles s'y sont attachées. Il y a eu beaucoup d'abnégation, on a construit des situations bien plus franches en contre-attaque et développé un jeu attrayant. On a passé une bonne semaine. Ce que montrent les jeunes sur le terrain, c'est alléchant. »

Les Bleues ont été malmenées toute la première demi-heure par une Nationalmannschaft remontée, qui entend s'étalonner face aux meilleures avant le Championnat du monde qu'elle coorganisera en fin d'année avec les Pays-Bas (27 novembre-14 décembre), à l'image de l'ancienne Messine Alina Grijseels (10 buts). Troublées par l'agressivité défensive adverse à l'image de Léna Grandveau, replacée demi-centre (2/5 au tir, 5 balles perdues), les Françaises étaient menées à la pause (13-14, 30e) malgré quelques jolis shoots de loin de Marie-Hélène Sajka (3/6 au tir).

Le magnifique « kung-fu » de Clarisse Mairot

Mais à la reprise, elles ont petit à petit pris le dessus sur une défense adverse privée de son pilier Aimée Von Pereira, sanctionnée d'un carton rouge (22e). Sur les ailes notamment, Lucie Granier (6/6 au tir) et les néophytes Suzanne Wajoka (4/6) et Nina Dury (2/2) ont affiché une belle efficacité. Après un magnifique « kung-fu » de l'enfant du pays Clarisse Mairot, puis deux contre-attaques conclues par Wajoka, la France a creusé un joli écart (25-21, 48e).

Les Allemandes ont relevé la tête en fin de partie pour revenir à un petit but (28-27, 57e). Après un raté d'Oriane Ondono, par ailleurs excellente (5 buts), l'Allemagne a eu une dernière balle d'égalisation mais Nina Engel a expédié son shoot hors cadre, permettant aux Bleues de fêter leur victoire avec le fervent public franc-comtois.

« J'ai vécu beaucoup d'émotions que je n'avais jamais ressenties. Cela restera gravé dans ma mémoireSuzanne Wajoka, ailière gauche des Bleues, au micro de beIn Sports après ses deux premières sélections« On s'est davantage libérées en seconde période, souriait Suzanne Wajoka sur beIn Sports. Jeudi pour mon premier match en équipe de France, il y avait un peu de stress, cette fois j'ai su ne pas me prendre la tête pour vivre cette rencontre sans aucun regret. Cette semaine a été une expérience magnifique, j'ai vécu beaucoup d'émotions que je n'avais jamais ressenties.

Les handballeuses de Besançon aux anges le 18 mai 2003, dans leur Palais des Sports, après le sacre européen de l'ESBF en Coupe des Coupes face au Spartak Kiev. Soit 22 campagnes continentales, depuis 1984, pour l’ESBF.

Novembre 1984. En Espagne. Un 8e de finale Aller de la Coupe IHF (perdu) à Onda, près de Valence. C’est là que tout a commencé, sur la grande scène européenne, pour l'ESBF. Plusieurs quarts de finale, ensuite : dès 1985 et, encore, au printemps 2022 pour les handballeuses de Besançon. Des demi-finales, aussi : à partir de 1996. Et même un sacre continental : la Coupe des Vainqueurs de Coupe, en 2003 ! Soit, au total, 22 campagnes de Coupe d’Europe, à ce jour loading

Dans la belle histoire du club bisontin, le symbolique cap des 100 matchs européens remonte à novembre 2017 : lors du 3e tour Retour de la Coupe EHF (élimination par les Russes de Lada Togliatti). Et cinq ans plus tard, l’ESBF a déjà atteint la barre des 130 : à l’occasion du 3e tour Retour de l’European League - remporté le 11 décembre 2022 - chez les Espagnoles de Bera Bera à San Sebastian et synonyme de qualification pour la suite de la compétition (Phase de Groupes / 6 matchs) en janvier-février 2023.

Le bilan continental des 136 matchs déjà disputés, pour l'instant, par les handballeuses bisontines est de 75 victoires, 7 matchs nuls et 54 défaites.

Malgré toute leur vaillance, les handballeuses de Besançon ont subi la loi du rouleau compresseur de la D1/LBE ce mercredi. Défaite 27-31 à domicile, face à ces impitoyables Messines qui gagnent tous leurs matchs sur la scène nationale (championnat et Coupe de France) depuis plus d'un an et demi.

Frustrant match nul (24-24) des handballeuses de Besançon face à Paris 92, lors de l'ultime journée décisive de D1/LBE ce samedi. L'ESBF termine 6e, ex aequo avec le 5e et le 4e : les deux derniers billets qualificatifs pour la prochaine saison de Coupe d'Europe. Mais reste encore un espoir.

Qualifié pour la 4e fois de son histoire en 32e de finale de la Coupe de France, le CA Pontarlier Football a tiré un très gros lot ce lundi soir : l'Olympique Lyonnais, dernier de Ligue 1 mais institution nationale, viendra jouer chez les amateurs du Haut-Doubs le week-end du 6 janvier 2024.

Début janvier 2024, les footballeurs de la capitale du Haut-Doubs joueront les 32e de finale de la Coupe de France pour la 4e fois de leur histoire. Ce samedi soir, au 8e tour, les amateurs pontissaliens ont validé leur billet à l'issue des tirs aux buts (1-3) chez les Alsaciens de Sarre-Union.

Événement Année Résultat
Championnat du Monde B (Danemark) 1989 9e place
Championnat du Monde (Corée du Sud) 1990 14e place
Championnat du Monde (Croatie) 2003 Vainqueur
Jeux Olympiques (Paris) 2024 Quart de Finale (Victoire contre Allemagne)

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