Les supporters gallois se régalent depuis le début de l'Euro. Le Pays de Galles, dont l'équipe de football va affronter la Belgique en quarts de finale de l'Euro, est d'abord considéré comme une terre de rugby. À tort ou à raison ? Sur un continent européen où le football est le sport roi, le Pays de Galles fait figure d’exception puisqu’ici c’est le rugby qui est le sport numéro un !
Le Pays de Galles, de part son statut de nation pionnière du football, n’en tient pas moins une place particulière dans le football. C’est dans le nord du pays que le football est le plus populaire, sans doute à cause de la proximité de Liverpool et Manchester, places majeures du football mondial. Faute de clubs de haut niveau, c’est l’équipe nationale qui représente le Pays de Galles sur la scène internationale.
L’équipe de football du Pays de Galles évolue depuis 2000 dans le prestigieux Millenium Stadium de Cardiff, partagé avec l’équipe nationale de rugby. Mais les matchs les moins prestigieux sont régulièrement délocalisés dans des stades plus modestes : le City Stadium de Cardiff, le Liberty Stadium de Swansea ou encore le Parc y Scarlets de Llanelli.
La fédération galloise de football, fondée à Wrexham en janvier 1876, est une des plus anciennes du monde. Avec l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande, le Pays de Galles fait d’ailleurs partie des quatre nations pionnières du football qui ont fondé à Manchester en 1882 l’IFAB (International Football Association Board), instance encore en charge aujourd’hui de définir les lois du jeu.
Les « Dragons » jouent leur premier match officiel le 26 mars 1876 face à l’Écosse à Glasgow (défaite 0-4). Le match retour, joué le 5 mars 1877 à Wrexham, est la première rencontre internationale jouée sur le sol gallois. Il faudra attendre le huitième match de la sélection pour une première victoire face à l’Angleterre en 1881.
Si le football gallois bénéficie d’un certain prestige, c’est à ce statut de nation pionnière bien plus qu’aux résultats de sa sélection nationale qu’il le doit ! Le Pays de Galles n’a en effet participé qu’à une seule phase finale de Coupe du Monde, en 1958 en Suède, suite à des matchs de barrage remportés face à Israël.
Les gallois atteindront les quarts de finale de la compétition, battus par le Brésil, futur vainqueur de la compétition, sur un but du roi Pelé, alors âgé de seulement 17 ans, et qui inscrit lors de ce match son premier but (mais pas le dernier !) avec la sélection brésilienne. En dehors de cette génération dorée de la fin des années 50, l’histoire de la sélection galloise fut une succession de déceptions et d’échecs.
Hormis un quart de finale du championnat d’Europe en 1976 perdu face à la Yougoslavie (à l’époque les phases finales ne commençaient qu’à partir des demi-finales), le Pays de Galles n’est jamais sorti des tours préliminaires … Une longue période de disette qui explique l’euphorie née du parcours des gallois lors de l’Euro 2016. Un parcours brillant lors des éliminatoires avec une deuxième place dans le groupe B derrière la Belgique !
Pendant longtemps le Pays de Galles n’a pas organisé de compétition nationale, les principaux clubs gallois évoluant dans les championnats anglais. Il faudra attendre 1992 pour qu’un championnat gallois, la Welsh Premier League, voit le jour sous la pression des instances internationales. Mais un championnat privé des plus grands clubs gallois qui préfèrent continuer à participer aux compétitions anglaises … Le championnat comprend aujourd’hui 12 équipes professionnelles et semi-professionnelles.
La Welsh Cup, la « Coupe du Pays de Galles », qui existe depuis 1877 et rassemble l’ensemble des clubs gallois. Sauf que depuis 1995 les clubs évoluant dans les championnats anglais n’y sont plus conviés ! Swansea City est le club le plus titré du Pays de Galles.
Les Swans (« les cygnes ») comme on les surnomme évoluent depuis 2011 en Premier League, l’élite du football anglais. Cardiff City évolue depuis de nombreuses saisons en Championship (la deuxième division anglaise) et a même évolué une saison en Premier League (2013/2014). Wrexham Football Club, fondé en 1864, est le doyen des clubs gallois et le troisième plus ancien dans le monde.
Les « Red Dragons » évoluent aujourd’hui en National League (5ème division anglaise). Depuis 2011, le club est la propriété de ses supporters. Si le football gallois n’a pas brillé par ses résultats, c’est essentiellement car il n’a pas formé pléthore de grands joueurs.
« Billy » Meredith fut la première grande vedette du football gallois. Sélectionné à 48 reprises entre 1895 et 1920 (il avait près de 46 ans lors de sa dernière sélection !), cet ailier droit fit le bonheur de Manchester United et Manchester City, clubs avec lesquels il a évolué pendant 27 saisons et joué au total 740 matchs !
John Charles, né à Swansea en 1931, était le joueur vedette de l’équipe galloise qui atteint les quarts de finale de la Coupe du Monde en 1958. Défenseur reconverti attaquant, il fit une carrière professionnelle brillante en particulier à Leeds United, puis en Italie à la Juventus de Turin.
C’est d’ailleurs avec la Juventus qu’il enrichit son palmarès avec 3 titres de champion d’Italie et 2 coupes d’Italie. Il est l’unique footballeur gallois classé dans le trio de tête du Ballon d’Or (3ème en 1959). Dans cette même équipe de 1958, l’autre vedette de l’équipe était Ivor Allchurch, attaquant de Newcastle, Cardiff et Swansea.
Avec 68 sélections et 23 buts, il est un des joueurs les plus capés du football gallois. Ian Rush fut dans les années 80 et 90 une des stars du championnat anglais et l’idole des supporters de Liverpool, club avec lequel il a évolué pendant 15 saisons.
Il est encore aujourd’hui le meilleur buteur de l’histoire des Reds avec 346 buts inscrits. Il détient également le record du nombre de buts en sélection galloise (28 buts en 73 sélections). Son palmarès, acquis avec Liverpool, est un des plus beaux du football gallois et comprend entre autres 5 championnats d’Angleterre et 2 Coupes d’Europe des Clubs Champions, auxquels il faut rajouter à titre individuel un Soulier d’Or européen et un titre de meilleur joueur du championnat anglais en 1984.
Gary Speed connut dans les années 90 et 2000 une longue carrière professionnelle de 21 ans en Angleterre au poste de milieu de terrain, jouant au total 834 matchs professionnels. Formé à Leeds United, club avec lequel il devient champion d’Angleterre en 1992 (coéquipier d’un certain Éric Cantona), il évolue ensuite sous les couleurs de Everton, Newcastle, Bolton Wanderers avant de finir sa carrière à Sheffield United en Championship (D2 anglaise).
Sélectionné à 85 reprises avec le Pays de Galles, il en devient le sélectionneur en 2010 et redonne des couleurs à l’équipe nationale galloise en lançant dans le grand bain une nouvelle génération de joueurs menée par Gareth Bale. Mais l’aventure prometteuse s’arrête brutalement le 27 novembre 2011 quand il est retrouvé pendu à son domicile, un suicide inexpliqué car le personnage était unanimement apprécié.
Ryan Giggs a été dans les années 90 et 2000 l’homme d’un seul club, Manchester United, et quasiment celui d’un seul entraîneur, l’écossais Alex Ferguson. Arrivé à 14 ans au centre de formation du club mancunien, en équipe première à seulement 17 ans, le milieu de terrain au pied gauche génial et au fair play légendaire (il n’a jamais été expulsé de toute sa carrière) participe activement à l’écrasante domination de Manchester United sur le football anglais.
Les supporters de MU l’ont d’ailleurs élu meilleur joueur de l’histoire du club en 2011. Malgré sa longévité Ryan Giggs ne compte « que » 64 sélections avec le Pays de Galles (il déclinait les invitations pour les matchs amicaux afin d’éviter les blessures) mais il fut le leader technique de l’équipe pendant 15 ans. Gareth Bale est aujourd’hui la star du football gallois et un des meilleurs attaquants du monde.
Formé à Southampton (il y dispute son premier match professionnel alors qu’il n’a pas encore 17 ans !), il se révèle à Tottenham et attire les convoitises des plus grands clubs du monde.
Comparaison avec le rugby
Le pays de Galles, dont l'équipe de football va affronter la Belgique en quarts de finale de l'Euro ce vendredi (21h00), est d'abord considéré comme une terre de rugby. À tort ou à raison ?
Pratiquants
Selon les derniers chiffres connus, 175 000 personnes environ sont répertoriées comme pratiquant le foot au pays de Galles (1920 clubs), contre quasiment 80 000 pour le rugby (314 clubs).
Spectateurs
Le Principality Stadium (anciennement Millenium Stadium) de Cardiff est l’enceinte-phare du pays de Galles, où le XV du Poireau évolue très régulièrement devant plus de 74 000 spectateurs - la capacité maximale -, lors du Tournoi des Six Nations notamment. En comparaison, après avoir été programmée dans le même écrin après l’inauguration de ce dernier en 1999, l’équipe nationale galloise de foot a très rarement fait le plein et ses matches ont donc été le plus souvent délocalisés : lors des dernières rencontres qualificatives pour l’Euro, fin 2015, quelques 33000 spectateurs ont rempli le Cardiff City Stadium.
Quand le Pays de Galles ÉCRASAIT le Rugby Européen !
Sélection
L’équipe nationale de foot n’a participé qu’une seule fois à la Coupe du monde, en 1958, avec à la clé une élimination en quarts de finale face au Brésil. L’occasion pour le jeune Pelé de marquer son premier but pour la Seleçao (1-0) ! Les « Diables » ont donc attendu près de 60 ans pour participer à nouveau à la phase finale d’une compétition internationale, cette année à l’Euro.
De leur côté, les rugbymen gallois se sont hissé deux fois en demi-finales du Mondial (3e en 1987 lors de la 1re édition, 4e en 2011), avec également trois éliminations au stade des quarts de finale au compteur (1999, 2003, 2015). Ils comptent par ailleurs 37 victoires finales dans le « Tournoi » (actuellement Tournoi des Six nations), dont 11 Grand Chelem.
Championnats
Difficile de départager les championnats locaux de rugby et de foot, d’autant plus que leur structure respective est assez particulière... La Welsh Premier League (foot) et la Welsh Premier Division (rugby) ont en commun de compter 12 clubs chacun et de ne pas accueillir les meilleurs clubs gallois.
Du côté du ballon rond, les meilleurs clubs sont en effet disséminés dans les divisions qui composent le championnat anglais, avec notamment un seul club - Swansea City - en Premier League ; un autre - Cardiff City - en Championship (2e échelon) et un troisième - Newport County - en League Two (4e échelon).
En rugby, la pyramide du championnat est chapeautée par une compétition supra-nationale, le Pro12, à laquelle participent quatre provinces galloises (Cardiff Blues, Llanelli Scarlets, Newport Dragons et Ospreys) en compagnie de quatre équipes irlandaises, deux écossaises et deux italiennes. La Welsh Premier Division s’en trouve appauvrie d’autant...
Clubs
Le bilan des clubs de foot gallois en Coupes d’Europe est forcément maigre puisque les meilleurs évoluent donc en Angleterre, où la concurrence est très rude pour accéder aux compétitions européennes… Seul fait d’arme notable : la victoire au match retour du 2e tour qualificatif de la Ligue des champions en 2001 de Barry Town - issu du championnat local - face au FC Porto (3-1)... après avoir perdu 8-0 à l’aller.
En rugby, le Cardiff RFC a atteint la finale de la Coupe d’Europe lors de la 1re édition en 1996 (à laquelle ne participaient pas les clubs anglais) : défaite 21-18 a.p. contre Toulouse. Les Cardiff Blues ont par ailleurs remporté le Challenge européen (deuxième compétition d’importance derrière la Coupe d’Europe) en 2010.
Stars
Trois footballeurs se sont succédé ces 30 dernières années pour assurer au pays de Galles une renommée sportive internationale : après Ian Rush dans les années 80-90 (meilleur buteur de l’histoire des Reds de Liverpool), Ryan Giggs a pris la suite sous les couleurs de Manchester United jusqu’au début des années 2010 (deux C1 comme Rush, 13 titres de champion d’Angleterre).
En comparaison, la figure emblématique du rugby gallois est Gareth Edwards, dont les exploits remontent aux années 70. De nombreux autres joueurs ont porté haut les couleurs de la sélection nationale depuis - tels Ieuan Evans, Neil Jenkins ou encore Shane Williams - mais, fatalement, en terme de notoriété, le football écrase tout, excepté localement.
Tableau récapitulatif : Football vs Rugby au Pays de Galles
| Aspect | Football | Rugby |
|---|---|---|
| Pratiquants | 175 000 | 80 000 |
| Spectateurs (matchs phares) | 33 000 | 74 000 |
| Coupe du Monde | 1 participation (1958) | 2 demi-finales |
| Championnats | Welsh Premier League | Welsh Premier Division & Pro12 |
| Coupes d'Europe | Faible bilan | Cardiff RFC : Finale de Coupe d’Europe (1996) |
| Stars | Ian Rush, Ryan Giggs, Gareth Bale | Gareth Edwards, Ieuan Evans, Shane Williams |

Le cas particulier de TNS (The New Saints)
Llansantffraid. Llansantffraid-ym-Mechain pour être exact. C’est là que naît en 1959 l’ancêtre de l’actuel champion du pays de Galles. Et pourtant, ce n’est pas au crépuscule des sixties que The New Saints a fondé son palmarès. Ian Williams, directeur général, raconte : « Le propriétaire s’appelle Mike Harris. Mike a commencé à sponsoriser ce petit club rural du Nord du pays de Galles à la fin des années 90. À l’époque, il avait une entreprise de télécommunication, Total Network Solutions : TNS. Et lorsque les dirigeants de Llansantffraid lui ont demandé de renouveler le sponsoring, il leur a proposé d’investir plus tout en professionnalisant la structure.
Il acquit tellement de pouvoir qu’il donna le nom de son entreprise au club : Total Network Solutions. Mais comme les joueurs allaient s’entraîner à des kilomètres du village, la décision fut prise de chercher de nouvelles infrastructures, plus proches. En 2003, le club fusionna avec nos voisins anglais d’Oswestry Town, en difficulté financière à l’époque. »
En 2005, Mike Harris vend sa boîte à British Telecommunications et se retrouve alors avec un club sans nom. Les suggestions fusent, jusqu’à proposer un naming sur Ebay. Finalement, on garde le sigle et on y accroche un morceau d’histoire : l’historique club de Llansantffraid était surnommé The Saints et la ville d’Oswestry a toujours été lié à Saint Oswald. Ainsi naît The New Saints.
Aujourd’hui, TNS est un mastodonte du football gallois. « On a gagné neuf titres de champion sur les 16 dernières années. Dont les quatres derniers, et aujourd’hui, on est toujours premiers avec neuf points d’avance » , commente Ian. En Europe, en revanche, l’hégémonie devient infamie. Des 17 participations en coupes d’Europe sur les 17 dernières saisons, 20 matchs joués et 94 buts contre.
Pas de quoi impressionner Ian, qui s’enorgueillit de participations régulières aux coupes d’Europe plus qu’il ne se lamente des carnages : « En 2005, on a joué Liverpool en LDC. À l’époque, Liverpool était champion d’Europe, mais comme ils n’avaient pas fini dans le top four, ils devaient passer par un tour préliminaire. Contre nous. Même si Steven Gerrard nous a mis cinq des six buts, cela a permis de mettre TNS sur la carte du monde du football. Mais déjà en 2003, on avait joué Manchester City en Coupe UEFA. Leur première en Coupe d’Europe depuis les sixties.
Si, outre-Manche, on conduit à gauche, refuse l’Euro et mange du bacon au petit déj’, le pays de Galles ne déroge pas à la règle de la constante différenciation par rapport au voisin. Du coup, le club gallois déménage en Angleterre. Ainsi, « après la fusion avec Oswestry, on a déplacé notre siège dans le Shropshire, en Angleterre. On a acheté aux autorités locales un terrain synthétique pour trois millions. Ce qui nous a permis de nous développer économiquement.
Aujourd’hui, on a 65 salariés, dont 24 joueurs pros. On a aussi un programme de bourses pour les U16-U19, qui leur permet de combiner une éducation footballistique et une éducation classique au sein du College d’Oswestry. Plusieurs joueurs ont déjà fait le saut entre l’Academy et la première. On a aussi dix équipes de U7 à U16 au sein de notre Academy, ainsi qu’une Community Foundation qui se charge de générer du lien social via des activités extra-footballistiques » .
Dorénavant TNS conjugue football et business : le budget d’un million et demi et les infrastructures permettent d’assurer la survie économique du seul club entièrement professionnel du pays de Galles. « Notre challenge est de continuer à progresser en Europe et d’obtenir les primes de participation qui y correspondent. De la sorte, on pourrait étendre nos infrastructures et créer d’autres terrains de foot à cinq, un autre synthé et un terrain en herbe » , affirme Ian.
Et lorsqu’on lui demande s’il ne vaudrait pas mieux rejoindre les ligues anglaises pour accéder à plus de visibilité, il sort les crampons vissés : « Pas du tout. On veut continuer à jouer au pays de Galles et atteindre les compètes européennes.
Pêl-droed. C’est comme ça qu’on appelle le football au pays du poireau. « Le pays de Galles est unique en matière de football : Swansea joue en Premier League, Cardiff en Championship, Newport en Football League, mais aussi Wrexham, Colwyn Bay et Merthyr jouent dans les ligues anglaises » , raconte Ian en expliquant la cause de ce phénomène : « L’histoire et la tradition.
Ils ont toujours joué dans le système anglais. La Welsh Premier League est encore en bas âge, elle n’est née qu’en 1992. Auparavant, le football existait au pays de Galles, mais sans ligue nationale, donc les clubs jouaient dans les ligues anglaises. Actuellement, le football gallois se construit sur quatre niveaux. Au sommet règne la Welsh Prem’, puis le pays se divise en deux.
Au Nord, bastion du football au pays de Galles, la Cymru Alliance. Au Sud, berceau du rugby, la Welsh League Division One. « Les champions de chacune de ces divisons, ou leurs poursuivants, sont éligibles, s’ils remplissent les critères de la Fédération galloise, à une accession à la Welsh Premier League. » En dessous, d’obscures divisions boueuses.
La Welsh Prem’ s’organise en deux phases. Dans un premier temps, les 12 équipes s’affrontent régulièrement. Puis, après le Christmas break, « les 12 équipes engagées sont séparées en deux groupes : les six premiers et les six derniers, qui s’opposent lors de dix matchs, aller-retour » .
La montée en puissance de TNS au fil des décennies n’est que le reflet d’un football gallois lui aussi en phase ascendante. Andrew Howard, responsable de l’organisation de la WPL, témoigne dans le Guardian d’une telle progression : « On a des joueurs et entraîneurs qui ont quitté la WPL il y a quelques années, pour aller en Conference (D5). Quand ils sont revenus, ils étaient épatés par l’amélioration. Ils disaient qu’on était au moins au niveau Conference. »

Et pourtant, le football gallois fait face à deux concurrents de taille : les Anglais donc, mais aussi le rugby. La rude compétiton imposée par l’Angleterre en matière de captation de supporters fait crier Howard : « Il existe un service de bus régulier le long de la côte Nord du pays de Galles pour emmener les supporters à Anfield, Goodison Park, Old Trafford, etc. » Et si ce n’est la menace anglaise, c’est le sport national qui pourrait risquer de faire de l’ombre au Pêl-droed, enchaîne un Howard plutôt rassuré par l’effet Gareth Bale : « Le fait que Cardiff et Swansea jouent tous deux à un haut niveau a généré beaucoup d’engouement.