Amiens SC: Un Club Historique en Quête de Stabilité en Ligue 2

L'Amiens Sporting Club, couramment appelé Amiens SC, est un club de football français basé à Amiens, dans la Somme. Fondé sous le nom d'Amiens Athlétic Club, abrégé en Amiens AC, le club a une longue et riche histoire, marquée par des hauts et des bas. Au cours de son histoire, l'Amiens SC a effectué l'essentiel de ses saisons aux deuxième et troisième niveaux du football français.

Avant le début du professionnalisme en France en 1932, l'Amiens AC est l'un des meilleurs clubs français. Il remporte régulièrement le championnat de Picardie de l'USFSA entre 1903 et 1914, puis devient deux fois champion du Nord dans les années 1920, tout en obtenant de bons résultats en Coupe de France.

Tout d'abord réticent à l'adoption du professionnalisme, l'Amiens AC adopte ce statut en 1933 et prend part au premier championnat de France de deuxième division, sans parvenir à monter en première division par la suite. Le club abandonne le statut professionnel en 1952 et redevient amateur, participant jusqu'en 1970 au championnat de France amateurs et à la Division d'honneur du Nord.

En 1970, le club retrouve la Division 2, puis oscille dans les années 1970 et 1980 entre la Division 2 et la Division 3. En 1991, le club retrouve le chemin du professionnalisme. L'Amiens SC n'a remporté aucune compétition nationale au cours de son histoire. La couleur historique du club est le bleu azur, l'Amiens SC ne jouant en blanc que depuis les années 1990. Le club est présidé par Bernard Joannin, et l'équipe première est entraînée par Omar Daf depuis 2023.

Le football apparaît dans la ville d'Amiens dès 1880 avec la création d'un Football Club d'Amiens, club éphémère qui pendant deux ans regroupe une vingtaine de membres. À cette époque, le sport est surtout joué dans les établissements scolaires pour former les plus jeunes à la culture physique. Dans ce cadre, F. Benoît, professeur agrégé d'histoire, fonde en janvier 1899 l'Association du lycée d'Amiens pour contribuer, par des excursions, des lectures et des activités physiques, au développement de l'esprit et du corps des lycéens.

M. Dessagnes, professeur agrégé d'anglais, succède rapidement à F. Benoît à la direction de la société. Ayant vécu en Grande-Bretagne, où le football s'était déjà développé, il introduit ce sport et ses règles du jeu britanniques dans la société. Dès la fin de l'année 1899, une équipe de football est constituée et rencontre les formations des autres lycées du Nord de la France.

Vers la fin de leur scolarité, désirant poursuivre la pratique du football en dehors du cadre scolaire, les frères Frédéric et Robert Petit, Georges Barbion, André Hullin et Émile Thuilliez, membres ou ex-membres de l'Association du Lycée d'Amiens, décident de fonder leur propre club. L'Amiens AC dispute sa première rencontre dès octobre 1901 face à Saint-Quentin sur le terrain du vélodrome du boulevard de Châteaudun, l'un des boulevards extérieurs de la ville, les Amiénois écrasant leurs adversaires par quatorze buts à zéro.

En avril 1902, sous l'impulsion du premier président de l'AAC, Frédéric Petit, le Comité de Picardie de l'USFSA, une fédération sportive française omnisports, est fondé. L'Amiens AC participe dès lors au championnat de Picardie de l'USFSA mis en place de 1903 à 1914 et en 1919 après la Première Guerre mondiale. Le vainqueur de chaque championnat régional USFSA étant qualifié en fin de saison pour le Championnat de France USFSA, disputé sous forme de matchs à élimination directe, l'Amiens AC y participe presque chaque année.

Le club accroche trois places de quart de finaliste en 1903, 1906 et 1910, et une place de demi-finaliste en 1905, battu cinq buts à un par le RC Roubaix.

Les bonnes performances sportives du club et la croissance du nombre de pratiquants et de l'intérêt des spectateurs pour le football poussent alors les dirigeants du club à faire construire dès 1909 son premier stade de football dans le parc de la rue Henri Daussy d'Amiens, et à créer ses propres compétitions, pour permettre à ses joueurs de disputer davantage de rencontres.

En 1914, la Première Guerre mondiale met les activités du club au ralenti. En effet, l'armée britannique réquisitionne le stade de la rue Henri Daussy et les joueurs partent au front, obligeant les dirigeants du club à faire jouer pendant cette période des jeunes de seize à dix-huit ans. L'Amiens Athlétic Club reprend le cours normal de ses activités après la Première Guerre mondiale, avec le retour de quelques-uns de ses joueurs.

De plus, sous l'impulsion de son président, le Dr Albert Moulonguet, le club ambitionne de devenir l'un des meilleurs clubs du Nord. Il commence par se faire construire un nouveau stade dans le quartier Henriville d'Amiens. Il est inauguré le 4 décembre 1921 et prend en 1931 le nom de stade Moulonguet. L'ambition des dirigeants se concrétise au cours des années 1920, qui marquent les années glorieuses de l'Amiens AC, avec le recrutement de nombreux joueurs venus du Nord de la France et de Paris, venus renforcer une équipe alors sponsorisée par les entreprises locales de textile.

En avril 1919, le football se détache de l'USFSA, ce qui met fin au championnat de France USFSA. Le Comité français interfédéral, organisme lié à la FIFA et donc seul fédération française pouvant organiser des rencontres internationales, se transforme en Fédération française de football association (FFFA). Si le comité du Nord de l'USFSA se mue en Ligue du Nord rattaché à la FFFA, faute de compromis, aucune ligue n'est créée en Picardie.

Pour la saison 1919-20, un challenge est mise en place dans les trois départements picards avec une finale que remporte l'Amiens AC. Avant le début de la saison suivante, les clubs de l'Aisne et de l'Oise se rassemblent autour des sociétés de Seine-et-Marne pour former la Ligue d'Île-de-France. Isolée, la Somme est rattachée à la Ligue du Nord, ou l'AAC débute directement en Promotion, le deuxième niveau régional.

L'Amiens AC décroche trois ans plus tard en avril 1923 son accession au plus haut niveau du championnat, la prestigieuse Division d'Honneur A du Nord, et prend une nouvelle dimension. Rapidement, l'Amiens AC rivalise avec les grandes équipes nordistes de l'époque, que sont l'Olympique lillois, le RC Roubaix ou encore l'US Tourcoing, à tel point que dès 1924, le club devient champion du Nord, pour un point de plus que l'Olympique lillois.

Ces bonnes performances continuent les saisons suivantes. Ainsi, en 1925, l'Amiens AC termine vice-champion derrière le RC Roubaix, puis le club enlève de nouveau le titre de champion du Nord en 1927, loin devant ses adversaires. Ce dernier succès permet au club de participer au championnat de France mis en place entre 1926 et 1929 par les dirigeants du football français dans l'espoir de reformer un championnat national après la disparition du championnat USFSA en 1919. En tant que champion du Nord, l'Amiens AC participe au championnat de France 1927, disputé sous forme de poule avec une seule confrontation entre chaque équipe, terminant vice-champion de France derrière le CA Paris.

En parallèle des championnats régionaux, les clubs français participent à la seule compétition nationale, la Coupe de France, créée en 1917. Comme en Division d'Honneur du Nord, l'Amiens AC rivalise avec les meilleures équipes, accédant quatre fois aux quarts de finale, en 1925, 1928, 1931 et 1934, et une fois aux demi-finales, en 1930. Sans toutefois réussir à remporter la compétition, le club s'impose comme une équipe de premier plan au niveau national.

Lors de la Coupe de France 1930, l'Amiens AC élimine successivement la JA de Saint-Ouen, le RC Arras, le RC Roubaix et l'UR Dunkerque-Malo avant de se retrouver contre le RC France en demi-finale. Le 6 avril 1930, les deux équipes se retrouvent au stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes pour disputer cette demi-finale, les deux équipes se séparant à la fin du temps règlementaire sur le score de un but partout. Selon les règles en vigueur à l'époque, le match est donc à rejouer. Les deux formations se retrouvent alors deux semaines plus tard le 19 avril 1930, toujours à Colombes.

L'Amiens AC ouvre le score en première mi-temps grâce à Marcel Braun, puis Marcel Galey égalise pour le Racing en deuxième mi-temps. Les Amiénois encaissent alors deux buts dans les dix dernières minutes, qui les privent de finale contre le FC Sète. À cette époque, le football est de plus en plus assimilé à un spectacle, et devient un enjeu économique important, les matchs générant des recettes conséquentes et augmentant l'activité du commerce local.

Cependant, le football étant un sport sous statut amateur, la loi empêche les clubs de rémunérer ses joueurs. Les dirigeants des clubs français doivent alors trouver des solutions pour faire venir les meilleurs joueurs dans leur équipe, et la plupart contournent la loi en pratiquant l'amateurisme marron, qui consiste à rémunérer indirectement les joueurs, en leur offrant par exemple la gestion d'un commerce ou un emploi dans une entreprise locale. Ainsi, dès 1925, l'Amiens AC entretient des liens étroits avec les entreprises locales en matière de sponsoring, comme la maison de confection Devred, qui emploie de nombreux joueurs.

Ce phénomène, qui se généralise en France, est l'un des points qui pose la question du passage des joueurs et des clubs français au statut professionnel. Finalement, à la suite de nombreuses discussions, le Conseil national de la FFFA vote le 17 janvier 1931 le principe de l'instauration du professionnalisme, et définit en janvier 1932 sa réglementation, dont la création d'un championnat de France professionnel.

La FFFA est seule à pouvoir donner l'autorisation aux clubs le passage au professionnalisme, et donc la possibilité de participer au premier championnat de France de l'histoire du football français, à laquelle peut légitimement prétendre l'Amiens AC, étant l'un des clubs français de premier plan. Cependant, le 10 juin 1931, une commission constituée de dirigeants et de mécènes du club se prononce avec un avis défavorable sur le professionnalisme : « l'Amiens AC ne veut pas devenir un club professionnel ni à tendances professionnelles. L'AAC est un club omnisports et il restera dans toutes ses sections sous le régime de l'amateurisme ».

Finalement, le club revient sur sa décision et dépose une demande d'autorisation à utiliser des joueurs professionnels, qui est acceptée le 4 avril 1932. Alors que l'Amiens AC fait partie en juin des vingt-et-un clubs du groupement des clubs autorisés (GCA), des tensions entre le GCA et la Ligue du Nord poussent le club à démissionner le 27 juin et à renoncer au professionnalisme. Cette décision voit l'exode inévitable des meilleurs joueurs du club vers ceux passés professionnels.

Le club continue alors d'évoluer dans un championnat du Nord sans saveur, privé de ses meilleurs clubs passés professionnels, comme l'Olympique lillois et l'Excelsior AC Roubaix. Peu après avoir renoncé au professionnalisme, les dirigeants de l'Amiens Athlétic Club prennent conscience que leur équipe ne figure plus parmi les plus prestigieuses de France. Le président, le Dr De Butler, précise à ce propos qu'il « s'emploiera pour que l'AAC reste parmi l'élite du football français ».

Il décide alors, avec les autres dirigeants du club, d'envoyer en juin 1933 à la FFFA leur demande officielle d'affiliation au professionnalisme, qui est acceptée. Le club recrute alors une dizaine de joueurs pour sa première saison professionnelle, que les Amiénois débutent dans le championnat de Division 2 nouvellement créé. Pendant quatre saisons, l'Amiens AC participe à ce championnat de Division 2, engageant des sommes d'argent de plus en plus importantes pour les transferts des joueurs, leurs salaires et la tenue des matchs.

Ainsi, à l'orée de la saison 1935-1936, les dirigeants du club réunissent près de 140 000 francs dans l'espoir de monter en Division 1, mais l'équipe ne finit qu'à la cinquième place et ne gagne pas son accession. À force de dépenses conséquentes et de non-accession parmi l'élite des clubs français, l'Amiens AC accumule des dettes importantes, qui s'élèvent jusqu'à 200 000 francs pour la saison 1935-1936, obligeant le club à lancer un appel aux subventions à la mairie d'Amiens et aux commerçants de la ville.

Malheureusement, les aides financières que le club reçoit ne permettent pas de combler intégralement le déficit, et le 15 juin 1937, l'Amiens AC est contraint de se retirer du groupement des clubs professionnels de la FFFA. Le début de la Seconde Guerre mondiale en 1939 met fin au déroulement initial des différents championnats. La Fédération française de football met toutefois en place un championnat pour les clubs désirant poursuivre leurs activités.

Ainsi, en 1941, l'Amiens AC prend part à ce championnat dans la zone occupée, terminant bon dernier avec aucune victoire en seize matchs. Le club renouvelle l'expérience la saison suivante dans un championnat divisé cette fois en groupes Nord et Sud, et finit treizième sur seize équipes. En 1943, ce championnat est transformé par le régime de Vichy, hostile au professionnalisme sportif, en championnat fédéral où les clubs sont remplacés par seize équipes représentant les régions françaises et où les joueurs sont rémunérés par le gouvernement.

Cependant, la Picardie ne reçoit pas d'équipe, et les joueurs du club n'y prennent donc pas part. À la fin de la guerre, l'Amiens AC retrouve ainsi le statut professionnel et prend part au championnat de Division 2 pendant sept saisons, de 1945 à 1952. Les joueurs amiénois terminent leurs six premières saisons dans le milieu du classement, obtenant leur meilleur résultat lors de la saison 1950-1951 avec une septième place. Cependant, les résultats ne suivent pas lors de la saison suivante, le club ne finissant que seizième sur dix-huit équipes.

Les dirigeants du club décident alors d’abandonner le statut professionnel, comme en 1937, et de retourner dans le championnat amateur de Promotion d'Honneur du Nord. Après avoir connu le professionnalisme à ses débuts en France, l'Amiens AC traverse une longue période d'amateurisme. Entre 1945 et 1970, l'équipe première évolue alternativement entre la Division nationale du championnat de France amateur, la Division d'honneur et la Division de promotion d'honneur, alors premier, deuxième et troisième niveaux du football français amateur.

Après une saison en DH (1945-1946), l'équipe première est reléguée en DPH, participant pendant huit saisons à ce championnat régional. L'Amiens AC est promu à la fin de la saison 1953-1954 et accède à la Division d'honneur. Dès leur première saison à ce niveau, les Amiénois terminent à la deuxième place du classement derrière la première du Lille OSC, mais seul le premier est promu en Division nationale.

Après une quatrième place lors de la saison 1955-1956, l'équipe accède à la Di...

Parcours en Coupe de France

L'Amiens SC a une histoire riche en Coupe de France, avec des performances notables au fil des ans. Voici un aperçu de leur parcours dans cette compétition :

Saison Tour Adversaire Résultat
2025-2026 7e tour US Auby (D1) 0-3
2025-2026 8e tour Reims Sainte-Anne (R2) 0-4
2025-2026 32es de finale Le Havre AC (Ligue 1) 0-2
2025-2026 16es de finale Montreuil FC (R1) 2-4
2025-2026 8es de finale Toulouse FC (Ligue 1) 1-0
2024-2025 7e tour FC Fleury 91 (National 2) 1-1, 4 t.a.b. 5
2024-2025 8e tour Calais Beau-Marais Football (R1) 0-3
2024-2025 32es de finale ES Thaon (National 3) 2-1
2023-2024 7e tour SSEP Hombourg Haut (R1) 0-3
2023-2024 8e tour ES Thaonnaise (National 3) 0-1
2023-2024 32es de finale Amiens SC 1-2

Situé dans le quartier de Renancourt, ce stade moderne offre une expérience unique aux supporters et abrite également notre centre de formation, berceau des talents de demain.

Actualités Récentes et Enjeux Actuels

La saison actuelle de l'Amiens SC en Ligue 2 est marquée par des défis et des moments clés. Récemment, l'Amiens SC a annoncé la mise en retrait de son entraîneur Omar Daf à la veille de son déplacement crucial à Boulogne-sur-Mer. Évidemment, ce n’était pas la joie dans les rangs de l’Amiens SC après cette nouvelle défaite à la Licorne qui n’augure rien de bon pour l’avenir.

Grosse déception ce lundi soir à la Licorne avec cette défaite concédée face à Troyes qui a récupéré son fauteuil de leader. Les joueurs de l’Amiens SC se sont inclinés face à Troyes, leader du championnat à l’issue de la rencontre, et restent donc barragistes. Malgré des résultats favorables chez la plupart de ses concurrents directs, l’Amiens SC reste sous pression avant de recevoir Troyes, leader de la Ligue 2.

Dans un match capital pour le maintien, l’Amiens SC et Laval se quittent dos à dos sur un score nul et vierge qui n’arrange personne. Le résultat brut de ce match de la peur entre Amiens et Laval n’est une bonne opération pour aucun des deux clubs.

Pour une surprise, c’est une surprise ! Arrivé à l’Amiens SC lors du mercato d’hiver, Yoan Wakis Koré s’est bien adapté à son nouveau club et à la ville qu’il apprécie. C’est un visage connu du championnat qui débarque en prêt à l’Amiens SC. Désireux de renforcer, au moins en nombre, son arrière-garde, l’Amiens SC s’est attaché les services de Yoan Koré jusqu’à la fin de la saison.

La victoire de l’Amiens SC sur le Clermont Foot ce lundi a été marquée par la titularisation des cinq recrues hivernales. Rayan Lutin devrait figurer dans le groupe amiénois qui va jouer une grosse carte ce lundi face à Clermont. Ce lundi à la Licorne, pour le match Amiens - Clermont, nous devrions revoir une ambiance à la fois de fête et de ferveur. Face à Clermont, qui possède trois points de plus, les Amiénois n’ont pas d’autre alternative que celle de gagner ce match.

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