Le Club Athlétique Romainvillois (C.A.R.) est né en 1967 de la dissolution de l’Association Sportive Municipale Romainvilloise (A.S.M.R.). L’arrivée de plusieurs entraîneurs et dirigeants de l’ancien Stade Français permet au club d'obtenir ses premiers résultats.
Dès l’âge de vingt-cinq ans, j’ai participé à la formation et à l’encadrement des équipes de jeunes, mais également d’équipes féminines. Cette fonction, ou ce virus continue encore lors de la saison 2008-2009.

Les Premières Années et l'Ascension
Début 1970, les joueurs profitent des compétences de ces entraîneurs pour monter en maratrat. L’élite du football parisien rejoint notre club. L’apothéose est la montée en 1981 des cadets en National (les meilleures équipes de France).
Pendant ce temps, l’équipe 1ère brille, elle aussi. A plusieurs reprises, elle arrive en 7ème tour de Coupe de France, monte en DHR. Cette progression est due à la persévérance et à la motivation des entraîneurs et des dirigeants.
Des AMATEURS face au LEADER de LIGUE2: Immersion avec Aizenay 7e tour Coupe de France CréditAgricole
L'Ère Nordine Kourichi et la Formation de Talents
Après un passage difficile dû au départ de nombreux joueurs attirés par des avantages divers, l’impulsion de Nordine KOURICHI, ancien joueur international (Coupe du Monde en 1982 et 1986), relance le club.
Un grand nombre de joueurs formés par les techniciens du C.A.R. ont évolué dans de grandes équipes françaises et étrangères dont les plus célèbres sont Basile et Roger BOLI dont tous les footballeurs connaissent la carrière ainsi que Didier PATALIN, parti à Nantes, Yazid SANDJACK qui a quitté Romainville en Junior pour rejoindre ses frères à Noisy-le-Sec et a évolué ensuite au P.S.G., à Nice puis en Suisse.
D'autres joueurs, retirés des terrains, tels que Didier MONTZUK, Abdel DJADAOUI, Bernard HERESON, Jean-Jacques AMORFINI, Claude CHAZOTTES, Eric CAMPANER, Serge MAKOUMBOU, Dagui BAKARI ont évolué dans de grands clubs après avoir fait leurs classes au C.A.R.
Les Joueurs Actuels et les Espoirs
Parmi les joueurs encore en activité, citons Olivier THOMERT (Lens), Oumar BAKARI à Nice, Laurent STRZELCZAK à Bayonne, sans oublier les nombreux joueurs qui évoluent en National, en C.F.A ou C.F.A. 2. de la Région parisienne dont Karim HADERBACHE qui joue au PFC et est susceptible de monter en National.
En 1999, Jérémy GAZEAU, 13 ans, a rejoint le club de Villepinte puis a intégré le centre de formation du PSG. Il est actuellement à Cannes en National. En septembre 2001, Mohamed CHALALI, 13 ans 1ère année, a intégré le centre de préformation du Havre. Il joue actuellement en équipe réserve du HAC ligue 1 et en équipe nationale espoir algérienne. Il a disputé depuis trois mathcs officiels.

Basile Boli, un des plus illustres produits du C.A.R.
L'Importance de la Formation et de l'Encadrement
Le sérieux des entraîneurs, des éducateurs, la présence permanente de cinq emplois jeunes ont permis aux équipes de côtoyer les premières places. Grâce à la compétence d'éducateurs diplômés, de nombreux jeunes apprennent les bases de leur sport favori, progressent et espèrent rejoindre les centres de formation des grandes équipes.
Régulièrement, des recruteurs viennent assister aux matchs des jeunes pour repérer les joueurs susceptibles d'intégrer un centre de formation et leur proposent d'effectuer une détection.
Anecdotes et Souvenirs Personnels
Militaire de la gendarmerie, après un séjour en Allemagne, je suis affecté en 1984 en résidence, 45 rue Pierre Kérautret à Romainville. Dès mon installation terminée, et pour permettre à mon fils Christian de poursuive ses activités sportives préférées, bizarrement le football, il a été procédé à son inscription. Le club le plus près du domicile était Romainville. Pourquoi aller loin, lorsque l’on peut trouver la chose souhaitée à proximité de chez soi.
Dès la reprise de l’entraînement de la saison 1984-1985, il a ainsi intégré l’équipe mimine «C» du CAR, les entraînements avaient lieu au stade Guimier, le mercredi après midi, et les séances étaient dirigées, si ma mémoire ne me fait pas défaut, par Serge Makoumbou. L’encadrement de la rencontre du dimanche était assuré par Morin.
J’avais été sollicité en tant que parents, pour assurer le transport des joueurs. Avec sa GS, Paul Baldit était du nombre. Cela a été mon premier contact avec un dirigeant du club. Au retour le dimanche soir, Paul a souhaité me rencontrer, le rendez-vous est fixé au lundi soir à 20H00. Le lendemain, au cours de cette réunion, j’ai été présenté au comité du CAR, et Paul avait fait part à mon égard d’une gentillesse débordante.
Du fait du passage en catégorie «cadets» de Christian, il m’a été demandé si je souhaitais intégrer le staff technique de la catégorie. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Daniel Gautheron, Georges Michaut, Bernard Dieu. L’équipe des mousquetaires étaient ainsi reformée.
Saisons 1986-1988
Lors des saisons 1986-1987,1987-1988, Daniel avait la charge des cadets nationaux, la dernière fois au club, Georges s’occupait de l’équipe jouant en Maratra honneur, avec Bernard j’avais la charge de l’équipe «B». Quant à l’équipe «D», elle jouait le samedi après-midi, Paul, François, Morin, Mickey et d’autres anonymes oubliés en avaient la charge.
Au cours de cette première année dans cette catégorie, la saison a été relativement difficile, les cadets nationaux descendaient en catégorie inférieure, les équipes «A» et «B» ont eu un grand mal à se maintenir dans le championnat honneur du Maratra.
Quelques noms conservés en mémoire, avec Christian, les Belay, Gilles Michaut, Willy Dieu, Carrer, Sow, Magassa, Daguemoun, Pires, Moret, et beaucoup d’autres ont hanté mes nuits du dimanche soir.
Saison 1988-1989
Lors de la saison 1988-1989, Daniel, responsable de la catégorie, avait la charge de l’équipe «A» évoluant en Maratra honneur. En accord entre tous les responsables de la catégorie, et les dirigeants du club, il avait été décidé de faire évoluer en équipe «B», tous les cadets de première année. L’encadrement de cette formation m’a donc été confié, aidé de Bernard. Georges encadrait l’équipe «C».
Au cours de cette saison, nombreuses ont été les satisfactions, tant au plan sportif que dans le comportement des jeunes adolescents.
Saison 1989-1990
La saison 1989-1990, comme le comité n’avait pas l’intention de changer une équipe qui gagne, j’avais donc la charge de l’équipe honneur «B», avec un adjoint fort compétent, Bernard. Il était toujours à l’écoute des joueurs, quelques fois même contre mon avis. Mais sa passion et son investissement étaient immenses.
L’un des grands avantages du club, c’était l’aide apportée par la municipalité du moment concernant le transport des équipes. Peu de club pouvait bénéficier des «bus» de la ville. Lors des rencontres à l’extérieur, bien souvent deux bus étaient à disposition du CAR.
Les Moins Bons ou les Moins Glorieux
Trois souvenirs peu glorieux me sont encore aujourd’hui présents à l’esprit. Le premier était celui d’avoir dû faire appel aux secours, à deux reprises au cours de l’entrainement. En effet, j’ai déploré une fracture du bras suite à un choc pour l’un, une luxation de genou pour l’autre.
Enfin, le dernier, mais qui m’est resté longtemps en travers de la gorge, s’est passé au Camp des Loges contre Le PSG. Au cours du match, un joueur du CAR blessé a été évacué par les pompiers, l’arbitre de la rencontre, un dirigeant de Romainville, n’ a rien trouver de mieux que de m’exclure un joueur. Les changements ayant déjà été effectués, l’équipe a terminé à neuf la rencontre.
Saison 1989-1990 : Une Saison Prolifique
Parmi les meilleurs souvenirs personnels, mais j’inclus tout l’encadrement, la saison 1989-1990, a été la plus prolifique. Pour chaque équipe nous avions un potentiel de plus d’une vingtaine de joueurs. L’émulation était grande, et la presque totalité des jeunes adolescents étaient présents au minimum à deux entraînements par semaine. Comme le travail paie, les résultats ne se sont pas faits attendre.
C’est ainsi que le 17 septembre 1988, l’équipe «B» a battu pour la première journée de championnat, le PUC au stade Guimier par 18 à 0. Le 24 septembre 1988, la deuxième journée nous proposait une rencontre au Camp des Loges contre le PSG. Nous avons eu la confirmation du bon travail accompli, puisque le résultat en notre faveur était de 9 à 0.
Au classement final l’équipe du CAR termine à la première place, cela arrive, avec 51 points et une différence de buts de + 102. Encore félicitations aux joueurs.
Résultats marquants de l'équipe "B" en 1989-1990
| Date | Match | Résultat |
|---|---|---|
| 17 septembre 1988 | CAR - PUC | 18 - 0 |
| 24 septembre 1988 | PSG - CAR | 0 - 9 |
| 8 octobre 1988 | Garges - CAR | 1 - 6 |
| 22 octobre 1988 | CAR - Villepinte | 8 - 1 |
| 19 novembre 1988 | Palaiseau - CAR | 2 - 6 |
| 3 décembre 1988 | CAR - Racing | 4 - 0 |
Le FC Romainville en Finale
Cette finale démarre très fort avec beaucoup d’intensité et d’engagement mis par les deux équipes. Le FC Romainville va rapidement surprendre les Minhotos de Braga après un coup-franc obtenu aux 25 mètres du but adverse. Le capitaine du club romainvillois, Adyl Slimani, se charge de le tirer et envoie le ballon en pleine lucarne (1-0, 9e).
La rencontre reste équilibrée avec de nombreux duels joués par les deux formations mais sans occasions nettes. Les Minhotos de Braga reviennent mieux que leur adversaire sur cette seconde période et prennent l’ascendant physique dans cette finale. L’égalisation arrive logiquement pour l’équipe du District 94 après une tête dans la surface (1-1, 65e).
Le FC Romainville a plus de mal dans cette deuxième mi-temps mais ne perd pas espoir en fin de match. Les deux équipe se rendent coup pour coup mais ce sont finalement les Minhotos de Braga qui se montrent plus efficaces. Après un contre bien mené, la frappe du n°11 arrive dans les pieds du n°7 dans la surface, ce dernier se retourne et finit dans le but (1-2, 82e).
La Cité des Mares et l'Avenir du Club
A regarder de loin, la cité des Mares à Romainville ressemble à un petit quartier pavillonnaire comme il y en a tant. Mais les nombreux volets fermés, le crépi qui s'effrite, les jardinets à l'abandon donnent à l'ensemble une atmosphère presque fantomatique.
Sur les 72 logements sociaux que compte la cité bâtie au début des années 1950, une trentaine sont vides. « Parfois depuis dix ans », précise Josiane, une ancienne du quartier.
Après des années d'incertitudes sur leur sort, les locataires savent maintenant de quoi leur avenir sera fait. La ville, propriétaire du terrain et des bâtiments, compte vendre le tout à un promoteur qui va démolir les vieux bâtiments et construire 124 logements.
Les 42 familles restantes devraient conserver un appartement dans ce nouvel ensemble immobilier. Les premières feront leurs cartons dès septembre.
La cession du terrain à AB Group, pour 4,5 M€, doit être examinée au prochain conseil municipal. Les élus viennent d'approuver le protocole de relogement. Les locataires conserveront leurs loyers très bas, et les desiderata de chacun seront pris en compte pour la suite, assure l'adjointe à l'habitat Asma Gasri.
Selon un inventaire général du patrimoine réalisé par la région il y a dix ans, la cité des Mares était la seule cité-jardin conservée de Romainville. Cet ensemble de 72 logements - six par maison - fut édifié entre 1952 et 1958. A l'origine, la place centrale était arborée. Elle fut rapidement bitumée pour être transformée en parking.
tags: #football #club #de #romainville