Le football français a connu un jour historique le samedi 12 octobre 2024 : David Terrier est devenu président de l’UNFP. L’ancien défenseur du FC Metz (1992-1997) a été élu à l’unanimité lors de l’Assemblée générale à Paris. L’Union Nationale des Footballeurs Professionnels a élu un nouveau président : il s’agit de David Terrier, vice-président du syndicat depuis 2016. Son élection semblait donc être une évidence en raison de ses différentes expériences.
Son prédécesseur Philippe Piat a été nommé président d’honneur après plus d’un demi-siècle de règne (1969-2024). Fabien Safanjon reste vice-président, poste qu’il occupe depuis 2016.
À peine élu, David Terrier n’a pas oublié de rendre hommage à l’ancien président Philippe Piat. « Comme je l’ai dit juste après mon élection, la longévité de Philippe en tant que président ou même son âge (ndlr : 82 ans) n’ont jamais été un sujet en interne. Il n’a jamais failli son engagement au service des footballeurs et footballeuses, c’est le plus important, c’est ce qui compte pour nos adhérents et pour nos salariés. »
L’ancien Grenat âgé de 51 ans n’hésitera pas à s’attaquer aux dirigeants de club pour défendre les joueurs. « Comme l’UNFP l’a toujours souhaité, nous continuerons à prôner le dialogue, à vouloir travailler dans un climat apaisé. Dorénavant président de l’UNFP, David Terrier compte marquer son empreinte au sein de l’organisation. Il pourrait être amené à travailler avec Sylvain Kastendeuch, candidat à la présidence de la Ligue du Grand Est.
Vainqueur de la Coup de la Ligue en 1996 avec le FC Metz, David Terrier navigue dans les instances du football depuis plusieurs années. De 2008 à 2016, il a été délégué régional au sein de l’UNFP avant d’en devenir vice-président de 2016 jusqu’à 2024. Le natif de Verdun (Meuse) est également représentant de l’UNFP au sein du Comité directeur de la FIFPRO depuis 2021. Il est enfin le président de la FIFPRO Europe depuis mai 2023.

David Terrier (au centre) défenseur du FC Metz de 1992 à 1997.
Sylvain Kastendeuch : Un pilier du FC Metz
O n a tendance à l'oublier mais, joueur, l'actuel coprési- dent de l'UNFP (Union nationale des footballeurs pros) a fait une escale à Toulouse. C'était la saison 1993-1994, de triste mémoire puisqu'à son terme les Violets descendent après 12 ans de bons et loyaux services en première division. Un bref intermède dans la grande saga messine de Sylvain Kastendeuch - 51 ans aujourd'hui, 1m80-72kg, international A (9 sél.), libero à l'ancienne.
Comme l'auront été ses 3 années «vertes» auparavant, entre 1990 et 1993 ; et son prêt au Red Star en D2 (84-85). On garde de lui l'image d'un joueur fair-play, élégant, avenant. Il habite Metz et sera au stade samedi. Oui, c'est sûr, parce qu'il s'agit quand même de représenter l'ensemble des footballeurs professionnels français (NDLR : 599 joueurs en L1, 480 en L2, 300 de National, 523 à l'étranger).
Ce n'est pas rien ; ça monopolise pas loin de 50 personnes, entre employés et collaborateurs. Il y a deux choses : un secteur davantage politique, de défense, devant les différentes institutions que sont l'Assemblée ou le Sénat voire carrément le ministère des Sports ; une partie services, préventifs ou pas, avec du conseil pas seulement financier - qui peut aller jusqu'à l'aspect juridique (contrats), du management aussi pour ceux qui ne savent pas bien s'entourer. Parler pour les joueurs, faire entendre leur voix.
Je fais mon petit tour de France des clubs une fois par an. Nous sommes régis à l'instar de tout autre métier par une convention collective. Je suis coprésident (avec Philippe Piat) depuis 2006. Mais ma première carte d'adhérent date, en fait, de 1984 - car l'on peut très bien être ambassadeur d'une profession quand on est encore en activité ! Pas le moins du monde. à mon âge, j'ai tourné la page. Même pour rechausser les crampons pour un match des anciens, je rechigne. Je n'ai plus les aptitudes. Oh… non ! J'estime que c'est une vocation, donc il faut s'y prendre tôt.
Venons-en à l'actu : ce week-end, c'est Metz-TFC. Une longue et belle histoire, riche de 14 saisons en L1 à partir de 1982. Aucun mauvais souvenir, que du bonheur. Deux titres (Coupe de France 1988 et Coupe de la Ligue 1996, ndlr), mais je n'y attache pas plus d'importance que ça. Non, je suis surtout fier de ne pas avoir reçu un seul carton rouge dans mes 19 années professionnelles (18 en D1, 1 en D2 au Red Star) ! Il y en a qui prétendent que vous étiez trop gentil. Je n'aime pas faire l'ancien combattant, c'est affreux. Disons que j'étais le patron, qui replaçait les coéquipiers, les recadrait pour le marquage. Normal, à mon époque, le libero était décroché, 10m derrière tout le monde. Sans hésiter, Thiago Silva. Il a la gamme parfaite, pas un défaut. Pirès et Pouget (1993-96).
Ben sportivement ça s'est mal passé puisque l'équipe sera reléguée. Les Verts du duo Guichard/Larqué ne me voulaient plus, j'ai donc signé dans la Ville rose au mois de septembre, en tant que joker je crois. Toujours la même histoire : quand la confiance fait défaut, la fébrilité s'installe. Ouais. Hum… ça n'avait pas vraiment marché non plus puisque nous avions terminé, je le rappelle, 19es, en gagnant 4 petits matches. Il y avait eu changement d'entraîneur en décembre (Delmas remplacé par Ruty). Rien n'y avait fait. Je me souviens même avoir joué milieu, c'est dire. En attendant, vous revenez en Lorraine pour y effectuer 7 saisons encore et terminer à 578 matches en élite. Mon autre grande fierté, en effet.
Le FC Metz : Un club historique
Vice-champion de France en 1998, vainqueur des Coupes de France 1984 et 1988 ainsi que de la Coupe de la Ligue 1996, le FC Metz s’est forgé un palmarès honorable grâce à une formation de qualité, doublée d’un recrutement souvent malin... Fin 1984 un club français s’impose 4 buts à 1 au Camp Nou, réalisant du même coup l’exploit le plus surprenant de l’histoire du football tricolore en faisant tomber le Barça sur ses terres en Coupe d’Europe ! Ce club, c’est le FC Metz. Un club qui, malgré son éternel statut « familial », fait pourtant partie du Top 10 des pensionnaires les plus réguliers de la L1 avec une soixantaine de saisons dans l’élite au compteur. Par là même, la formation lorraine peut aussi se targuer de disposer d’un très solide onze historique.

L'équipe du FC Metz victorieuse de la Coupe de France en 1984.
Gardiens emblématiques
De bons gardiens, le FC Metz en a eu quelques-uns : Remetter, Rey, Ettorre, Lama, Songo’o ou encore Letizi. Mais celui qui s’impose, indubitablement, comme la référence des Grenats à ce poste-clef demeure incontestablement le portier libano-colombien Faryd Mondragon. Doté d’une détente de félin ainsi que d’incroyables réflexes, celui qui fut désigné par le roi Pelé lui-même comme le meilleur gardien de la Coupe du Monde 1998 ne restera malheureusement qu’un an en Lorraine… La faute à un (maudit) faux passeport grec ! Entre temps, lors de son unique saison sur les bords de la Moselle, en 2000-2001, Faryd aura multiplié les parades décisives pour assurer le maintien des siens en Ligue 1. L’année suivante, avec quasiment la même équipe mis à part lui, le club mosellan sera relégué en L2.
Défenseurs marquants
Dans l’Hexagone, son nom restera certainement à jamais associé au dramatique France-Allemagne de Séville en 1982, une rencontre durant laquelle Battiston fut victime d’un véritable attentat de la part du dernier rempart teuton : Harald Schumacher… Fort heureusement, la carrière du natif d’Amnéville ne se résume pas qu’à cela. Pur produit du centre de formation messin, il passera ensuite par Saint-Etienne, Monaco et surtout Bordeaux où il effectuera la plus grande partie de sa carrière en tant qu’arrière droit ou libéro.
Avec son look digne de la compagnie créole, ce Guadeloupéen ne passe pas inaperçu sur les pelouses de la L1 des années 1980-90. Formé à Sedan, Sonor s’affirme à Metz où il évoluera durant 7 ans. Pas du genre à faire dans le détail, ce latéral intraitable fait partie (aux côtés des Rohr, Hinschberger, Bocandé, Kurbos, etc.) de la grande équipe qui remporte la Coupe en 1984 avant de faire tomber le Barça en Coupe d’Europe… Oui monsieur ! Recruté par Monaco, l’Antillais change alors de dimension. Sous les ordres d’Arsène Wenger sur le rocher monégasque, Luc explose. Devenu international (9 capes), il remporte le titre de champion de France 1988, puis une nouvelle Coupe de France en 1991. Assurément l’une des meilleures pioches des recruteurs messins.
Repéré à l’occasion du Mondial 1994, c’est au lendemain de la World Cup américaine que le jeune Rigobert débarque dans le Nord-Est en provenance du Tonnerre de Yaoundé. En Lorraine, Song fait vite montre de ses interventions viriles au sein de l’arrière-garde grenat, envoyant ainsi le vétéran Albert Cartier à la retraite. Parfait complément de Kastendeuch en charnière, le puissant défenseur camerounais s’imposera durant 4 ans comme une valeur sûre du Championnat de France.
Capitaine historique du club à la croix de Lorraine, Sylvain Kastendeuch incarne l’ADN du FC Metz. De fait, en 20 ans de carrière, cet élégant libéro sera resté fidèle à son club de cœur pendant 15 saisons, ne s’accordant que 3 escapades (Red Star, Saint-Etienne et Toulouse) avant de rentrer définitivement au bercail. Vainqueur de la Coupe de France 1988 et de la Coupe de la Ligue 1996, vice-champion de France 1998, l’Hayangeois est le symbole de la période faste vécue par les Grenats du début des années 1980 à la fin des années 1990.
Milieux de terrain talentueux
Transfuge de la Fiorentina avec laquelle il a disputé une finale de Coupe d’Europe aux côtés de Roberto Baggio en 1990, c’est en 1991 que ce robuste Tchèque d’1,87m atterrît à Metz précédé d’une réputation d’artilleur en chef. Les supporters du Stade Saint-Symphorien se rendent alors vite compte qu’on ne leur a pas menti. De fait, Lubos Kubik est une sorte de Franck Sauzée à la sauce slave, à savoir : un solide milieu défensif doté d’un gros abattage et d’une frappe de balle à la puissance phénoménale ! Sous les couleurs messines, l’ancien taulier du Slavia Prague signe deux saisons pleines, agrémentées d’une quinzaine de buts pratiquement tous inscrits sur coups de pied arrêtés.
Pirès est à Metz ce que Platini est à Nancy : tout simplement le meilleur joueur de l’histoire du club ! Formé au Stade de Reims, le jeune espoir est récupéré par le FCM en 1992, suite au dépôt de bilan du club champenois. Bon dribbleur, excellent passeur et buteur à la fois, le Franco-Portugais devient alors le chouchou du public mosellan, ainsi que la clef de voûte des meilleures saisons de la formation lorraine. Vainqueur de la Coupe de la Ligue 1996, puis du titre de vice-champion de France 1998, Robert est aussi le seul joueur champion du monde à avoir un jour revêtu la tunique floquée du Graoully.
De Nico Braun (meilleur buteur de l’histoire du FC Metz) au jeune Vincent Thill (1er joueur né après l’an 2000 à débuter en L1) en passant par Fernand Jeitz (capitaine des Grenats pendant 5 ans) ou encore Jeff Strasser (le recordman de sélections avec le Grand-Duché), le Luxembourg voisin a toujours été un pourvoyeur historique pour le FC Metz. Ceci dit, de tous les joueurs issus de la pépinière grand-ducale, Miralem Pjanic demeure (pour l’heure) le plus grand talent.
Attaquants de renom
Originaire du Togo, Emmanuel est encore adolescent lorsqu’il atterrît en France à l’aube de l’an 2000. Lancé, fin 2001, dans le grand bain de la L1 par Gilbert Gress, c’est lors de l’exercice 2002-03 que cet attaquant longiligne, technique et mobile, se révèle pour former un duo de feu aux côtés de Mamadou Niang à la pointe de l’attaque messine. Vice-champion d’Europe avec Monaco en 2004, « Baby Kanu » signera sa saison la plus prolifique avec Arsenal, scorant à 24 reprises pour le compte des Gunners en 2007-08. Sa place sur le podium des buteurs de la Premier League lui vaudra d’ailleurs d’être élu « Ballon d’Or Africain » en 2008.
Meilleur joueur du championnat yougoslave en 1989-90, Aljosa (prononcé « Aliocha ») rejoint la Lorraine à l’été 1990. Symbole de l’excellent réseau de recrutement alors mis en place par le président messin Carlo Molinari, Asanovic sait tout faire : jeu court, jeu long, dribbles et frappes millimétrés !
Le dernier gros coup signé par Carlo Molinari sur le marché des transferts, c’est lui ! C’est simple, à Metz, on n’a encore jamais vu un attaquant aussi explosif que lui. Rapide, incisif et déroutant, « Ch’ti Franck » fait basculer plus d’un match à lui tout seul. Hélas, rapidement sollicité par une pléiade de gros clubs, la comète nordiste ne posera que 6 petits mois ses valises dans le 57. La suite, tout le monde la connaît.
Entraîneurs et dirigeants
Pour s’assoir sur le banc grenat, on a évidemment pensé à Marcel Husson, le coach en poste lors de l’exploit face au FC Barcelone en 1984, mais celui qui fait figure de meilleur entraineur du FC Metz demeure sans aucun doute son successeur : Joël Muller. Après s’être d’abord occupé du centre de formation lorrain, cet entraineur ardennais, discret et pragmatique, prend les commandes de l’équipe en 1989.
Impossible de conclure sans évoquer l’ancien patron du club : Carlo Molinari. Né en 1933 à Villerupt, ce fils d’immigrés italiens se fait connaître en obtenant 3 titres de champion de France de motocross dans les années 1950. Par la suite homme d’affaires, il devient président du club grenat de 1967 à 1978, puis de 1983 à 2009. Via un réseau de recruteurs performants et établis aux 4 coins de l’Europe, il bâtira le FC Metz, notamment en dénichant bon nombre de pépites avant les autres. Directeur et gestionnaire aussi charismatique qu’emblématique, à l’instar de Louis Nicollin à Montpellier, Molinari a géré son « bébé » d’une main de fer pendant près de 40 ans avant de passer la main à Bernard Serin en 2009. En 2016, Carlo a publié sa biographie, sobrement intitulée « Sang Grenat ».
Focus sur la saison en Ligue 2 et les trophées UNFP
Il reste douze journées avant la clôture officielle de cette saison en Ligue 2 et un grand favori se dégage pour le trophée UNFP du meilleur joueur du championnat. L’inévitable Gaëtan Charbonnier. Si Brest talonne le leader messin d’aussi près, avec autant de constance, il le doit pour beaucoup à cet attaquant trentenaire qui domine les deux catégories statistiques principales (buts et passes décisives). Mais d’autres garçons ont peut-être une carte à jouer.
Statistiques des joueurs
Avantage Charbonnier, donc. Sans aucune contestation possible. Le natif de Saint-Mandé, meilleur buteur (19 réalisations) et passeur (6) de Ligue 2, pourrait succéder à Umut Bozok (24 buts) et au Havrais Zinedine Ferhat (20 passes), les références de la saison passée, mais la concurrence est vive, notamment en Moselle, car Habib Diallo reste dans la course avec ses 17 buts. Chez les passeurs, le Lensois Walid Mesloub (6), le même Ferhat (6) ainsi que les Grenats Thomas Delaine et Farid Boulaya (5) sont en embuscade. Rien n’est joué.
Joueurs du mois
L’Union nationale des footballeurs professionnels organise un vote à destination du grand public pour élire le joueur du mois. Celui-ci figure d’abord dans une liste de dix noms retenus par la rédaction de beIN Sports qui est ramenée à trois noms par les capitaines et délégués des clubs professionnels. Sans surprise, Diallo (août) et Charbonnier (septembre) ont déjà été récompensés. Le Brestois a même doublé le plaisir en novembre. Les autres lauréats sont le Lensois Gomis (octobre), le gardien du Paris FC Demarconnay (décembre) et l’Auxerrois Philippoteaux (janvier).
Influence du passé
Marquer et passer, c’est bien. Monter avec un titre de champion, c’est mieux. La saison dernière avait consacré cette morale en attribuant le trophée de meilleur joueur de Ligue 2 au Rémois Diego Rigonato (9 buts, 13 passes). En 2017, c’est John Bostock qui avait hérité du pompon malgré des statistiques discrètes (5 buts, 4 passes) et une quatrième place de Lens à l’arrivée. Avant lui ? Le trophée avait filé vers le meilleur buteur du championnat, en l’occurrence le Clermontois Famara Diedhiou.
Ce sont les joueurs qui votent pour cette distinction et ils pourraient encore surprendre. En cas de montée avec un titre de champion, le FC Metz pourrait par exemple avancer la carte Renaud Cohade. Le capitaine n’a pas marqué en L2 et seulement délivré trois passes décisives, mais son influence sur le jeu du leader est une évidence. Boulaya devra s’employer un peu pour apparaître parmi les outsiders (5 buts, 5 passes), contrairement à Diallo, qui apparaîtra à coup sûr dans la sélection finale.
Entraîneurs et gardiens
C’est une rareté. Le FC Metz a obtenu deux fois le titre de meilleur entraîneur en Ligue 2, un honneur qu’il doit à Francis De Taddeo (2007) puis Albert Cartier (2014). Seul Troyes a connu pareil bonheur et l’ESTAC peut d’ailleurs remercier le même technicien, Jean-Marc Furlan, qui s’est distingué à deux reprises en une décennie (2005, 2015). Pour cette saison, le trophée UNFP risque d’échapper au club mosellan en raison du contexte inédit de son banc. Parti depuis la mi-décembre au chevet de son épouse souffrante, Frédéric Antonetti laisse ses adjoints Vincent Hognon et Jean-Marie de Zerbi gérer les affaires courantes et cette organisation risque de jouer les prolongations.
Si le FC Metz est champion, le trio pourrait être consacré. Ce serait une première, mais les votants auront-ils seulement cette audace ? Pas sûr…En fonction des résultats de Lorient, Mickaël Landreau se pose aujourd’hui en candidat crédible, derrière le grand favori qui est… Jean-Marc Furlan, l’entraîneur de Brest. Pour un triplé historique, donc. Alain Perrin, lui, méritera enfin une statue s’il accomplit le miracle de maintenir Nancy.
Voilà au moins une catégorie que Gaëtan Charbonnier ne pourra pas vampiriser… Le trophée de meilleur gardien de Ligue 2. Pour officier au sein de la meilleure défense du championnat, le Messin Alexandre Oukidja se pose en candidat crédible pour l’obtention du trophée, mais le critère de l’hermétisme n’est pas décisif dans son attribution. Les derniers exemples en date, comme Paul Bernardoni (Clermont), Nicolas Douchez (Lens) ou Baptiste Reynet (Dijon), en sont l’illustration. Aucun de ces portiers n’évoluait au sein de l’équipe qui a bouclé sa saison avec la meilleure défense…
Quels clients peuvent alors concurrencer l’international algérien ? Le Parisien Vincent Demarconnay, élu meilleur joueur du mois de novembre par exemple. Le Lensois Jean-Louis Leca et le jeune espoir de Lorient Ilan Meslier ont aussi des atouts à avancer. Sans oublier Gautier Larsonneur, qui réalise un exercice de premier plan avec le Stade Brestois.
Le FC Metz n’a jamais vu un de ses gardiens remporter ce trophée créé en 2002. L’AS Nancy-Lorraine, elle, a déjà fêté l’un de ses portiers. C’était Gennaro Bracigliano, en 2005.
MEILLEUR JOUEUR UNFP
- 2018 : Diego Rigonato (Reims).
- 2017 : John Bostock (Lens).
- 2016 : Famara Diedhiou (Clermont).
- 2015 : Jonathan Kodjia (Angers).
- 2014 : DIAFRA SAKHO (FC METZ).
MEILLEUR GARDIEN
- 2018 : Paul Bernardoni (Clermont).
- 2017 : Nicolas Douchez (Lens).
- 2016 : Baptiste Reynet (Dijon).
- 2015 : Denis Petric (Troyes).
- 2014 : Alphonse Areola (Lens).
MEILLEUR ENTRAÎNEUR
- 2018 : David Guion (Reims).
- 2017 : Bernard Blaquart (Nîmes).
- 2016 : Olivier Dall’Oglio (Dijon).
- 2015 : Jean-Marc Furlan (Troyes).
- 2014 : ALBERT CARTIER (FC METZ).
MEILLEUR BUTEUR
- 2018 : Umut Bozok (Nîmes) 24 buts.
- 2017 : Adama Niane (Troyes) 23.
- 2016 : Famara Diedhiou (Clermont) 21.
- 2015 : Mickaël Le Bihan (Le Havre) 18.
- 2014 : Mathieu Duhamel (Caen) et Andy Delort (Tours) 24.
MEILLEUR PASSEUR
- 2018 : Zinedine Ferhat (Le Havre) 20 passes.
- 2017 : Téji Savanier (Nîmes) 13.
- 2016 : YÉNI NGBAKOTO (FC METZ) et Gaëtan Courtet (Auxerre) 11.
- 2015 : Johan Cavalli (AC Ajaccio) et Florian Martin (Niort) 11.
- 2014 : Fayçal Fajr (Caen) 15.