Le football a fait son apparition à Pont-Sainte-Maxence en 1926. C’est exactement le 17 février 1926 que fut créé un club paroissial de football sous le nom de CLUB SAINTE-MAXENCE avec comme président le Colonnel Bigot.
Sous sa direction, le club connut un franc succès. Son nom fut donné pendant des années au stade Fould Stern. En 1933, après avoir gravi allégrement les échelons, le club atteignit la 1ère Division, échelon supérieur départemental.
Entre temps, exactement en 1932, Georges Decroze, sénateur, maire de Pont-Sainte-Maxence, mettait sur pied un nouveau club » concurrentiel « , c’était l’esprit de l’époque L’AMICALE SPORTIVE DE PONT … .
Mais sagement, le 27 août 1941, sous l’occupation, le CLUB SAINTE-MAXENCE fusionna avec L’AMICALE SPORTIVE de PONT et le VELO CLUB PONTOIS pour prendre le titre d’UNION SPORTIVE DE PONT-SAINTE-MAXENCE, chapeautant alors l’ensemble des disciplines sportives dont certaines existent encore, d’autres ayant pris leur autonomie.
Il est juste de rappeler toute la part prise par la Soudure Autogène Française (SAF) pour soutenir, aider, encadrer la section football de l’US Pont et de citer les noms de MM. Cabany, Stievenard, Dutertre, respectivement président-directeur général, directeur et ingénieur de la SAF.

A partir de l’entreprise, à l’époque, une brillante équipe de dirigeants « du cru », aidée de soutiens logistiques enviables, fut mise sur pied avec des hommes comme M. Benner ingénieur, M. Boursier lui même de la SAF, dirigeant omnisports ou M. Cousin Directeur de l’école Ferdinand Buisson. Et puis un nom connu de tous, M.
Dans un tel cadre, le club bien structuré était promis au succès. Et des succès, il en connut grâce aux jeunes du centre d’apprentissage. Une politique de jeunes ne pouvait dans les conditions indiquées que porter les fruits qu’on devine : réussite, notoriété, etc….
A l’époque, l’US Pont évoluait dans la Ligue Nord-Est, rencontrant l’AS Troyes, l’ES Fumay, l’OL de St Quentin, l’US Romilly, le stade de Reims (B) etc… . Classée en 1946 première de la promotion Aisne-Oise, l’US Pont devait accéder en 1949 à la Promotion d’Honneur (rien à voir avec l’ex PH que l’ont a connu), puis en 1949 en Division d’Honneur… puis en National….
Que l’on n’oublie pas que le club a manqué de peu la montée en CFA. Comme Jean Charlatte de l’époque Devos, Victor Agostini, figure de proue de la 1 ère d’alors, en restent la mémoire vivante. Les événements d’Algérie allaient couper l’élan du club qui, après 8 années en Division Honneur, dut rétrograder en Promotion Honneur.
Au plan départemental, les juniors recevaient la plus belle récompense, le challenge » LE GAULLOIS » en 56/57, 58/59, 60/61 … puis en 1973/1974, les minimes cadets terminaient 1er en championnat de l’Oise en 55/56, 56/57, 57/58.
Après les heures de gloire, ce fut le temps des vaches maigres, la fin de l’ère Devos… L’US Pont perdait son encadrement et ses soutiens du passé. Elle allait connaître des années sombres qui laissaient mal augurer de son avenir… . Le football cessait aussi d’être le sport privilégié… .
M. Boursier, homme d’un dévouement exceptionnel, l’homme des années glorieuses, un peu seul sur le bateau, faisait de son mieux pour maintenir à bout de bras hors de l’eau le club, lui qui avait recruté le signataire de ces lignes en 1953 pour accompagner les juniors et qui n’avait pas, lui, de compétences suffisantes pour arrimer le navire… .
Il revint au Dr Palteau, maire de Pont et à son équipe municipale, de se porter au secours de M. Boursier, conseiller municipal, et de rétablir sur d’autres bases la situation du club. Il fit alors appel à M. Vandelet, décédé en 1993, qui restaura l’US Pont avec l’autorité que l’on sait.
Il réunit autour de lui en 1965 une nouvelle équipe dirigeante composée de MM. Vandelet, Colas, Fontanel, Lefebvre et Louchart. Il trouvait l’entraîneur en or qui convenait, aux grandes qualités pédagogiques, Charles Vidal.
Fin 1967, l’US Pont terminait 2ème du championnat Oise-Aisne. Première du même championnat en 1969, elle accédait en Promotion d’Honneur. Et l’année suivante, 1970, Pont remontait pour la 2ème fois en Division d’Honneur à l’issue d’un match que les anciens n’ont pas oublié … jugez -en !
Dernière rencontre de la saison 1969/1970… il faut absolument que la 1ère de Pont aille battre chez lui Feuquière en Vimeu qui, alors, n’était pas un « foudre de guerre », pour retrouver la DH. Les choses tournent mal pour nous. A 30’ de la fin du match, les Pontois sont ménés 4 à 1…. situation désespérée !
A nouveau, après le départ de Vidal, pour raison professionnelle, la situation de l’US Pont allait encore se dégrader. Les années 1973/1974 voyaient venir la récession, le chômage, des années lourdes pour les responsables de l’époque, MM. Lefbvre et Fontanel qui prenaient la suite de M. Vandelet parti en retraite.
L’entraîneur était alors M. Nicolich qui avait entraîné l’AS Creil. Une remontée lente et régulière allait heureusement suivre avec la venue comme président de M. Bolatre et celle de l’entraîneur Barra, venant lui-même de Creil et succédant à Lagouati.
Gérard Diximus pour le grand bonheur de l’US Pont arriva en 86/87. Sa disponibilité, son enthousiasme et son coeur » gros comme ça » firent l »admiration de tous. Depuis la descente en Promotion d’Honneur fin 1989 et les aléas de la saison 89/90, le Président Armand Rénaldin tient les rennes du club avec tout le calme et la conviction qu’on lui connaît, une équipe dirigeante courageuse qui doit toujours s’étoffer et un secrétaire efficace en la personne de M. Gauthier ….
Arriva l’ère Dominique Delattre. Il fit tout pour mettre en place de bonnes structures à l’US Pont. Dirigeant actif au sein de l’US Pont depuis des années, Luc Hernu lui a succédé comme entraîneur du club en 1993 avec pas mal de succès à son actif, d’abord chez les jeunes… N’oublions pas qu’il a eu le mérite parmi d’autres de conduire en 2002 une équipe moins de 16 ans au niveau National.
Par ailleurs, chez les séniors, en 1995 et pour la 4ème fois de son histoire, l’équipe fanion retrouvait la Division d’Honneur pendant 2 années, pour y revenir en 2002/2003. De plus fin 1996, de justesse, l’US Pont en finale de la coupe de l’Oise ratait le coche contre l’ASBO, de même que l’équipe B en coupe Chivot.
En 2005, la présidence de Jean-Luc Ragot commence, l’objectif du club est d’avoir toutes ces équipes en Ligue et continuer le travail de ces prédécesseurs. 2011 sera l’année de la remontée en DH grâce à une belle seconde place.
Aujourd’hui le club est toujours sous la houlette du Président Jean-Luc RAGOT et de son directeur Luc Hernu. BARRA, Centelles, Knoll, Polrot, Théroude, Lubrano. Dans le Bassin creillois, personne ne les a oubliés.
En 1970, ces joueurs avaient ammené l´A.S Creil vers les sommets. Un dimanche de mai, le club, alors équipe phare du département, rejoignait la Nationale 2 (l´actuelle Division II).
« Nous avions gagné notre billet face à Quevilly, se souvient Jacques Knoll. Au bout de deux minutes, Ronco s´était blessé et j´avais dû jouer dans les buts. Nous avons alors vécu quelque chose d´exceptionnel. Pensez, moi, le pur Creillois, je montais en Nationale 2 et rejoignais les grands, Lille, Lens, Reims... »
MINI-DOCUMENTAIRE : L’HISTOIRE D’UN CLUB QUI SE RELÈVE
Né à Creil, Jacques Knoll, le capitaine des grandes années, avait signé sa première licence à onze ans. « On m´avait alors demandé où je voulais jouer. Comme je n´avais pas d´idée précise, on a décrété que je serais arrière gauche. J´ai donc effectué une bonne partie de ma carrière à ce poste avant de terminer libero. »
Alors qu´il n´a pas encore dix-huit ans, il est propulsé en équipe première. « Je n´oublierai pas ce jour. C´était en finale de la Coupe de l´Oise face à Beauvais. Nous avions fait match nul mais Creil avait gagné sur tapis vert. A cette époque, j´étais le môme de l´équipe. »
Les années passent et Jacques Knoll devient une des pièces maîtresses de la formation. « Nous avons vécu des années incroyables. Je ne pense cependant pas que les meilleures ont été celles de la D II. Les dirigeants avaient fait venir des anciens pros et l´osmose avec les amateurs n´a jamais été trouvée. La journée, on allait à l´usine et, le soir, à l´entraînement. Ce n´était pas facile ».
Deux ans après sa montée, Creil est relégué et Jacques Knoll signe à Villers-Saint-Paul en tant qu´entraîneur joueur. « Tout le monde s´est un peu dispersé.
« L´année suivante, Bernard Fournel, le président, et Spasoeje Nikolich, le directeur sportif, sont venus me chercher. Ces deux hommes exceptionnels ont reformé l´équipe ». A vingt-neuf ans, Jacques Knoll en devient le nouvel entraîneur.
Se succèdent alors des joueurs qui marqueront le vélodrome : Jean-Michel et Noël Gillion, Gérard Coutard, Guerro Dia, Gérard Diximus, Philippe Orrière, Said Hamimi...« Des années extraordinaires » « Nous avons vécu des années extraordinaires.
En 1975, nous sommes remontés en Division 3 et avons gagné les Coupes de l´Oise et de Picardie. Il y avait un tel engouement ! Les supporters organisaient des déplacements en micheline et tout le monde suivait l´AS Creil.
Les gens se battaient pour entrer au vélodrome et les spectateurs étaient à un mètre cinquante de la touche. L´ambiance était vraiment fabuleuse. Il faut dire que Creil jouait les premiers rôles dans le groupe nord.
Et puis, durant ces années, nous avons atteint à cinq reprises les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France. » Pourtant, un soir de janvier 1984, Jacques Knoll jette l´éponge. « Je n´étais plus en accord avec le comité directeur et j´ai préféré partir. »
L´ancien capitaine rejoint alors Lamorlaye, où il effectue ses derniers matchs en tant que joueur avant un ultime passage à Creil, sous l´ère Albaladejo. Knoll est manager général et Creil, battu par Chevrières lors de l´ultime journée, manque la remontée en Division 4.
Commence alors pour l´AS Creil une lente descente aux enfers. Jacques Knoll découvre, quant à lui, la région parisienne et Persan (Val-d´Oise). Six « belles saisons » avant de s´offrir une année sabbatique.
« Le football me manquait cependant. Je continuais à assister chaque week-end aux matchs des équipes oisiennes mais j´estime que je peux encore apporter quelque chose au football. Le hasard a fait que Choisy-au-Bac recherchait un entraîneur. J´ai donc contacté les dirigeants. » Ainsi, à cinquante-quatre ans, Jacques Knoll ouvre une nouvelle page. Son livre de souvenirs peut encore accueillir quelques anecdotes.

Jacques Knoll portant la coupe de l'Oise avec José Lubrano en 1970