Histoire du Football Club de Bourges: Des Débuts Modestes à un Avenir Prometteur

La vie du football berruyer est tout sauf un long fleuve tranquille. Dès les années 1960, les forces vives se dispersent entre Le Foyer Saint-François, le Racing et le Bourges AC. Les deux premiers fusionnent, le troisième échouant d'un rien pour la montée en CFA. Ainsi, en 1966, le FC Bourges naît et son ambition est sans limite, compte tenu d'une certaine aisance financière. Il monte vite en CFA, puis en 2e division, croisant à maintes reprises le fer avec la Berrichonne. Des derbys qui mobilisent les foules au stade Séraucourt, devenu aujourd'hui le stade Alfred-Depège.

Le stade Jacques-Rimbault, enceinte emblématique du football à Bourges.

Les Premières Années et l'Ascension

Créé en 1983, par un collectif d’amis passionnés de football habitant dans les quartiers nord de Bourges, c’est d’abord une petite association, dont l’équipe évolue au plus bas niveau départemental. Au fil des saisons et des bons résultats sportifs, le club change de statut en 2003.

Les Défis Financiers et les Rebondissements

Quand la Berri vient au secours du club, le clash survient en 1978, Bourges étant le premier club amateur à déposer le bilan. Fort du soutien inconditionnel de la nouvelle municipalité conduite par Jacques Rimbault, il remonte dans la hiérarchie jusqu'en 2e division, avec Alain Michel aux commandes, en 1986 (pour une saison) puis en 1990. Une période faste qui voit notamment les Berruyers éliminer Bordeaux en 32e de finale de la Coupe de France, en 1991, devant plus de 7.000 spectateurs. Bourges se dote d'un stade de 8.000 places, nommé Jacques-Rimbault au décès du maire. Si les débuts sont flamboyants, la chute arrive vite avec un nouveau dépôt de bilan, en 1998. Le club repart alors en DH sous le nom de FC Bourges 18.

Mais le pire est à venir. Miné par ses éternels problèmes financiers, le FC Bourges 18 est contraint à la liquidation judiciaire en janvier 2005. Il repart en division d'honneur régionale. Devant l'ampleur de la catastrophe, le football berruyer doit faire appel à la Berrichonne pour se sortir du gouffre. Patrick Le Seyec, Patrick Trotignon et Bruno Allègre sont de ceux qui apportent leurs connaissances pour que le foot revive à Bourges. Nouveau changement de nom, place au Bourges Olympique, puis Bourges Foot, devenu le Bourges 18.

L'Ère Moderne et les Ambitions Futures

L'ambition est de retrouver au plus vite dans un championnat national. Ce qui est vite fait avec la montée en CFA 2, en 2009. Mais depuis, le club piétine, échouant régulièrement à accéder en CFA. Joueur emblématique devenu ensuite entraîneur, Laurent Di Bernardo claque la porte il y a deux ans, devant le manque de moyens. Aujourd'hui, c'est encore un ancien joueur qui a repris le flambeau, Sébastien Dubroca.

Le club est désormais assez bien structuré, avec trois équipes seniors et un budget d'un demi-million d'euros, très loin de celui du basket féminin (3,2 M€), qui cristallise l'intérêt dans la ville, avec l'inauguration d'un nouveau Prado de 5.000 places il y a une semaine. Le stade Jacques-Rimbault, en revanche, sonne creux. Pour la dernière journée de championnat, il n'y avait que 150 spectateurs pour… 54 entrées payantes. Autant dire que l'arène de 8.000 places attend ce derby de Coupe de France pour revivre. Et qui sait, se relancer. Bourges - Berrichonne, samedi, à 20 h (stade Jacques-Rimbault).

La Fusion et la Renaissance : Bourges Foot 18

Après plusieurs mois de préparation, les deux clubs phares de Bourges ont officiellement fusionné pour donner le Bourges Foot 18. Ce samedi, les licenciés de Bourges Foot (BF) et Bourges 18 (B18) ont voté la prochaine dissolution de leurs clubs. Si ça a été une formalité dans le premier (96%), ça a été plus compliqué dans le deuxième où la comptabilisation du vote blanc a été en question pour atteindre les 75% prévus par les statuts de l’association. Mais c’est finalement passé.

Il reste donc à organiser une assemblée générale constitutive pour officialiser la création du Bourges Foot 18. La fusion des deux clubs phares de la Préfecture du Cher était une demande du nouveau maire Yann Galut, élu au printemps dernier. Le premier magistrat de Bourges a d’ailleurs confirmé que ce nouveau club aurait une subvention de 500 000 euros dès la saison prochaine. Le projet est de redonner ses lettres de noblesses au football berruyer qui a connu la deuxième division nationale dans les années 1980 et 1990.

Comme le révèle Le Berry Républicain, l’organigramme du Bourges Foot 18 est déjà bouclé. Olivier Rigolet (B18) et Cheikh Sylla (BF) seront les co-présidents alors que Kamel Chouaghi et Patrick Guitton (structuration sportive et financière, référents Yves-du-Manoir), Boualem Bouakkaz (projet social associatif RSE), Thierry Benoît (relation avec les collectivités et relation publique), Christophe Papiot (foot féminin) auront le poste de vice-président.

L’équipe fanion, qui évoluera en National 2, sera entraînée par Laurent Di Bernardo alors que Gilles Fabien aura la charge de l’équipe réserve (National 3). Sandrine Jacquet prendra en charge l’équipe fanion féminine (Régional 1) avec l’objectif de monter au niveau national à court terme.

Le club évoluera pour la troisième année successive au plus haut niveau régional, avec un budget de 180 000 euros, un des plus bas de la région. Le club phare de la ville de Bourges, « le Bourges 18 », évolue juste au niveau supérieur, le Championnat de France Amateur 2, avec un budget de près de 600 000 euros et des infrastructures sans communes mesures avec le Bourges Foot (stade de 12 500 places, plusieurs terrains d’entraînement, club house, bureaux).

Le club se trouve donc aujourd’hui à un virage important de son histoire. Se pérenniser au plus haut niveau régional, en perspective d’avoir l’ambition à moyen terme d’évoluer au premier niveau national.

Le club est fier de ce qu’il a réalisé en terme social dans son quartier et dans sa ville. Mais le club connaît aussi ses difficultés et a besoin, pour se pérenniser à plus long terme et continuer d’évoluer, de travailler avec de nouveaux partenaires, qui apporteraient un nouveau souffle et qui seraient en capacité, de véhiculer un message très positif à l’extérieur, vis-à-vis de la population et des pouvoirs publics.

Le nouveau club sera en rouge et blanc. Il reste désormais aux nouveau dirigeant du Bourges Foot 18 de ne pas commettre les mêmes erreurs que dans le passé avec deux dépôts de bilan et une liquidation judiciaire !

Comme décrit plus haut, le Bourges Foot est un très bel outil, bien structuré, qui serait déjà un bel apport, dans un accord de partenariat en offrant une belle exposition au partenaire intéressé. Le club ne manque pas d’atouts. Une école de football et des équipes de jeunes biens encadrées, évoluant elles aussi au niveau régional. Le club pense qu’il serait en capacité d’insuffler un nouveau dynamisme derrière lui, avec l’aide de partenaires privés.

Le FC Bourges est mon club. Etait, plutôt. La Terre ne s’arrêta pas de tourner ce jour-là. Mais pas loin. Onze années passées en deuxième division entre les années 1970 et 1990 ne permettent pas de revendiquer une place dans les annales du football français. Le FC Bourges a la sienne, pourtant. Une place singulière : avec deux dépôts de bilan, une rétrogradation administrative et une liquidation judiciaire, il fait partie des « pires » clubs de l'histoire. Les errements répétés de ses dirigeants ont fini par entraîner sa disparition, en 2005.

Si une nouvelle association sportive naquit de ses cendres sous une autre appellation, le nom d’origine a, lui, été rayé de la carte. Banni à jamais. Vivre sans club n’empêche évidemment pas de rire ou de manger. Ni même de soutenir des équipes de substitution, au gré des déménagements : le Red Star, le Paris FC, le Tours FC… Voire le FC Barcelone, au prétexte puéril qu’il porte les mêmes initiales (FCB). Mais le cœur n’y fut jamais. Perdre son équipe rend toute projection caduque. Impossible de se rendre au stade en se disant qu’il y a un peu de soi dans les gesticulations des jeunes gens sur la pelouse.

La photographie sociologique de la zone géographique dans laquelle est située le club, conclue donc à y constater une population plus modeste et moins qualifiée que dans le centre ville mais également plus jeune. 28% de la population des quartiers nord de la ville occupent un emploi précaire (contre 17% dans le reste de la ville).

Les couleurs du club seront le rouge et le blanc.

Le club pense qu’il serait en capacité d’insuffler un nouveau dynamisme derrière lui, avec l’aide de partenaires privés. - Dynamiser le club en associant son nom à l’affichage déjà programmé par le partenaire (exemple : affichage sur les bus).

Les anciens joueurs et supporters espèrent un avenir meilleur pour le club.

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